Bulletin Semaines 14-2021

Ressources externes

Données Lettre

 

Édito:

SYNDÉMIE OU PANDÉMIE ?



Ce qui pourrait apparaître une querelle de mots pour chronique « savante » est plutôt sans doute déterminante pour penser et orienter nos actions présentes et futures.

Une pandémie , selon l' OMS, est une épidémie d'un nouveau virus qui se propage dans le monde entier en l'absence d'immunité d'une grande majorité de la population. Une syndémie est un entrelacement de problèmes de santé qui se renforcent mutuellement les uns les autres et portent atteinte à la santé globale des personnes. 

Ainsi la pandémie de Covid-19 a révélé la vulnaribilité des personnes souffrant d'affections sous-jacentes : cancers, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires et respiratoires, troubles du comportement, maladies neurodégénératives : c'est donc une syndémie. 

Ces populations sont malades mais de quoi ? Malades de nos modes de vie : la mal bouffe, le mal logement, les conditions de travail, la pollution atmosphérique, la sédentarité. De plus les conséquences de cette syndémie sont aggravées par l'affaiblissement de notre système sanitaire public et privé par des dizaines d'années de politique austéritaire : fermetures de services, d'hôpitaux et maternités publiques, extension des déserts médicaux tant en campagne qu'en ville, pénurie récurrente de médicaments, destruction des moyens d'une médecine de prévention tant à l'école qu'au travail.

Oui plus de soignant.e.s mieux rémunéré.e.s , mieux réparti.e.s sur tout le territoire sont nécessaires, et oui il faut réorienter notre système sanitaire vers une prise en charge globale de la santé qui prenne compte ses déterminants : l'éducation, l'emploi, les conditions de travail, de transport, le logement, l'alimentation et l'environnement. 

jean-luc landas.

 

Sommaire :

  • L’écho des comités : page 2

  • Autres infos locales : page 3

  • Dossiers  :page 4 

journée mondiale de la santé

webinaire 100% Sécu 

  • Annonces : page 5

 

  • Culture et santé : page 6



L’écho des comités :



TOURS

Le Collectif NSED 37 et les syndicats dénoncent leur tenue à l'écart lors de la venue du Prelier Ministre Jean Castex au CHU et réaffirment lurs revendications 


le communiqué 

Réussite de la journée d'action du 8 avril du secteur social et médicosocial

le reportage et le communiqué

DOLE

Les lits de réanimation sont saturés dans le Jura :

une exigence , la réouverture du service de réanimation de Dole 

Le Dole infos- flash

Autres infos locales :

 

VILLENEUVE SUR YONNE 89

Des dizaines de lits supprimés dans l'EHPAD de la commune : 

300 personnes rassemblées pour s'y opposer 

les informations 

 

RIEZ 04



Rassemblement contre la fusion des hôpitaux de Riez, Puimasson et Valensole 

 

Grâce à la mobilisation nous avons mis un coup de projecteur sur un véritable scandale sanitaire entraînant la suspension immédiate du projet de fusion. Mais en aucun cas, il s'agit d'un retrait ferme et définitif. C'est pourquoi il faut continuer à nous mobiliser selon différentes modalités et selon notre propre calendrier pour faire échec à leurs plans mortifères et pour exiger des moyens supplémentaires pour les établissements et personnels !

 le reportage de FR3 

 le reportage de BFM TV 

 

SENS



À l'hôpital , la première ligne épuisée par un an de lutte contre le COVID-19



les témoignages recueillis par l'Yonne Républicain 

 

Dossiers 



LA JOURNÉE MONDIALE DE LA SANTÉ

TOULOUSE :

video des interventions 

BORDEAUX :

initiative solidaire du collectif 33 «  la santé un droit pour tous «  et de ' » l'action pour un droit local » pour la région de Kaolack au Sénégal avec le lancement de la Bourse Citoyenne n°8 pour conribuer au financement de la lutte contre le VIH au Sénégal 

RUFFEC :

Les annonces gouvernementales de restrictions de déplacement du 31 Mars nous ont contraint à annuler notre action du 7 Avril telle que prévue à l'origine. Nous l'avons transformée en affichage et distribution.  sur le marché de Ruffec, peu de monde, un marché presque vide mais des discussions intéressantes avec les commerçants et les quelques personnes présentes. On sentait clairement des inquiétudes fortes vis à vis de la situation sanitaire en général et des moyens mis à disposition des services de santé.Les affichettes ont été très bien accueillies par tous et exposées par les commerçants sur leurs stands.

NANTES :

prise de parole et distribution de tracts du collectif pour le droit à la santé et à la protection sociale pour toutes et tous et de Médecins du Monde à l'Agora organisée par les intermittent.esdu spectacle occupant l'Opéra de Nantes depuis un mois. 

