L’association ADEMAT organise une visioconférence sur le bon usage du contrat local de santé

Invitation Rencontre/Débat :
Le bon usage du Contrat Local de Santé

visioconférence, ouverte à tous,
Vendredi 13 novembre de 20 h 30 à 22h30
Accueil-réglage connexion à partir de 20H

 

Un contrat local de Santé pourquoi ? Pour qui ? Quelle valeur ajoutée pour notre territoire local ?

L’association Ademat-h a contribué depuis 5 ans au maintien de la maternité et de l’hôpital de Remiremont. La pandémie actuelle a démontré combien nous avons eu raison de mener ce combat. Il nous faut aller plus loin.

L’Ademat-h a souhaité faire de la bonne santé de tous, de l’accès aux soins et à la prévention, une priorité majeure de nos vallées de moyenne montagne marquées par une surmortalité plus forte que la moyenne nationale avant 60 ans.

C’est le sens de l’interpellation des élus qui a permis de nombreuses délibérations des communes et un engagement fort du Pôle d’équilibre territorial rural de Remiremont et des vallées il y a quelques jours.

La 2ème vague Covid ne nous permet pas d’organiser normalement notre assemblée générale annuelle. Aussi nous vous proposons une rencontre en visioconférence le vendredi 13 novembre prochain pour dialoguer avec les élus, les techniciens et des bénévoles du Pays « Terres de Lorraine » qui regroupe les communes et communautés de communes du Toulois et du sud Meurthe et Moselle, en proximité de Nancy et du CHU. Le contrat local de santé que ce territoire a construit de manière participative a permis de coordonner les acteurs de la santé et de développer des actions qui ont renforcé la prévention, l’éducation et les soins tout en renforçant les établissements de santé du territoire dont l’hôpital et la maternité de Toul.

Au moment de s’engager ici dans la construction d’un tel contrat, il est important d’en comprendre les enjeux et de s’informer sur les manières de faire et de construire une telle démarche qui modifie les rapports entre personnels de santé, élus, habitants, usagers et administrations.

L’invitation

Montreuil : Lettre du comité de défense du CHI A. Grégoire

Lettre du Comité de défense du CHI A. Grégoire n° 1

En cette période d’état d’urgence casi-permanent et de deuxième confinement, l’information pour nourrir la réflexion personnelle est vitale !

Nous vous proposons de vous soumettre le suivi de la pandémie dans notre hôpital à Montreuil ; nous le ferons autant que possible. En retour, n’hésitez pas de nous poser des questions : beaucoup de choses circulent sur les réseaux sociaux, souvent alarmistes, contradictoires : pas facile de se faire son opinion (sans compter les « médias voix de son maître » !). Nous restons modestes ; nous ferons avec nos moyens très limités. En retour, nous ne perdons pas de vue que ce deuxième confinement a été imposé par un situation généralisée de manque de volonté politique à anticiper et mettre en place les moyens dont ont besoin les hôpitaux publics pour faire face à l’ENSEMBLE DE LEURS MISSION DE SOINS.

Situation sanitaire au 29 octobre 2020

  • 3 à 5 entrées COVID par jour ;
  • Les sorties sont supérieures aux entrées ; en moyenne un décès par jour
  • Entre 50 à 60 hospitalisations de malades COVID
  • Les 12 lits de réanimations sont occupés (sur 12 lits installés)

En ce début de semaine, le CHI est confronté à l’obligation de prendre des mesures exceptionnelles pour accueillir les malades COVID et continuer autant que possible à prendre en charge les autres pathologies…

L’objectif, dans un premier temps, est d’ouvrir 15 lits Réa, avec la difficulté majeure, de trouver des personnels disponibles et compétents ; dans la suite logique de la première vague du printemps, le personnel est épuisé, démotivé et beaucoup manque à l’appel !

Les soignant-e-s en formation vont être appelé-e-s…

  • Une mesure simple peut être mise en place sans tarder : soulager les soignant-e-s mobilisé-e-s en Réa et Soins intensifs d’un certain nombre de tâches administratives ou de logistique en EMBAUCHANT !Beaucoup de jeunes sur notre territoire pourraient trouver ainsi un emploi dans l’immédiat, et pourquoi pas trouver ainsi une voie professionnelle au service de l’intérêt général (une formation en alternance peut être mis en place…) Sans compter les personnes en CDD depuis parfois 10 ans !!

