Sisteron : Leur politique, c’est du flan!

 

MERCI À TOUTES CELLES ET À TOUS CEUX QUI SE SONT MOBILISÉS LUNDI SOIR POUR CETTE 31ÈME MOBILISATION CONSÉCUTIVE !

NOUS ÉTIONS ENCORE ENVIRON 150 POUR UNE TRÈS BELLE MOBILISATION DYNAMIQUE ET LUMINEUSE !

IL A ÉTÉ RAPPELÉ QUE LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET LES ARS FERMENT UN PEU PARTOUT DES LITS, DES SERVICES ET DES HÔPITAUX DE PROXIMITÉ.

ET QUE LA VRAIE MÉDECINE, CE N’EST PAS QUE LE TECHNIQUE. C’EST LE PHYSIQUE, LE PSYCHOLOGIQUE ET LE SOCIAL. LA VRAIE MÉDECINE, CE N’EST PAS QUAND ON LAISSE LE MARCHÉ S’AUTORÉGULER CAR ALORS DANS CE CAS ON COURT À LA CATASTROPHE.

ILS CONCENTRENT L’ACTIVITÉ DANS UN NOMBRE DE SITES LIMITÉS, EN DÉSERTIFIANT LES TERRITOIRES RURAUX… ET EN ACCENTUANT LA CHARGE DE TRAVAIL, ET PLUS GLOBALEMENT LES MAUVAISES CONDITIONS DE TRAVAIL… DANS LES GRANDS SITES, EN NOUS GÉRANT À COUP DE POURCENTAGES. ALORS ILS VONT PEUT ÊTRE NOUS PARLER DE 6% DE BURN OUT, DE 7% D’ERREURS ETC… MAIS QUAND ON EST MORT, ON N’EST PAR MORT À 2% OU À 3%…

ON EST MORT À 100% !

LE BON TRAVAIL, DE QUALITÉ, EN PRENANT LE TEMPS DE DISCUTER AVEC LE PATIENT, CE N’EST PAS DANS DES USINES À SOINS, C’EST DANS LES PETITS SERVICES QU’ON A LA POSSIBILITÉ DE LE RÉALISER. DES HÔPITAUX À TAILLE HUMAINE COMME C’EST LE CAS À SISTERON.

LES GENS QUI GÈRENT LE PAYS NE VOIENT QUE PAR LA RATIONALITÉ ET PAR LES MÉTROPOLES. ET D’AILLEURS, POUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES DU MOIS DE MARS, LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR A FRAPPÉ FORT EN RETENANT UN SEUIL DE 9000 HABITANTS QUI VISE À EXCLURE LES PETITES COMMUNES DU DÉCOMPTE DES VOIX AUX PROCHAINES ÉLECTIONS MUNICIPALES.

IL EXCLU PAS MOINS DE 52% DE LA POPULATION, ET RIEN DE MOINS QUE 96 % DES COMMUNES DE FRANCE ! DANS QUELLE AUTRE DÉMOCRATIE ACCEPTERAIT-ON UNE TELLE MANIPULATION ? EVIDEMENT AUCUNE !

ET CETTE QUESTION DES SEUILS ET DES PETITES COMMUNES EST TRÈS RÉVÉLATRICE DE LA FAÇON DONT CE GOUVERNEMENT S’ARRANGE AVEC LA VÉRITÉ ET COMME IL CONSIDÈRE LE PEUPLE.

QU’EST-CE QU’ILS PROPOSENT DANS LES PETITES VILLES : PAS DE MÉDECINS GÉNÉRALISTES, PAS DE MATERNITÉS, PAS DE SERVICES D’URGENCES. IL FAUT ALLER DANS LES GRANDES VILLES POUR SE FAIRE SOIGNER. MAIS ON N’A MÊME PLUS DE TRAIN POUR NOUS Y AMENER, ILS ONT FERMÉ LES GARES !

DONC, ILS DÉMOLISSENT LES SERVICES PUBLICS, L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, LA DÉMOCRATIE LOCALE… PUIS, ILS NE PRENNENT PAS EN COMPTE LES VOTES DES PETITES COMMUNES LORS DES MUNICIPALES ! C’EST LE DOUBLE EFFET KISS COOL !

