Communiqué – Colère sociale : le budget de la Sécurité Sociale doit répondre aux besoins de santé et d’autonomie !

Le communiqué en pdf

Colère sociale : le budget de la Sécurité Sociale doit répondre aux besoins de santé et d’autonomie !

Les lycéens ont donné le « La ». La colère latente est descendue dans la rue ! Comme les lycées, le service public de santé est victime des économies budgétaires. Les hôpitaux sont encore mis au pain sec, alors que les canicules de cet été ont montré l’urgence d’investir pour adapter les locaux au changement climatique et que les restructurations avec suppressions de lits et fermeture de services de proximité se multiplient. L’ensemble du secteur de l’autonomie crie au secours : rien ne permet de préparer l’augmentation du nombre des personnes du 4ème âge.

La situation sociale génère de plus en plus d’angoisse et de mal être dans la population et notamment chez les jeunes mais le secteur de la Psychiatrie, en souffrance, ne permet pas l’écoute et la prise en charge nécessaires pour y répondre.

Toujours pas de régulation de l’installation des médecins, pas de projet de service public territorial de soins de premier recours. La propagande gouvernementale vante le nombre de docteurs juniors qui vont intervenir à partir de ce début novembre, passant sous silence le nombre de médecins qui partent à la retraite chaque année !

Les décrets de cet été ont préparé de nouvelles augmentations des cotisations des complémentaires santé avec les transferts qui leur sont imposés, tandis qu’elles restent surtaxées. C’est en fait un moyen de faire financer la Sécurité Sociale par la population sans le dire. Les dépassements d’honoraires continuent à croître, sans la moindre mesure permettant leur réduction. Et il faudrait diminuer les dépenses de la Sécurité Sociale, celles des arrêts de travail, sans chercher les causes de leur augmentation dans les conditions de travail, celles des transports sanitaires, alors qu’il faut toujours aller plus loin pour être soigné !

En voulant donner plus de place aux complémentaires, alors qu’il faudrait aller vers une prise en charge de la prévention, des soins et de l’autonomie à 100 % par la Sécurité Sociale, c’est notre modèle de protection sociale que le gouvernement met en cause. C’est abandonner le principe fondateur de 1945, « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». C’est la fin de la solidarité.

C’est contre ces choix politiques que la population se rebelle. La santé est avec le pouvoir d’achat la principale préoccupation de la population. Ce n’est pas la répression qui est nécessaire, c’est la réponse aux questions posées. La dette n’est pas une réponse, quand 211 milliards d’aides sont attribuées aux entreprises sans transparence ni contreparties ou quand TotalEnergie affiche un bénéfice net en hausse de 124 % sur un an au troisième trimestre : 8,3 milliards de dollars.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité poursuit sa mobilisation pour que le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale réponde aux besoins, sans discriminations, et appelle à participer à toutes les actions allant en ce sens et en particulier aux manifestations du 5 novembre à l’appel des organisations syndicales CFDT, CGT, FO, FSU et UNSA.

Ruffec : succès du café de la solidarité

Plus de 100 personnes (105 pour être très exact) ont participé au café de la solidarité du 15 Octobre devant l’hôpital. En ajoutant les signatures sur place et celles qui nous ont été rapportées au cours des 3 heures de présence, nous avons comptabilisé 236 signatures jeudi de la pétition contre les dépassements d’honoraires et les franchises médicales
-> A ce jour, avec les initiatives sur les marchés, la participation à diverses réunions, la diffusion auprès de tous nos contacts et le 15 Octobre devant l’hôpital, nous totalisons plus de 550 signatures. Et les retours ne sont pas terminés.
En résumé, cette campagne reçoit un excellent accueil vers des publics variés, donne lieu à des échanges riches sur le lien entre financement de la Sécurité Sociale, les moyens pour l’hôpital et les soins plus globalement. La réalité de payer de plus en plus alors que les services de soins (ville et hôpital) disparaissent et s’éloignent revient de manière quasi systématique dans les discussions.

Concarneau : le spectacle du comité

« A Vot’ Santé »

Devant les difficultés de l’hôpital public, Le Comité de Défense de l’Hôpital de Concarneau a écrit un spectacle s’inspirant de faits réels. Les 9 comédiens abordent dans un décor de café des saynètes sur la base de faits réels dénonçant certaines absurdités du système de santé.
L’idée est de faire rire et réagir sans sinistrose.
Un débat peut être proposé à l’issue de la représentation.
Mise en scène de Véronique Moreau

le comité de Concarneau tient à ce que l’origine du texte soit indiqué lorsqu’il est utilisé en l’état. Si des modifications sont apportées, merci de le préciser.

Le spectacle a été joué :

le 6 octobre 2023 à la MJC le Sterenn à Trégunc
le 22 mars 2024 à Brest dans le cadre du festival de théâtre amateur
le 20 avril 2024 à Guingamp
Le 27 février 2025 à l’IFSI de Quimper (site de Gourmelen)

Texte spectacle
Fiche de présentation du spectacle sans fiche technique

Ruffec fait signer la pétition contre les dépassements d’honoraires et les franchises

Le comité de Ruffec organise plusieurs points de signature de la pétition « Les dépassements d’honoraires et les franchises médicales, ça suffit ! « 
Excellent accueil de la population.
-> 130 signatures sur le marché de Ruffec le 3 Octobre
-> 83 signatures sur le marché de Civray le 6 Octobre
-> 3e point de signatures prévu sur le marché de Sauzé-Vaussais le 15 Octobre matin
Et pour terminer
-> Appel à participer à un CAFE de la SOLIDARITE le 15 Octobre de 13h à 16h devant l’hôpital à Ruffec.

Brioude : le rassemblement du 29 septembre

Un rassemblement pour défendre un service hospitalier en souffrance

Mardi 29 septembre plus d’une centaine de manifestant·es étaient réuni·es devant le centre hospitalier de Brioude pour soutenir le service public hospitalier et les revendications du personnel..

Les représentants syndicaux ont salué l’engagement du personnel hospitalier, particulièrement durant l’été marqué par une canicule. Ils ont également critiqué l’inaction des pouvoirs publics face aux crises sanitaire et climatique, évoquant un quotidien marqué par des moyens dérisoires et l’absence de solutions globales du gouvernement.

Pour montrer la souffrance de l’hôpital, la réalité du quotidien des personnels et les conséquences sur la prise en charge des patients, la CGT a fait tourner une « Roue de l’infortune ».