 

Mobilisation des élu-e-s dans nos villes

Sur proposition du Comité de défense, les Conseils municipaux  des villes du territoire du CHI ont été invités à voter un vœu de soutien et de demande de moyens supplémentaires. Cela a été le cas à Montreuil , Bagnolet, Romainville, Les lilas. Nous attendons le vote du CM de Noisy Le Sec, et Rosny  dont la file active est la plus importante…Nous ne doutons pas du vote prochain…

Le Comité de Défense apprécie très positivement de ces votes. Il remercie toutes les élues et élus qui ont pris leur responsabilité, tout comme P. Bessac maire de Montreuil et Président du Conseil de Surveillance qui a pris l’initiative en septembre de mobiliser la population avec une pétition…

 

La situation nous impose à ne pas baisser la garde : continuer à faire signer

Avec un tract de rentrée le CD  a pris en charge la pétition : aux journées des Associations, sur les marchés à Montreuil, Bagnolet, Romainville, Noisy le Sec..Plus de 500 signatures ont été récoltées.

Multiplions les appels à signer, notamment par voie électronique

Créer des emplois à Montreuil, comme à Aulnay et Montfermeil est vital pour notre santé et les conditions de travail des personnels…A SUIVRE

 

Proposition de voeu à soumettre aux conseillers municipaux concernés par le CHI A Grégoire – 09 20

Bulletin Semaines 44-2020

Ressources externes

Données Lettre

 

Édito : 

Pour la 2ème fois et toujours sans réelle concertation, le Gouvernement impose une nouvelle phase de confinement, seule solution semble-t-il pour contrer la progression du virus, progression prévue par les scientifiques mais pour laquelle, une fois de plus, tous les moyens n’ont pas été déployés.

La situation des hôpitaux s’est aggravée comme le déplore le Professeur Grimaldi : « nous avons encore des lits fermés en réanimation, faute d’effectifs, et des postes toujours vacants. L’hôpital est bien moins solide qu’au printemps ». Les transferts sont de plus en plus difficiles car presque toutes les régions sont touchées. Il faudra donc déprogrammer des activités de soins, avec une perte de chance pour certains patients.

Le gouvernement n’a pas voulu entendre les revendications des personnels qui ont pourtant fait face à la première vague de l’épidémie le plus souvent seuls, avec beaucoup de courage et d’esprit d’initiative : avec le Ségur il n’a lâché que quelques miettes alors qu’en Allemagne, suite aux mobilisations, les soignants viennent d’obtenir une augmentation de 8,7% ;

Démotivation, perte du sens de leurs missions, épuisement, obligés à travailler s’ils sont testés positifs mais asymptomatiques, les soignants n’en peuvent plus et les hôpitaux ne parviennent plus à recruter.

Les personnels hospitaliers ne veulent plus être applaudis : ils exigent, et de façon urgente, des moyens pour les hôpitaux permettant des salaires et des conditions de travail corrects : citoyen-ne-s, usagers, plus que jamais nous devons soutenir leurs revendications.

 

Sommaire :

·      L’écho des comités : pages 2 et 3

·      Autres infos locales : page 4

·      Dossiers : pages 5 et 6 :

Santé, réseau européen ; recherche ; communiqué du SNPHARE ; PLFSS 2021 ; Covid 19 ; article de l’UFAL sur la taxation des mutuelles.

·      Culture et santé : page 7

 

 

L’écho des comités :

 

FEURS - 42

 

Communiqué du comité

Devant le déficit toujours à la hausse depuis 2018, date du départ de l’administration provisoire après la mise sous tutelle du CHF et malgré l’apport de l’enveloppe de 15 millions d’euros pour le CHF à cette date, le CHF est en grande souffrance.

Depuis 2018, le Comité propose un Projet Médical pour un développement équilibré des activités des deux sites pour renforcer le CHF et lui permettre de se développer…

Le communiqué

 

MONTLUCON - 03

 

Courrier du comité à la directrice du CH de Montluçon et à l’ARS

Nous avons entendu ce matin mercredi 28 octobre votre interview sur une radio locale de Montluçon. Parmi les différentes informations que vous livrez, vous indiquez qu’un certain nombre d’agents du Centre Hospitalier ont été testés positifs au coronavirus, et que parmi ceux-là, ceux qui sont a-symptomatiques sont priés de continuer à assurer leur service dans l’Hôpital.

