Une commission d’enquête parlementaire sur les services d’urgences ?

Une commission d’enquête parlementaire sur la situation des services d’urgences est demandé par Arthur Delaporte, (PS), Pierre Dharréville (PCF), Yannick Favennec (LIOT) Damien Maudet (LFI), Sabrina Sebaihi (EELV), Sébastien Peytavie (Génération’s) avec le soutien de nombreuses organisations. Les parlementaires se sont vus opposer un refus à l’automne.

Le courrier de demande d’enquête

La Coordination a confié aux députés impliqués une lettre de soutien à destination de la présidente de l’Assemblée Nationale

Madame la Présidente,

à nouveau, des députés vous sollicitent pour une commission d’enquête sur les services d’urgences. Pour la Coordination Nationale des Comités de défense des Hôpitaux et maternités de proximité, cela s’impose.

Il ne se passe plus une semaine sans que la presse ne relaie des histoires de patients décédés aux urgences, parfois sur un brancard, dans le couloir, faute de capacité de prise en charge adéquate.

De partout sur le territoire, en Dordogne, dans le Lot et Garonne, en Bretagne, dans les Vosges … mais aussi en Île de France, comme à Juvisy, nos comités nous remontent l’inquiétude, la colère de la population, avec des mobilisations fréquentes, encore récemment plus de 2000 personnes ont manifesté à Lannion. La fermeture de nombreux services d’urgence, l’admission dans d’autres soumise à une régulation par le 15, une régulation présentée comme temporaire, mais qui dure et s’étend, ne permettent pas une réponse adéquate aux besoins de la population. Attente au téléphone, incompréhension, renvoi vers le médecin traitant introuvable… tout cela contribue à l’insécurité, alors même que la difficulté majeure des services d’urgence est leur incapacité à trouver un lit disponible pour celles et ceux qui, régulation ou pas, ont besoin d’être hospitalisés. La désintégration des hôpitaux de proximité contribue d’ailleurs à la réduction des possibilités d’hospitalisation, à la surcharge des services d’urgence ailleurs qui voient affluer de plus en plus de patients éloignés.

Avant même la crise COVID, les soignants avaient alerté sur la dégradation des conditions de travail dans les services d’urgence et sur les risques pour les patients. Leur conscience professionnelle, leur dévouement évite de nombreux drames, mais ils ne peuvent faire l’impossible.

Cette commission d’enquête devra faire des propositions : notre coordination en porte ! Répondre aux revendications des soignants pour faire cesser leur fuite, en former en nombre, faire participer l’ensemble des médecins à la permanence des soins, pas seulement dans les territoires en grande difficulté, sauf à compliquer encore la lutte contre les déserts médicaux, rouvrir des lits dans les hôpitaux … Il faudrait redéfinir, territoire par territoire, les offres de soins nécessaires à la couverture des besoins des patients actuels et futurs, dans une démarche associant les représentants des élus, des usagers et des professionnels de santé concernés et dans l’arbitrage des moyens, aujourd’hui dans les seules mains des Agences Régionales de Santé.

La crise des urgences n’est pas inéluctable. Elle est la conséquence de choix politiques. C’est ce qui a amené notre Coordination, avec d’autres associations, à engager un recours au Tribunal Administratif en 2023 pour carence fautive de l’État en matière de service public hospitalier devant le Tribunal Administratif.

Cette commission d’enquête sur les services d’urgence est une exigence populaire à laquelle la représentation nationale ne peut se soustraire. Merci de l’autoriser.

La lettre en pdf

Lannion : le communiqué de soutien de la Coordination

Le communiqué en pdf

MANIFESTATION À LANNION LE 17 FÉVRIER

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité apporte tout son soutien au Comité de Défense de l’Hôpital Public de Lannion-Trestel et à toute la population du Trégor mobilisés pour leur service d’urgence.

En effet, l’accès aux urgences de Lannion, de 19 h à 8 h le lendemain matin, ne sera plus possible qu’après l’accord des médecins régulateurs du centre 15, à compter du 1er mars. Cette régulation, déjà appliquée dans d’autres hôpitaux a montré toute sa nocivité. Dans cette région où la population double pendant l’été, sans attaches locales, elle est particulièrement inquiétante.

Cette mobilisation ne concerne pas uniquement le Trégor, mais elle rejoint une bataille nationale contre les politiques de régulation et de démantèlement de nos services publics de santé qui se poursuivent et s’intensifient à travers la France.

