Communiqué : De la canicule au budget de la Sécurité Sociale : l’urgence de répondre aux besoins

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De la canicule au budget de la Sécurité Sociale : l’urgence de répondre aux besoins

L’hôpital public est débordé par la canicule. Pire, il ne sait en protéger ni personnel ni patients hospitalisés. Comme à chaque crise grave, toujours les mêmes réponses : cellules de crises, déclenchement de plans blancs ou autres, déprogrammation …

La réalité, ce sont des hôpitaux à la limite de l’implosion où tout événement surajouté devient un drame : personnel épuisé car trop peu nombreux, manque de lits d’hospitalisation. Ce sont des hôpitaux où l’on impose des plans de redressement : Aubagne (50 suppressions d’emplois), Marmande … Sans parler de la psychiatrie publique en train de s’effondrer avec des services fermés, des hôpitaux sans psychiatres, comme à Laval, chef-lieu de la Mayenne, ou à Sarlat … La canicule de 2003 avait attiré l’attention sur les personnes âgées mais la loi grand âge n’est toujours qu’une promesse non tenue !

La canicule révèle la nécessité d’investissements pour faire face au changement climatique. Alors que les hôpitaux sont majoritairement en déficit et incapables donc d’investir sur fonds propres, ce que la ministre de la santé a annoncé récemment, c’est un saupoudrage sur 10 ans de financement de projets renforçant l’efficience des établissements, en langage décrypté de projets accompagnant des fermetures de lits et de services !

La population considère largement que ce n’est ni sur la santé ni sur l’autonomie, que des économies doivent être faites. Des pistes existent, entre-autre la baisse voire la suppression des exonérations de cotisations sociales.

Le prochain budget de l’État doit prévoir la formation de professionnels de santé en nombre et le Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2027 donner aux hôpitaux, aux EHPAD les moyens de répondre aux besoins de la population.

Les comités de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité, réunis en assemblée générale, ont décidé de sonner l’alerte dès maintenant et de préparer des mobilisations multiples en octobre à partir des réalités de terrain avec toutes les organisations qui souhaitent y participer localement : des moyens pour les hôpitaux et EHPAD publics ! Mais il faut aussi arrêter de reporter sur les complémentaires le remboursement des soins (vigilance : des mesures pourraient passer par décret pendant l’été). C’est vers le remboursement à 100 % des soins par la Sécurité Sociale qu’il faut aller. La lutte contre les dépassements d’honoraires sera un élément fort de cette campagne, commencée dès maintenant par certains comités, comme à Montluçon et Montargis. Les rapports se multiplient, encore récemment celui du HCAAM (Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie), mais ce sont des décisions dont on a besoin !

Faisons respecter l’accès aux soins pour toutes et tous de qualité et de proximité sans barrière financière !

Communiqué : Soutien total à la journée d’action du 2 octobre

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Soutien total à la journée d’action du 2 octobre

Le Premier ministre ne veut pas entendre la colère qui gronde dans notre pays. Il ne répond pas aux revendications de l’intersyndicale, largement partagées dans la population avec le succès des manifestations et actions du 10 et du 18 septembre.

La détérioration de l’accès aux soins est une des premières préoccupations de la population. La ministre démissionnaire du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles a participé à l’entrevue entre l’intersyndicale et le Premier ministre sans la moindre annonce laissant espérer une quelconque amélioration.

Le doublement des franchises médicales, ce reste à payer obligatoire pour les soins, est toujours d’actualité, malgré son rejet par le conseil d’administration de la CNAM dont l’avis n’est que facultatif.

Les projets de décrets sur l’AME ont été retirés, mais avec la remise au Premier ministre d’un rapport sur le sujet, le durcissement de ce dispositif est toujours en débat. L’enjeu est idéologique et non financier, l’AME représentant moins de 0,5% des dépenses de santé. Un geste gouvernemental en faveur des fractions xénophobes de la population serait une grave faute éthique et de santé publique.

Les hôpitaux publics et les EHPAD s’enfoncent dans la crise avec une dégradation de leur situation financière ne leur permettant pas de répondre aux besoins de la population. Comment ne pas être scandalisé quand les délais d’attente pour un simple rendez-vous de consultation  avec un spécialiste hospitalier sont de plusieurs mois dans des départements où seul l’hôpital public assure ce service ? Comment ne pas s’offusquer devant le développement de l’hospitalisation privée avec le soutien de nos gouvernants ?