DE PLUS EN PLUS DE CITOYENS, ET ON LE RESSENT DANS LES ÉCHANGES À SISTERON, SE RENDENT COMPTE QU’IL Y A UN PROBLÈME DE RÉPARTITION DES RICHESSES QUI EST DE PLUS EN PLUS IMPORTANT. ET QUAND LA CHAINE DE TV NOUS A INTERROGÉS SUR LA QUESTION DES IMPÔTS ET DES SERVICES PUBLICS, ON LEUR A DIT : « QUE LES PLUS RICHES PAIENT LEURS IMPÔTS…

CELA FERA PLUS D’ARGENT POUR LES SERVICES PUBLICS ! LES INÉGALITÉS AUGMENTENT D’ANNÉE EN ANNÉE, ET ON DEMANDE AUX PLUS PAUVRES DE FAIRE DE PLUS EN PLUS D’EFFORT POUR QUE LES PLUS RICHES DEVIENNENT DE PLUS EN PLUS RICHES, C’EST TOTALEMENT INACCEPTABLE ! »

DANS CE CONTEXTE DE PLUS EN PLUS SOMBRE, MACRON, CASTANER, BUZYN ET LEURS ALLIÉS TENTENT DE NOUS IMPOSER À LONGUEUR DE JOURNÉE, PAR LA PROPAGANDE ET LA RÉPRESSION L’ADAGE : « SUBIS ET TAIS-TOI ! ». NOUS, À SISTERON, ON LEUR OPPOSE L’ADAGE SUIVANT : « ON EN A MARRE DE SUBIR ET ON VA L’OUVRIR DE PLUS EN PLUS ! ». ET C’EST POURQUOI NOTRE DÉTERMINATION EST TRÈS FORTE !

LUNDI PROCHAIN, LE THÈME DE LA MOBILISATION SERA : « LEUR POLITIQUE, C’EST DU FLAN ! »

ET TOUT CE QU’ON NOUS RACONTE DEPUIS 7 MOIS C’EST DU FLAN ÉGALEMENT !

UN ÉLÉMENT GÉNÉRIQUE, DONNANT UN SEMBLANT DE SOLIDITÉ À L’EXTÉRIEUR, MAIS TRÈS MOU À L’INTÉRIEUR, ET OÙ TOUT S’ÉCROULER À CHAQUE INSTANT !

DERRIÈRE L’APPARENCE AGRÉABLE OU DERRIÈRE L’ONCTUOSITÉ DE SURFACE, SE CACHE SOUVENT UNE PÂTE VISQUEUSE QUI NOUS LAISSE SOUVENT SUR NOTRE FIN !

CELA FAIT 7 MOIS QU’ON NOUS EN SERT DANS LES DISCOURS, AUJOURD’HUI ON A DÉCIDÉ DE LEUR RENDRE HOMMAGE… À NOTRE FAÇON !

ALORS LUNDI 3 FÉVRIER, NOUS APPORTERONS UN FLAN LE PLUS GRAND QUE NOUS POURRONS FAIRE, ET NOUS EN MANGERONS SANS MODÉRATION… MAIS EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE CETTE FOIS-CI !

ON EST SUR LE BON CHEMIN ! ALORS ON CONTINUE !

ET ON LÂCHE RIEN !

POUR LA CGT,
CÉDRIC VOLAIT

 

Montbrison : Rapport des actions menées

Le  collectif des usagers pour la défense du service hospitalier du Forez

Pour une Maison de retraite publique

située au Centre de la ville de Montbrison!

 

Bonjour,

Rappelez-vous, il y presque un an (le 23 janvier 2019), un conseil de surveillance  du centre hospitalier de Montbrison était provoqué précipitamment.

L’ordre du jour modifié en dernière minute avait ouvert la porte à une demande de privatisation et une décentralisation de l’EHPAD en périphérie de la ville.

Depuis le collectif des usagers pour la défense du service hospitalier du Forez se bat pour se faire entendre, rechercher et diffuser des informations justes et impartiales et participer à la réflexion du bien-fondé d’une telle décision.

