Communiqué : La santé des immigrés ne peut être l’objet d’un marchandage

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La santé des immigrés ne peut être l’objet d’un marchandage

Pour faire passer par 49.3 sans être censuré un budget de la Sécurité Sociale catastrophique pour l’accès aux soins et les personnes en perte d’autonomie, le Premier ministre est prêt à une odieuse concession : « réduire le panier de soins » auquel ont droit les étrangers dans notre pays, réduire l’Aide Médicale d’Etat (AME).

Ce serait une faute éthique grave, l’oubli des valeurs de fraternité de notre République. Une précédente tentative en 2022 de remise en cause avait d’ailleurs soulevé un tollé chez des médecins de tout bord politique en s’appuyant sur le code de déontologie médicale et le serment d’Hippocrate.

Ce serait une erreur sanitaire majeure en facilitant la transmission de maladies infectieuses, en retardant des prises en charge au stade de complications évitables.

C’est enfin économiquement absurde, les dépenses liées à l’AME, au demeurant inscrites au budget de l’État, représentent moins de 0,5% des dépenses de l’assurance maladie.

En donnant des gages au Rassemblement National sur une mesure avant tout symbolique d’une volonté de division, là où il faudrait au contraire rassembler notre pays pour améliorer l’accès aux soins de toutes et de tous sans aucune discrimination, Michel Barnier commettrait une faute politique gravissime.

L’AME ne souffre pas d’abus quand, d’après une étude de l’IRDES de 2019, seul un sans papier sur deux éligibles en bénéficie ! Pour la Coordination des comités de défense des Hôpitaux et Maternités de proximité, Il faudrait au contraire en faciliter l’accès.

Charleville-Mézières : une réunion publique réussie

La salle était pleine, à l’appel d’organisations syndicales, politiques, mutualistes, de la LDH et du comité de défense des hôpitaux pour écouter Victor Duchesne, Docteur en économie, parler de la Sécurité Sociale, les artifices de la dette que les gouvernements successifs veulent lui faire porter, mais aussi le but caché des mesures pour dénaturer le sens de la Sécurité Sociale.

Saint-Affrique en action pour la réouverture complète des urgences

6 novembre

Le 6 novembre une cinquantaine d’habitants du secteur de soins ont envahi les bureaux de la Direction et symboliquement fermés les bureaux des Directeurs dont le travail n’est que d’organiser la fermeture des urgences.

Le reportage de Radio-St Affrique

Le reportage de France 3

12 novembre

Le 12 novembre une délégation du Manifeste a été interpeler les (quelques) participants à la dite Assemblée Générale du Groupement de Coopération Sanitaire (le GCS-fusion) des hôpitaux de Millau et St Affrique.

La caricature anti-démocratique de cette instance s’est manifestée clairement puisque la douzaine de participant.e.s sur 23 n’aura même pas fait semblant de voter les décisions du seul Directeur.

Il est confirmé que les hôpitaux de Millau et St Affrique paient pour les promesses du ministère, de la Région ou du Département au détriment des soins.

Quand le GCS-fusion dit qu’il paie, les hôpitaux de Millau et St Affrique paient. Quand le GCS-fusion dit qu’il rembourse les hôpitaux de St Affrique et Millau ce ceux eux qui paient…

GCS AG 121124