Feurs : Des nouvelles du CHF

 

Nous avons communiqué dernièrement avec vous, sur le document « le CHF est riche » qui faisait réponse aux propos de Mr Philippe Giouse, directeur du CHF, sur la situation financière et des activités du CHF. Notre Comité souhaitant montrer une autre vision de la situation du CHF, de manière plus positive et en expliquant les raisons des chiffres annoncés dans l’article.

Nous avons commencé à distribuer ce document aux professionnels de Santé hospitaliers du CHF, libéraux : cabinets de médecins, infirmiers, kinés, commencé également dans les mairies et aux usagers sur les marchés en expliquant notre positionnement et en échangeant avec les personnes rencontrées.

La majorité des professionnels et des usagers rencontrés nous relaient, nous encouragent et nous remercient même pour notre mobilisation. Conscients de l’importance de garder notre hôpital sur le site de Feurs, au cœur de la plaine du Forez et des services rendus à la population avec les services et consultations telles qu’elles sont présentes sur le site.

Nous devons interrompre notre démarche face à la situation sanitaire exceptionnelle que traverse notre pays et les mesures très strictes qui doivent être mises en œuvre sans doute pour du long terme.

C’est pourquoi, nous tenions d’une part à vous informer de notre démarche mais aussi profiter de cette situation sanitaire inédite, qui touche l’ensemble des continents, pour redire l’importance dans un pays, d’un système de Santé Publique structuré, organisé, formé, doté de moyens humains et matériels.

L’importance de reconnaître à leur juste valeur le travail, l’implication des personnels de santé, leur engagement pour soigner leurs concitoyens, dans le cadre de mission de service public.

 

UN SERVICE PUBLIC QU’IL FAUT PRÉSERVER COMME L’A DÉCLARÉ EMMANUEL MACRON, notre président  jeudi 12 Mars :

« La Santé gratuite, sans conditions de revenus ou de profession, notre Etat Providence, ne sont pas des coûts mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. »

C’est l’occasion plus que jamais de redire à quel point, la Santé n’a pas de prix, l’importance d’un système de Santé publique, l’importance de donner les mêmes CHANCES À CHACUN, D’ÊTRE SOIGNÉ EN FONCTION DE SES BESOINS ET NON EN FONCTION DE SES MOYENS.

Nous continuons à défendre notre hôpital et une offre de soins de qualité. Donnons à notre hôpital les moyens dont il a besoin, en prenant les justes décisions et non celles qui le fragilisent. Les dépenses publiques doivent être réfléchies, notre CHF a souffert des mauvais choix qu’ils l’ont fragilisés.

NOUS SOUTENONS TOUS LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ DANS CES MOMENTS DIFFICILES ET QUI RISQUENT DE LE DEVENIR DE PLUS EN PLUS.

Vous souhaitant bonne lecture et bonne appréhension de cette période particulière à venir pour vous et vos proches.

Nous restons très motivés à défendre l’Hôpital public et nous reprendrons nos actions dès que la situation sanitaire nous le permettra.

 

Pour le Comité de Défense et de Soutien du CHF, son président Dr Olivier Nicolas ; les membres du Comité.

Sarlat : Communiqué de presse du 17 Mars 2020

Communiqué de presse

le 17 mars 2020

Le comité de défense de l’hôpital public et de sa maternité de Sarlat prend acte des décisions gouvernementales.

Une fois encore nous rendons hommage au dévouement et au professionnalisme des soignants, face à cette crise.

Nous rappelons qu’il nous faut impérativement

*des moyens en urgence pour l’hôpital pour maintenant et demain »

* la réouverture de lits et de services, pour que l’offre de soins revienne sur notre territoire, à Sarlat, il nous faut retrouver nos services hospitaliers de 2013, donc un véritable hôpital avec sa réa, sa chirurgie orthopédique et viscérale…

*des embauches à l’hôpital aujourd’hui et demain

* des embauches dans les EHPAD aujourd’hui et demain

*conserver la Sécurité sociale qui nous protège alors protégeons-la !

 

SEUL L’HÔPITAL PUBLIC, SEULE LA SECURITE SOCIALE, NOS BIEN COMMUNUNS,

CORRECTEMENTDOTES EN MOYENS FINANCIERS ET EN PERSONNELS, PEUVENT FAIRE

FACE A CETTE CRISE ET A CELLES A VENIR.

 

*nous suspendons donc nos permanences du jeudi de 13h à 17h, devant l’hôpital.

Communiqué de la Coordination Nationale du 17 Mars 2020 – Coronavirus : Des effets imprévus ?

CORONAVIRUS : DES EFFETS IMPREVUS ?