 

CE QUE NOUS AVONS FAIT :

  • Nous avons été reçus par :
  • Le président du conseil de surveillance Monsieur Bazile, Maire de Montbrison. Celui-ci nous a dit que toutes les solutions envisageables seraient étudiées. Or, dans une lettre distribuée aux Montbrisonnais, il dit que la décentralisation et la privatisation de l’EHPAD sont la meilleure solution. Il motive la décentralisation par le fait que le terrain serait donné par le département. En revanche, pourquoi la privatiser ? Là rien, aucun motif n’est avancé ! De plus il ne parle pas des frais d’infrastructures engendrés par un déplacement à Curtieux. Ne vous méprenez pas, la communauté d’agglomération (Loire Forez Agglomération) sera certainement sollicitée pour le paiement des aménagements nécessaires (voiries, assainissement, réseaux d’eau, etc.). De fait, ce sont les impôts de tous les habitants du bassin de vie qui vont servir, entre autre, à payer les infrastructures d’un établissement qui sera géré par un organisme privé ! Dans cette lettre de monsieur Bazile , aucune conclusion non plus, sur les motifs qui ont amenés à écarter les autres solutions envisageables. De plus des informations diffamatoires y sont diffusées.

 

  • Le député de la circonscription, M. BOROWCZYK. Lui, il est pour le maintien de l’EHPAD en centre-ville et pour une gestion publique. Privatiser l’EHPAD c’est, pour lui, mettre en difficulté le centre hospitalier puisque cela revient à l’amputer des recettes de l’EHPAD qui est bénéficiaire de plusieurs milliers d’euros.
  • Nous avons organisé une conférence de presse. Le journal le Progrès et le Pays sont venus. Le paysan de la Loire n’a pas fait le déplacement, prétextant ne pas vouloir rentrer dans un débat politique…..
  • Nous sommes allés voir les maires dans leur commune pour leur exposer notre point de vue et connaître le leur. Nous avons distribués des tracts, à deux reprises, aux conseillers communautaires de Loire Forez Agglomération.
  • Nous avons distribué des journaux sur le marché et distribué des tracts du collectif à Montbrison et Savigneux pour annoncer la chaine humaine.
  • Une chaine humaine a été construite autour de l’EHPAD actuel, le 12 octobre. Cela a permis de relancer le débat et de mobiliser de nouveaux soutiens (vous êtes nombreux à avoir laissé votre adresse mail pour être informées de la suite réservée à l’EHPAD). Avec plus de 400 personnes cela a été un grand moment.
  • Lors de la venue, à Montbrison, du président du sénat, M. Larcher, nous avons organisé un rassemblement (environ 70 personnes) à l’espace Guy Poirieux, afin de distribué un flyer aux élus présents. Nous avons pu échanger avec M. Larcher. Il a demandé à M. le sous-préfet d’être l’intermédiaire entre les élus et le collectif. M Récio, sous préfet de Montbrison, s’est engagé à nous recevoir et à favoriser le dialogue avec les élus……
  • Enfin, nous avons obtenu un rendez-vous avec les représentants du Cabinet Conseil désigné par le conseil de surveillance. Ce Cabinet Conseil a été a été mandaté pour accompagner la cession des 209 lits par le centre hospitalier qui n’a pas la capacité d’emprunter.

Nous avons redit qu’il était tout à fait possible qu’un bailleur social (type Loire Habitat) prenne  le relais avec la mise en place d’un loyer pour l’EHPAD.

Nous avons défendu son maintien au centre-ville en argumentant la mixité des générations, la proximité des services pour les résidents et leurs familles. Le Cabinet Conseil nous a semblé être à l’écoute de nos arguments

 

CE QUE NOUS  PROJETONS DE FAIRE :

  • M. Ziegler, Président du Conseil Départemental, vient de prendre contact avec nous et nous proposer de visiter la Cité des Aînés à St Etienne. Visite programmée dans le mois de Janvier 2020.
  • Prendre rendez-vous avec la nouvelle directrice de l’Agence Régionale de la Santé. Rendez-vous que nous n’avions pas pu obtenir malgré nos multiples demandes.
  • Demander une entrevue avec la ministre de la santé.
  • Dès le début de la campagne municipale, écrire à tous les candidats (nouveaux ou repartant) pour leur demander leur position claire sur le sujet de l’EHPAD. Il ne s’agit pas de faire de la défense de l’EHPAD publique et en centre-ville, un sujet politique. Mais, plus les appuis des Maires de l’ensemble du bassin de vie (les résidents de l’EHPAD ne sont pas que Montbrisonnais) seront nombreux plus notre voix sera écoutée.
  • Une réunion publique aura lieu le 30 janvier 2020 à l’espace associatif (ancien stand de tir) à Moingt.

