Feurs : Appel du comité

Bonjour à tous,

Nous revenons vers vous pour vous informer que le Comité de Défense et de Soutien du CHF, le Collectif des Usagers de Défense du Service Public Hospitalier du Forez : jaimemonehpadpublic@gmail.com, la CPTS (Communauté Professionnelle Territoriale de Santé), mettons en place une chaîne de solidarité et d’aide auprès de tout les professionnels de Santé hospitaliers, libéraux en fonction de leurs besoins.

L’idée est d’utiliser chacun nos propres ressources, connaissances, contacts pour fournir des réponses efficaces et adaptées aux besoins de chacun pour faire face à la crise sanitaire causée par le Coronavirus. Et tout cela de manière gratuite bien-sûr.

LE CHF A BESOIN DE MASQUES CHIRURGICAUX EM146 83 , DE SUR-BLOUSES IN-TISSÉES, DE CHARLOTTES, DE LINGETTES DÉSINFECTANTES, DE GEL HYDROALCOOLIQUE (ATTENTION AUX DILUTIONS).

Les IDE, libérales de Bellegarde, Montrond, St Martin Lestra ont besoin de matériel également : masques, gel

Contact coordinatrice CPTS Valérie Baujeu : valbau@sfr.fr. Me Baujeu centralise les besoins, nous organisons les propositions d’aide et les mettons en acte.

L’entreprise Charles et l’entreprise Nigay sont en lien avec le CHF pour réceptionner du matériel.

D’autres entreprises se mobilisent.

Contact Site de Feurs

Contact : Céline Batarson,  secrétaire de direction CHF –  04 77 27 52 12. Mail : responsable.site@ch-forez.fr

Me Batarson centralise les propositions et organise la réception du matériel.

Contact Site de Montbrison : direction.generale@ch-forez.fr

 

Le CHF a également besoin de renfort notamment en personnel soignant et lance un appel aux volontaires. Les personnes qui souhaitent aider le CHF, peuvent envoyer leur candidature :  Service DRH : drh@ch-forez.fr

Précisez votre fonction, les services dans lesquels vous avez travaillé, vos compétences, site sur lequel vous pouvez travailler (Feurs, Montbrison, les deux). Si vous souhaitez travailler de jour, de nuit, votre disponibilité. Toutes les aides seront utiles.

Une communication du CHF, dans la presse, réclamée par la population, doit paraître prochainement.

Nous restons aussi un point de centralisation des informations, propositions et des actions à mettre en place.

N’HÉSITEZ PAS À COMMUNIQUER SUR NOTRE ADRESSE MAIL, À RELAYER À VOS CONTACTS, L’INFORMATION DOIT CIRCULER.

Nous contactons la presse pour relayer l’information.

Nous nous en sortirons mieux physiquement et psychiquement si nous nous entre aidons. Plus que jamais, ce Coronavirus, invisible à nos yeux nous montre que nous avons besoin les uns des autres.

La solidarité est la priorité aujourd’hui, chacun nous pouvons la vivre avec nos propres moyens et mettre en commun.

Merci à chacun de ce vous faites, de ce vous ferez, nous avons tous notre place dans cette crise.

Pour le Comité de Défense et de Soutien du CHF, le président Dr Olivier Nicolas; les membres du Comité,

TOUS ENGAGÉS POUR NOTRE HÔPITAL PUBLIC PLUS QUE JAMAIS.

Communiqué de presse : qui plante l’hôpital sème la mort.

QUI PLANTE L’HÔPITAL SÈME LA MORT.

L’épidémie de Covid19 survient dans un contexte de grandes difficultés du système de santé français, de nos hôpitaux publics, des difficultés que la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité dénonce depuis des années.

Elle apporte tout son soutien aux personnels soignants : elle ne se contente pas d’applaudir leur travail, mais surtout prend l’engagement de continuer et d’amplifier la défense et la promotion de la protection sociale, d’un service public de santé de premier recours autour des centres de santé, d’un service public hospitalier jouant la carte de la proximité, pour des soins accessibles à toutes et tous partout et cela passe par une amélioration durable des conditions de travail et de rémunération des personnels hospitaliers.

Le manque scandaleux de moyens, de masques, de solutions hydroalcooliques, les hésitations et contradictions du gouvernement sur la politique à suivre, sont les signes les plus voyants de l’impréparation de notre pays.

La liste des difficultés actuelles, comme la limitation des tests de diagnostic malgré les recommandations de l’OMS, est beaucoup plus longue : l’urgence sanitaire nécessite que l’État français se donne les moyens d’y répondre.

