Communiqué : Non aux franchises médicales, à leur doublement !

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Non aux franchises médicales, à leur doublement !

Pas encore de ministre spécifiquement en charge de la santé dans le monstre ministériel de C. Vautrin, alliant santé et travail mais déjà un signal fort d’allégeance à Bercy, à la réduction des dépenses publiques de santé.

Après les annonces trompeuses du premier ministre à Dijon, recyclant des milliards pour la santé, déjà prévus dans la loi de programmation annuelle, c’est conjointement que le ministère des finances et celui de la santé, du travail et des solidarités ont annoncé ce lundi 22 janvier la mise en place du doublement des franchises médicales pour fin mars.

Comment concevoir que l’on demande 50 centimes en plus par boite de médicament au malade alors que les laboratoires pharmaceutiques arrosent leurs actionnaires, sans même assurer l’approvisionnement des médicaments indispensables les moins rentables ? Le gouvernement ferait mieux de reprendre le contrôle de la recherche et de la production, en allant vers un pôle public du médicament.

Comment accepter de payer un euro de plus les analyses médicales et les radios, alors que la finance gangrène ces secteurs à tel point que l’académie de médecine soulève des questions éthiques.

Et la franchise serait de 4 euros pour un transport sanitaire, alors que l’incurie des politiques gouvernementales entraîne des fermetures de services de proximité, éloigne la population des lieux de soins.

Tandis que les inégalités sociales de santé s’aggravent dans notre pays, il s’agit d’une mesure qui, comme tout forfait, pénaliserait davantage celles et ceux qui ont le moins, les étudiants, les précaires, les retraités à faible revenu. En freinant l’accès aux soins, elle laisse la maladie s’aggraver, un risque inacceptable humainement et source de dépenses supplémentaires.

Elle confirme la volonté gouvernementale de changer les principes de la protection sociale en France, d’oublier la devise de la Sécurité Sociale où chacun cotise selon ses revenus et reçoit selon ses besoins, pour aller vers une société du chacun pour soi, faisant fi de la solidarité, indissociablement liée à la liberté, à l’égalité, à la fraternité, la devise de notre République.

La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité s’oppose aux franchises médicales et à tous les restes à charge. Elle appelle le gouvernement à revenir sur cette mesure inique.

BERNAY – PLFSS 2024

 

La casse continue, on peut même dire qu’elle s’accélère laissant à penser que ce gouvernement met un point d’honneur à achever le démantèlement d’un service public de santé qui ne répond déjà plus aux besoins de la population.

Comment peut il prétendre comprendre et vouloir améliorer la situation actuelle en poursuivant impunément les fermetures de services et en imposant via un énième 49.3 une économie de 2 milliards d’euros dans la loi de financement de la sécurité sociale.

Il reste peu de maternités à fermer, ce sont donc des services d’urgences, des SMUR, des services de chirurgie, de médecine qui sont actuellement visés.

Notre association affiliée à la Coordination Nationale de Défense des Hôpitaux de Proximité affirme sa résistance à ce rouleau compresseur qui broie l’espoir de l’égalité des chances pour chaque citoyen à se faire soigner sereinement et durablement.

Sachez que même l’accès au service des urgences va être réglementé et que vous ne pourrez plus vous y rendre spontanément et sans en informer le 15.

Sachez que le SMUR n’est plus assuré quotidiennement avec la présence d’un médecin, d’un ou une infirmier(e)et d’un ou une ambulancier(e), seul équipage qui puisse assurer la sécurité du patient.

Sachez que le service de chirurgie traditionnelle est toujours menacé malgré des démentis de directeurs ou de politiques qui ne jouent pas carte sur table avec les usagers au prétexte de ne pas les affoler.

Sachez que les effectifs qui pour faire des économies peuvent être revus encore à la baisse ne peuvent plus permettre des soins de qualité.

 

C’est pourquoi nous devons réagir face à ce massacre.

Manifestons notre mécontentement, voire notre dégout face à cette politique méprisante et insultante pour des concitoyens dépossédés d’un système de santé correspondant à leurs besoins .

Communiqué : Mobilisation le 16 novembre pour la santé et la Sécurité Sociale

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Mobilisation le 16 novembre pour la santé et la Sécurité Sociale

Urgences régulées, maternités fermées, médecin traitant introuvable, médicaments en rupture de stock, l’accès aux soins est de plus en plus compliqué dans notre pays et il y a déjà eu des morts évitables !
Le gouvernement refuse de prendre des mesures adaptées à la gravité de la situation, préférant augmenter les restes à charge pour les malades, s’attaquer aux arrêts maladie, privilégier le secteur privé qui coûte plus cher pour la Sécurité Sociale, pour la population en fait.
Devant le mécontentement généralisé, relayé par les députés, c’est par le 49.3 qu’il fait adopter le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2024 (PLFSS) imposant à notre système de santé de nouvelles coupes budgétaires à hauteur de 3,5 milliards d’euros minimum.
La Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité rappelle son plan d’urgence pour les professionnels de santé : les garder, en former plus, mieux les répartir.
Les garder ! Admirons leur conscience professionnelle, mais les applaudissements ne suffisent pas. La Coordination appelle ses comités, la population à participer à la mobilisation intersyndicale des soignants le 16 novembre. Leurs revendications sont légitimes et leur satisfaction indispensable pour la santé dans notre pays.
Malgré les 49.3, les comités de la Coordination ont continué à faire signer la pétition pour que le PLFSS 2024 réponde aux besoins de la population. Cela est l’occasion d’échanges traduisant l’indignation face aux manœuvres antidémocratiques du gouvernement et de multiples témoignages des difficultés d’accès aux soins, de la multiplication des dépassements d’honoraires. C’est une inquiétude généralisée face à la crainte d’être malade et de ne pouvoir être soigné dans de bonnes conditions.
Une délégation de Convergences Service Public et de la Coordination remettra les pétitions le 16 novembre, avant de participer au rassemblement parisien à 13 h devant le ministère de la santé.