Marmande : rassemblement à l’occasion du conseil de surveillance

Une centaine de Marmandais ont répondu à l’appel à mobilisation lors de la tenue du conseil de surveillance de l’hôpital où le représentant de l’association, Vincent Carlier était présent .

L’association a réaffirmé sa volonté d’être associée à la réflexion en cours ( ce n’est toujours pas le cas )

Il n’est pas question pour nous de réduire le personnel car c’est l’atout principal de l’hôpital. Notre hôpital a besoin de moyens humains et financiers pour répondre aux besoins de la population

Répondre aux besoins des hospitaliers et des patients suppose un dispositif qui le permettre .

Le conseil de surveillance a adopté la motion proposée pas le représentant des usagers .

Pour notre part nous restons déterminé à permettre l’accès aux à tous surtout en plein désert médical l’hôpital est contraint financièrement c’est à l’État et à la sécurité sociale d’assurer

Au terme de la 1 ère étape la mobilisation est unanime pour soigner le plus grand nombre … à suivre pour un compte rendu de cette réunion à laquelle notre représentant a participé

Notre approche globale

1/ tout établissement a des frais fixes quel que soit son activité. Certains services ( maternité, urgences,SMUR à Marmande) ont des obligations réglementaires de nombre et qualité de personnel. Or ils sont pour tout ou grande partie rémunéré à l’activité.

La question est : sont ils nécessaires pour répondre aux besoins de soins de la population ? Si oui le financement des frais fixes ( salaires, eau , électricité, chauffage, entretien…) doit être réalisé par une dotation équivalente. Les frais aléatoires ( consommation de matériel et produits médicaux) financés par l’activité.

Le CH Marmande est en déficit en raison de son isolement dans un territoire de relative faible densité de population.

Ce n’est pas la gestion du CH qui est mauvaise, c’est le mode de financement des établissements hospitaliers publics.

Etampes : ouverture d’une Maison Médicale de Garde à l’hôpital d’Étampes

Une maison médicale de garde est ouverte à l’hôpital d’Étampes. C’est une relative bonne nouvelle …. avec beaucoup de limites comme le montrent les communiqués du comité de Dourdan et du collectif Convergence hôpital santé publique sud-Essonne

La communication de la mairie d’Étampes :

