A Luçon, la mobilisation continue.

200 personnes ce vendredi au rassemblement devant l’hôpital de Luçon pour exiger le maintien du SMUR et des urgences 24heures/24 et 7 jours /7, toujours de très nombreux élu.es des municipalités de la communauté de commune et des conseillers départementaux. Toutes et tous ont bien compris que le député LREM qui a déclaré la semaine précédente soutenir les revendications des manifestant.es soutient l’hôpital de Luçon comme la corde soutient le pendu : à l’Assemblée il vote toutes les lois qui sont responsables de la situation catastrophique de l’hôpital public, en particulier les objectifs nationaux des dépenses de l’ Assurance-Maladie ( ONDAM ) et la récente loi instituant un forfait de 18 euros pour toutes les personnes dont la consultation aux urgences n’est pas suivie d’une hospitalisation. Ses propos ne sont que pure démagogie.
L’ADSP a profité de l’occasion pour, comme la semaine dernière, faire signer la pétition initiée par notre Coordination Nationale contre cette mesure établissant une nouvelle barrière financière à l’accès aux soins: https://coordination-defense-sante.org/

Rendez-vous est donné pour un nouveau rassemblement vendredi 27 novembre à 18h00.

AULNAY-SOU-BOIS – Plan blanc pour répondre à la saturation non covid des Urgences

Du fait de la saturation du service des Urgences de l’hôpital non liée à l’épidémie de COVID la direction de l’hôpital déclenche le Plan Blanc.

L’article de FranceBleu – 17 08 21

Les personnels paramédicaux dénoncent la maltraitance infligée aux patients faute de moyens et d’effectifs suffisants.

L’article de France Bleu – 21 08 21

 

Luçon : la mobilisation pour les urgences et le SMUR ne faiblit pas !

La mobilisation ne faiblit pas : 300 personnes rassemblées pour la dixième semaine consécutive ce vendredi 13, de nombreux élu.es maires de la communauté de communes, le conseiller départemental et le député ( LREM ) de la circonscription, des membres du personnel du centre hospitalier.
Le maire de Luçon a regretté le désistement de FR3 qui devait « couvrir » l’ évènement et qui s’est désisté la veille au prétexte que la direction du Centre hospitalier départemental de Vendée a refusé une interview ! Curieuse conception de l’ éthique journalistique de la part de la rédaction en chef de FR3: au lieu de faire part à ses éditeurs de ce refus, elle prive de parole celles et ceux qui se battent pour l’ouverture 24/24 et 365j/365 des urgences et du SMUR de Luçon.
Après les prises de parole d’Évelyne Deluze, du Président de l’ Association des patients sans médecins, et de Jean-luc Landas représentant la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, le député LREM de la circonscription s’est présenté en défenseur de l’hôpital de Luçon en vantant les décisions gouvernementales de ces dernières années rejetant la responsabilité de la situation à la fois sur les gouvernants précédents, les rigidités administratives, et proposant encore une fois de réorganiser les hôpitaux de faire examiner à l’ Assemblée l’obligation pour les futurs médecins hospitaliers à débuter leur carrière dans les hôpitaux de proximité.
Il fut facile de lui rétorquer que :
1/ M. Castex , Véran et consorts ne sont pas des perdreaux de l’ année. M.Castex a mis en place la tarification à l’activité qui asphyxie les hôpitaux et notamment les hôpitaux de proximité. M Véran, député a voté toutes les mesures d’austérité et de diminution des lits d’hôpitaux
2/ les hôpitaux se réorganisent à la demande des gouvernements depuis de nombreuses années mais réorganiser la pénurie de moyens et de personnel, c’est mission impossible
3/ nombres de jeunes médecins se détournent de la carrière hospitalière, que déshabiller les grands centres hospitaliers pour habiller les hôpitaux de proximité n’est pas une solution .

Plusieurs manifestantes ont témoigné des conséquences de la fermeture du service d’endoscopie digestive et de services d’hospitalisation sur la qualité de la prise en charge, l’éloignement des patients de leur famille.

Un nouveau rassemblement aura lieu le vendredi 20 août à 18 heures devant les urgences du Centre Hospitalier.