 C’est vrai, Monsieur le président, comme vous l’avez dit lors de votre visite à la Salpêtrière s’agissant de l’hôpital public, « on est passé par beaucoup plus d’un an de déni » sous la pression de ceux qui réclament toujours moins de charges, moins de dépenses publiques, moins de services publics, moins d’Etat et qui, en période de crise ou de difficultés, s’empressent de solliciter des aides financières.

Les personnels hospitaliers, leurs représentants, les élus, les usagers qui ont été exclus des organes de décision par les lois Bachelot, Touraine et Ma santé 2022, qui ont, pendant des années, multiplié les suppliques et les protestations sans résultat, qui ont assisté impuissants à la progression des déserts médicaux et au démantèlement des hôpitaux publics le savent bien et en subissent les conséquences tous les jours.

Alors oui, Monsieur le Président, prenez la main, corrigez ce qui peut encore l’être, assurez une juste répartition des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire national et redonnez à l’hôpital public les moyens d’exercer ses missions et de répondre aux besoins de la population.

https://www.youtube.com/watch?v=-rMhq7S0G6g

Le communiqué

Fédération Sud Santé Sociaux : Communiqué Covid-19

Macron découvre l’Etat providence

 

La crise liée au COVID-19 a au moins le mérite de faire découvrir au Président de la République que l’Etat doit mettre les moyens s’il veut remédier à la situation.

Dans son discours du 12 mars, il a loué les mérites des personnels de santé. Il semble découvrir ce que nous lui répétons depuis des années, et ce avant même les mouvements de grèves dans les hôpitaux qui durent depuis plus d’un an.

Les logiques capitalistes de destruction de la santé publique ont conduit à de nombreuses fermetures de lits. Ce sont ces lits qui font défaut aujourd’hui face à la pandémie.

Ces même logiques ont conduit à la suppression de personnel: ce sont eux et elles qui manquent au-jourd’hui face à la pandémie.

La destruction du système de santé publique italien conduit les équipes soignantes à devoir faire des choix entre les personnes qui seront sauvées et celles qui ne le seront pas. Ces situations insoutenables pour les hospitaliers et hospitalières que nous sommes risquent de se produire en France et ont pour responsables les gouvernements successifs qui se sont attaqués à l’Hôpital Public.

Au-delà de la situation sanitaire, il faut aussi regarder la situation sociale de notre pays.

Emmanuel Macron annonce que la trêve hivernale est prolongée de 2 mois supplémentaires. Mais la dé-gradation structurelle des lieux d’hébergement d’Urgences et l’accroissement du nombre de personnes accueillies font craindre une explosion des contaminations de personnes en situation de grande détresse sociale. Et quid des établissements du médico-social?

Reconnaître le travail des personnels des secteurs sanitaires, médico-sociaux, c’est augmenter leur sa-laire et leur permettre de travailler dans de bonnes conditions.

La Fédération SUD Santé Sociaux dénonce la vision d’austérité budgétaire de nos responsables qui a con-duit notre modèle sanitaire et social dans une urgence quotidienne.

La Fédération SUD santé sociaux réclame des moyens pour tous les établissements des secteurs sanitaire, médico-social et social.

La Fédération SUD Santé Sociaux revendique l’inconditionnalité et la permanence des accueils. Si la lutte contre le COVID-19 est une priorité, personne ne doit rester sur la touche!

En première ligne avec nos collègues dans les services de soins, nous sommes déterminé-e-s à faire face à la pandémie et à reconstruire un système de santé au service de la population et non des intérêts bour-siers.

Paris le 13 mars 2020

Le communiqué 

Sisteron : 37ème Rassemblement le 9 Mars 2020

BONJOUR,

LUNDI SOIR, UN PEU PLUS DE 80 PERSONNES SE SONT RÉUNIES POUR CETTE 37ÈME MOBILISATION CONSÉCUTIVE DEVANT LES URGENCES DE SISTERON. LE THÈME DE LA MOBILISATION ÉTAIT « LES DÉSERTS » DANS LESQUELS ILS TENTENT DE NOUS FAIRE VIVRE : DÉSERT MÉDICAL, DÉSERT DE SERVICES PUBLICS ET DÉSERT DÉMOCRATIQUE.

CONCERNANT LES URGENCES ET LES DÉSERTS MÉDICAUX : À QUAND DE VÉRITABLES SOLUTIONS ?

LA DÉSERTIFICATION MÉDICALE EST ÉTROITEMENT LIÉE AUX POLITIQUES NÉOLIBÉRALES MENÉES EN FRANCE DEPUIS 40 ANS. LA PLUPART DES HOMMES ET FEMMES POLITIQUES EN DÉNONCENT RÉGULIÈREMENT LES EFFETS MAIS SANS REMETTRE EN CAUSE LE SYSTÈME, SES CAUSES ET SANS PROPOSER D’AUTRES CHOIX.

