Voiron : une première victoire obtenue grâce à l’unité d’action

Les urgences pédiatriques de Voiron devraient rouvrir toutes les nuits à partir du 31 août

 

Les urgences pédiatriques de Voiron devraient rouvrir toutes les nuits à partir du 31 août

Le CHU Grenoble-Alpes a annoncé son intention de rouvrir l’accueil aux urgences pédiatriques de Voiron toutes les nuits à compter du 31 août.

Ce service est fermé de 18 h à 8 h depuis le 4 mai, avec une réouverture partielle (les nuits du lundi au mardi et du jeudi au vendredi) depuis le 27 juillet.

Le CHU a justifié la fermeture dans son communiqué de presse du 27 avril « en raison d’un sous-effectif du personnel de pédiatrie » et conseillait aux familles en période nocturne et si leur « demande de soins ne [pouvait] être différée », d’« appeler le 15 pour être adressé[es] si nécessaire vers un médecin de garde » ou de se « rendre au service des urgences pédiatriques de l’hôpital Couple-Enfant à La Tronche ».

Un trajet de 30 minutes (au mieux), qui s’ajoutait à la distance séparant les familles du CHV.

Le 27 juillet, l’hôpital grenoblois annonçait cependant une réouverture nocturne partielle les nuits des lundis et jeudis des urgences pédiatriques de Voiron et se félicitait d’une « nouvelle étape rendue possible par la mobilisation des équipes médicales, soignantes et administratives du site de Voiron, ainsi qu’à la solidarité et à l’engagement des professionnels du CHU Grenoble-Alpes sur l’ensemble de ses sites. »

Le communiqué de presse commun diffusé le 11 aout par les syndicats CGT, FO et SNMH-FO ajoute toutefois une précision importante :

« Nous considérons cette réouverture comme une victoire de l’unité de tous les personnels médicaux et non médicaux. Avec l’appui des organisations syndicales et de la population, la pression exercée notamment avec la manifestation du 13 juin a clairement favorisé la mise en œuvre des recrutements nécessaires. »

À leurs yeux,« la direction et la présidence de CME (commission médicale d’établissement, NDLR) ont pu s’appuyer sur cette unité pour faire aboutir les démarches nécessaires au maintien de cette offre de soins indispensable pour la population du Voironnais ».

Un hommage indirect à l’implication du Collectif Santé Voironnais dont la banderole a été remarquée lors de la manifestation du. Quant aux urgences adultes du CHV, toujours fermées le soir et la nuit cinq jours par semaine, la question n’est toujours pas résolue. Une bonne nouvelle ne saurait faire oublier le reste… même si, après avoir accompli cent pas en arrière, le moindre pas dans le bon sens donne l’impression d’avancer.

Cet article reprend en grande partie un article de Rue Haute https://www.ruehaute.info avec son aimable autorisation.

Témoignage

Béziers, 16 Oct. « L’hôpital est assiégé par une population venue du monde entier. Nous devons supprimer l’AME ». Éric Zemmour.

Et Philippe Le Conte, médecin au CHU de Nantes, de lui répondre:

« Salut Eric,

Demain, à 00h, j’en serai à 64h de travail en une semaine en tant que senior aux urgences pédiatriques. Des urgences qui débordent, des urgences qui ont parfois l’air assiégé, des urgences où l’on se sent assiégé, nous, médecins, infirmières, aides-soignantes

Mais, ah…tu sais quoi Eric ? Y’a personne de bénéficiaire de l’AME qui assiège mon hôpital, ou bien c’est le siège le plus light de l’histoire des sièges.

Des personnes en situation irrégulière avec des enfants en situation irrégulière, j’en ai parfois, et c’est rare franchement.

D’ailleurs, tu sais Eric, la vérité, c’est que l’AME coûte environ 1 milliard…sur un budget de 200 milliards au total pour la Sécu, ce système que toi et tes copains politiques vous vous entêtez depuis des années à faire croire aux gens qu’il devrait générer des bénéfice et non un « trou », un système dont l’idée est d’être une solidarité qui ferait des bénéfices. C’est comme si demain, les restos du cœurs investissaient en Bourse.

Mais ça, Eric, t’en as rien à foutre, tu n’as jamais bossé dans un hôpital. Tu n’as jamais eu le salaire de misère d’une aide-soignante pour se casser le dos pour garder la dignité d’un malade.