Qu’ils meurent infectés par le COVID ou non, des résidents d’EHPAD vont vivre dans la solitude, des malades en attente de soins non urgents vont voir leur santé s’aggraver … Le confinement, actuellement nécessaire en raison de l’absence d’autres moyens adaptés, de l’état de dénuement des hôpitaux publics, doit durer le moins longtemps possible. Il sera d’autant mieux supporté qu’il sera expliqué et non l’objet de mesures autoritaires. Il sera d’autant mieux supporté que toutes et tous auront l’impression que tout est fait pour sortir de la crise, en donnant les moyens des équipements nécessaires, en donnant les moyens de limiter la contagiosité par le développement des tests de diagnostic permettant des mesures de confinement sélectives, en donnant les moyens à la recherche, virologique, pharmacologique, clinique et épidémiologique ! La santé doit passer avant les équilibres financiers.

Le communiqué

COVID-19 : pour pouvoir être soignés prenons soin des personnels

La Fédération SUD Santé Sociaux ne participera pas aux AG, réunions, rassemblements et manifestations auxquels elle devait prendre part suite au passage au stade 3.

Le problème actuel du gouvernement est un problème de lits de réanimation et de respirateurs disponibles sur le territoire.

Un certains nombre de personnes vont être contaminées par le COVID-19 et beaucoup d’entre elles n’auront que des symptômes bénins mais certain-es peuvent décompenser et nécessiter une hospitalisation en réanimation. Sauf qu’en France il n’y a que 5000 lits de réa, 7000 de soins intensifs dans le public, et 512 de réa dans les cliniques privées. Parmi ces lits la plupart sont déjà occupés par des patient-e-s qui en ont besoin …

Le but du passage en stade 3 est d’éviter qu’il y ait trop de patient-es ayant besoin de lits de réanimations en même temps…

Le message des personnels de santé peut sembler alarmiste, mais si les gouvernements successifs n’avaient pas, par leurs politiques d’austérité, supprimés ou privatisés des milliers d’emplois hospitaliers, fermés 65 000 lits d’hospitalisation, favorisant l’ambulatoire, la situation ne serait pas aussi alarmante.

Pensons à nos ancien-ne-s, pensons à toutes les personnes qui ont déjà plusieurs pathologies qui les rendent plus fragiles, pensons à nos soignant-e-s qui pour beaucoup vont sacrifier leur famille et ami-e-s le temps de cette crise. Pensons aux 56 hospitalier-e-s de l’AP-HP et tous les autres déjà contaminé-e-s par le COVID-19…

Le prix de cette pandémie va être plus élevé pour les femmes car les mesures prises, aussi légitimes soient-elles, vont les placer en première ligne et risquent d’augmenter encore plus leur charge mentale. C’est bien souvent sur les épaules des femmes que reposent majoritairement les fonctionnements des hôpitaux, des Ehpad et des services à la personne. Les IDE, les AS, les ASH, les personnels techniques, et pour une moindre part les personnels administratifs ne peuvent pas télétravailler. Beaucoup d’entre elles assument seules la charge du foyer et des enfants. Ce quotidien-là est déjà difficile, il le sera encore plus dans les jours à venir. Le gouvernement doit être plus clair sur la prise en charge des enfants des personnels de la santé, certes les enfants scolarisés sont pris en charge, mais qu’en est-il des plus jeunes, les crèches étant fermées, les directions ne proposant au mieux que de les faire prendre en charge par des étudiant-es dans les hôpitaux. Qu’il mette en place une vraie alternative qui permettra aux personnels de partir rassurés au travail.

La Fédération SUD Santé Sociaux restera mobilisée et vigilante sur les conditions de travail des personnels, notamment par le biais des CHSCT et les CSE. Certes la situation est grave, mais elle ne doit pas entraîner des dérives de la part des directions.
Nous réclamons aussi qu’en cas de contamination par le COVID-19, et quel que soit le mode de contamination, les personnels soient reconnus au minimum en accident de travail.

Depuis quelque temps, nous sommes encensés par le président et son gouvernement, mais le ministre en charge de la santé est le seul à ne pas avoir reçu les organisations syndicales sur cette situation alors que nous sommes en première ligne. Nous demandons instamment qu’il nous reçoive de toute urgence, pour qu’il nous dise quels moyens financiers et humains il compte nous soutenir dans cette lutte contre ce coronavirus.
Nous reprendrons les AG, les manifs dans quelques semaines.
En attendant limitez vos déplacements et contacts…

Paris le 16 mars 2020

Le communiqué

Epidémie de COVID-19: le collectif 37 Notre Santé En danger réagit

Partie d’un marché aux animaux en Chine, l’épidémie de coronavirus Covid19 est devenue une pandémie qui touche tous les continents. L’évolution dramatique, en quelques jours seulement, dans un pays comme l’Italie, au cœur de l’Europe, laisse présager de ce qui peut arriver à très court terme en France.

Le communiqué