DOUARNENEZ :

intervention du comité sur le marché de Tréboul 

l'article du Télégramme 

BRUXELLES :

la vidéo

LA REVUE DE PRESSE : 

les articles des journaux européens 



WEBINAIRE 100% SÉCU 

Prise en charge de la prévention, des soins et de la perte d’autonomie à 100% par la sécurité sociale : un besoin impérieux

Les interventions et le débat 



ANNONCES 

 

 

les Amis du Monde Diplomatique de Rennes vous invite :

 

Le 13 AVRIL RENCONTRE AVEC FRÉDÉRIC PIERRU 18H30



autour de son article « Les brevets, obstacle aux vaccins pour tous » publié dans Le Monde diplomatique de mars 2021 et co-écrit avec Frédérick Stambach 

et Julien Vernaudon.

Bien qu’elles aient mis au point les vaccins anti-Covid-19 avec des flots d’argent public, les compagnies pharmaceutiques les vendent aux plus offrants. Tout au plus acceptent-elles d’en garder des doses dans leurs nations d’origine. Et si les gouvernements imposaient la levée du droit de propriété intellectuelle, afin que les pays qui le peuvent produisent pour les autres ?

 

https://us02web.zoom.us/j/88586044577

 

(ou https://us02web.zoom.us/wc/join/88586044577 si vous ne voulez pas installer l’application Zoom).

 

 

Le groupe de travail santé-bioéthique de la LDH vous invite 

 

Le 14 avril de 18h à 20h00

 

Rencontre avec Henri Bergeron, directeur de recherche CNRS

 

co-auteur de Covid-19 : une crise organisationnelle, avec l'équipe du Centre de sociologie des organisations de SciencesPo Paris, 

  
Ouverte à tous, cette rencontre sera l'occasion d'interroger de nouveau les 
relations difficiles entre démocratie et gestion chaotique de cette crise sanitaire

Accès libre sur préinscription :

 https://framaforms.org/rencontre-debat-h-bergeron-gt-ldh-sante-bioethique-14-avril-2021-1614606317

 

 

14 AVRIL 20H30 SUR LCP : DERRIÈRE LES MASQUES 

 

Les témoignages de l'action des soignant.e.s face à la syndémie 

 

la bande annonce 

 

Culture et santé :



Georges Brassens : le bulletin de santé 

la chanson 

 

 

« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »



http://coordination-defense-sante.org/

 

Pavé mis à jour le 2 Mai 2019

Images + infos semaine + pdf

  • Semaine: 14
  • Dates: du 05 avril au 11 avril 2021

Ressources internes

@ Lettres précédentes
@ Lettres 2020
@ Lettres 2019
 

Prise en charge de la prévention, des soins et de la perte d’autonomie à 100% par la sécurité sociale : un besoin impérieux

Le 31 mars la Coordination Nationale organisait une visioconférence sur la sécurité sociale. Voici les interventions préliminaires des trois intervenants et pour ceux qui veulent en voir plus l’enregistrement intégral de cette conférence

L’intervention de Pierre Yves Chanu CGT

L’intervention de Marylène Cahouet FSU

L’intervention de Francis Balay Alternative Mutualiste

L’enregistrement intégral de la conférence

RUFFEC – Action du 7 avril 2021

Les annonces gouvernementales de restrictions de déplacement du 31 Mars nous ont contraint à annuler notre action du 7 Avril telle que prévue à l’origine.
Nous l’avons transformée en affichage et distribution.
Sur le marché de Ruffec, peu de monde, un marché presque vide mais des discussions intéressantes avec les commerçants et les quelques personnes présentes.
On sentait clairement des inquiétudes fortes vis à vis de la situation sanitaire en général et des moyens mis à disposition des services de santé.
Les affichettes ont été très bien accueillies par tous et exposées par les commerçants sur leurs stands.

Investissements hospitaliers – De quelle nouvelle politique parle-t-on ?

Circulaire du 10 mars 2021 relative à la relance de l’investissement dans le système de santé

En juillet 2020, engagement du Gouvernement de transformer en profondeur notre système de santé autour de 4 axes : transformer les métiers et revaloriser ceux qui soignent ; définir une nouvelle politique d’investissement et de financement au service de la qualité des soins ; simplifier les organisations et le quotidien des équipes de santé pour qu’ils se consacrent en priorité à leurs patients ; fédérer les acteurs de la santé dans les territoires au service des usagers.

Etape 1 – Transformer les métiers et revaloriser ceux qui soignent

Mise en œuvre immédiate de la quasi-totalité des mesures relatives aux revalorisations prévues à l’accord du 13 juillet :
– augmentation de 183 € nets pour tous les agents des hôpitaux et des EHPAD,
– augmentation de la prime de service public exclusif pour les praticiens hospitaliers, (elle passe de 700 à 1010 € le 01/03/2021)
– revalorisation des indemnités de stage ont été revalorisées pour les étudiants ainsi que les gardes pour les internes.

