Communiqué : L’intérêt de la population n’est pas défendu par la grève des médecins libéraux !

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L’intérêt de la population n’est pas défendu par la grève des médecins libéraux !

La grève des médecins libéraux s’accompagne d’une campagne médiatique dans laquelle ils prétendent défendre l’intérêt de la population, s’appuyant sur les défauts majeurs de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2026.

Cette LFSS ne répond effectivement pas aux besoins de la population, avec des recettes très insuffisantes pour permettre l’accès aux soins de toutes et tous et la prise en compte de l’autonomie. Il y a aussi des horreurs, comme la limitation des arrêts maladies ou le contrôle tatillon d’autres prescriptions médicales visant à les réduire.

Mais derrière ces critiques, partagées, justifiées, la plupart des organisations des médecins libéraux défendent avant tout leurs intérêts propres, la liberté d’installation, la liberté de pratiquer des dépassements d’honoraires, des libertés contraires à l’intérêt général ! Pourtant nombre de professionnels libéraux défendent l’intérêt général et la Coordination Nationale des Comités de défense des Hôpitaux et Maternité de proximité les assure de sa solidarité. Face à la financiarisation galopante, la médecine libérale ne devrait pas être timide dans sa dénonciation, alors que leurs organisations ont aussi réussi à faire capoter le projet de limiter les rentes économiques dans certains secteurs, en radiologie ou en biologie par exemple.

La médecine libérale ne devrait pas non plus s’engouffrer dans le piège tendu par nos gouvernants : augmenter les restes à charges pour les malades à travers les dépassements d’honoraires pour limiter les dépenses de la Sécurité Sociale !

La Coordination rappelle quelques unes de ses propositions :

– limiter la liberté d’installation, lorsque celle-ci s’oppose à la nécessaire égalité républicaine et la loi Garrot devrait être inscrite rapidement à l’ordre du jour du Sénat pour pouvoir être adoptée définitivement.

– former beaucoup plus de médecins et sur cette question, le soutien des syndicats de médecins libéraux manque terriblement, comme il manque d’ailleurs vis à vis des PADHUE.

– interdire les dépassements d’honoraires.

L’avenir est au développement du service public pour l’hospitalisation, l’autonomie et les soins de premier recours, répondant à la fois aux besoins de la population et à l’aspiration de nombre de professionnels d’un statut salarié. C’est le sens du document rédigé récemment par la Coordination sur la nécessité d’un service public territorial de soins de premier recours.

Manosque : les nouvelles de la Convergence Urgence Santé 04

La prochaine réunion 

Mardi 13 janvier 2026 à 17h30
Salle Christian Bonnecaze
EDM-EDF / Centre Regain – Sainte Tulle

Ces dernières semaines ont été marquées par quelques éléments importants:

– le succès de notre Réunion du 9 décembre dernier (voir CR Réunion 25-12-09 ) avec les structures avec lesquelles nous travaillons depuis plus de 2 ans, et qui a vu l’arrivée en force de nouveaux participants (Syndicats CGT et FO, PS Manosque, 2 listes des municipales de Manosque de mars prochain, le Collectif « Alpes en Luttes 04 », ….
– les 2 Manifs à l’initiative de la CGT du CH Digne le 12 (plus de 300 personnes à l’hôpital de Digne ce jour-là, avec une présence importante du Personnel dont de nombreux médecins) et le 18 décembre à l’ARS Digne, où une délégation a réussi à imposer un report de quelques semaines de mise en oeuvre du Plan de Licenciement et non pas comme tente de se l’attribuer le Président du Conseil de Surveillance Kuhn Francis (également 1er adjoint de la mairie de Digne et Candidat aux municipales de cette commune en mars 2026) rebaptisé scandaleusement par l’ARS & le GHT 04) en « Plan d’Efficience » (comme s’il y avait une quelconque efficience dans les licenciements, à part pour les profits somptuaires des patrons du CAC 40 et de l’ultralibéralisme),
celle en prévision pour le CH Manosque et là aussi à l’appel de la CGT de cet hôpital du vendredi 23 janvier 2026 (heure et modalités à venir) là aussi pour empêcher la mise en oeuvre d’un Plan de Licenciement d’une trentaine de postes, 
Et donc, pour ce qui est du combat dans lequel nous sommes engagés, entre autres, pour RETROUVER EN L’AMÉLIORANT un accès à une Santé, des Soins et à une Protection Sociale de Haut Niveau et de Proximité rien n’est gagné, même si incontestablement nous avons réussi ces dernièrs mois, avec tous LES PROGRESSISTES  qui se sont engagés à nos cotés, à « faire bouger les lignes » et que nous avons contraint les ultralibéraux à « lâcher du lest » et à revoir à la baisse leurs ambitions et exigences de privatisation totale de TOUS nos Services Publics, dont notre Système de Santé et de Protection Sociale Républicain.
De plus, il est à noter un dernier élément non négligeable: l’avancée (impensable il y a quelques semaines) obtenue lors de la rencontre du 10 décembre dernier (à laquelle nous n’avons pas pu participer faute de moyens humains et financiers), mais à laquelle la CUS 04 était représentée, avec la nouvelle ministre de la Santé (Rift Stéphanie) à l’origine de la Loi du 26 avril 2021 sur l’encadrement des rémunérations des médecins intérimaires (qui ont atteint des sommets inadmissibles, notamment aux Urgences de Manosque avec entre 2.500 et 3.000€ par garde – SCANDALEUX) sur la possibilité (acceptée par la ministre) d’une coopération avec la République de Cuba avec, dans un 1er temps, une expérimentation prévue sur 3 Territoires: Côtes d’Armor, Alés et Alpes de Haute Provence  (et non pas Haute Alpes comme signalé par erreur sur l’article de la Publication « CommunisteS « ). Et donc, il va falloir que l’on s’attelle rapidement et avec une grande détermination à la mise en place de cette expérimentation sur le 04. Nous en parlerons mardi.
Enfin, je vous joins  une invitation de « Alpes en Lutte 04 » à une réunion qu’ils vont tenir à Manosque (Salle de la Filature) Vendredi 16 janvier 2026 à partir de 16h30 sur: la Sécu et l’Accès à la Santé

