Sarlat : la psychiatrie en difficulté

Le service psychiatrique de Sarlat rencontre de réelles difficultés mais ce service de proximité est indispensable pour que les malades soient pris en charge, sur leur lieu de vie, près de leur famille…

*Psychiatrie : ce service, à Sarlat, souffre d’un délabrement des locaux, non isolés. On se satisfait de la non-suppression des douze lits sous contrainte. Mais il est plus qu’urgent de recruter du personnel et de redonner à ce service les moyens dont il manque cruellement, notamment en période de pandémie.

Expression de MME MOTHES ,DIRECTRICE DU GHT DE PÉRIGUEUX le 9 septembre 2021

« Elle partage notre inquiétude et a déjà planifié une réunion dans les jours qui viennent pour aborder cette question. Elle envisage tout un schéma d’organisation pour ce secteur qui passerait par un plan d’attractivité médicale et paramédicale (car la question centrale est l’attractivité de ce secteur pour les soignants) et de fidélisation de ces mêmes soignants.

Si certaines embauches n’aboutissent pas à Sarlat, il s’agit, entre autres, d’exigences salariales de la part d’intérimaires, non conformes à la grille de la Fonction hospitalière »

Déclaration de Madame Rist, ministre de la santé lors des questions au gouvernements le mardi 14 avril 2026

*Mme Stéphanie Rist, ministre

« La santé mentale, en particulier de nos jeunes, est un enjeu pour le gouvernement et notre société –⁠ vous avez raison. Comme l’a annoncé le premier ministre, un nouveau délégué interministériel à la santé mentale et à la psychiatrie sera nommé prochainement. Ce n’est pas tout, car pendant qu’on échange, ici ou sur les réseaux, les gens agissent sur le terrain.
En matière de santé mentale, en particulier celle des jeunes, nous avons augmenté les moyens financiers : en dix ans, ce sont 1 000 psychologues et 1 000 psychiatres en plus, malgré une baisse du numerus clausus. Ce n’est pas tout, puisque nous sommes en train d’instruire le rapport sur la santé mentale des jeunes qui m’a été remis. Nous en reprendrons certaines propositions, comme celles portant sur le repérage sur les réseaux sociaux, que nous inclurons dans les contrats locaux de santé mentale. Pour repérer et accompagner les jeunes, nous nous appuierons sur les professionnels de terrain –⁠ psychiatres, pédopsychiatres, infirmières en pratique avancée, qui améliorent les parcours de soins, médecins généralistes –, afin de proposer une vraie force de soutien.

M. Sébastien Peytavie

  Commencez par soutenir les services publics !

Mme Stéphanie Rist, ministre

  Il faudra aussi lutter contre les addictions.
Au mois de mai, j’aurai l’occasion, dans le cadre de l’année de la santé mentale, de réunir tous les acteurs qui le souhaitent, y compris les parlementaires, pour dresser le bilan de l’année 2025 en matière de santé mentale et présenter les perspectives pour 2026. Je serai accompagnée de mes collègues, puisqu’il s’agit d’un sujet qui concerne plusieurs ministères et sur lequel nous continuons de travailler. C’est ensemble que nous y arriverons.

Bergerac : les actualités du comité

Le comité participe à la quinzaine sur la psy et le médico-social de l’ association « La Palabre ». Ces initiatives sont ouvertes à toutes et tous, le comité interviendra particulièrement le mercredi 12 pour présenter le sujet et animer le débat

“Présent et avenir, des lieux de soins et d’accompagnement en bergeracois.” Débat: avec le Comité de défense du service public de santé et du médico social et l’Association culturelle “La Palabre” de La Force

Lieu : Espace socio-culturel- 19 rue de la Libération 24130 La Force Mercredi 12 novembre 20h Soirée-débat

La plaquette de présentation de Palabre

Tours : alerte sur la psychiatrie

Le Collectif 37 Notre Santé En Danger transmet l’alerte des syndicats sur le danger qui pèse sur la psychiatrie à Tours avec la suppression programmée de 84 lits et les suppressions de postes. Une grève démarrera le 6 octobre.