Les malades pris en charge par l’AME, tu t’en fous encore plus, d’ailleurs on t’a jamais vu soigner une Tuberculose, qui pourrait faire des ravages en France si on ne prenait pas en charge ces gens qui vivent, quasi-toujours, dans des conditions que même un chien ne voudrait pas, qui sont employés au black sur des chantiers ou dans des restos, mais là, ça va, c’est cool.

J’ai déjà soigné des gens qui avaient l’AME, Eric. Pendant mon externat, en maladie infectieuse, des gens qui avaient fui et s’étaient réfugiés en France pour échapper à la mort, au viol, à la torture, à la mutilation, à la misère…

Ces gens que tu jettes en pâture aux autres citoyens que tu abuses.

J’en ai soigné aussi quelques-uns des gosses qui bénéficiaient de l’AME, dont l’un s’était enfoncé un clou dans le pied et que j’ai vacciné au passage parce qu’il avait fui son pays sans rien.

Et si demain j’ai d’autres patients qui viennent devant moi et qui ont besoin de soins en urgences, je les soignerais, même si on me l’interdit.

Et je t’emmerde, Eric.

Ce qui assiège vraiment l’hôpital aujourd’hui, c’est vous.

Les politiques, les financiers qui pensent que l’on peut monnayer une vie humaine, que l’on peut décider de laisser crever des gens sur notre sol parce qu’ils n’ont pas un bout de papier pour ça quand vous balancez des milliards d’euros pour de l’évasion fiscale (#PandoraPapers #PanamaPapers) ou des millions d’euros pour des campagnes électorales…

Ce qui assiège l’hôpital, c’est le manque de moyens, le manque de lits, les salaires de merde, le manque de personnel, les heures interminables, le manque de prévention, le manque de pédagogie médicale au grand public, le manque de médecins formés, le manque de considération d’une classe politique qui s’en bat les couilles dès qu’ils ne risquent pas leur vie ou leur mandat.

Certainement pas les quelques pauvres femmes, hommes et enfants que l’AME permet de soigner comme des êtres humains et de ne pas les laisser comme des chiens dans un caniveau.

Je fais pas de politique, Eric.

Mais toi alors, fais pas de médical, parce que t’es pas médecin.

Et fais pas d’humanité, parce que tu sais pas ce que c’est. »

Modane : appel à manifestation le 24 aout contre la fermeture du SMR

**LA DIRECTION DU CHVM A RÉPONDU AUX 50 QUESTIONS DES SOIGNANTS SUR L’AVENIR DU SMR DE MODANE.**

C’est une première étape, et nous prenons acte de ces réponses.

Mais maintenant, **il faut des preuves**.

Les soignants et la population ont besoin de documents, de chiffres et d’engagements vérifiables pour comprendre les raisons de cette décision.

Et surtout, si le transfert est bien **« temporaire »**, nous voulons connaître **le calendrier et les conditions précises de réouverture du SMR à Modane**.

? Les réponses sont là: 

Les fondements de la décision

1. Quelle est la raison principale de la fermeture du SMR ?

Réponse de la direction : Ressources médicales et paramédicales insuffisantes en regard des capacités d’accueil et pour garantir des conditions de travail et des prises en soins satisfaisantes à Modane comme à SJM, en EHPAD comme en SMR.

2. Cette décision est-elle motivée principalement par la pénurie de médecins à Saint-Jean-de-Maurienne ?

Réponse de la direction : Non.

3. À quelle date cette décision a-t-elle été officiellement prise ?

Réponse de la direction : Fin juin.

4. Qui est le véritable décideur : la direction de l’hôpital, la Commission Médicale d’Établissement (CME), le Conseil de surveillance, le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) ou l’Agence Régionale de Santé (ARS) ? Quel a été le rôle précis de chacun dans cette décision ?

Réponse de la direction : La direction en concertation avec la communauté médicale (CME), information au Conseil de surveillance.

5. Quels documents techniques (études d’impact, analyses, rapports, avis des instances…) ont servi de base à cette décision ?

Réponse de la direction : Analyse des postes vacants, remontées des FEI et des difficultés des prises en charge, parcours traceur, ateliers de travail filière SMR.

Les alternatives étudiées

6. Quels scénarios alternatifs à la fermeture ont été étudiés ?

Réponse de la direction : Recrutement du personnel médical et paramédical, fermeture partielle d’autres services dont l’EHPAD de Modane.

7. Une organisation avec un médecin partagé entre Modane et Saint-Jean-de-Maurienne a-t-elle été étudiée ? Pourquoi a-t-elle été écartée ?

