Lure : Ciao à notre ami Dédé de la part du Comité de Vigilance 70

Communiqué du Comité de Vigilance 70

Avec André FAIVRE nous perdons un ami de longue date, et pour certains d’entre nous depuis l’École normale de Besançon des années 1960-1970.

C’est une belle personnalité luronne qui nous quitte, empathique, conviviale, désintéressée, et toujours solidaire et disponible, comme son compère Patrick, pour donner un coup de mains.

Cultivé, intéressé par les arts et la littérature et en particulier pour le théâtre, il a été un des grands animateurs du Centre Ressource Photographies qui a rayonné au delà de Lure. Il a formé des générations d’élèves qui gardent de lui un souvenir ému, tout comme les jeunes d’origine étrangère à qui il a prodigué de nombreux cours d’alphabétisation.

Il a accompagné et partagé nos mobilisations, pour l’école publique, pour l’accueil des migrants, pour l’écologie et pour bien d’autres encore.

Il a soutenu depuis le début l’action en faveur des nécessaires services publics de proximité, il a été membre du Comité de Vigilance et avait même voulu en 2018 être le photographe « officiel » pour les Rencontres nationales de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Coordination dont il avait soutenu le projet et la création entre Lure et Saint-Affrique en 2004.

Nous allons garder tous ces bons moments, accompagnés quand on le pouvait du champagne et du kouglof qu’il aimait tant et qu’il savait si bien cuisiner.

Ciao ami Dédé, tu nous manques et tu vas encore plus nous manquer dans cette triste période où soufflent partout les vents mauvais du racisme, de l’extrémisme de droite, de la pensée unique que tu as toujours détestés.

Que ta famille et tes proches reçoivent nos saluts les plus affectueux et solidaires.

L’ensemble du Conseil d’Administration du CV70, dans lequel, entre de nombreux autres, Hamid, Patrick et Michel ont bien du mal à se reprendre

Communiqué : le service public, essentiel pour la santé !

Le communiqué en pdf

Le service public, essentiel pour la santé !

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité apporte tout son soutien à la journée d’action intersyndicale de la fonction publique du 29 septembre.
Le mépris du gouvernement vis à vis de ces agent.e.s qui ont vu leur traitement indiciaire non revalorisé, parfois dépassé par le SMIC, alors que leur activité est vitale pour notre pays, est insupportable.
L’hôpital public est en grande difficulté malgré l’engagement des personnels trop peu nombreux. La récente enquête du Collectif Nos Services Publics révèle que 41 % des personnels hospitaliers déclarent sacrifier souvent ou très fréquemment la qualité de leur travail. Les usagers constatent chaque jour le dévouement de ces personnels, et leur souffrance de ne pas pouvoir faire plus. Les récentes directives ministérielles aggravent encore les difficultés en impulsant de nouvelles restructurations, s’accompagnant de fermeture de services, de suppressions de lits et de personnel. Au delà du discours lénifiant, le service public hospitalier n’a plus les moyens de répondre aux besoins de l’ensemble du territoire avec une perte de proximité et une place de plus en plus importante pour le secteur privé. Et pourtant, ça coûte plus cher, car le privé lucratif cherche à faire des profits, pas le service public.
Le prochain projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) devra répondre aux besoins de financement des hôpitaux, répondre à la nécessité d’investissements pour adapter les locaux au changement climatique. Il devra aussi arrêter de faire payer les malades ! C’est le sens de la campagne que lance la Coordination Nationale avec ses comités à l’occasion du débat parlementaire sur le PLFSS 2026 pour que l’accès aux soins en proximité, sans freins financiers, ni discrimination de quelque nature que se soit, devienne une réalité.
Le 29 septembre, nous défendrons le service public. Il s’agit aussi de la médecine scolaire, de la PMI, des services essentiels pour la santé des enfants, si malmenés. Nos ainé.e.s ont besoin d’EHPAD, de services d’aide à domicile publics plutôt que d’alimenter les profits de groupes privés.
Le service public, c’est l’avenir ! C’est aussi la nécessité d’un véritable service public territorial de soins de premier recours autour des centres de santé alors que la médecine libérale démontre la faillite de son système en refusant la moindre régulation de son installation.
Le service public doit être démocratisé en donnant plus de pouvoir de décisions aux hospitaliers avec leurs syndicats et aux usagers avec leurs associations. C’est nécessaire pour que cela soit vraiment notre bien commun.
Le 29 septembre, on se mobilise pour le service public, partout en France.