Sarlat : Le comité a invité Gaëlle Krikorian à débattre autour de la question du médicament et de son livre, « Big Bad Pharma »

Le comité de Sarlat a invité Gaëlle Krikorian à débattre autour de la question du médicament et de son livre, « Big Bad Pharma »

Avec une vingtaine de participants, et pendant près de deux heures, la question du médicament a été abordée ainsi que celle des communs pharmaceutiques, initiative dans laquelle Jean Sève est partie prenante et membre fondateur depuis les origines en 2020. Il s’agira à Remiremont de débatte de l’adhésion potentielle de toute la Coordination à cette initiative.

Montargis : soutien aux salariés de Sanofi

 
Sanofi spécule sur la santé !
A l’occasion de la journée mondiale de la santé du 7 avril, le Collectif montargois « Notre santé, notre hôpital on y tient » était aux côtés des salarié-es de Sanofi en lutte, pour dénoncer la cession du site d’Amilly au profit du groupe ASTRÉA Pharma, sous-traitant industriel pharmaceutique, et la vente de ses brevets de médicaments à  Substipharm.  Deux groupes internationaux dont l’un appartient à une holding luxembourgeoise géré par des fonds d’investissements et le second à un distributeur commercial. Substipharm est un laboratoire pharmaceutique sans usine ni savoir-faire !
Le site Sanofi d’Amilly est le seul en France qui produit et conditionne trois marques d’aspirine (Aspegic, Karderic et Cardirene) reconnus comme médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM). 
L’Aspégic est le deuxième médicament le plus prescrit en France.
Sanofi a touché en 2023 132,6 millions d’euros de crédit d’impôt-recherche, d’allègements fiscaux, de bonus d’apprentissage et d’aides des collectivités locales. En dix ans, l’entreprise a engrangé  près d’un milliards d’euros tout en supprimant 3500 postes en Recherche et Développement. Ces aides publiques n’ont servi qu’à gonfler les bénéfices de l’entreprise dont la marge brute bénéficiaire a été de 70 % en moyenne depuis 5 ans !
 
La santé est notre bien commun. Il est inacceptable que la recherche, la production, et la distribution de ces médicaments tombent dans l’escarcelle de groupes financiarisés installés dans les paradis fiscaux, et dont l’unique stratégie consiste à maximiser les profils dans les délais les plus courts.
 
La recherche, la production et la distribution des produits de santé doivent relever du domaine public pour répondre à l’intérêt collectif, et non aux appétits financiers d’une poignée d’actionnaires qui pressent toujours plus le citron jusqu’à jeter la peau. Les pénuries de médicaments que nous subissons et le pillage de la Sécurité sociale pour les Big Pharma ne sont plus supportables.
Mais l’État préfère laisser agir le marché, laissant nos fleurons industriels et technologiques partir à la découpe.
Seule la création d’un pôle public du médicament permettra de produire à un juste coût, les vaccins et médicaments utiles pour soigner et protéger toute la population..
Les salariés de Sanofi et leurs savoir-faire ne sont pas à vendre !
 Ils se battent pour l’avenir de leur site et la pérennité de nos approvisionnements en France et dans le monde. 
Leur combat est le nôtre !!   

Médicaments et dispositifs médicaux

Communiqué : Les médicaments : pas une marchandise comme les autres !

Le communiqué en pdf

Les médicaments : pas une marchandise comme les autres !

Les officines pharmaceutiques sont en grève ce jeudi. L’accès aux médicaments devient une préoccupation importante de la population.

Le maintien du maillage territorial des pharmacies d’officine est une nécessité et la permanence pourrait être améliorée : en cas d’urgence, la nuit ou le week-end, trop de populations rurales sont condamnées à de longs déplacements.

Encore faut il y trouver les médicaments ! Or les pénuries sont de plus en plus nombreuses, angoissant les malades, obligeant les pharmaciens à des recherches pénibles, coûteuses en temps. Les signalements augmentent : 3 761 signalements en 2022, 4 925 en 2023 alors même que seules les pénuries durables doivent être déclarées par les industriels et les sanctions restent rarissimes. La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité s’étonne de la persistance d’aides publiques aux entreprises du médicaments sans plus de contraintes ; l’avenir est à un pôle public du médicament !

La population est aussi pénalisée par le récent doublement des franchises sur le médicament : encore une augmentation des restes à charges pour les malades qui s’accumulent alors qu’il faudrait aller vers la prise en charge des soins à 100% par la Sécu. La Coordination appelle à signer et à faire signer la pétition initiée par Convergence des services publics : En finir avec les restes à charge pour les malades.