A Montluçon, on fait signer la pétition contre les restes à charge en santé

Le samedi 5 octobre le comité a collecté 146 signatures en 2H30 sur le marché.
Nous avons échangé avec la population qui en grande majorité est d’accord avec nos demandes et propositions ,mais un sentiment de dégout par rapport au gouvernement qui n’a pas pris en compte le vote des français.
Les dépassements d’honoraires sont monnaie courante et source d’abandon de soins
L absence de médecins traitant , de spécialistes dans notre région génère des déplacements hors département quand une solution est trouvée!!
L’hôpital de Montluçon est toujours en déficit et rien ne se fait ressentir du moins de l’extérieur pour une amélioration en 2025.

L’initiative a été relayée dans la presse locale

Decize : un arrêté de la maire et une lettre du comité à la ministre

L’arrêté de la Maire

La lettre à la Ministre

Madame le Ministre de la santé,

Devant les défaillances des services à la Santé dans le secteur Public, nous avons quelques demandes à vous faire.

– 31 jours de fermeture des Urgences sur Decize du 1er janvier 2024 à ce jour, et cela sans compter les désorganisations de ce service en procédure dégradée du 1er Août au 5 Août 2024.

– même si le droit à la santé n’est pas opposable en justice, vous avez la responsabilité des services à la Santé en France pour toutes personnes résidant dans le pays, impliquant des Urgences 24h/24, 365j/365 avec le personnel nécessaire pour ces établissements, ce qui créé une mise en danger de la vie des citoyens, très loin de l’article obligeant un établissement hospitalier public à moins de 30 minutes pour ceux-ci, c’est pour cela que vous devez mettre les moyens nécessaires.

– les établissements de santé publics ne peuvent investir du fait de leur endettement (programmé par vos prédécesseurs, qui favorise le passage du public au privé), il est grand temps d’épurer ces dettes, ce qui permettrait le retour à la normale pour ceux-ci.

– il faut que votre Ministère investisse dans la formation universitaire afin d’augmenter le nombre de Médecins sur le territoire, dans toutes les spécialités, même si la Médecine Généraliste est une spécialité.

– il faut impérativement pour la Nièvre rétablir le 15 à Nevers (58), car les régulateurs répondant au 15 à Dijon (21), ne connaissent pas la géographie exacte de notre département, par exemple confondent Marzy et Varzy, 2 communes distantes de 55km dans la Nièvre, ce qui provoque une mise en danger de la vie d’autrui.

– il faut allouer des crédits aux hôpitaux de manière à ce qu’ils puissent contractualiser les étudiants dont l’État finance leurs études pour l’avenir des hôpitaux publics.

– nous demandons aussi à ce que les comptes rendus des réunions de la commission des usagers soient envoyés aux suppléants, afin de connaître les problèmes de l’hôpital de Decize, mais aussi pour savoir si le rôle de suppléant est bien exercé, tout cela pour un respect de la démocratie, nous avons fait la demande à l’hôpital de Decize qui ne nous a jamais répondu, la non reconnaissance d’une association loi 1901 est une aberration, pour ne pas dire une faute professionnelle.

– il est grand temps de rétablir les Conseils d’Administrations avec pouvoirs de décision dans chaque établissement, de même que la gestion de la Sécurité Sociale par les partenaires sociaux, dans le but de ramener la démocratie dans la santé, ce qui n’est plus le cas actuellement, seulement VOUS avez les reines de ces gestions, ce qui n’est pas démocratique du tout, arrêtons les exonérations à outrance qui font que le déficit de NOTRE Sécurité Sociale.

Madame le Ministre, vous comprendrez que, devant toutes ces demandes, qui sont le reflet de la mauvaise gestion de la santé sur les territoires, nous attendions une réponse de votre part.

Dans l’attente de vous lire, recevez, Madame le Ministre, nos salutations.

Decize le 9 Octobre 2024 pour l’association

le Président

Livet Paul

Concarneau : soutien à la manifestation à Carhaix le 12 octobre

CP soutien Carhaix 12 10 24

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

SOUTIEN A CARHAIX

Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau apporte tout son soutien au rassemblement organisé devant l’hôpital de Carhaix le samedi 12 octobre à 11H.30 pour exiger la réouverture des Urgences.

Face à la mobilisation importante des habitants de Carhaix et des nombreux soutiens sur la région Bretagne, la réponse s’est faite sous forme de convocations à paraître sous le régime de la garde à vue : inadmissible !

La répression ne peut être la solution à un accès aux soins défaillant.

Le projet de budget de la Sécurité Sociale (PLFSS) sera débattu prochainement à l’Assemblée Nationale dans un contexte de réduction drastique des budgets publics.

