BERNAY – PLFSS 2024

 

La casse continue, on peut même dire qu’elle s’accélère laissant à penser que ce gouvernement met un point d’honneur à achever le démantèlement d’un service public de santé qui ne répond déjà plus aux besoins de la population.

Comment peut il prétendre comprendre et vouloir améliorer la situation actuelle en poursuivant impunément les fermetures de services et en imposant via un énième 49.3 une économie de 2 milliards d’euros dans la loi de financement de la sécurité sociale.

Il reste peu de maternités à fermer, ce sont donc des services d’urgences, des SMUR, des services de chirurgie, de médecine qui sont actuellement visés.

Notre association affiliée à la Coordination Nationale de Défense des Hôpitaux de Proximité affirme sa résistance à ce rouleau compresseur qui broie l’espoir de l’égalité des chances pour chaque citoyen à se faire soigner sereinement et durablement.

Sachez que même l’accès au service des urgences va être réglementé et que vous ne pourrez plus vous y rendre spontanément et sans en informer le 15.

Sachez que le SMUR n’est plus assuré quotidiennement avec la présence d’un médecin, d’un ou une infirmier(e)et d’un ou une ambulancier(e), seul équipage qui puisse assurer la sécurité du patient.

Sachez que le service de chirurgie traditionnelle est toujours menacé malgré des démentis de directeurs ou de politiques qui ne jouent pas carte sur table avec les usagers au prétexte de ne pas les affoler.

Sachez que les effectifs qui pour faire des économies peuvent être revus encore à la baisse ne peuvent plus permettre des soins de qualité.

 

C’est pourquoi nous devons réagir face à ce massacre.

Manifestons notre mécontentement, voire notre dégout face à cette politique méprisante et insultante pour des concitoyens dépossédés d’un système de santé correspondant à leurs besoins .

Communiqué : Mobilisation le 16 novembre pour la santé et la Sécurité Sociale

Le communiqué en pdf

Mobilisation le 16 novembre pour la santé et la Sécurité Sociale

Urgences régulées, maternités fermées, médecin traitant introuvable, médicaments en rupture de stock, l’accès aux soins est de plus en plus compliqué dans notre pays et il y a déjà eu des morts évitables !
Le gouvernement refuse de prendre des mesures adaptées à la gravité de la situation, préférant augmenter les restes à charge pour les malades, s’attaquer aux arrêts maladie, privilégier le secteur privé qui coûte plus cher pour la Sécurité Sociale, pour la population en fait.
Devant le mécontentement généralisé, relayé par les députés, c’est par le 49.3 qu’il fait adopter le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2024 (PLFSS) imposant à notre système de santé de nouvelles coupes budgétaires à hauteur de 3,5 milliards d’euros minimum.
La Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité rappelle son plan d’urgence pour les professionnels de santé : les garder, en former plus, mieux les répartir.
Les garder ! Admirons leur conscience professionnelle, mais les applaudissements ne suffisent pas. La Coordination appelle ses comités, la population à participer à la mobilisation intersyndicale des soignants le 16 novembre. Leurs revendications sont légitimes et leur satisfaction indispensable pour la santé dans notre pays.
Malgré les 49.3, les comités de la Coordination ont continué à faire signer la pétition pour que le PLFSS 2024 réponde aux besoins de la population. Cela est l’occasion d’échanges traduisant l’indignation face aux manœuvres antidémocratiques du gouvernement et de multiples témoignages des difficultés d’accès aux soins, de la multiplication des dépassements d’honoraires. C’est une inquiétude généralisée face à la crainte d’être malade et de ne pouvoir être soigné dans de bonnes conditions.
Une délégation de Convergences Service Public et de la Coordination remettra les pétitions le 16 novembre, avant de participer au rassemblement parisien à 13 h devant le ministère de la santé.

Mont Saint Martin : le tour de France de la santé y passe avec l’Association Santé Pays Haut

Le lundi 30 octobre, devant l’hôpital de Mont-St-Martin, l’Association Santé Pays-Haut s’est associée à plus de 60 initiatives dans le cadre du Tour de France pour la santé, impulsé de septembre à novembre 2023 par la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités.

Elle a à cette occasion décerné des “Cartons rouges”:

– à la politique générale de santé du gouvernement et à ses déclinaisons par les instances locales, qui impactent particulièrement notre Territoire,

– et, en particulier, au Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2024 (PLFSS).

Le PLFSS 2024, en cours de vote à l’Assemblée Nationale, prévoit une augmentation de budget inférieure de moitié à celle de l’inflation, alors que notre système de santé, déjà en crise, ne répond plus aux besoins de la population.

Une réunion a suivi, autour du pot de l’amitié, pour faire le point de la situation et les projets, avec les nouvelles adhérentes.

Dole : étape du tour de France de la Santé le 7 octobre

143 pétitions ont été signées ce samedi 7 octobre, à Dole, pour un budget de la Sécurité sociale répondant aux besoins de la population.

Le comité de défense des hôpitaux publics de Dole avait organisé une initiative dans le centre-ville qui a eu un bon retentissement.
Des débats riches et 3 nouvelles adhésions au comité ont ponctué cette étape du tour de France de la santé.
Parmi les réactions des signataires, beaucoup se sont réjouis du recul du gouvernement sur sa volonté de doubler les franchises médicales, de nouveaux témoignages sont venus dénoncer les conséquences de la fermeture de la chirurgie d’urgence, et d’autres enfin ont marqué leur intérêt pour un pôle public du médicament.
Françoise et Michel signent la pétition et rejoignent le comité.
Dominique Lonchampt, conseiller régional de Bourgogne Franche Comté signe la pétition.