Nous nous tenons, bien sûr, prêts pour toute nouvelle action qui pourrait venir du fait de l’actualité.

Notre parole étant difficile à se faire entendre, n’ayez pas peur de relayer les informations et actions entreprises. Vous pouvez également rejoindre le collectif en allant sur le cite : https://montbrison-jaimemonehpadpublic.wesign.it/fr.

Nous vous remercions chaleureusement pour votre mobilisation et sommes ouvert à toute suggestion et engagement.

Nous souhaitons élargir le bureau….merci d’y réfléchir.

En cette période de fêtes et au seuil de la nouvelle année nous vous souhaitons, à vous et à vos ainés,  tous nos vœux  de bonne santé et de réalisation de vos souhaits les plus chers.

Le collectif

Le Rapport des actions menées

Douarnenez : Communiqué du comité

Comité des Usagers de l’Hôpital de Douarnenez
Communiqué

Le Comité des Usagers de l’Hôpital de Douarnenez estime incongru et déplacé qu’il ait été envisagé de fêter dans la « sérénité » , le quarantième anniversaire de la création de l’actuel Hôpital de Douarnenez. Comment peut-on célébrer un tel anniversaire quand l’Hôpital de Douarnenez a été dépecé et dépouillé de plusieurs de ses services essentiels au cours des années : fermeture de la maternité en 1999, du service de réanimation 24 h/24 en 2002, de la chirurgie en 2016, de la ligne de SMUR en période nocturne en 2019 ?

Comment peut-on être serein, quand l’on peut avoir des craintes quant au maintien des services restants, notamment celui des urgences, même s’il reste ouvert 24 h/24 et que l’on peut
craindre qu’il n’y ait bientôt plus à l’Hôpital Michel Mazéas que des services de gériatrie, bien sûr absolument nécessaires. Et vouloir faire de cet Hôpital, un hôpital de proximité comme le conçoit la Ministre de la Santé, en reprenant sans vergogne un terme utilisé depuis des années par les défenseurs du service public hospitalier, apparaît comme une véritable escroquerie.

Comment peut-on célébrer sereinement l’anniversaire de l’Hôpital de Douarnenez quand les conditions de travail n’y sont pas satisfaisantes et s’y dégradent par manque de moyens humains et matériels, aussi bien à l’Hôpital lui-même que dans les EHPAD qui en dépendent ?

Une telle situation n’est pas particulière à l’Hôpital Michel Mazéas. Elle est celle de la plupart des hôpitaux français, sinon de tous, affectés par des fermetures de services et par le manque de moyens. Elle est le résultat d’une politique poursuivie depuis des années par les différents gouvernements qui se sont succédés et qui ont mis l’accent sur la recherche de rentabilité et d’économies plutôt que sur celle de la satisfaction des besoins des habitants et de ceux qui les soignent. Comment peut-on célébrer sereinement l’anniversaire de la création de l’Hôpital quand le gouvernement et la Ministre de la Santé se refusent à donner aux hôpitaux publics les moyens dont ils ont besoin et maintiennent un silence méprisant devant les mouvements, d’une ampleur et d’une durée jamais atteintes, du corps médical et des personnels soignants ?

En conséquence, le Comité des Usagers de l’Hôpital apporte son entier soutien au rassemblement organisé par la section CGT de l’Hôpital Michel Mazéas, le mercredi 29 janvier, à
17 h 30, sur le parvis des Jardins du Clos et il appelle les Douarnenistes à y participer.

Pour le Comité des Usagers de l’Hôpital de Douarnenez.

Le Communiqué 

Les images du 31

Suppressions des moyens de santé

IRE 2018 template: Google Sheets to interactive table

Suppressions - Destructions - Réductions d'hôpitaux et de services, surtout publics

Première publication juin 2009 - Mis à jour 30/01/2021

ATTENTION - Données fournies par nos comités et contacts.