mardi 31 mars, la Maison Médicale de Garde (MMG), déjà en fonction depuis 2 semaines, a officiellement été inaugurée sur le site d’Étampes Centre Hospitalier Sud Essonne en présence de nombreuses personnalités, notamment le Sous-préfet Benoît Vidon, le directeur de la délégation de l’Essonne de l’Agence Régionale de Santé Richade Fahas, la Vice-Présidente du Conseil Départemental de l’Essonne Marie-Claire Chambaret, les Maires d’Étampes et de Dourdan, Gilles Bayart et Paolo De Carvalho, ainsi que des membres du Conseil de Surveillance, de la Commission Médicale d’Établissement, des chefs de Pôles, cadres supérieurs, représentants des usagers et du personnel de l’établissement.
Un projet majeur pour le Sud-Essonne, soutenu par l’Agence Régionale de Santé Île-de-France et mené en partenariat avec la FAME 91, qui vise à améliorer l’accès aux soins tout en désengorgeant les services d’urgences.
Une structure au service des soins urgents non-vitaux
La MMG accueille, sur des créneaux spécifiques (de 14 h à 20 h les samedis, de 8 h à 20 h les dimanches, jours fériés et jours de pont), des patients nécessitant une consultation médicale urgente sans relever d’une hospitalisation. Elle permet ainsi de réorienter efficacement les patients qui, faute d’alternative, se rendaient auparavant aux urgences.
Son fonctionnement repose sur un principe clé : un accès régulé. Les patients doivent obligatoirement être orientés, soit par le SAMU (15), soit après une évaluation aux urgences. Ce système garantit une prise en charge adaptée et évite la saturation.
Intégrée directement au sein de l’hôpital, la MMG bénéficie d’un accès rapide aux examens complémentaires (imagerie, laboratoire), tout en étant complémentaire des urgences.
Comme l’a souligné Julien Jouny, directeur du CHSE : « Cette Maison Médicale de Garde est l’illustration concrète d’une conviction forte : les réponses aux besoins de santé se construisent ensemble, à l’échelle du territoire. » L’objectif est clair : réduire les temps d’attente aux urgences, mieux orienter les patients, garantir une réponse au bon moment et au bon endroit.
Une mobilisation collective saluée
Le projet repose sur l’engagement volontaire de médecins libéraux, un élément déterminant dans sa réussite. La coordinatrice des MMG, Angélique Taupin, insiste : « Derrière chaque dispositif, il y a des femmes et des hommes. Assurer des gardes après une journée de consultation demande une implication remarquable. » Elle souligne également l’importance du travail en réseau entre les différents acteurs (CPAM, ARS, FAME, CPTS), qui a permis de structurer un parcours patient fluide et efficace en un temps record.
Les autorités locales saluent également cette initiative. Benoît Vidon, sous-préfet de l’arrondissement d’Étampes, rappelle : « C’est un dispositif qui coche toutes les cases : prise en charge rapide, médecins engagés, réponse de proximité et lien renforcé entre médecine de ville et hôpital. »
De son côté, Richade Fahas, représentant de l’ARS en Essonne, met en avant l’impact concret : « Cette MMG est une solution essentielle pour désengorger les urgences et garantir l’accès au juste soin pour les patients. »
Cette Maison Médicale de Garde incarne ainsi une dynamique collective réussie, au service d’un objectif commun : améliorer l’accès aux soins pour tous, dans un parcours plus fluide et plus lisible.
Le communiqué du comité de Dourdan
Ce sont des médecins libéraux volontaires donc non salarié-es du CHSE qui pratiqueront dans cette maison médicale. Le remboursement de la sécurité sociale est à 70%, il faut avancer les frais et il y a un reste à charge pour les patient-es. Il faut passer par la régulation du 15 ou urgences. Cette maison médicale n’accueille que les soins d’urgences le week-end et jours fériés.
Encore du privé dans l’hôpital public et cela ne règle pas le désert médical sur notre territoire du sud-Essonne. Cependant on apprécie une solution pour désengorger les urgences et donner un accès aux soins nécessaires quand les cabinets médicaux sont fermés.
le communiqué du collectif Convergence hôpital santé publique sud-Essonne
Un projet majeur pour le Sud-Essonne, soutenu par l’Agence Régionale de Santé Île-de-France et mené en partenariat avec la FAME 91, qui vise à améliorer l’accès aux soins tout en désengorgeant les services d’urgences » est il affirmé sur le site de la mairie d’Etampes .
Si on ne peut que saluer la mise en place de ce dispositif , il faut néanmoins en rappeler les limites s’il ne s’accompagne pas d’une réelle impulsion d’un service public terriorialisé de soins a l’hôpital comme en ville.
En effet face à une désertification médicale galopante et un système libéral inadapté face a l’évolution de la société, il y a urgence à garantir un accès aus soins de premier recours et sans dépassements d’honoraires ,alors que , par exemple, près de 17% de la population adulte en Sud Essonne n’a pas de médecin traitant .
Un dispositif médical de garde n’a pas vocation à se substituer à cette pénurie de prise en charge et de suivi au long cours .
Par ailleurs, le remplacement progressif de pans entiers de services et spécialités de l’hôpital public par des établissements privés à but lucratif, creusant ainsi les inégalités d’accès à la santé par la sélection financière , ne fera que renforcer le renoncement aux soins et au final à consulter seulement en Urgence….
Depuis 2002 , le service médical de garde ( soirs, weekends, jours fériés) n’est plus obligatoire en France !
Il repose donc, comme ce sera le cas avec la nouvelle Maison Médicale de garde a Etampes, sur le volontariat , alors qu’il y a moins de 16 Généralistes en 2025 pour tout le territoire de la communauté d’agglomération Etampes Sud-Essonne contre 24 en 2022…
Le projet de loi Garrot, visant à réguler l’installation des médecins , adoptée par les députés en 2025 , n’a toujours pas été adoptée par le Sénat …
Quels médecins vont donc réellement assurer cette permanence de garde ?

Communiqué : Pour la santé, mobilisation avec les retraités le 2 avril

Le communiqué en pdf

Pour la santé, mobilisation avec les retraités le 2 avril

L’hôpital public est malade, l’accès à un médecin ou à un dentiste en ville est de plus en plus compliqué, avec par exemple près de 2 semaines en moyenne pour obtenir un rendez-vous chez un généraliste contre 4 jours en 2019 d’après la Fédération Hospitalière de France, tandis que les dépassements d’honoraires se généralisent.

Alors que le renoncement aux soins progresse, à 40% pour des raisons financières, le gouvernement a missionné 4 experts sur l’articulation entre la Sécurité Sociale et les complémentaires santé, faisant craindre des mesures à venir de désengagement de la Sécurité Sociale au profit des complémentaires, source d’inégalités croissantes.

