Modane : mobilisation contre la fermeture du SSR

Après un rassemblement qui a regroupe près de 300 personnes, la mobilisation continue avec en particulier la création d’une page Facebook qui a déjà plus de 250 personnes en quelques jours.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
50 questions sans réponse à un mois de la fermeture : pourquoi tant de zones d’ombre ?
Modane, le 30 juillet 2026
À quelques semaines de la fermeture annoncée du service de Soins Médicaux et de Réadaptation (SMR) de Modane, prévue le 1er septembre, et alors que les premiers transferts de lits pourraient intervenir dès la mi-août, les professionnels de santé attendent toujours des réponses à plus de 50 questions essentielles adressées à la direction de l’établissement.
Ces interrogations portent notamment sur la sécurité des patients, la continuité des soins, l’avenir des personnels, les conséquences pour les habitants de Haute Maurienne, les conditions d’une éventuelle réouverture, mais aussi sur les fondements et les justifications de cette décision.
À ce jour, nombre de ces questions demeurent sans réponse.
Un nouveau projet évoqué… sans explication
Plus surprenant encore, une nouvelle hypothèse aurait été présentée aux organisations syndicales : la création d’un hôpital de jour à Modane.
Jusqu’à présent, cette possibilité n’avait jamais été évoquée publiquement comme faisant partie du projet.
Cette annonce soulève de nombreuses interrogations.
S’agit-il d’un complément au SMR actuel ou de son remplacement ? Ce projet figure-t-il dans un document officiel ? A-t-il été validé par les instances compétentes ? Quel serait son financement, son calendrier, son fonctionnement et avec quels professionnels ?
Cette perspective interroge d’autant plus que la fermeture du SMR est justifiée par une pénurie médicale. Or une activité d’hospitalisation de jour nécessite elle aussi la présence d’un médecin et d’une équipe soignante.
Ces deux affirmations paraissent aujourd’hui difficiles à concilier.
Une fermeture temporaire… sans horizon
La direction présente cette fermeture comme temporaire.
Pourtant, aucune date de réouverture, même indicative, n’est aujourd’hui avancée.
Aucun objectif n’est défini.
Aucun calendrier n’est présenté.
Aucun plan d’action n’est rendu public.
Or une fermeture temporaire suppose normalement une trajectoire clairement identifiée : des objectifs datés, des étapes, des moyens mobilisés et des critères permettant de savoir dans quelles conditions une réouverture pourra intervenir.
En l’absence de ces éléments, la qualification même de « fermeture temporaire » appelle aujourd’hui des explications.
Une décision dont les conséquences n’ont jamais été rendues publiques
Au-delà des questions d’organisation interne, une interrogation fondamentale demeure.
Une étude d’impact a-t-elle été réalisée avant cette décision ?
Si oui, quelles en sont les conclusions ?
Les conséquences sur les habitants de Haute Maurienne ont-elles été évaluées ?
Cette étude a-t-elle analysé :
* l’allongement des délais et des temps d’accès aux soins ;
* les conséquences pour les personnes âgées et les patients les plus fragiles ;
* les répercussions sur les EHPAD, les médecins traitants, les services à domicile et les urgences ;
* les impacts sociaux, économiques et démographiques pour la Haute Maurienne ?
À ce jour, aucun document de ce type n’a été porté à la connaissance du public.
Les démarches de recrutement doivent être objectivées
La fermeture est principalement justifiée par l’impossibilité de recruter un médecin et du personnel à St Jean de Maurienne et à l’Ehpad de Modane.
Là encore, les professionnels demandent des éléments objectifs sur les campagnes de recrutement.
Pourquoi rendre ces questions publiques ?
Ces cinquante questions ont été rédigées par des professionnels de santé.
Elles ont été transmises aux maires il y a maintenant deux semaines.
Notre collectif rassemble des soignants, mais aussi des habitants de Haute Maurienne.
Cette double réalité nous permet de mesurer les écarts qui peuvent exister entre les informations communiquées aux professionnels, celles présentées aux élus et celles transmises à la population.
Nous avons donc choisi de rendre ces questions publiques afin que chacun puisse disposer des mêmes informations et que le débat repose sur des réponses identiques, vérifiables et transparentes.
Les professionnels ne peuvent construire leur avenir dans l’incertitude
Pour les équipes, la situation actuelle crée un profond sentiment d’incertitude.
Certaines doivent accepter une mobilité ou une réorganisation qu’elles n’ont pas choisie.
D’autres voient disparaître leur activité sans connaître les conditions d’un éventuel retour.
Il est difficile de demander aux professionnels de se projeter lorsqu’aucun calendrier, aucune garantie et aucun engagement concret ne sont présentés.
Le collectif tient à saluer leur engagement exemplaire auprès des habitants de Haute Maurienne et leur exprime son soutien dans cette période particulièrement difficile.
Une demande de transparence
Notre démarche n’est pas de polémiquer.
Elle vise simplement à obtenir les éléments factuels qui permettent de comprendre une décision dont les conséquences pourraient être durables pour l’accès aux soins en Haute Maurienne.
Le maintien d’un véritable hôpital de proximité mérite des explications précises, des engagements clairs et une information transparente.
Un rendez-vous quotidien avec les habitants sur la page Facebook du collectif: Sauvons le SMR de Modane Haute-Maurienne
À compter d’aujourd’hui, nous publierons chaque soir à 19h30  une ou plusieurs des questions restées sans réponse, accompagnées des éléments dont nous disposons.
Cette publication se poursuivra aussi longtemps que des réponses précises, complètes et documentées n’auront pas été apportées.
Nous invitons les habitants, les élus, les associations, les professionnels de santé et l’ensemble des acteurs du territoire à relayer ces publications.
Parce que les habitants de Haute Maurienne sont en droit de comprendre les raisons d’une décision qui engage l’avenir de leur hôpital de proximité.