C’est avec stupeur et grande inquiétude que nous avons appris cela…

Le courrier du comité et la réponse de la délégation territoriale de l’ARS :

 

 Le courrier

 

Article de presse :


L’article

 

CONCARNEAU - 29

 

Les actions du 15 octobre en direct sur Radio Sterren (MJC de Tregunc) :

 

L’article

CHATEAUDUN – 28

 

Photos à l’appui, le comité interpelle O. Véran sur l’état de vétusté de l’hôpital :

 

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LAVAL - 53

 

Bientôt une action en justice pour la régulation de l’installation des médecins ?

 

L’article

 

MONTARGIS - 28

 

Le 25 octobre dernier, le comité de soutien du centre hospitalier de l’agglomération Montargoise tenait son Assemblée Générale après un an de fonctionnement 

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Compte rendu

 

LURE - 70

 

Le comité s’est adressé aux élus nationaux de Haute Saône 

(rectificatif du précédent bulletin) :

 

Le communiqué

 

 

 

 

Autres infos locales :

 

DINAN - 22

 

Les accouchements sont suspendus à Dinan à partir du 15 novembre, 
faute de gynécologues obstétriciens ; pour accoucher, ce sera St Malo ou Rennes

Veuillez remettre à plus tard la perte de vos eaux, merci bien. Les accouchements sont « suspendus » à compter du 15 novembre à la maternité de Dinan ( Côtes-d’Armor) en raison d’une pénurie de gynécologues-obstétriciens, selon le groupement hospitalier Rance-Emeraude.

 

L’article

 

PONTOISE - 95

 

Question CGT à Mr Macron 

 

Vendredi 23 octobre 2020 Emmanuel MACRON, président de la République Française, a effectué en début d'après-midi une visite "surprise" (non inscrite à l'agenda officiel) à l'hôpital René Dubos de Pontoise, le plus grand hôpital public du département du Val d'Oise (95). Monsieur MACRON n'a pas daigné aller à la rencontre des manifestants assemblés à l'entrée principale de l'hôpital qui était gardée par d'importantes forces de l'ordre. Tous les médias ont titré « Mr Macron est allé à la rencontre des soignants à L’hôpital de Pontoise » Archi-faux, il n’a rencontré aucun soignant, pourtant, les personnels avaient de nombreuses questions à lui poser :

 

Les questions

 

Une délégation a été reçue par un conseiller du Président mais les médias n’en ont pas fait part :

 

Compte rendu de la discussion avec le conseiller du Président de la République

 

Le compte rendu

 

ANGERS - 49

 

Situation de la Réanimation Médicale au CHU d'Angers suite au droit 
d'alerte déposé par SUD

 

L’émission

 

 

 

 

Dossier :

 

Ø  SANTÉ, RÉSEAU EUROPÉEN

 

Conférence de presse de la semaine d’action européenne
« Investir dans la santé maintenant ! »
Mardi 27 octobre 2020, 10:00
Résidence Palace, Rue de la Loi 175, 1048 Bruxelles

Cette semaine, la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP-EPSU) organise une semaine d’action européenne en faveur des travailleurs.ses de la santé. Amnesty International, le Réseau européen contre la privatisation et la commercialisation de la santé et de la protection sociale (Réseau européen) et le Mouvement populaire pour la santé (MPS-PHM) Europe se joignent à cet appel à l’action et demandent aux gouvernements européens de reconnaître la contribution des travailleurs.ses de la santé et des autres travailleurs.ses essentiels pendant la pandémie de Covid19, mais aussi en temps normal, et de les soutenir en leur assurant des ressources suffisantes pour leur travail.

 

Le communiqué

Ø  RECHERCHE :

Suspendons la loi de programmation de la recherche : 
notre société exige beaucoup mieux !

Sans recherche, notre société n’a pas d’avenir. Non seulement la loi de programmation de la recherche (LPR) en cours d’examen au Parlement repose sur un budget insincère, mais elle accélère la précarisation des jeunes chercheurs et aggrave les inégalités territoriales, au risque de créer des déserts scientifiques. Par cette pétition, nous appelons le Sénat et le Conseil constitutionnel à suspendre le processus législatif jusqu’à la production d’un nouveau texte répondant aux attentes de notre société.