Sarlat : le tract du 12 août

NOTRE VIGILANCE EST INDISPENSABLE …

Le tract en pdf

Il y a trois semaines, on nous apprenait qu’il y avait un risque de fermeture des urgences faute d’avoir le personnel suffisant. Non seulement, la troisième équipe d’urgentistes annoncée n’était pas au rendez-vous, mais les deux équipes restantes, à effectif réduit, n’étaient pas en mesure de fonctionner normalement.
Grâce à la réactivité de notre comité (qui a donné l’alerte dès le lendemain et mis en ligne le texte de la pétition sur change.org), des syndicats, du personnel de l’hôpital, des élus et de la population, des solutions ont été trouvées.
L’importance du nombre de signatures obtenues en témoigne (à ce jour plus de 5 000 en seulement trois semaines), et on peut affirmer que les urgences fonctionneront correctement au mois d’août.

Mais à quel prix !
Certains soignants ont dû renoncer à une partie de leurs congés pour rendre possible la permanence du service public. Nous tous n’aurons jamais assez de gratitude envers tous ceux qui ont permis de faire face à la pandémie. Assurément, ce ne sont pas les insuffisantes conclusions du « Ségur » qui le permettraient.

Notre vigilance collective et la lutte se sont fait entendre… mais les attaques contre le service public continuent. Ainsi, encore une fois, à la maternité de Sarlat, il est hors de question que Périgueux réquisitionne du personnel local du centre hospitalier pour imposer une fermeture d’un service même temporaire. Doit-on subir cet assujettissement au Groupement hospitalier de territoire de Périgueux ? On déplore le manque structurel de soignants dû à la politique globale de casse du service public de santé.
Par ailleurs, on ne peut que saluer la mise à disposition, enfin, d’un barnum pour les familles accompagnant les malades aux urgences, contraintes jusque-là à subir les aléas des intempéries.
Depuis des mois, la communauté internationale se bat pour rendre le vaccin accessible à tous, en levant les brevets. Cette lutte a rassemblé un très grand nombre de partisans, mais se heurte au cynisme de certains états (qui pratiquent le double langage), et à l’égoïsme et cupidité des laboratoires privés.
L’accès au vaccin est une question absolument vitale pour lutter efficacement contre la pandémie. D’autant qu’on ne peut que constater que l’écrasante majorité des patients en réanimation ne sont pas vaccinés.

Le vaccin doit être un bien commun unanimement partagé

Communiqué de la Coordination : danger majeur pour l’accès aux soins

DANGER MAJEUR POUR L’ACCÈS AUX SOINS !

La prise en charge aux urgences est menacée

Cet été 2021 bat tous les records de fermetures de services d’urgences et de SMUR, totales ou nocturnes, en cours ou annoncées pour les jours à venir  : Senlis, Toul, Montaigu, Sarlat, Nérac, Luçon, Pont à Mousson … . La liste est d’autant moins exhaustive que l’on apprend parfois seulement à posteriori le non fonctionnement d’un SMUR une nuit, un week end ou plus. C’est une mise en danger de la vie des populations concernées avec des retards inévitables de prise en charge et l’aggravation des conditions d’accueil dans les services d’urgences ouverts, tant dénoncée par les personnels.

Un manque de médecins entretenu malgré les discours sur le numerus clausus

Si les causes du manque de médecins urgentistes sont anciennes, le gouvernement actuel ne fait rien pour les retenir à l’hôpital public, laissant les ARS valider des projets de services d’urgence privés dans les grandes villes, attractif pour les médecins car sans fonctionnement 24h/24 et avec de meilleures rémunérations, comme pour les centres de vaccination. Il ne prépare pas l’avenir en se contentant de jouer sur les mots, tout en renforçant la sélection des étudiants en médecine en fin de première année.

Tous les services de soins de l’hôpital public sont en crise

Ces fermetures de services d’urgences ne sont d’ailleurs que la partie la plus voyante du manque de professionnels de santé tant à l’hôpital que pour les soins de premiers recours. Des services comme les SSR ferment faute de personnel et des malades sont dirigés vers le secteur privé lucratif, avec des restes à charge élevés. Le gouvernement aurait-il fait une croix sur l’hôpital public pour favoriser les chaînes de cliniques privées ?

La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité exige des moyens pour les hôpitaux, des mesures d’urgence et la formation de personnels de santé en nombre suffisant. Elle demande la transparence sur toutes les fermetures même temporaires de services d’urgence et de SMUR. Elle refuse toute privatisation des hôpitaux publics, que ce soit en les mettant en concurrence avec les établissements privés, existant ou en cours de création, ou de façon rampante par l’introduction à l’intérieur de l’hôpital public de structures de droit privé (maisons de garde, Happytal, etc.) ou par l’externalisation de certains services.

Le communiqué en pdf