Saint Maurice : les nouvelles du comité

Vous pouvez lire le texte de Pierre Jourdan, représentant des Usagers à Saint Maurice sur notre blog, paru ce mois-ci dans la revue l’information psychiatrique, « psychiatrie et port d’attache »: https://collectif-avenir-hsm-murets.blogspot.com/

Le 4 octobre, notre collectif sera présent pour la journée consacrée aux 80 ans de la sécurité sociale, et la voix de notre collectif sera portée par Laurence Cohen.

Le soir même du 4 octobre, cela sera notre concert de soutien à la Parole Errante de Montreuil (9 rue François Debergue), dans le cadre des Semaines de la Folie Ordinaire. Scène ouverte à partir de 17h, repas à 19h et Concerts des groupe ULTRAMODERNE puis FOUNECURRY de 21h à minuit.

Les Semaines de la Folie Ordinaire sont des évènements publics autour de l’accueil de la folie, organisées avec des personnes concernées, de manière autogérée, et en contrepoint des Semaines d’information sur le Santé Mentale (où le lobby Fondamental en profite pour promouvoir dans les médias et orienter les politiques publiques vers une vision technoscientifique du soin psy)

Le 9 octobre, journée de grève dans la santé (lancée par la CGT) et rassemblement devant le ministère de la santé à 12h.

Prochaine réunion de notre collectif le jeudi 6 novembre à Saint Maurice.

 

 

 

Communiqué : SANTÉ MENTALE : un plan com de plus

Le communiqué en pdf

Le Ministre Délégué à la Santé, M. NEUDER, a annoncé à grand renfort de communication un « plan pour la santé mentale ».

Dans sa communication laborieuse, le Ministre a été incapable de donner le moindre chiffrage de ce plan, ni la moindre programmation. Ce plan dit de « sursaut » part de la reconnaissance d’une « dette envers la psychiatrie publique ».

La lecture des 26 mesures laisse dubitatif sur le « sursaut » proposé. La mesure phare semble être la création de personnels repères dans les établissements scolaires. Le énième référent pour repérer les élèves qui vont mal. Les personnels de l’éducation qui dénoncent depuis des années la situation d’abandon de la médecine et psychologie scolaire apprécieront cette mesure qui consiste à transférer à des personnes peu ou mal formées le travail de professionnels qui n’existent quasiment plus. La deuxième annonce « phare » est le renforcement des CMP (Centres Médico-psychologiques). Là, on frise l’indécence car depuis huit ans les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de tronçonner les moyens de ces établissements. Seront « renfloués » ceux qui mettront en place des dispositifs « coupe file ». La liste de mesures sur le soin est une longue liste de mesurettes ou de vœux pieux comme « outiller les médecins généralistes pour prendre en charge la santé mentale ». La petite augmentation de postes en spécialité est tout aussi indécente lorsque l’on connaît le manque de psychiatre et notoirement de pédo psychiatre.

Le Ministre a aussi annoncé son intention de supprimer le numérus apertus. Nous avions dénoncé ce dispositif qui ne résolvait rien en matière de recrutement et cachait le refus du gouvernement de donner à l’Université les moyens de former davantage de médecins. Cette avancée administrative sans budget restera probablement comme les autres : une mesure cosmétique de communication politique.

De trop nombreux enfants, adolescents, adultes vont mal dans notre pays.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité exige de vrais moyens pour la prévention, en particulier dans le cadre de la médecine scolaire, et pour la psychiatrie de secteur avec des recrutements massifs de personnels. Elle s’inquiète d’une standardisation nocive aux soins psychiques. Elle refuse de déléguer à des personnes non formées des missions de dépistage et de soins, délétères pour elles-mêmes et le public concerné.