Il reste à finaliser la révision des grilles de rémunération des soignants au cours de l’année 2021.

Etape 2 –  mise en œuvre opérationnelle du plan de relance de l’investissement dans le système de santé
(19 Md€ sur 10 ans, dont 6 Md€ de crédits France Relance refinancés par l’Union européenne).

Il est prévu 15,5 Md€ pour l’hôpital et la ville ; 2, 1 Md€ pour les EHPAD dont 0,6 Md€ pour le numérique (grand âge et handicap), 1,4 Md€ pour le développement du numérique en santé.

Ces montants sont à mettre en parallèle avec l’évolution récente des investissements hospitaliers. « Ils sont en berne depuis sept ans et gravitent autour de 3 milliards d’euros annuels contre 6 milliards précédemment » (Source FHF).

Objectifs :

  • accélérer la transformation de l’offre de soins et d’accompagnement dans les territoires,
  • améliorer les conditions de travail des professionnels et l’accueil des personnes.

Ce plan débutera dès 2021 dans l’ensemble de ses composantes Il sera mis en œuvre en lien étroit avec les élus locaux concernés conformément à l’engagement pris lors du Ségur et pourra donner lieu à un effort financier coordonné entre l’État et les collectivités territoriales de projets et d’initiatives portées par l’ensemble des acteurs impliqués dans la modernisation de notre offre de soins.

Nouvelle politique d’investissement en rupture avec les modalités retenues depuis 10 ans dans le cadre du COPERMO. Elle est fondée sur les grands principes suivants :

  • approche transversale de la stratégie régionale d’investissement,
  • déconcentration forte de la politique de soutien aux investissements auprès des ARS pour une meilleure évaluation des besoins à couvrir sur l’ensemble des secteurs sanitaire, médico-social et de ville, et un plus fort décloisonnement entre ces secteurs,
  • pilotage rénové associant étroitement les élus aux niveaux national et local,
  • remise à plat des référentiels d’examen des projets pour mieux répondre aux besoins tout en garantissant leurs performance et soutenabilité budgétaire,
  • accompagnement renforcé des maîtres d’ouvrage par des experts de haut niveau.

Déclaration d’intention où les idées forces sont déconcentration de la politique de soutien aux investissements auprès des ARS (qui en avaient déjà le contrôle) et pilotage rénové associant étroitement les élus aux niveaux national et local

Cadre général de mise en œuvre du plan d’investissement

1. Une enveloppe de 19 Md€ pour transformer notre système de santé

dont 13 Md€ consolidés dans l’article 50 LFSS 2021 et 6 Md€ ajoutés à l’occasion du Ségur et intégrés à France Relance. L’allocation de ces ressources aux porteurs de projets suivra plusieurs canaux :

  • 6,5 Md€ sur 10 ans strictement consacrés à la restauration des capacités financières des établissements de santé assurant le service public hospitalier. L’injection d’une somme aussi importante dans les bilans des établissements est justifiée par la situation financière fragile de nombreux établissements assurant le service public. Les crédits alloués chaque année permettront d’améliorer la marge brute et la trajectoire de désendettement. Les établissements qui bénéficieront de ces ressources. Ils doivent s’engager par contrat à réduire leur dette sur une période de 10 ans et respecter scrupuleusement les objectifs fixés sans quoi la trajectoire des finances publiques s’en trouvera dégradée.
  • 3 9 Md€1 sur 10 ans destinés à financer directement de nouveaux investissements dans les établissements de santé et en ville. 1,5 Md€ sur 5 ans pour les EHPAD. Ces crédits seront pilotés par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA)
  • 2,1 Md€ sur 3 ans pour le numérique en santé,

« L’endettement des EPS reste supérieur à 30 Md€ et le financement de l’investissement courant est insuffisant pour plus de 80% d’entre eux »

« 18 % des EPS présentaient une Capacité d’Auto-Financement nette négative en 2005, cette situation concernait 35 % d’entre eux en 2018 (soit 299 établissements) »

« L’investissement courant des EPS est orienté à la baisse depuis 2007et se trouve depuis 2015 inférieur au seuil de 3% des produits, généralement considéré comme un seuil incompressible afin de permettre le renouvellement des équipements et le maintien en état des capacités des établissements. »

« Les taux de vétusté des équipements et des constructions, révélateurs du besoin en investissement des EPS, sont tous deux orientés à la hausse depuis 2013. Le taux de vétusté des équipements atteint 80% en 2018. La même année, celui des constructions dépasse tout juste 50%. »