 

L’article

 

Ø  Communiqué du SNPHARE

Pénuries à l’hôpital : L’hôpital ne va pas mieux qu’au printemps

 

L’hôpital public n’est plus capable de contenir la deuxième vague COVID. Le Président de la République a donc été contraint de décider un reconfinement de la population, au péril de la survie économique de nombre de nos concitoyens.

Le ministre de la Santé a affirmé il y a quelques jours dans la presse que l’hôpital allait bien mieux qu’au printemps. C’est faux, il va beaucoup plus mal !

 

Le communiqué

 

 

 

Ø  PLFSS 2021 :

 

Communique de presse du Collectif Inter-Hôpitaux du 26 octobre 2020

 

A la veille du vote en première lecture du PLFSS à l’Assemblée Nationale, le CIH demande solennellement aux député.e.s de ne pas voter ce projet de loi en l’état. Alors que le pays affronte une nouvelle vague de COVID19 et que l’hôpital public subit une tension extrême, ce PLFSS ne permet pas de tenir l’engagement pris le 20 mars 2020 par le Président de la République d’un «plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières pour l’hôpital ». Voter ce PLFSS serait trahir l’engagement présidentiel. Le CIH a adressé le courrier suivant à tou.te.s les député-e-s et fera savoir aux électeurs-trices la teneur de leur vote

 

Le communiqué

 

 

Ø  COVID-19 :

 

Les leçons de la 1ère vague de Covid n'ont pas été tirées pour faire face à la 2ème vague.

Des soignants s'indignent des conditions dans lesquelles ils devront affronter la deuxième vague. Un nouveau Ségur de la santé est nécessaire pour remettre en cause la gestion comptable qui nuit depuis quarante ans au secteur de la santé.

 

L’article

 

Ø  Article de l’UFAL (Union des Familles Laïques)

 

NON aux taxes sur la santé NON aux taxes sur les mutuelles

 

 

 

 

Culture et santé :

 

 

On a fait de la santé un enjeu purement marchand de réduction du service public 

et de désengagement de l’Etat

 

Interview de Michel Antony pour « le Monde Moderne » :

 

L’interview

 

 

 

« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »

 

http://coordination-defense-sante.org/

Pavé mis à jour le 2 Mai 2019

Images + infos semaine + pdf

  • Semaine: 44
  • Dates: du 26 au 30 octobre 2020

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Ressources internes

@ Lettres précédentes
 

Appel à la mobilisation des travailleurs-ses de la santé et des soins – Semaine européenne de lutte pour la santé 26 30 Octobre

APPEL À LA MOBILISATION DES TRAVAILLEURS.SES DE LA SANTÉ ET DES SOINS

SEMAINE EUROPEENNE DE LUTTE POUR LA SANTE 26-30 OCTOBRE 2020

Au-delà de la pandémie, luttons pour nos systèmes de santé et des soins !

RDV jeudi 29 octobre à 12h
au rond-point Schuman (Bruxelles)

Rejoignez cette action à l’initiative d’EPSU, rejoins par le Réseau européen, la PASS-APGS, People’s Health Movement, les syndicats belges…

Dans le cadre des mesures COVID, la participation à cette action est limité.
Merci de nous communiquer sur europeanhealthnetwork@gmail.com si vous comptez être présent.

Depuis plusieurs semaines maintenant, les travailleuses et travailleurs des différentes institutions de soins sont mobilisés pour réagir à la dégradation constante de leurs conditions de travail partout en Europe. La reprise de l’activité économique et l’attention renouvelée que l’opinion publique accorde aux soins de santé, suite à la pandémie, posent la question de la nécessité de repenser les soins de santé dans toute l’Europe.

S’il s’agit bien sûr de décisions qui concernent d’abord les autorités nationales compétentes, l’Europe a un rôle important à jouer à la fois pour permettre de réinvestir dans les systèmes de santé, et pour soutenir des soins de qualité avec des conditions de travail de qualité.