 

Dourdan : menaces sur hôpital suite rapport de la chambre régionale des comptes

Nous souhaitons vous informer des menaces qui pèsent à nouveau sur l’hôpital de Dourdan suite au rapport public de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) au sujet de la situation financière du CHSE.

Voir le rapport complet en pièce jointe ou l’article qui résume la situation sur « l’Actu Essonne ».

https://actu.fr/ile-de-france/etampes_91223/centre-hospitalier-sud-essonne-la-cour-des-comptes-alerte-sur-la-situation-financiere-degradee-et-critique_63522462.html

Ce rapport pointe clairement le site de Dourdan et la CRC appelle à une restructuration et transfert d’activités dans le cadre de son label « hôpital de proximité ».

Notre comité de défense savait que ce moment arriverait et c’est la raison pour laquelle nous nous étions mobilisés contre cette demande de labellisation dans le projet médical 2021-2025.

L’appellation « hôpital de proximité » désigne surtout un accès aux soins limités transformant peu à peu le site de Dourdan en gériatrie. En effet dans le décret du 12 mai 2021, qui nous avait particulièrement alerté, il est clairement exprimé qu’un établissement bénéficiant du label « hôpital de proximité » assure les soins de premiers recours, les consultations avancées spécialisés se font avec des partenaires externes/internes privés, il n’y a pas d’obstétrique ni de chirurgie. C’est comme cela que la gynécologie a été remplacé par un cabinet privé PointGyn, que la chirurgie ne se fait plus en hospitalisation court séjour et que la radiologie se voit concurrencée par Olympes-Ramsay santé en centre-ville.

Nous sommes inquiets suite aux recommandations de la CRC sur le sujet de la pédiatrie qu’elle désigne comme un service coûteux sur les lignes de gardes et préconise un transfert sur Étampes comme d’ailleurs pour les soins critiques (réanimation, soins continus et intensifs) et la chirurgie ambulatoire. Le site d’Étampes étant transformé dans le dernier projet médical d’établissement en « Campus santé », c’est à lui d’accueillir ses services spécialisés.

La CRC explique que selon l’article L. 6111-3-1 du code de la santé publique, un hôpital de proximité assure le premier niveau de gradation des soins et oriente les patients vers des établissements de santé ou des structures adaptés à leurs besoins. À titre dérogatoire et dans les conditions prévues par décret en Conseil d’État, il peut pratiquer certains actes chirurgicaux programmés et conserver certaines activités spécialisées. Or ce décret n’a jamais été publié, ce qui ouvre des possibilités de maintenir des activités qui ne devraient plus être accueillies à l’hôpital de Dourdan. Ces activités pourraient être supprimées en cas de parution du décret du conseil d’état.

Nous avions prévenu que les dérogations envisagées par le gouvernement et utilisées par le maire de Dourdan pour garantir le maintien à long terme des services spécialisés dans l’hôpital de Dourdan pourraient être remises en cause un jour.

Le pire c’est que la CRC reproche une baisse d’activité en obstétrique et chirurgie alors que c’est l’ARS elle-même qui a fait supprimer ces activités sur le site de Dourdan lors de la fermeture de la maternité en 2015 et lors de la labellisation en « hôpital de proximité » en 2022 en échange des subventions promises !

De plus lors de la fusion des 2 établissements en 2011 l’hôpital de Dourdan était en bonne santé financière contrairement à Étampes.

Nous avons discuté avec des patient-es et du personnel de l’hôpital venus à notre rencontre sur notre stand lors du marché Noël qui se questionnent beaucoup et craignent des suppressions de services sur le site de Dourdan.

Nous avons demandé un RDV d’urgence au directeur du CHSE qui nous a répondu favorablement en nous le fixant au 26 janvier 2026.

Nous avons également envoyé un email au député de notre circonscription afin qu’il évoque cette question sur le devenir de notre hôpital de Dourdan avec la ministre de la santé.

Nous restons mobilisés pour sauvegarder nos 2 hôpitaux sur les sites de Dourdan et Étampes avec tous leurs services

Les co-président-es du comité de défense de l’hôpital