Nous attendons vos compléments ou modifications, des erreurs et oublis sont évidemment possibles, merci à toutes et tous

  • Établissements de santé entre 2007 et 2008 (DGOS) :
    - public : perte de 8 Centres hospitaliers (519 à 511) et 9 hôpitaux locaux (343 à 334)
    - privé lucratif : perte de 8 établissements (1055 à 1047)
    - privé non lucratif : perte de 38 établissements (792 à 754)

Pour la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques du ministère de la Santé (Drees), en 2018, quelques indices : "Sous l'effet des réorganisations et des restructurations, le nombre d'entités géographiques de statut public ou privé a continué de reculer en 2017." L'évolution est "plus marquée" pour les hôpitaux : 1.363 en 2017 contre 1.458 sites en 2013 (-7%). Significative pour les établissements privés à but non lucratif : 680 en 2017 contre 712 sites en 2013 (-4%). Moins importante pour les cliniques à but lucratif : 1.001 en 2017 contre 1.022 entités en 2013 (-2%)".

  • Chirurgie : suppressions de 299 services sur 568 restructurations entre 1997 & 2008 (DGOS)
  • CIVG : Entre 2000-2006 : pertes de 90 CIVG
  • Maternités : Depuis 1975 pour les maternités chute de 60% : de 1379 à 584 début 2008 ; 519 en début 2016 ; environ 500 au début 2018.
    Pour d'autres sources (DRESS) : passage de 1747 maternités en 1972 - 1128 en 1981 - 535 en 2010 soit chute de 69% !
    Entre 2003 et 2010, le nombre de maternités est passé de 618 à 535 (Blondel et al 2005), 14 fermetures en moyenne/an contre 28 entre 1998 et 2003
    Entre 1997 et 2008, fermeture de 196 services d'obstétriques sur 568 restructurations (DGOS).

DRESS : pour les maternités, le bilan 2018 des établissements de santé objective leur raréfaction : 1 369 en 1975, 814 en 1996, 498 en 2016 (une division par deux en vingt ans !). Et celle du nombre de lits d'obstétrique, "quasiment divisé par deux depuis trente ans", alors que la natalité "est restée dynamique au cours de toute la période, avec 710 000 à 800 000 naissances par an".

  • Maternités 2 : Rapport IGAS 2012 - «Le nombre de maternités est passé de 1 369 en 1975 à 1 010 en 1985, 814 en 1996, 779 en 1997, 576 en 2007, 554 en 2008, soit une baisse pratiquement linéaire pendant 30 ans, alors même que le nombre de naissances ré-augmentait. Parallèlement le nombre de lits d’obstétrique a été divisé par deux. Le taux d’utilisation des lits de maternité a donc fortement augmenté, passant de 22 accouchements /lit/an en 1975 à 46/lits/an fin 2008. Selon l’étude NFT/DEXIA, près de 180 opérations de recomposition ont eu lieu en obstétrique entre 1995 et 2005. Elles se sont soldées par 126 fermetures de services de maternité et par une quarantaine de regroupements».
  • Maternités 3 : essor des accouchements extrahospitaliers non programmés : 6 733 sont identifiés entre 2012-2014 soit 3 pour 1 000 accouchements (APMnews, 15 mars 2019). Du fait des concentrations de maternités, il n'y a plus que 28% des accouchements en 2016 qui ont lieu dans la ville de résidence de la mère. (https://www.insee.fr/fr/statistiques/3047024).
  • Pharmacies : environ 22 000 en début 2018 -prévision de 10 000 fermetures (Cour des Comptes septembre 2017).
  • Lits : multiples fermetures et pourtant maintien apparent de la France en bonne position ?

- Le maximum de lits est atteint en 1980, la baisse ne s'est jamais arrêtée depuis, soit près de 5 000 lits supprimés par an en moyenne sur les 30 dernières années

1980 : 11.1 Lits /1000 hab, pour 55 254 000 habitants

2013 : 6.5 lits/ 1000 hab, pour 65 564 000 habitants

- Fermeture massive de 83 000 lits de médecine, de chirurgie et d’obstétrique dans les établissements publics et privés entre 1992 et 2003.