Cette action à lieu dans le cadre de sa semaine européenne de mobilisation d’EPSU, au cœur des institutions européennes, à Bruxelles

Montargis : Rapport Moral de l’Assemblée Générale du 25 Octobre 2020

Assemblée générale du Collectif de soutien du CHAM – 15 octobre 2020

Rapport moral

Le 25 mars 2019 se tenait à la Maison des associations de Châlette-sur-Loing l’assemblée générale fondatrice de notre association. En prélude à ce rapport moral, qui traitera principalement du contexte entourant la raison d’être et d’agir de notre association, j’en rappellerai rapidement les traits les plus caractéristiques pour celles et ceux d’entre vous qui, comme moi d’ailleurs, n’étaient pas présents ce soir-là.

Notre association a pour dénomination « Notre hôpital, notre santé, on y tient », Comité de soutien du Centre hospitalier de l’agglomération montargoise (CHAM). Comme le précise l’article 1 de ses statuts, elle a été créée à l’initiative des sections communistes de Montargis et de Chalette, des syndicats CGT, Sud-Solidaires et FSU, de l’association Femmes solidaires, mais aussi de citoyennes et citoyens, dans le but de regrouper celles et ceux qui sont attaché.e.s au CHAM. Elle a pour objet, selon l’article 3 de ses statuts, « de défendre l’accessibilité de toutes et tous à une médecine de proximité et de qualité », ce qui implique « le développement du CHAM et des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et, plus largement de toutes les structures publiques de santé des territoires de l’est du Loiret qui sont soumises, depuis des années, à des politiques d’étranglement budgétaire et qui sont désormais gérées comme des entreprises privées ».

Près de 19 mois plus tard, il suffit que nous nous observions tous masqués dans cette salle pour réaliser qu’en pleine crise sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid-19 cet enjeu de la satisfaction du droit à la santé pour toutes et tous est plus que jamais au cœur de nos vies, ici et ailleurs. Il justifie plus que jamais notre mobilisation et son élargissement pour essayer de contribuer avec d’autres – ensemble de la population, usagers, personnels soignants ou non, syndicats, associations, élus… – à une nécessaire refonte de notre système de santé, particulièrement dans le secteur public des hôpitaux, des EHPAD et des établissements médicaux-sociaux.

Neuf mois après le début de la pandémie, on est toujours en train d’attendre le « jour d’après qui ne sera pas un retour au jour d’avant » que promettait  Emmanuel Macron le 16 mars dernier, à la veille d’un confinement de huit semaines. Quatre jours plus tôt, lors d’une précédente allocution télévisée, le président de la République avait déjà esquissé ce que seraient ce jour, ces jours d’après qu’il nous annonçait donc meilleurs. Je le cite : « Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence, ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. (…) La santé n’a pas de prix. Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies. Quoi qu’il en coûte ».

« Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent »  disait Jacques Chirac, qui passait pour un orfèvre en matière de promesses. Eh bien, il est battu à plate couture par son dernier successeur ! Hier soir, lors des 45 minutes de son entretien télévisé, Emmanuel Macron n’a pas eu la moindre allusion à ses propos de mars, pas la moindre évocation des attentes des soignants, les premiers concernés pourtant par neuf mois de lutte épuisante pour sauver des vies des attaques du virus. Ils sont aujourd’hui abandonnés au bord de la désespérance, devant l’absence de moyens matériels et humains à leur disposition pour faire correctement leur métier : nous garder autant que possible en bonne santé.

Sans vouloir en rajouter au climat anxiogène que certains ne se privent pas de cultiver, c’est peu dire, en effet, que « la situation est préoccupante ». Notre système de santé est aujourd’hui au bord du gouffre. Asphyxié par l’austérité qu’aggravent depuis 30 ans les gouvernements successifs, tous n’ayant eu de cesse de marteler pour la faire passer que « la santé a un coût », qu’ « il faut réduire les dépenses publiques » et « supprimer des fonctionnaires pour alléger les déficits budgétaires et réduire la dette ».