Réponse de la direction : Oui, mais pas de médecin à partager (permanents ou intérim).

8. Un roulement des médecins du GHT entre les deux sites a-t-il été étudié ?

Réponse de la direction : Oui, mais pas de solution pour l’instant.

9. Les médecins libéraux du territoire ont-ils été sollicités pour effectuer des vacations hospitalières ou participer à une coopération prévue par la réglementation ?

Réponse de la direction : Oui, de nombreux médecins retraités interviennent déjà dans l’établissement. Renforcement des échanges dans le cadre de la CPTS en cours.

10. Les possibilités offertes par la télémédecine ou la télé-expertise ont-elles été étudiées afin de compléter la présence médicale ?

Réponse de la direction : Dispositif en place avec un médecin coordinateur qui intervient à distance ; la mise en place de solution dans le domaine clinique doit s’appuyer sur un véritable projet médical à construire.

11. Une organisation mixte associant présence médicale, télémédecine et praticiens vacataires a-t-elle été évaluée ?

Réponse de la direction : Oui, déjà en cours sur la gériatrie.

12. Une coopération avec des praticiens exerçant dans d’autres établissements du GHT a-t-elle été envisagée ?

Réponse de la direction : Oui.

13. Le recrutement d’un médecin à temps partiel ou exerçant sur plusieurs sites a-t-il été étudié ?

Réponse de la direction : Oui.

14. Le recours temporaire à des médecins remplaçants a-t-il été envisagé ?

Réponse de la direction : Oui.

15. Existe-t-il une analyse écrite comparant toutes ces alternatives et expliquant pourquoi elles ont été écartées ?

Réponse de la direction : Oui.

Le recrutement médical

16. Depuis combien de temps recherchez-vous un médecin ?

Réponse de la direction : Depuis printemps 2025.

17. Combien d’annonces ont été publiées ?

Réponse de la direction : Les annonces sont publiées en continu sur tous les supports possibles.

18. Sur quelles plateformes ont-elles été diffusées ?

Réponse de la direction : Quotidien du médecin, réseau probante, FHF, France Travail, site internet CHVM.

19. Combien de candidatures ont été reçues ?

Réponse de la direction : Zéro.

20. Combien d’entretiens ont été réalisés ?

Réponse de la direction : Zéro.

21. Combien de candidats ont refusé le poste ?

Réponse de la direction : Zéro.

22. Pour quels motifs principaux ?

Réponse de la direction : Pas de candidat.

23. Avez-vous utilisé LinkedIn et les réseaux professionnels spécialisés ?

Réponse de la direction : Oui.

24. Les anciens internes passés par le service ont-ils été recontactés ?

Réponse de la direction : Jamais eu d’interne dans le SMR.

25. Les facultés de médecine ont-elles été sollicitées ?

Réponse de la direction : Non, car nous n’avons pas les habilitations.

26. Les CHU de la région ont-ils été sollicités ?

Réponse de la direction : GHT sollicité.

27. Avez-vous mandaté un cabinet spécialisé dans le recrutement ou la chasse de têtes ?

Réponse de la direction : Oui, appel Medical Search.

28. Avez-vous lancé une campagne de recrutement à l’international dans le respect de la réglementation ?

Réponse de la direction : Oui.

29. Avez-vous recherché des médecins retraités souhaitant poursuivre une activité à temps partiel ?

Réponse de la direction : Oui, on en a déjà.

30. Les conditions du poste ont-elles été revues pour améliorer son attractivité ?

Réponse de la direction : Les postes sont travaillés en fonction des candidats et de leurs attentes tant que ces dernières restent conformes à la réglementation.

Les ressources humaines

31. Combien de professionnels seront transférés à Saint-Jean-de-Maurienne ?

Réponse de la direction : Il n’y aura pas de transfert obligatoire. Uniquement sur la base du volontariat.

32. Combien resteront à Modane, notamment à l’EHPAD ?

Réponse de la direction : Les professionnels qui le souhaitent.

33. Tous les agents retrouveront-ils un poste correspondant à leurs compétences et à leurs qualifications ?

Réponse de la direction : Oui.

34. Une étude sur les conséquences humaines de cette réorganisation a-t-elle été réalisée ?

Réponse de la direction : Oui.

35. Quel sera l’impact sur les conditions de travail des équipes de Saint-Jean-de-Maurienne ?

Réponse de la direction : Un objectif d’amélioration des conditions de travail comme sur Modane.