Sarlat en campagne contre l’augmentation des restes à charges pour les malades

L’association du comité de défense de l’hôpital public et de la maternité de Sarlat engage la campagne contre l’augmentation des restes à charge pour les malades avec un tract contre le doublement du plafond des franchises.

Le tract 

Lannion : intervention au conseil de surveillance

Le comité de défense de l’hôpital Lannion-Trestel a interpellé les membres du conseil de surveillance en début de séance le 3 juillet.
Nous étions presque 40 présents, nous avons particulièrement alerté les nouveaux membres du collège des élus sur la situation déficitaire de l’hôpital et rappelé les lits fermés par manque de personnel médical.

Intervention

Vidéo

 

 

Rambouillet : Soirée du collectif le 29 juin réussie !

Le collectif a tenu son assemblée générale statutaire le lundi 29 juin. 53 membres présents ou représentés ont participé aux travaux. Après une discussion générale, le compte rendu d’activité et les comptes financiers du collectif ont été approuvés à l’unanimité moins une abstention. Un nouveau conseil d’administration a été élu à l’unanimité.
Ensuite, à partir de 20h30, nous avons eu l’honneur d’accueillir Christophe Prudhomme au cours d’un riche débat qui a rassemblé 80 personnes. Le thème de l’accès aux soins de tous sur notre territoire est plus que d’actualité.
Notre demande de création d’un centre de santé avec des médecins salariés a été au cœur des débats. C Prudhomme a longtemps développé la solution d’un centre de santé rattaché à l’hôpital, comme cela a été réalisé à Marseille avec le soutien de l’assistance publique des hôpitaux de Marseille, de la fédération hospitalière de France et la fédération nationale des centres de santé. Une piste à travailler…
Évidemment que l’accès aux soins de tous passe par un hôpital public modernisé, renforcé, diversifié. Constatant l’épreuve pour les soignants et les patients face aux températures extrêmes, le débat a pointé l’urgence de mesures significatives pour faire face aux canicules à venir.
La fermeture de la maternité de Trappes a été dénoncée en pointant les conséquences que cela provoquerait sur celle de Rambouillet mais aussi pour les familles de St Quentin en Yvelines.
Enfin, il a été décidé d’organiser dès la rentrée des initiatives pour exiger des moyens conséquents pour la santé publique dans le cadre des débats parlementaires sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.