Résultat : la pandémie de Covid-19 met aujourd’hui cruellement au grand jour tous les maux dont souffrent les hôpitaux, les EHPAD et autres établissements médico-sociaux publics : suppression massive de lits, réduction des effectifs, non reconnaissance de leur travail et de leurs compétences, pénurie de médecins organisée méthodiquement, privatisations, gouvernance technocratique et antidémocratique fondée non sur l’expertise médicale mais sur la seule logique financière et comptable, dépendance pour l’approvisionnement en matériels, équipements et médicaments, quasiment tous produits à l’étranger suite aux délocalisations et à la désindustrialisation de notre pays. Le CHAM n’a évidemment pas échappé à tout cela, comme vient d’en témoigner Véronique et comme le montrera aussi Guillaume Grandjean tout à l’heure dans son rapport d’activité, y compris d’ailleurs pour la pénétration de plus en plus poussée des intérêts privés dans le service public hospitalier et même vice versa, par exemple, pour le laboratoire d’analyses biologiques en construction à l’entrée de l’hôpital.

Ces maux conduisent à la dégradation de l’accueil et de la prise en charge des patients que nous sommes, dont l’accès à la santé est déjà malmené par la multiplication des taxes, des déremboursements de médicaments ou l’extension des déserts médicaux. Et ce malgré la gentillesse et la bonne volonté de tous les acteurs de l’hôpital public.

Les personnels soignants, médicaux et non médicaux des hôpitaux, des EHPAD et des soins ambulatoires méritent bien, en effet, les applaudissements et les hommages qui leur ont été rendus au printemps. Ils ont fait face avec responsabilité, compétences et créativité. Sans protection, sans matériel, voire sans médicament, elles et ils ont pris les affaires en main, notamment en multipliant les lits de réanimation par deux, alors même que notre système hospitalier, affaibli, déstructuré, manquant de tout depuis de nombreuses années, n’était pas le mieux préparé à accueillir des milliers de malades de ce virus inconnu jusqu’alors.

Inconnu, mais pas imprévisible, l’épidémie de Covid-19 étant la sixième épidémie à frapper tout ou partie de la planète depuis le Sida du début des années 1980. Au défaut d’anticipation se sont ajoutées l’incompétence, la confusion et l’incohérence, autres traits caractéristiques de la gestion calamiteuse de la crise sanitaire par l’exécutif. Cela peut expliquer qu’une large majorité d’habitants de notre pays (61 %) jugeait, il y a peu, qu’Emmanuel Macron n’a pas été à la hauteur de cette crise. De fait, comment faire confiance quand le mensonge devient le remède pour, par exemple, masquer la pénurie de masques à la fin de l’hiver ? Quand, encore, des décisions prises en secret dans des

« conseils de défense » restreints à quelques ministres et hauts fonctionnaires ne sont pas assumées ? Je pense à celle qui a consisté à refuser d’hospitaliser les personnes âgées vivant en EHPAD : plus de 10 000 des 33 000 morts aujourd’hui recensés en France n’ont ainsi reçu aucun soin adapté et sont morts pour beaucoup dans des conditions inadmissibles, malgré le courage des personnels.

En disant cela, on ne force pas le trait. Dans un rapport d’étape, publié mardi, la Mission d’évaluation de la gestion de la crise, mandatée en juin par Emmanuel Macron, a dénoncé elle-même des « défauts manifestes d’anticipation, de préparation et de gestion » dans les aspects sanitaires. Indisponibilité des masques donc, insuffisances et dysfonctionnements dans le déploiement des tests décidé avec beaucoup de retard, manque de coordination entre les différents acteurs, mise au point laborieuse des protocoles pour la reprise de l’activité dans certains secteurs économiques, déclin de la priorité accordée à la prévention, déresponsabilisation inopportune de la population pendant le confinement accompagnée d’une communication ayant provoqué, je cite, « un sentiment d’infantilisation et de défiance », constituent autant de points faibles dans les décisions prises ces derniers mois, estime cette mission.

Et ce qui se passe depuis l’amorce, cet été, de la recrudescence de l’épidémie, dont la deuxième vague frappe aujourd’hui pleinement notre pays, renforce le sentiment d’une gestion chaotique de cette crise. Malgré l’expérience acquise par les soignants, le service public hospitalier, toujours plus sous tension, est même moins bien armé pour y faire face. Les suppressions de lits se poursuivent dans le cadre de la mise en œuvre de la loi « Ma santé 2022 » ; 8 000 lits d’hospitalisation complète ont ainsi été fermés en 2018 et 2019. L’insuffisance en personnels continue de prévaloir, et même de s’aggraver, compte tenu des démissions qui se multiplient – ainsi, 150 000 infirmières ont décidé de changer de métier ces dernières années, 34 000 postes sont vacants à l’hôpital – mais aussi des indisponibilités pour burn-out engendré par la pression de conditions de travail toujours plus difficilement supportables. Quand la grippe fera ses ravages à la fin de l’année, cela laisse craindre une implosion des hôpitaux dont les services de réanimation sont déjà à saturation. Beaucoup sont déjà repassés en plan blanc avec, dans certains d’entre eux, pour les patients non touchés par la Covid, une nouvelle déprogrammation des opérations et des soins considérés comme non urgents, ce qui entraînera probablement une future surmortalité.