Sarlat : rassemblement mardi 13 février

Une pétition à signer

Un recours au défenseur des droits

Qui veut la mort de notre hôpital  ?

L’hôpital de Sarlat et tout notre territoire gravement menacés !

Habitants, touristes, vous êtes en danger !

Notre hôpital traverse un moment décisif qui peut remettre en cause sa qualité d’hôpital de plein exercice (MCO,  Médecine, Chirurgie, Obstétrique) :
-fermeture des urgences toutes les nuits, voire fermeture totale certains jours,
-fermeture de services et de leurs lits associés, réduisant l’éventail de soins proposés,
-fermetures répétées du plateau technique de la maternité avec une incidence potentielle sur les activités de tout l’hôpital, notamment lorsqu’il n’y a plus d’anesthésistes,
-manque croissant de spécialistes et de consultations sur tout le territoire sarladais, ce qui engendre des problèmes récurrents d’accès aux soins de proximité,
-cruel manque de moyens  à l’hôpital psychiatrique,  mais également en gériatrie, en médecine…

Devant cette situation, des décisions concernant l’avenir, doivent être prises. Mais, dans ce contexte, rien ne peut et ne pourra justifier des fermetures, notamment le manque de soignants, à commencer par celle du plateau technique de la maternité. Rappelons qu’il n’y a aucune maternité à moins d’une heure et demie de notre chef-lieu de canton, Sarlat.  Le fermer reviendrait à abandonner les futures mamans, en multipliant les risques de décès, en violation de toute la législation. Ce serait, de la part de tous les décisionnaires, totalement irresponsable !

Tout doit être mis en œuvre pour relancer et développer notre hôpital et permettre à toute la population, ainsi qu’aux dizaines de milliers d’estivants, d’y accéder. Appuyons-nous sur l’excellence des équipes de soignants qui font tout pour maintenir cet hôpital 24h/24h.

Nous vous appelons à soutenir et partager par votre signature cette structure hospitalière si vitale à notre territoire.
Des décisions seront prises ces jours-ci.

Rassemblons-nous devant l’hôpital
mardi 13 février 2024 à 14 h 30
pour exprimer notre ferme volonté de conserver notre hôpital public et sa maternité !

Montceau les Mines : ce n’est pas le CODEF qui le dit !

Le communiqué

Ce n’est pas le Codef qui le dit….
Voir à cet effet le témoignage accablant d’un patient paru dans Montceau-News.
https://montceau-news.com/sante/772837-galuzot-entre-devouement-total-et-exasperation.html
Un témoignage de cette nature devrait normalement sensibiliser nos élu·es locaux et en premier lieu Madame la Maire de Montceau les Mines par ailleurs Présidente du Conseil de surveillance.
Mais au fait, que surveille-t-elle ?
Pas grand chose à priori, si ce n’est la ligne d’horizon de la prochaine échéance électorale qui devrait coïncider avec, ou pas, l’avancée des travaux du réaménagement de l’hôpital qui s’apparentera à un beau dispensaire. Ni voyez aucune injure…
Un Hôpital MCO (Médecine, Chirurgie, Obstétrique) 3 lettres incontournables pour justifier cette qualification. En l’absence d’une de ces trois dénominations, c’est tout sauf un hôpital !
Merci pour ce témoignage qui confirme malheureusement que nous n’allons pas vers le meilleur.
Pour tuer son chien on dit qu’il a la rage. Pour tuer les urgences on dira il n’y a plus de personnel, plus de matériel.
Jusqu’au jour où les urgences ne pourront plus accueillir les patients qui se présenteront spontanément. De plus en plus c’est la débrouille qui prend le dessus pour préserver un service public qui se meurt.
Les urgences sont régulées et accessibles par le 15. Elles sont même régulées toute la journée de façon perlée. Les soignants, en journée, sont débordés par le travail. Cela entraîne d’indéniables et d’inévitables pertes de chance.
Combien de temps tiendront ces bricolages et bouts de ficelle pour soutenir l’édifice ? A Jean Bouveri, nous ne sommes pas épargnés par la crise de nos services vitaux.
Ils sont où les milliers d’emplois pour l’hôpital public qu’on ne voit jamais venir ?
Nous en aurions bien besoin, faut-il rappeler qu’à 30 minutes de l’hôpital Jean Bouveri 105 000 habitant·es sont en droit d’attendre un service public de la santé digne de ce nom !
7 Février 2024