Les patients et le territoire

36. Combien de patients de Haute Maurienne devront désormais être pris en charge ailleurs ?

Réponse de la direction : En fluctuation constante. À noter qu’en 2025, par exemple, 40 % des patients venaient de Modane et 5 % de Haute Maurienne, les autres soit 55 % venant de plus bas dans la vallée.

37. Les temps de transport supplémentaires ont-ils été évalués ?

Réponse de la direction : Oui.

38. Les contraintes liées aux conditions hivernales ont-elles été intégrées dans l’analyse ?

Réponse de la direction : Oui.

39. Une étude d’impact sur la continuité des soins a-t-elle été réalisée ?

Réponse de la direction : Oui, justement c’est pour garantir la continuité des soins.

40. Les médecins traitants, les professionnels de santé du territoire et les élus locaux ont-ils été consultés ?

Réponse de la direction : Les 2 maires ont été rencontrés.

L’impact économique

41. Quel est le coût global de cette fermeture (réorganisation, transports, adaptation des locaux, etc.) ?

Réponse de la direction : La qualité et la sécurité des soins priment sur l’aspect financier.

42. Le SMR de Modane était-il déficitaire ?

Réponse de la direction : Non.

43. Une comparaison entre le coût du maintien et celui de la fermeture a-t-elle été réalisée ?

Réponse de la direction : La qualité et la sécurité des soins priment sur l’aspect financier.

44. Les coûts indirects pour les patients, les collectivités et l’Assurance Maladie ont-ils été évalués ?

Réponse de la direction : La qualité et la sécurité des soins priment sur l’aspect financier.

Gouvernance et stratégie

45. Un audit indépendant de la politique de recrutement médical et paramédical de l’établissement a-t-il été réalisé ?

Réponse de la direction : Dans le cadre de la direction commune, l’ensemble des processus a été revu avec les acteurs de l’établissement par le GHT.

46. Si non, pourquoi, alors que plusieurs services semblent rencontrer les mêmes difficultés de recrutement ?

Réponse de la direction : Aucune réponse n’est indiquée dans le document.

47. Quelles mesures concrètes ont été mises en œuvre pour améliorer durablement l’attractivité de l’établissement ?

Réponse de la direction : Reprise systématique de l’ancienneté du professionnel (pas de perte de salaire), proposition d’aide au logement, recrutement en CDI dès que le poste est vacant. Par ailleurs, un travail important est en cours avec la communauté médicale et soignante sur un projet d’établissement permettant de donner une visibilité sur le développement de l’activité.

48. Si un ou deux médecins étaient recrutés dans les prochains mois, la direction accepterait-elle de réexaminer la fermeture du SMR ?

Réponse de la direction : Il s’agit d’un transfert temporaire et non d’une fermeture. La question ne se limite pas à la seule présence médicale mais aussi au paramédical. Si des recrutements médicaux et soignants étaient possibles, il n’y aurait pas de transfert. L’objectif de la direction est de maintenir cette activité à Modane dans le cadre d’un projet global et dynamique de SMR.

49. Quels indicateurs permettront d’évaluer objectivement si cette fermeture a réellement amélioré la situation de l’établissement ?

Réponse de la direction : Absence de postes vacants, baisse des FEI, meilleure prise en charge des résidents, facilité à recruter, diminution de l’absentéisme.

50. Si la pénurie médicale persiste à Saint-Jean-de-Maurienne dans un ou deux ans, quel est le plan de la direction et qui assumera la responsabilité si la fermeture du SMR n’a pas permis de résoudre le problème initial ?

Réponse de la direction : Le sujet n’est pas la pénurie médicale de SJM.

D’une part, parce que les enjeux paramédicaux de l’EHPAD de Modane (plus généralement des EHPAD) restent centraux dans la nécessité de faire évoluer l’organisation.

D’autre part, opposer les deux sites est un contresens majeur. C’est ensemble que les deux sites doivent regagner de l’attractivité.

? Maintenant, place aux preuve

Sarlat : la psychiatrie en difficulté

Le service psychiatrique de Sarlat rencontre de réelles difficultés mais ce service de proximité est indispensable pour que les malades soient pris en charge, sur leur lieu de vie, près de leur famille…

*Psychiatrie : ce service, à Sarlat, souffre d’un délabrement des locaux, non isolés. On se satisfait de la non-suppression des douze lits sous contrainte. Mais il est plus qu’urgent de recruter du personnel et de redonner à ce service les moyens dont il manque cruellement, notamment en période de pandémie.