Ce manque de moyens va accroître encore les difficultés que connaissent hôpitaux et maternité depuis des années : nous devons exiger un budget de la santé à hauteur des besoins pour que cessent, à Carhaix comme en Bretagne et sur toute la France les fermetures de services, les regroupements obligeant les patients à se déplacer de plus en plus loin, les conditions de travail dégradées pour les personnels, les prises en charge difficiles pour les patients.

Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau appelle la population à rejoindre le rassemblement samedi 12 octobre à 11H.30 devant l’hôpital de Carhaix.

Luçon : le rassemblement du 28 septembre

Rassemblement hebdomadaire vendredi dernier devant les urgences de l’hôpital de Luçon avec la présence de Pierre Henriet député Horizon réélu grâce au Front républicain, de Dominique Bonin, maire de Luçon, Arnaud Charpentier, conseiller départemental et d’une trentaine de citoyennes et citoyens.
Dans son allocution d’Évelyne Deluze, Présidente de l’ADSP a rappelé les exigences d’un hôpital de proximité de plein exercice défendues depuis 160 semaines, l’effondrement de l’hôpital public en Vendée . Le député a reconnu que les mesures gouvernementales depuis 2017 n’ont pas réussi à maintenir l’hôpital public à flot ( y compris la suppression du numerus clausus et les mesures du Ségur de la santé) ni augmenté son attractivité pour le personnel contrairement à ce qu’il affirmait les années précédentes et qu’il a soutenu par ses votes à l’Assemblée.
Bien qu’il admette qu’un effort financier considérable soit nécessaire tant pour le financement de la Sécurité Sociale que pour la formation des médecins, dentistes, pharmaciens et personnels soignants, il doute très fort que ce soit le cas lors du vote de la loi de finances et de la loi de finances de la Sécurité Sociale 2025 au Parlement.
Nous verrons bien quels seront ses votes!
PJ : l’assemblée et le député Pierre Henriet signant la pétition contre les restes à charge que lui présente Antoinette de l’ADSP .

 

Communiqué : La Coordination Nationale des Comités de défense a pris acte de la nomination du nouveau gouvernement.

Le communiqué en pdf

La Coordination Nationale des Comités de défense a pris acte de la nomination du nouveau gouvernement.

L’accès aux soins est une des deux préoccupations majeures de la population de notre pays. Face à la désagrégation du système de santé des mesures urgentes s’imposent autour de quatre principes : services publics, saut quantitatif et qualitatif dans la formation des soignants, réelle démocratie en santé, financement suffisant

– Services publics : l’hôpital public doit être privilégié et sa proximité renforcée. Il n’est pas acceptable que des sociétés au seul but de profit s’enrichissent sur la santé, les médicaments, la perte d’autonomie. Un service public de soins de premier recours autour de centres de santé non lucratifs doit être impulsé nationalement.

– Formation des soignants : elle nécessite un bond quantitatif et qualitatif. Les formations doivent être démocratisées en salariant les étudiants en échange d’un engagement de service public. L’appel des doyens des facultés de médecine doit être entendu dès le budget 2025 de la nation. Sans moyens nouveaux, former plus de médecins est difficile et c’est pourtant indispensable pour que la situation ne soit pas pire d’ici 10 ans !

– Démocratie : les élus, les représentants des personnels et des usagers doivent avoir des droits décisionnels dans toutes les instances et les ARS ne jouer qu’un rôle d’appui technique, dans le cadre du respect de l’égalité territoriale et des règles décidées par la représentation nationale. Les salariés de la santé et du médico-social, avec leurs organisations syndicales, doivent avoir des nouveaux droits dans l’organisation du travail pour que leur éthique soit respectée en remettant le malade au cœur du dispositif et non la rentabilité.

– Financement suffisant. La FHF demande 6% d’augmentation de l’ONDAM simplement pour stopper l’aggravation des déficits des hôpitaux. Il n’est pas anormal que dans une société qui vieillit les dépenses de santé augmentent, nécessitant des ressources financières nouvelles. Simplement, la justice fiscale et sociale doit être une réalité et pas seulement un slogan. Nous faisons notre le principe de la Sécurité Sociale : « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ». La Coordination refuse toute augmentation des restes à charge en santé (franchises, arrêt de travail, remise en cause des ALD …)  et continue à faire signer la pétition initiée avec Convergence des Services Publics :  https://www.leslignesbougent.org/petitions/en-finir-avec-les-restes-a-charge-pour-les-malades-17430/. Toute remise en cause de l’AME serait inacceptable. Elle doit même être améliorée.

Enfin, la Coordination souhaite attirer l’attention de la ministre sur l’urgence de régler la situation des praticiens à diplôme hors union européenne (PADHUE), laissée en suspens du fait de la vacance gouvernementale.