Communiqué : le service public, essentiel pour la santé !

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Le service public, essentiel pour la santé !

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité apporte tout son soutien à la journée d’action intersyndicale de la fonction publique du 29 septembre.
Le mépris du gouvernement vis à vis de ces agent.e.s qui ont vu leur traitement indiciaire non revalorisé, parfois dépassé par le SMIC, alors que leur activité est vitale pour notre pays, est insupportable.
L’hôpital public est en grande difficulté malgré l’engagement des personnels trop peu nombreux. La récente enquête du Collectif Nos Services Publics révèle que 41 % des personnels hospitaliers déclarent sacrifier souvent ou très fréquemment la qualité de leur travail. Les usagers constatent chaque jour le dévouement de ces personnels, et leur souffrance de ne pas pouvoir faire plus. Les récentes directives ministérielles aggravent encore les difficultés en impulsant de nouvelles restructurations, s’accompagnant de fermeture de services, de suppressions de lits et de personnel. Au delà du discours lénifiant, le service public hospitalier n’a plus les moyens de répondre aux besoins de l’ensemble du territoire avec une perte de proximité et une place de plus en plus importante pour le secteur privé. Et pourtant, ça coûte plus cher, car le privé lucratif cherche à faire des profits, pas le service public.
Le prochain projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) devra répondre aux besoins de financement des hôpitaux, répondre à la nécessité d’investissements pour adapter les locaux au changement climatique. Il devra aussi arrêter de faire payer les malades ! C’est le sens de la campagne que lance la Coordination Nationale avec ses comités à l’occasion du débat parlementaire sur le PLFSS 2026 pour que l’accès aux soins en proximité, sans freins financiers, ni discrimination de quelque nature que se soit, devienne une réalité.
Le 29 septembre, nous défendrons le service public. Il s’agit aussi de la médecine scolaire, de la PMI, des services essentiels pour la santé des enfants, si malmenés. Nos ainé.e.s ont besoin d’EHPAD, de services d’aide à domicile publics plutôt que d’alimenter les profits de groupes privés.
Le service public, c’est l’avenir ! C’est aussi la nécessité d’un véritable service public territorial de soins de premier recours autour des centres de santé alors que la médecine libérale démontre la faillite de son système en refusant la moindre régulation de son installation.
Le service public doit être démocratisé en donnant plus de pouvoir de décisions aux hospitaliers avec leurs syndicats et aux usagers avec leurs associations. C’est nécessaire pour que cela soit vraiment notre bien commun.
Le 29 septembre, on se mobilise pour le service public, partout en France.

Communiqué – Mobilisation générale : le budget de l’assurance maladie doit répondre aux besoins

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Mobilisation générale : le budget de l’assurance maladie doit répondre aux besoins

L’hôpital public est en crise : des lits sont supprimés, des services ferment. Des réorganisations sont demandées par les ARS pour faire des économies, privilégier les activités « rentables » comme le fait le privé au détriment des malades, de la nécessaire proximité. La psychiatrie publique est moribonde.

La canicule de l’été a montré l’importance des investissements nécessaires pour adapter nos hôpitaux et EHPAD au changement climatique, comme elle confirme l’absurdité de l’éloignement des lieux de soins, générateurs de transports inutiles, nocifs pour la planète et les finances.

Trouver un médecin traitant relève du parcours du combattant dans la plupart des territoires de notre pays.

Consulter un médecin spécialiste en ville est de plus en plus souvent synonyme de dépassements d’honoraires et il en est de même dans l’hospitalisation privée, recours souvent nécessaire par défaut de service public.

Dans des décrets passés en catimini pendant l’été, le gouvernement a baissé les taux de remboursements de la Sécurité Sociale pour les soins dentaires, les transports sanitaires, les dispositifs médicaux et certains médicaments. Tant pis pour celles et ceux qui n’ont pas de complémentaires, et pour les autres cela se répercutera mécaniquement sur la cotisation.

La valse hésitation sur le plafond des franchises, qui, initialement devait être doublé et qui serait augmenté finalement de 40 % témoigne de la volonté du gouvernement de réduire, coûte que coûte les dépenses publiques de santé. Mais il a du aussi tenir compte de l’hostilité et des protestations de nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives.

Alors, on va mobiliser beaucoup plus fort, pour casser ce verrou fictif imposant la baisse des dépenses de la Sécurité Sociale. Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2027 (PLFSS) doit être celui de l’augmentation des recettes pour répondre aux besoins.

C’est possible : des pistes existent, entre-autre la baisse voire la suppression des exonérations de cotisations sociales.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité invite la population à se mobiliser avec ses organisations associatives, syndicales et politiques, dans leur diversité, pour que l’accès aux soins en proximité, sans freins financiers, ni discrimination de quelque nature que se soit, devienne une réalité.

Elle soutiendra toutes les mobilisations allant en ce sens, comme la journée d’action de la Fédération CGT santé et action sociale du 15 septembre.

Elle lance une pétition contre les dépassements d’honoraires et les franchises.

Avec ses comités elle organise un temps fort de mobilisation dans la proximité la première quinzaine d’octobre, une campagne qui sera lancée à Montargis les 2, 3 et 4 octobre avec le Collectif Santé Est Loiret et la Convergence de défense et développement des services publics d’Indre-et-Loire.