PARFOIS, IL Y A DES COUPS DE COM, DES FAUSSES SOLUTIONS COMME AVEC LES MAISONS DE SANTÉ OÙ SUR FONDS PUBLICS SONT AMÉNAGÉS DES LOCAUX POUR DES MÉDECINS LIBÉRAUX SANS ENGAGEMENT POUR CHACUN D’Y DEMEURER UN MINIMUM DE TEMPS NI D’ACCEPTER DE COLLABORER AVEC D’AUTRES PERSONNELS MÉDICAUX.

IL Y A UN CHIFFRE TRÈS IMPORTANT ET TRÈS RAREMENT MIS EN AVANT :

AUJOURD’HUI, SEULEMENT 9% DES JEUNES MÉDECINS S’INSTALLENT EN LIBÉRAL ! ET NOMBREUSES ET NOMBREUX SONT CELLES ET CEUX QUI VEULENT ÊTRE SALARIÉS POUR NE PAS AVOIR À VIVRE L’ENFER PROFESSIONNEL À 70H PAR SEMAINE QU’ONT VÉCU LEURS AINÉS. LA MÉDECINE LIBÉRALE N’EST PLUS UN MODÈLE D’AVENIR ! IL FAUT ARRÊTER DE NOUS VENDRE DU RÊVE CAR LE RÉVEIL EST EXTRÊMEMENT DIFFICILE !

AUJOURD’HUI CE SONT LES CENTRES PUBLICS DE SANTÉ ADOSSÉS AUX HÔPITAUX DE PROXIMITÉ QU’IL FAUT DÉFENDRE ET CE SONT DES PERSONNELS SALARIÉS, MÉDECINS, INFIRMIERS, SAGES-FEMMES… QUI DOIVENT POUVOIR S’Y INSTALLER.

ENSUITE, CONTRAIREMENT À CE QUI SE FAIT DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES, IL FAUT IMPÉRATIVEMENT REDONNER TOUTE LEUR PLACE AUX HÔPITAUX DE PROXIMITÉ POUR QU’AUCUN CITOYEN NE SOIT À PLUS DE 30 MINUTES D’UN SERVICE D’URGENCE. BIEN ÉVIDEMMENT CES ÉTABLISSEMENTS DOIVENT POUVOIR BÉNÉFICIER DES MOYENS MATÉRIELS ET EN PERSONNELS SUFFISANTS.

ETRE À PLUS DE 30MN D’UN SERVICE D’URGENCE SIGNIFIE QU’IL Y A UNE PERTE DE CHANCES ENGENDRANT DE LA SURMORTALITÉ.

DANS LE MÊME TEMPS IL FAUT IMPÉRATIVEMENT FAIRE SAUTER LE NUMERUS CLAUSUS. NOUS AVONS BESOIN A MINIMA DE 12 000 NOUVEAUX MÉDECINS PAR AN.

MAIS AJOUTER SEULEMENT DES MÉDECINS EN PLUS NE SUFFIRA PAS.

ET LA SOLUTION NE VIENDRA NI D’UNE DÉPUTÉE DE MANIÈRE ISOLÉE NI D’UN DIRECTEUR  D’HÔPITAL TOUT SEUL DANS SONT ÉTABLISSEMENT.

 

NOUS AVONS BESOIN :

– D’UNE VÉRITABLE VOLONTÉ POLITIQUE DU GOUVERNEMENT ET DE SON RELAIS SUR LE TERRAIN, L’ARS PACA

– D’UNE POLITIQUE COORDONNÉE AU NIVEAU RÉGIONAL ET AU NIVEAU NATIONAL

– D’UNE MISE EN PLACE DE PROPOSITIONS STRATÉGIQUES COMBINANT DES SOLUTIONS D’URGENCE AVEC DES SOLUTIONS DE PERSPECTIVES.

C’EST POUR CELA QUE LUNDI SOIR NOUS AVONS DÉNONCÉ LES NOMBREUX DÉSERTS QU’ILS TENTENT DE NOUS IMPOSER À MARCHE FORCÉE.

TOUS CES DÉSERTS SONT INACCEPTABLES ET NÉCESSITENT UNE MOBILISATION À LA HAUTEUR DES ENJEUX.

C’EST POUR CELA UNE NOUS SOMMES DÉTERMINÉS ET QU’ON NE LÂCHERA RIEN !

 

LUNDI PROCHAIN, LE 16 MARS, LE THÈME DE LA 38ÈME MOBILISATION SERA :

« LA ROUE DE LA CHANCE DE LA SANTÉ »