En fait, quoi qu’on en ait dit M. Macron, aucune leçon n’a été tirée de la première vague, en dépit des alertes répétées des professionnels de santé. Toutes catégories, tous métiers confondus, ils sont d’ailleurs ce jeudi une nouvelle fois descendus dans la rue pour exiger ce que le « Ségur de la Santé », conclu en juillet dernier, s’est refusé à prendre en compte : un plan d’urgence décidant un moratoire sur les fermeture de lits, de services et d’établissements, la programmation de 100 000 embauches dans les hôpitaux et 200 000 dans les EHPAD et autres structures médico-sociales, avec les formations nécessaires, ainsi que 300 euros de revalorisation salariale pour tous. Mais les personnels, les médecins et la population qui les soutient majoritairement ne sont pas écoutés.

On leur a juste concédé une petite revalorisation salariale sur deux ans – dont ont d’ailleurs été exclus notamment tous les intervenants de la sphère médico-sociale – soit 183 euros d’ici mars prochain pour les paramédicaux qui ne commenceront à en voir la couleur qu’à la fin du mois. (Ajout oral : Cet après-midi, Jean Castex a finalement précisé que la dernière partie de cette revalorisation, soit 90 euros, sera finalement versée avant la fin de l’année et non plus en mars 2021). Dans le même temps, et c’est bien là une formule macronienne, des sommes fabuleuses sont pourtant consacrées à l’aide aux entreprises, sans aucune contrepartie

positive pour l’emploi d’ailleurs, comme le montrent les plans de licenciements que ne cessent de rendre publics de grands groupes ou de grandes sociétés tels Airbus, Auchan, Bridgestone, Sanofi, Hutchinson. Mais l’hôpital public, lui, reste sur le quai de la relance, avec sa dette, à peine reprise par l’État, à devoir éponger.

Nos gouvernants continuent en fait leur pilotage à vue, par à-coups, avec une stratégie illisible pour le commun des habitants. Fiasco de l’application Stop Covid ; dépistage déficient, voire même inefficace compte tenu du retard dans la transmission des résultats qui complique le traçage des cas contacts ; réduction à 7 jours de la quarantaine d’isolement ; appels répétés à la responsabilisation des Français, accusés de relâchement ; stigmatisation des jeunes, qui ignoreraient les autres générations, alors qu’ils étaient nombreux à se mobiliser pour des opérations de solidarité dans les métropoles pendant le confinement, je peux d’expérience en témoigner ; multiplication d’obligations et de restrictions incohérentes, décidées sans concertation véritable, pour imposer le port du masque dans telle rue, tel quartier ou la fermeture des bars et des restaurants dans telle ou telle ville ; protocoles allégés pour les écoles afin de favoriser le retour au travail des parents ; arrêt de la protection qu’offrait la rémunération de l’activité partielle pour la plupart des salariés vulnérables, obligés de retourner au travail malgré les risques ; refus de la gratuité des masques alors que toutes les études indiquent que ce sont les personnes socialement les plus en situation de précarité, travaillant souvent en première ligne et s’entassant dans les transports en commun, qui sont les plus touchées par le virus et la perte de ressources qu’il entraîne… On pourrait indéfiniment allonger cette liste des mesures inopérantes ou de celles qui n’ont pas été prises par le pouvoir exécutif pour juguler la crise.