Expression de MME MOTHES ,DIRECTRICE DU GHT DE PÉRIGUEUX le 9 septembre 2021

« Elle partage notre inquiétude et a déjà planifié une réunion dans les jours qui viennent pour aborder cette question. Elle envisage tout un schéma d’organisation pour ce secteur qui passerait par un plan d’attractivité médicale et paramédicale (car la question centrale est l’attractivité de ce secteur pour les soignants) et de fidélisation de ces mêmes soignants.

Si certaines embauches n’aboutissent pas à Sarlat, il s’agit, entre autres, d’exigences salariales de la part d’intérimaires, non conformes à la grille de la Fonction hospitalière »

Déclaration de Madame Rist, ministre de la santé lors des questions au gouvernements le mardi 14 avril 2026

*Mme Stéphanie Rist, ministre

« La santé mentale, en particulier de nos jeunes, est un enjeu pour le gouvernement et notre société –⁠ vous avez raison. Comme l’a annoncé le premier ministre, un nouveau délégué interministériel à la santé mentale et à la psychiatrie sera nommé prochainement. Ce n’est pas tout, car pendant qu’on échange, ici ou sur les réseaux, les gens agissent sur le terrain.
En matière de santé mentale, en particulier celle des jeunes, nous avons augmenté les moyens financiers : en dix ans, ce sont 1 000 psychologues et 1 000 psychiatres en plus, malgré une baisse du numerus clausus. Ce n’est pas tout, puisque nous sommes en train d’instruire le rapport sur la santé mentale des jeunes qui m’a été remis. Nous en reprendrons certaines propositions, comme celles portant sur le repérage sur les réseaux sociaux, que nous inclurons dans les contrats locaux de santé mentale. Pour repérer et accompagner les jeunes, nous nous appuierons sur les professionnels de terrain –⁠ psychiatres, pédopsychiatres, infirmières en pratique avancée, qui améliorent les parcours de soins, médecins généralistes –, afin de proposer une vraie force de soutien.

M. Sébastien Peytavie

  Commencez par soutenir les services publics !

Mme Stéphanie Rist, ministre

  Il faudra aussi lutter contre les addictions.
Au mois de mai, j’aurai l’occasion, dans le cadre de l’année de la santé mentale, de réunir tous les acteurs qui le souhaitent, y compris les parlementaires, pour dresser le bilan de l’année 2025 en matière de santé mentale et présenter les perspectives pour 2026. Je serai accompagnée de mes collègues, puisqu’il s’agit d’un sujet qui concerne plusieurs ministères et sur lequel nous continuons de travailler. C’est ensemble que nous y arriverons.

Etampes : ouverture d’une Maison Médicale de Garde à l’hôpital d’Étampes

Une maison médicale de garde est ouverte à l’hôpital d’Étampes. C’est une relative bonne nouvelle …. avec beaucoup de limites comme le montrent les communiqués du comité de Dourdan et du collectif Convergence hôpital santé publique sud-Essonne

La communication de la mairie d’Étampes :