« Fin 2019 l’encours de dette des EPS est estimé à 30,2Md€, auxquels s’ajouteraient 8,6Md€ de frais financiers, pour une assiette de départ atteignant donc 38,8Md€. »

Source : https://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/2019-121-rapport_dette_eps-d.pdf Avril 2020

2. Un pilotage déconcentré auprès des ARS

Cette déconcentration poursuit trois objectifs :
– Proposer en tout point du territoire une offre de soins et d’accompagnement graduée, globale, coordonnée et accessible. Le plan d’investissement doit être mis au service d’une démarche d’aménagement du territoire de santé et de transformation de l’offre avec pour objectif une meilleure intégration des acteurs au service du parcours des usagers.
– Déployer une stratégie transversale en s’appuyant sur la compétence des ARS en matière sanitaire et médico-sociale.
– Permettre l’accompagnement en amont des principaux projets, dans une logique de « marche en avant » en permettant de conforter ces choix au fil de l’avancée du projet, plutôt qu’à la fin de la phase d’études, comme cela était le cas dans le cadre de l’ancienne procédure du COPERMO.

Les ARS sont invitées à mettre en place un dispositif de pilotage et de concertation impliquant les représentants du système de santé dans toutes ses composantes en ville, à l’hôpital et dans le secteur médico-social. Les élus locaux seront présents dans les instances qu’elles institueront et seront associés à l’appréciation des besoins afin qu’ils soient pleinement partie prenante des décisions d’investissement, a fortiori lorsqu’ils participent au financement des projets.

En cohérence avec cet objectif de déconcentration, le seuil de validation des projets hospitaliers au niveau national sera remonté de 50 M€ à 150 M€ hors taxes. Pour les projets examinés au niveau national, le comité de pilotage interviendra aux étapes clés de développement du projet.

Parallèlement au renforcement des responsabilités des ARS en matière d’évaluation et de suivi de la trajectoire des projets, il leur est demandé de conforter l’expertise budgétaire et financière en associant le cas échéant la direction régionale des finances publiques aux instances que vous mettrez en place.

Les ARS devront s’assurer de la qualité et de la soutenabilité des projets en mobilisant les référentiels mis à leur disposition par le conseil scientifique et en déterminant par voie contractuelle avec les établissements les engagements pris (désendettement, respect des trajectoires) en contrepartie du soutien financier de l’État.

De fait les droits de regard et les pouvoirs des ARS en matière d’investissement hospitalier sont maintenus voire étendus.

Le calendrier prévu laisse peu de latitude.

La réussite du plan implique que chaque ARS détermine dès 2021 la programmation pluriannuelle des investissements qu’elle souhaite soutenir. C’est la raison pour laquelle, il leur est demandé d’engager sans attendre la conception de la stratégie régionale pour une finalisation en octobre 2021 afin que les projets puissent voir le jour rapidement.

Au passage les travers du dispositif précédent sont dénoncés.

Depuis 2013, l’effort financier de l’État au niveau national s’est concentré sur les grands projets validés par le COPERMO. Cette stratégie trop concentrée a présenté trois défauts majeurs : elle a conduit à instruire les projets conçus de manière isolée et sans tenir suffisamment compte des enjeux territoriaux ; elle a mis de côté l’investissement courant ; elle a également négligé le soutien à l’autofinancement des établissements, ce qui a conduit à un effondrement de l’investissement de 7 Md€ en 2012 à 3,5 Md€ aujourd’hui, réduisant d’autant l’effort de modernisation.

A cela il convient d’ajouter qu’en accélérant la concentration des établissements elle a élargi les déserts médicaux hospitaliers.

3 Recentrage de l’État central sur des fonctions de stratégie, d’appui et de validation des projets à enjeu majeur avec :

– un conseil national de l’investissement en santé (Usine à gaz de 34 membres) chargé de définir les grandes orientations stratégiques en matière d’investissement en santé et de suivre la mise en œuvre des engagements issus du Ségur de la santé.

– un conseil scientifique chargé de proposer les référentiels d’évaluation des projets, de mener des réflexions prospectives sur des modèles d’avenir, de repérer et partager les bonnes pratiques entre les différentes régions, de suivre les projets accompagnés par des experts.

– des comités de pilotage chargés de suivre la mise en œuvre du plan avec les ARS (définition des stratégies régionales délégation de crédits ; état d’avancement de la programmation dans le cadre d’une revue annuelle), de piloter la programmation budgétaire et assurer la qualité du reporting auprès de la Commission européenne, de donner un avis sur les projets d’investissement portés par les établissements de santé dont le coût est supérieur à 150 M€ hors taxe ou ceux d’un montant inférieur mais que l’ARS a souhaité signaler au niveau national.

Toute la démarche reste sous contrôle de l’Etat. La place et le rôle des élus locaux, des soignants et des usagers ne sont pas spécifiés dans la circulaire.