Devenue une préoccupation majeure de la population, la santé a été au cœur de beaucoup de campagnes municipales. Nombre de listes ont inclus dans leur programme, la mise en place de centres de santé municipaux ou intercommunaux afin de pallier au manque de politique nationale de santé et son abandon au secteur privé.

La santé est aussi au cœur de la mobilisation des organisations de retraités le 2 avril.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle à participer à ces mobilisations annoncées partout en France le 2 avril. Avec les retraités, nous dirons non aux dépassements d’honoraires, non au désengagement de la Sécurité Sociale. La progression des déserts médicaux nécessite le développement d’un vrai service public de soins de premier recours autour de centres de santé et des décisions fortes de formation de personnels soignants. Les hôpitaux doivent avoir les moyens de répondre aux besoins de la population : cela suppose une augmentation des recettes de la Sécurité Sociale.

Communiqué : Faire payer les malades, un déni de solidarité !

Le communiqué en pdf

Faire payer les malades, un déni de solidarité !

Le Premier ministre s’était engagé à ne pas augmenter les franchises médicales pour obtenir des députés un vote pour son projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. Il tient parole, pour l’instant, en faisant payer autrement les malades : c’est une forme de parjure !

C’est par décret que les décisions sont prises : des augmentations de 15 à 33% ! Elles touchent dès le 1er mars le forfait journalier hospitalier et le forfait patient urgence, comme si les malades étaient responsables de venir aux urgences pour une pathologie ne nécessitant pas d’hospitalisation alors que trouver un médecin en urgence est souvent une gageure. Et au 1er avril, ce sera la « participation forfaitaire » facturée en cas de soins lourds et coûteux !

Une toute récente publication de la très officielle DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) s’intéresse aux conséquences des baisses de remboursement et indique que l’effet est proportionnellement plus important pour les ménages les plus modestes. Même si la complémentaire santé solidaire (C2S) exonère de ces charges, « elle ne couvre pas l’ensemble des ménages modestes, en raison du non-recours ou de revenus légèrement supérieurs au seuil d’éligibilité. » Et cette publication continue en indiquant qu’ « une hausse générale des prélèvements finançant l’Assurance maladie obligatoire (TVA, cotisations sociales, CSG) pèserait moins sur les ménages modestes, les personnes âgées et les personnes en mauvaise santé que les déremboursements étudiés.« 

Au moment où le rapport du sénateur communiste Fabien Gay a révélé 211 milliards d’aides aux entreprises sans transparence ni contreparties, où rien n’a été fait pour limiter les exonérations sociales dont bénéficient les entreprises, la population ne peut comprendre cette volonté de faire payer les malades au nom de la réduction des dépenses publiques.

C’est aussi par décret que le gouvernement s’en est pris récemment à l’AME (Aide Médicale d’État) en limitant les justificatifs d’identité aux seuls documents officiels avec photo privant ainsi d’accès aux soins des milliers de personnes pourtant éligibles à l’AME. 

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité condamne ces décisions contraires à l’accès égalitaire aux soins pour toutes et tous. Elle rappelle sa proposition d’aller vers une prise en charge des soins prescrits à 100% par la Sécurité Sociale. Une société qui ne fait pas vivre la solidarité est une société qui s’appauvrit !

Charleville-Mézières : on continue !

Le comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes continue sa campagne pour l’humanisation des urgences de Manchester !
Il donne rendez-vous mardi 17 février dès 13 h devant les urgences de Manchester.
Le 3 février, le comité était présent devant les urgences comme il s’est engagé à le faire un mardi sur deux. Il a reçu de nombreuses visites, dont des syndicalistes et France 3 et c’est pendant cette présence devant l’hôpital que la direction de celui-ci a appelé pour proposer un RV … à la fin du mois de Mars. Depuis, celui-ci a été avancé d’une quinzaine de jours !
La veille une délégation avait rencontré le président du conseil de surveillance de l’hôpital, Boris Ravignon. D’après celui-ci il existe un projet d’agrandissement du service des urgences mais à échéance lointaine (le projet de cancéropôle est passé avant). Par contre, comme cela ne peut pas attendre un projet de salle d’attente est à l’étude. Il semble ignorer tout l’aspect accompagnement nécessaire à l’intérieur du service dans un certain nombre de cas.
Pour vos agendas, notez la date de l’AG du comité le jeudi 26 mars. Le débat public, traditionnel de nos AG, portera sur les urgences.