mardi 31 mars, la Maison Médicale de Garde (MMG), déjà en fonction depuis 2 semaines, a officiellement été inaugurée sur le site d’Étampes Centre Hospitalier Sud Essonne en présence de nombreuses personnalités, notamment le Sous-préfet Benoît Vidon, le directeur de la délégation de l’Essonne de l’Agence Régionale de Santé Richade Fahas, la Vice-Présidente du Conseil Départemental de l’Essonne Marie-Claire Chambaret, les Maires d’Étampes et de Dourdan, Gilles Bayart et Paolo De Carvalho, ainsi que des membres du Conseil de Surveillance, de la Commission Médicale d’Établissement, des chefs de Pôles, cadres supérieurs, représentants des usagers et du personnel de l’établissement.
Un projet majeur pour le Sud-Essonne, soutenu par l’Agence Régionale de Santé Île-de-France et mené en partenariat avec la FAME 91, qui vise à améliorer l’accès aux soins tout en désengorgeant les services d’urgences.
Une structure au service des soins urgents non-vitaux
La MMG accueille, sur des créneaux spécifiques (de 14 h à 20 h les samedis, de 8 h à 20 h les dimanches, jours fériés et jours de pont), des patients nécessitant une consultation médicale urgente sans relever d’une hospitalisation. Elle permet ainsi de réorienter efficacement les patients qui, faute d’alternative, se rendaient auparavant aux urgences.
Son fonctionnement repose sur un principe clé : un accès régulé. Les patients doivent obligatoirement être orientés, soit par le SAMU (15), soit après une évaluation aux urgences. Ce système garantit une prise en charge adaptée et évite la saturation.
Intégrée directement au sein de l’hôpital, la MMG bénéficie d’un accès rapide aux examens complémentaires (imagerie, laboratoire), tout en étant complémentaire des urgences.
Comme l’a souligné Julien Jouny, directeur du CHSE : « Cette Maison Médicale de Garde est l’illustration concrète d’une conviction forte : les réponses aux besoins de santé se construisent ensemble, à l’échelle du territoire. » L’objectif est clair : réduire les temps d’attente aux urgences, mieux orienter les patients, garantir une réponse au bon moment et au bon endroit.
Une mobilisation collective saluée
Le projet repose sur l’engagement volontaire de médecins libéraux, un élément déterminant dans sa réussite. La coordinatrice des MMG, Angélique Taupin, insiste : « Derrière chaque dispositif, il y a des femmes et des hommes. Assurer des gardes après une journée de consultation demande une implication remarquable. » Elle souligne également l’importance du travail en réseau entre les différents acteurs (CPAM, ARS, FAME, CPTS), qui a permis de structurer un parcours patient fluide et efficace en un temps record.
Les autorités locales saluent également cette initiative. Benoît Vidon, sous-préfet de l’arrondissement d’Étampes, rappelle : « C’est un dispositif qui coche toutes les cases : prise en charge rapide, médecins engagés, réponse de proximité et lien renforcé entre médecine de ville et hôpital. »
De son côté, Richade Fahas, représentant de l’ARS en Essonne, met en avant l’impact concret : « Cette MMG est une solution essentielle pour désengorger les urgences et garantir l’accès au juste soin pour les patients. »
Cette Maison Médicale de Garde incarne ainsi une dynamique collective réussie, au service d’un objectif commun : améliorer l’accès aux soins pour tous, dans un parcours plus fluide et plus lisible.
Le communiqué du comité de Dourdan
Ce sont des médecins libéraux volontaires donc non salarié-es du CHSE qui pratiqueront dans cette maison médicale. Le remboursement de la sécurité sociale est à 70%, il faut avancer les frais et il y a un reste à charge pour les patient-es. Il faut passer par la régulation du 15 ou urgences. Cette maison médicale n’accueille que les soins d’urgences le week-end et jours fériés.
Encore du privé dans l’hôpital public et cela ne règle pas le désert médical sur notre territoire du sud-Essonne. Cependant on apprécie une solution pour désengorger les urgences et donner un accès aux soins nécessaires quand les cabinets médicaux sont fermés.
le communiqué du collectif Convergence hôpital santé publique sud-Essonne
Un projet majeur pour le Sud-Essonne, soutenu par l’Agence Régionale de Santé Île-de-France et mené en partenariat avec la FAME 91, qui vise à améliorer l’accès aux soins tout en désengorgeant les services d’urgences » est il affirmé sur le site de la mairie d’Etampes .
Si on ne peut que saluer la mise en place de ce dispositif , il faut néanmoins en rappeler les limites s’il ne s’accompagne pas d’une réelle impulsion d’un service public terriorialisé de soins a l’hôpital comme en ville.
En effet face à une désertification médicale galopante et un système libéral inadapté face a l’évolution de la société, il y a urgence à garantir un accès aus soins de premier recours et sans dépassements d’honoraires ,alors que , par exemple, près de 17% de la population adulte en Sud Essonne n’a pas de médecin traitant .
Un dispositif médical de garde n’a pas vocation à se substituer à cette pénurie de prise en charge et de suivi au long cours .
Par ailleurs, le remplacement progressif de pans entiers de services et spécialités de l’hôpital public par des établissements privés à but lucratif, creusant ainsi les inégalités d’accès à la santé par la sélection financière , ne fera que renforcer le renoncement aux soins et au final à consulter seulement en Urgence….
Depuis 2002 , le service médical de garde ( soirs, weekends, jours fériés) n’est plus obligatoire en France !
Il repose donc, comme ce sera le cas avec la nouvelle Maison Médicale de garde a Etampes, sur le volontariat , alors qu’il y a moins de 16 Généralistes en 2025 pour tout le territoire de la communauté d’agglomération Etampes Sud-Essonne contre 24 en 2022…
Le projet de loi Garrot, visant à réguler l’installation des médecins , adoptée par les députés en 2025 , n’a toujours pas été adoptée par le Sénat …
Quels médecins vont donc réellement assurer cette permanence de garde ?