Catégorie : Hôpital
Montreuil : Lettre du comité de défense du CHI A. Grégoire
Lettre du Comité de défense du CHI A. Grégoire n° 1
En cette période d’état d’urgence casi-permanent et de deuxième confinement, l’information pour nourrir la réflexion personnelle est vitale !
Nous vous proposons de vous soumettre le suivi de la pandémie dans notre hôpital à Montreuil ; nous le ferons autant que possible. En retour, n’hésitez pas de nous poser des questions : beaucoup de choses circulent sur les réseaux sociaux, souvent alarmistes, contradictoires : pas facile de se faire son opinion (sans compter les « médias voix de son maître » !). Nous restons modestes ; nous ferons avec nos moyens très limités. En retour, nous ne perdons pas de vue que ce deuxième confinement a été imposé par un situation généralisée de manque de volonté politique à anticiper et mettre en place les moyens dont ont besoin les hôpitaux publics pour faire face à l’ENSEMBLE DE LEURS MISSION DE SOINS.
Situation sanitaire au 29 octobre 2020
- 3 à 5 entrées COVID par jour ;
- Les sorties sont supérieures aux entrées ; en moyenne un décès par jour
- Entre 50 à 60 hospitalisations de malades COVID
- Les 12 lits de réanimations sont occupés (sur 12 lits installés)
En ce début de semaine, le CHI est confronté à l’obligation de prendre des mesures exceptionnelles pour accueillir les malades COVID et continuer autant que possible à prendre en charge les autres pathologies…
L’objectif, dans un premier temps, est d’ouvrir 15 lits Réa, avec la difficulté majeure, de trouver des personnels disponibles et compétents ; dans la suite logique de la première vague du printemps, le personnel est épuisé, démotivé et beaucoup manque à l’appel !
Les soignant-e-s en formation vont être appelé-e-s…
- Une mesure simple peut être mise en place sans tarder : soulager les soignant-e-s mobilisé-e-s en Réa et Soins intensifs d’un certain nombre de tâches administratives ou de logistique en EMBAUCHANT !Beaucoup de jeunes sur notre territoire pourraient trouver ainsi un emploi dans l’immédiat, et pourquoi pas trouver ainsi une voie professionnelle au service de l’intérêt général (une formation en alternance peut être mis en place…) Sans compter les personnes en CDD depuis parfois 10 ans !!
Mobilisation des élu-e-s dans nos villes
Sur proposition du Comité de défense, les Conseils municipaux des villes du territoire du CHI ont été invités à voter un vœu de soutien et de demande de moyens supplémentaires. Cela a été le cas à Montreuil , Bagnolet, Romainville, Les lilas. Nous attendons le vote du CM de Noisy Le Sec, et Rosny dont la file active est la plus importante…Nous ne doutons pas du vote prochain…
Le Comité de Défense apprécie très positivement de ces votes. Il remercie toutes les élues et élus qui ont pris leur responsabilité, tout comme P. Bessac maire de Montreuil et Président du Conseil de Surveillance qui a pris l’initiative en septembre de mobiliser la population avec une pétition…
La situation nous impose à ne pas baisser la garde : continuer à faire signer
Avec un tract de rentrée le CD a pris en charge la pétition : aux journées des Associations, sur les marchés à Montreuil, Bagnolet, Romainville, Noisy le Sec..Plus de 500 signatures ont été récoltées.
Multiplions les appels à signer, notamment par voie électronique
Créer des emplois à Montreuil, comme à Aulnay et Montfermeil est vital pour notre santé et les conditions de travail des personnels…A SUIVRE
Proposition de voeu à soumettre aux conseillers municipaux concernés par le CHI A Grégoire – 09 20
Bulletin Semaines 44-2020
Montluçon : Courrier du comité et la réponse de l’ARS
Le courrier à la directrice du centre hospitalier avec copie à l’ARS
Madame la Directrice,
Nous avons entendu ce matin mercredi 28 octobre votre interview sur une radio locale de Montluçon. Parmi les différentes informations que vous livrez, vous indiquez qu’un certain nombre d’agents du Centre Hospitalier ont été testés positifs au coronavirus, et que parmi ceux-là, ceux qui sont a-symptomatiques sont priés de continuer à assurer leur service dans l’Hôpital.
C’est avec stupeur et grande inquiétude que nous avons appris cela.
En effet, parmi les différentes recommandations des Pouvoirs Publics envers la population pour tenter d’enrayer la progression du virus (port du masque, lavage fréquent des mains, distanciation physique), le principe de l’isolement des personnes testées positives au coronavirus est un élément très important. Ainsi, dans les entreprises, dans les Fonctions Publiques (l’Education Nationale par exemple), ces principes sont respectés.
Un Hôpital accueille des personnes fragilisées par des pathologies, dont certaines peuvent être considérées à risque. Mettre ces patients dans une situation de danger avéré, puisqu’on nous a expliqué que les gens testés positifs sont à l’évidence des contaminants potentiels, nous paraît très grave.
Il semble qu’une partie de la population, encore aujourd’hui, n’intègre pas suffisamment l’absolue nécessité de respecter les gestes barrières et les autres mesures de protection. Des efforts de communication doivent être encore déployés pour que tout le monde comprenne qu’il faut se protéger et protéger les autres. Que vont penser les sceptiques en apprenant qu’à l’Hôpital de Montluçon les mesures d’isolement des personnes contaminées n’ont pas cours ?
Lors de votre intervention, vous indiquez que cette situation est le résultat de manque de personnels. Effectivement, des années de suppressions de postes conduisent à cette situation dégradée et il faut d’urgence renforcer les équipes. Mais cela ne signifie pas qu’il faille ignorer les principes de base de protection.