Emmanuel Macron, pour qui l’intérêt économique semble prioritaire sur l’intérêt sanitaire, s’est d’ailleurs lui-même chargé de le faire, à sa manière, en annonçant hier soir la mise en place pour quatre à six semaines d’un couvre-feu entre 21 heures et 6 heures pour près du tiers des habitants du pays vivant dans neuf métropoles, dont celle d’Île-de-France. Un nouveau tour de vis à l’efficacité incertaine si l’on se fie aux données récentes de l’agence nationale Santé publique France. Celles-ci indiquent que ce n’est pas dans les lieux de convivialité, tels les bars et restaurants, ni même le soir, que se propage d’abord le virus. (Précision orale : les données qui suivent datent du 6 octobre, quelques jours plus tard il y a des changements dans l’ordre d’importance des principaux foyers de contamination, mais cela ne remet pas en cause le constat pour les bars et les restaurants). Les principaux foyers de contamination se situent en fait dans les entreprises privées ou publiques (25 % des clusters identifiés), les écoles et universités (21 %), le milieu familial élargi et les rassemblements privés (17 %). Mais bon, il faut effectivement tout faire, dès lors que l’essentiel ne l’a pas été auparavant, pour essayer de contrer la diffusion de ce virus dangereux.

Toutefois, outre que cela promet des conséquences économiques et sociales sans doute dramatiques, malgré les aides annoncées, pour les secteurs concernés par ce confinement limité et partiel n’osant pas dire son nom, voilà qui risque par ailleurs de donner du grain à moudre. Je pense là à ceux qui dénoncent, à raison ou non, l’aspect liberticide de ce type de mesures permises par le retour à l’état d’urgence sanitaire annoncé hier au Conseil des ministres. Claire Hédon, la nouvelle défenseure des droits, s’en inquiétait déjà fin septembre à propos d’un projet de loi prolongeant jusqu’à fin mars un certain nombre de restrictions au nom de la lutte contre la Covid-19. Le risque est de « banaliser et de pérenniser le recours à un régime d’exception » soulignait-t-elle, en précisant que ces mesures sanitaires « viennent considérablement limiter l’exercice des droits et libertés tels que la liberté d’aller et venir, la

liberté de réunion, le droit au respect de la vie privée et familiale ». Quoi que chacun puisse en penser, on peut être tous au moins d’accord sur le fait que cela mérite pour le moins une vigilance citoyenne.

Tout cela n’est pas le fait du hasard ou des circonstances, aussi difficiles soient-elles. C’est la résultante d’un choix politique qui s’inscrit dans la continuité de ceux des 30 dernières années, en les aggravant même. Comme en porte encore la marque l’avant-projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2021, présenté fin septembre aux députés. Édouard Vernier, qui suit cette question avec la plus grande attention, nous en dira sans doute plus, mais déjà cet avant-projet confirme que la logique comptable de réduction des dépenses publiques de santé continue d’être la seule boussole guidant nos gouvernants. Malgré une présentation trompeuse due à l’intégration des dépenses liées à l’épidémie, les chiffres ministériels ne parviennent pas à masquer que le gouvernement prévoit une nouvelle économie de 4 milliards d’euros sur les dépenses d’assurance maladie, dont 800 millions sur l’offre de soins.

Et déjà se profilent de lourdes conséquences, sous prétexte du déficit record de la Sécu de 44,4 milliards d’euros, qui n’est pourtant pas étranger au rôle d’amortisseur social qu’elle joue dans la crise sanitaire et la crise économique que celle-ci amplifie actuellement. La Sécurité sociale a ainsi dû prendre en charge 15 milliards de dépenses (achats des masques, de réacteurs et autres matériels manquants, arrêts maladies pour cause de garde d’enfants, etc.) alors qu’elle a connu une chute sans précédent de ses recettes, liée à la destruction de 500 000 postes, au recours massif au chômage partiel, aux exonérations et reports de cotisations sociales accordées aux entreprises. Rien de catastrophique, toutefois, ce déficit devant être réduit de près de moitié en 2022, selon les prévisions gouvernementales. Il est pourtant déjà utilisé pour justifier de nouvelles ponctions sur les revenus des assurés sociaux. La plupart d’entre eux devront ainsi mettre la main à la poche dès le 1er janvier prochain, pour un forfait de 18 à 25 euros, si leur visite aux urgences – il n’y a souvent pas d’autre solution quand on vit dans un désert médical – ne se conclut pas par une hospitalisation.

Comme vous le voyez, dans cette situation inédite, nous avons encore plus de pain sur la planche, à affiner ensemble dans la discussion plus tard, pour défendre et développer notre droit à la santé, à une santé de qualité et de proximité pour toutes et tous.