Face à la montée des inégalités, à l’étalage des grandes fortunes, le rationnement des dépenses de santé est intolérable. De nouvelles recettes pour la Sécurité sociale sont nécessaires et possibles.

La Coordination Nationale des comités de défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle à participer à la journée de mobilisation du 2 octobre décidée par l’Intersyndicale et à signer et faire signer la pétition « La Sécurité Sociale, c’est vital ! »

Mayenne : deux communiqués d’AUDACE 53

COMMUNIQUÉ SUR LA FERMETURE DE LA MATERNITÉ DU CHNM

Une nouvelle fois, la maternité du CHNM est fermée jusqu’au 30 juillet, faute de médecin anesthésiste. Le médecin qui devait assurer la garde s’est blessé et est donc en arrêt maladie.
Comme pour les Urgences, nous sommes continuellement sur le fil. Quand le service fonctionne, c’est parce qu’il y a JUSTE de quoi le faire tourner. Au moindre problème de personnel, on est dans le rouge.
Comme pour les Urgences et le SMUR, la visite expresse du ministre n’aura apporté AUCUNE solution au problème récurrent du recrutement médical.
C’est pourtant à lui qu’il revient de garantir la sécurité des citoyens.

La Mayenne vit depuis quelques années au rythme d’une visite de ministre 3 ou 4 fois par an sans qu’aucun des problèmes de fond ne soit réglé.
Communication et efficacité ne vont apparemment pas de pair.

Et ce ne sont certainement pas les 5 milliards d’économies envisagés sur le budget de la Sécurité Sociale qui vont permettre d’améliorer une situation qui a déjà dépassé le seuil critique.
Le premier ministre culpabilise et prétend « responsabiliser » les patients. Mais l’Etat est incapable d’assurer sa mission de protection de la population en garantissant l’ouverture de TOUS les services des hopitaux et l’accès aux soins pour tous.
COMMUNIQUÉ APRÈS LES ANNONCES DU PREMIER MINISTRE LE 15 JUILLET 2025

5 milliards économisés sur le dos des assurés sociaux !

Le premier ministre Bayrou vient de présenter le 15 juillet dernier son projet de budget 2026.
Ce projet prévoit une économie de 5 milliards sur le budget de la Sécurité Sociale.

Il convient tout d’abord de noter que la Sécurité Sociale n’a pas de problème de dépenses. Elle a un problème de recettes lié aux multiples exonérations des cotisations sociales patronales dont le montant total a quadruplé en 10 ans (source Cour des Comptes – mai 2025).
Rappelons également que la « fraude sociale », estimée à une quinzaine de milliards d’euros par an est imputable aux 2/3 aux employeurs et aux professionnels de santé.
Les mesures d’économies présentées par le premier ministre ont pourtant ceci  en commun qu’elles touchent de plein fouet et uniquement les assurés sociaux et les malades.

Qu’il s’agisse de réduire le champ des bénéficiaires des affections de longue durée, de doubler le plafond des franchises médicales, de limiter le budget des hôpitaux publics, ce sont bien les malades qui sont mis à contribution et c’est toujours le principe fondateur de la Sécurité Sociale « De chacun selon ses possibilités, à chacun selon ses besoins » qui est attaqué et remis en cause.

Enfin, tout le panel de mesures , gel des prestations sociales, blocage du barème de l’impôt… va impacter au premier chef les plus modestes et les plus fragiles quand la contribution demandée aux grandes entreprises et aux plus hauts revenus n’est jamais abondée.

Près de 60% des français ont déjà renoncé à se soigner dont la moitié pour des raisons de coûts.
Alors que toute politique volontariste de prévention en matière de santé semble abandonnée ou au moins passée à l’arrière plan, il est à craindre que les mesures envisagées, qui culpabilisent toujours plus les patients, n’augmentent encore cette proportion, mettant en danger la santé et la vie dans les cas les plus graves de nombreux français.
C’est pourquoi AUDACE53 s’oppose à ce plan d’économies sur le budget de la Sécurité Sociale et contribuera, à la hauteur de ses moyens, à son rejet.