Le CDHP exige, dans l’intérêt des usagers que nous défendons, que les agents contaminés ne soient pas obligés de travailler au Centre Hospitalier pendant la période d’isolement (1 ou 2 semaines, selon ce qui est préconisé par les autorités pour qu’il ne soient plus contaminants).
Espérons que le bon sens et surtout l’esprit de responsabilité l’emporteront dans vos prochaines décisions, dans le cas contraire nous nous réservons la possibilité d’intenter une action judiciaire pour mise en danger de la vie d’autrui!
Dans l’attente d’une réponse, recevez, Madame la Directrice, nos salutations distinguées.
La réponse du directeur de l’unité territoriale de l’Allier de l’ARS
Bonjour Madame,
Mme la Directrice du CH de Montluçon s’est exprimée conformément aux recommandations de bonne gestion de son personnel en cette période de gestion d’une situation sanitaire exceptionnelle.
L’avis du Haut Conseil de la santé publique en date du 23 mai 2020, ci-joint, évoque cette nécessité d’arbitrage au regard de la continuité de service, selon bien évidemment un mode d’intervention adapté.
En voici quelques extraits :
» avis relatif à la conduite à tenir pour les professionnels intervenant en établissements de santé et en établissements sociaux et médico-sociaux :
Concernant les professionnels asymptomatiques porteurs du SARS-CoV-2, pour déterminer les consignes que ces derniers doivent observer afin de contenir le risque de contamination s’ils sont maintenus en poste :
• La découverte chez un professionnel asymptomatique d’un prélèvement nasopharyngé positif (RT-PCR), à l’occasion d’un dépistage ou d’une enquête autour d’un cas par exemple, doit conduire à une éviction de 7 jour après la PCR (reprise du travail au 8ème jour) et au respect les mesures barrières renforcées pendant les 7 jours suivants, durées portées respectivement à 9 jours (reprise du travail au 10ème jour) et 14 jours en cas d’immunodépression, selon les recommandations du HCSP en vigueur.
• Toutefois, dans le cas où un personnel non remplaçable serait porteur du SARS-CoV-2 et asymptomatique, la possibilité dégradée d’un maintien en poste avec un renforcement des mesures de précaution et d’hygiène est envisageable afin que la balance bénéfice/risque ne soit pas défavorable
A destination des professionnels non-porteurs du SARS-CoV-2 mais en contact avec des personnes porteuses du SARS-CoV-2, pour déterminer les consignes que ces derniers doivent observer :
Le professionnel contact à risque mais maintenu en poste :
o Doit pratiquer une auto-surveillance de ses symptômes et alerter le service de médecine du travail et de maladies infectieuses en cas d’apparition de symptôme évocateur pour la réalisation d’un prélèvement nasopharyngé à la recherche du SARS-CoV-2. Dans l’attente du résultat, il doit être mis en éviction, sauf situation exceptionnelle ;
o Doit bénéficier d’un prélèvement nasopharyngé systématique entre J5 et J7 du dernier contact (et au maximum à 7 jours de la date du premier contact si celui-ci a persisté plusieurs jours), même s’il est asymptomatique, et d’un prélèvement nasopharyngé à la recherche du SARS-CoV-2 avant cette date s’il devient symptomatique ;
o Doit appliquer strictement les mesures d’hygiène et de distanciation physique, en particulier lors des pauses ou de l’utilisation des vestiaires »
La défense de l’hôpital public est aussi le souci de sa crédibilité dans la continuité des soins exercés pour des patients dont la situation sanitaire le requiert et sa capacité à répondre aux besoins, particulièrement en période exceptionnelle.
En vous remerciant pour votre compréhension et la bonne diffusion de ces messages via votre association dont l’objet est la défense de l’hôpital public.
Cordialement,
Grégory DOLE
Directeur de la Délégation départementale de l’Allier
Appel à la mobilisation des travailleurs-ses de la santé et des soins – Semaine européenne de lutte pour la santé 26 30 Octobre
APPEL À LA MOBILISATION DES TRAVAILLEURS.SES DE LA SANTÉ ET DES SOINS
SEMAINE EUROPEENNE DE LUTTE POUR LA SANTE 26-30 OCTOBRE 2020
Au-delà de la pandémie, luttons pour nos systèmes de santé et des soins !
RDV jeudi 29 octobre à 12h
au rond-point Schuman (Bruxelles)
Rejoignez cette action à l’initiative d’EPSU, rejoins par le Réseau européen, la PASS-APGS, People’s Health Movement, les syndicats belges…
Dans le cadre des mesures COVID, la participation à cette action est limité.
Merci de nous communiquer sur europeanhealthnetwork@gmail.com si vous comptez être présent.
Depuis plusieurs semaines maintenant, les travailleuses et travailleurs des différentes institutions de soins sont mobilisés pour réagir à la dégradation constante de leurs conditions de travail partout en Europe. La reprise de l’activité économique et l’attention renouvelée que l’opinion publique accorde aux soins de santé, suite à la pandémie, posent la question de la nécessité de repenser les soins de santé dans toute l’Europe.
S’il s’agit bien sûr de décisions qui concernent d’abord les autorités nationales compétentes, l’Europe a un rôle important à jouer à la fois pour permettre de réinvestir dans les systèmes de santé, et pour soutenir des soins de qualité avec des conditions de travail de qualité.
Cette action à lieu dans le cadre de sa semaine européenne de mobilisation d’EPSU, au cœur des institutions européennes, à Bruxelles






