Communiqué de la Coordination : droit à l’avortement : un droit à défendre !

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Droit à l’avortement : un droit à défendre !

Le 28 septembre est la journée internationale pour le droit à l’avortement. Pour la Coordination Nationale des Comités de défense des Hôpitaux et Maternités de proximité, c’est un droit à défendre.

Aux États Unis, la cour suprême a porté l’année dernière un coup décisif contre ce droit. En Europe, Malte et Andorre interdisent l’interruption volontaire de grossesse (IVG). En Hongrie, en Pologne, en Slovaquie, le droit à l’avortement est restreint et menacé. En Roumanie, en Italie, de nombreux médecins refusent de pratiquer des IVG.

Ce droit fondamental recule partout dans le monde, sous la pression des extrêmes droites.

En France, il faut une inscription réellement protectrice du droit à l’avortement dans la Constitution.

D’autant plus que l’effectivité réelle de ce droit recule avec la fermeture de maternités de proximité et de centres d’IVG, avec les pénuries médicamenteuses frappant les produits qui sont nécessaires aux IVG.

C’est aussi pour défendre les droits des femmes que la Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité invite à signer la pétition lancée avec Convergence Services Publics et la Convergence Rail et le soutien de multiples organisations associatives, syndicales et politiques pour que le Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale 2024 réponde aux besoins de la population, disponible sur https://www.convergence-sp.fr/petition-plfss-2024/. Sans moyens, le droit à l’IVG est fictif !

Elle appelle à participer aux rassemblements organisés en France le 28 septembre.
A Paris, la manifestation se déroulera à 18h30, Place de la République. Un meeting est organisé le 30 septembre à la Bourse du Travail, 85 rue Charlot (métro République)

Bordeaux : appel à un rassemblement devant le Palais de Justice lundi 20 février de 12 à 14h. Pour que le conseil de l’ordre assume ses responsabilités face aux agressions sexuelles de certains médecins

MIOP communiqué
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Cherbourg – Vallognes : Communiqué 22 septembre 2022

ASSOCIATION CITOYENNE DE DÉFENSE DU Centre hospitalier public du Cotentin et de promotion de la sante

Une journée nationale d’actions et d’expression est organisée ce 22 septembre pour défendre l’hôpital public et plus largement l’accès aux soins notamment de premier recours.

Les usagers que nous représentons s’associent aux personnels pour demander des mesures et des moyens exceptionnels pour répondre aux enjeux d’accès aux soins, de prévention, d’éducation à la santé.

A Valognes nous alertons sur le devenir du centre de périnatalité. Dans ce centre, la sage-femme accueille les femmes enceintes et les jeunes mamans avec les nouveaux nés. Ce centre rend un service essentiel en complément de l’activité des sages-femmes libérales et de leurs collègues de l’hôpital Pasteur à Cherbourg. L’absence de médecins spécialisés en gynécologie et l’indisponibilité des obstétriciens qui doivent pratiquer la chirurgie carcinologique amène à reconnaître la nécessité de renforcer les effectifs de sages – femmes qui font un travail tout à fait éminent avec un professionnalisme et un humanisme reconnus par tous. Cet accroissement du nombre de sages-femmes ne peut se faire qu’avec une anticipation de l’évolution des effectifs au regard des départs, notamment en retraite, la titularisation, une organisation et des moyens définis en accord avec les sages-femmes de terrain. Nous exigeons le maintien d’un centre de périnatalité à Valognes tout comme nous portons, avec Monsieur le Maire de Valognes et de très nombreux élus, l’exigence de la réouverture du centre de soins non programmés pour réduire les retards de prise en charge et le renoncement aux soins qui font souffrir et tuent. Par ailleurs, pour favoriser l’accueil de nouveaux médecins, nous soutenons toutes les initiatives prises pour ouvrir un centre de santé à Valognes avec des médecins salariés. Nous attendons une décision politique du conseil de la communauté d’agglomération pour engager les démarches le plus vite possible. Egalement, nous attirons l’attention des élus sur l’évolution du nombre de docteurs en médecine formés à Caen après le remplacement du numérus clausus par le numérus apertus qui n’est pas un engagement à former davantage de médecins mais qui, loin de répondre aux besoins, répond surtout aux capacités des facultés de médecine et des CHU dont les moyens de formation et d’accueil des étudiants n’ont pas été augmentés. Enfin, et s’il faut former un plus grand nombre de médecins, il faut qu’ils s’installent dans les zones déficitaires autour de leurs lieux de formation. Combien de jeunes Manchois font leurs études de médecine à Caen et combien reviennent exercer dans le département ?  L’Etat sur la question de la répartition des médecins doit prendre ses responsabilités et nous en appelons aux élus de terrain pour exiger des règles en la matière. Le renforcement de l’hôpital public, son rôle dans la proximité des populations sont complémentaires avec l’installation de nouveaux médecins qui ont besoin de l’hôpital pour sécuriser leurs pratiques professionnelles.