- Les lits de longue durée (USLD) se sont effondrés passant de 80 000 en 2003 à 32 000 en 2011 (soit moins 40%), avec donc transfert vers les lits médicalisés de EHPAD. Leur baisse commence vers 2001-2002
Cf. https://www.irdes.fr/EspaceEnseignement/ChiffresGraphiques/Cadrage/Hopital/Lits.htm

- selon Le casse du siècle, entre 2003 et 2016, 13% des lits d'hospitalisation complète ont été supprimés (64 000 au total) mais, à contrario, le nombre de "lits" d'hospitalisation de moins de 24 heures a progressé dans le même temps de 49 000 à 75 000 (+ 53%).

- D‘après les chiffres de la DREES le secteur public en total de lits entre 2003 et 2016 aurait perdu 52 863 lits :
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/pano-etab-sante-2016.pdf

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/xlsx/es2018_fiche_01_categorie_es_v5.xlsx

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/es2003.pdf

Offre de lits en 2016 :

-total de 404 248

-Public 250 104

-privé non lucratif 56 994

-Lucratif 97 150

-Dont MCO ?

Offre de lits en 2003 :

-total de 457 111

-Public 299 102

-Privé lucratif et non lucratif 158 009

-Dont aigus ?

- Selon le rapport de novembre 2017 de l'OCDE la France serait au 11° r en 2015 pour le nombre de lits par habitants alors qu'elle était au 6° en 2000. Selon ce rapport en 15 ans, le nombre de lits aurait baissé de 15 % à l'hôpital, alors que la population a augmenté de 10 %. "Tous les types de lits sont concernés par cette baisse", développent les auteurs du rapport, notamment en service de psychiatrie (-8 %), de soins aigus (-12,5 %) mais surtout en ce qui concerne les soins de longue durée (-60 %).

  • Urgences : transformation accélérée des urgences en Centres d'Accueil de soins non programmés, moyen de les fermer la nuit et de les priver d'urgentistes.

Entre 1995 et 2016, 95 services d'urgences publics ou privés non lucratifs ont été fermés.

Contact pour mises à jour et modifications : Michel.Antony@wanadoo.fr

Concarneau : Compte rendu de la réunion du 21 Janvier 2020

Les membres du comité de défense de l’hôpital de Concarneau, réunis le 21 janvier 2020 sont choqués par le non-respect de l’équité territoriale en matière d’accès aux soins.

Vous connaissez très bien l’état et la situation de l’hôpital de Concarneau qui se dégrade de jour en jour et qui ne répond plus aux obligations d’un hôpital de proximité et ce uniquement par des raisons d’économies budgétaires.

IL ne dispose plus de sa ligne de SMUR la nuit et parfois le jour, celle-ci étant recentrée sur Quimper. Il y a depuis juin 2018 3 lignes de SMUR la nuit pour un territoire qui s’étend de la presqu’île de Crozon à Pont-Aven, donc tout le sud Finistère, entrainant une réelle perte de chance pour la population.

L’hôpital de Concarneau dessert un bassin de soins de 50 000 habitants sur 9 communes, population qui double pendant la période estivale. Le site de Concarneau doit répondre aux besoins de cette population avec :

  • Un service d’urgences et un SMUR 24h/24, des consultations de spécialités en nombre suffisant, un laboratoire, un service de radiologie avec un scanner, en plus de l’IRM qui devait arriver en 2020 mais ne sera probablement là qu’en 2021, des lits de médecine permettant les hospitalisations nécessaires, notamment suite à passage aux urgences.

Nous condamnons avec force cette situation qui devient réellement dangereuse, d’autant qu’il semble que nos urgences de jour se verraient bientôt transformées en consultations non programmée assurées par des médecins généralistes !

Au 21° siècle un pays comme la France qui ne répond plus aux besoins de la population en matière de santé, s’apparente de plus en plus à un pays en voie de développement, avec des conséquences graves dont vous serez l’un des principaux responsables.

Veuillez croire, Monsieur le directeur, en notre détermination à exiger que l’hôpital de Concarneau réponde aux besoins de sa population.

Réunion du 21 Janvier 2020