et le gouvernement l’enterre avec son projet de loi de financement 2022 de la Sécurité Sociale
Après la fermeture de 5700 lits en 2020, l’hécatombe continue ! Les services d’urgence ferment les uns après les autres, des services de chirurgie, de maternité sont menacés, des lits ferment temporairement ou définitivement, faute de personnel. Même le conseil scientifique s’en émeut.La population a de plus en plus de difficulté à avoir accès à un médecin généraliste ou spécialiste en ville. Les retards de soins s’accumulent avec des consultations ou des actes repoussés aux calendes grecques et la population, les enfants même, sont mis en danger.
Impassible devant la catastrophe sanitaire, le Premier Ministre vante le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale alors que celui-ci laisse les hôpitaux publics avec une augmentation de leurs dotations annoncée de 0,7 %. Pourtantselon les analyses de la FHF, il faudrait au minimum une augmentation de 2 % pour simplement maintenir l’existant dans les hôpitaux.
Sans compter que le mécanisme utilisé pour la reprise de la dette des hôpitaux (un tiers seulement et sur 10 ans) laisse courir les intérêts bancaires et les profits de la finance sur le dos de la Sécurité Sociale !
Désespérés, les personnels hospitaliers qui n’en peuvent plus quittent l’hôpital public. Les médecins vont chercher de meilleures conditions de travail et de salaires dans le secteur privé sans obligation de permanence des soins, accélérant le développement d’une médecine à deux vitesses : une médecine pour les pauvres à l’hôpital sans moyens, une prise en charge rapide et de qualité si on peut payer.
Rien n’est fait pour la médecine de premier recours, à part empiler de nouvelles rémunérations à l’acte et compter sur la liberté laissée à la médecine libérale, associée à des aides des collectivités territoriales mettant celles-ci en concurrence, pour assurer une prise en charge égalitaire sur l’ensemble du territoire de notre République : c’est surtout la liberté de laisser se développer les déserts sanitaires !
La Coordination Nationale des Comités de Défense des hôpitaux et maternités de proximité appelle les parlementaires à refuser le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2022. Il faut que le gouvernement réalise un véritable choc d’attractivité pour toutes les professions de l’hôpital (salaires, conditions de travail, démocratie interne). La limitation voulue du recours à des intérimaires est inapplicable avant ces indispensables mesures. Les écarts de salaires pouvant aller de 1 à 3 voire plus entre le public et le privé ne sont pas acceptables, générant cette hécatombe et condamnant les hôpitaux français dont le haut niveau avait fait la renommée de la France.
La Coordination Nationale exige le renforcement du service public hospitalier et médico-social , seul capable de remplir les missions de soins et de prévention, de recherche et d’enseignement pour l’ensemble de la population.
Elle demande la création d’un véritable service public de soins de premiers recours, autour des centres de santé, garantissant un accès aux soins pour toutes et tous dans la proximité. Les conditions doivent être réunies pour permettre une égale répartition des professionnels sur l’ensemble du territoire par une obligation à servir les premières années.
Il y a urgence à augmenter le nombre de professionnels formés en donnant aux universités les moyens dont elles ont besoin et à reconsidérer les parcours universitaires pour revaloriser l’exercice de la médecine générale. Donner envie aux étudiants d’une carrière professionnelle répondant aux besoins des populations suppose aussi de ne pas les décourager pendant leurs études et de les respecter !
La Coordination soutient toutes les luttes en cours contre les fermetures de lits et de services, contre les déserts sanitaires, appelle à les développer et à préparer une journée nationale d’action le 4 décembre qui prendra la forme d’une manifestation parisienne, proposé par AUDACE 53, le comité de Mayenne, avec des délégations et des témoignages de toute la France et d’initiatives décentralisées à l’image de la proximité que nous réclamons.
Un avis du 5 octobre2021 du Conseil scientifique COVID 19, s’appuyant sur des donnes concordantes recueillies auprès des grandes structures hospitalières du pays fait état :
- d’un grand nombre d’emplois vacants avec notamment 5 professions en tension: IDE (Infirmiers diplômés d’Etat, IBODE (infirmiers de bloc opératoire), IADE (Infirmiers anesthésistes), manipulateurs de radiologie et masseurs-kinésithérapeutes.
- d’un recours déjà important et en augmentation aux heures supplémentaires et à l’intérim avec malgré tout un pourcentage important de lits fermés chiffré à environ 20% et touchant tous les secteurs de soins(médecine dont soins critiques, chirurgie et obstétrique) mais aussi à un moindre degré les services de pédiatrie(réanimation et hospitalisation conventionnelle) qui dans certaines régions sont déjà en tension alors que nous sommes qu’au début des épidémies automnales et hivernales virales hors COVID.
- d’une activité des services d’urgence qui a retrouvé voire parfois certaines semaines de septembre dépassé le niveau d’activité de septembre 2019.
-et enfin d’un nombre important de patients «COVID» toujours hospitalisés
- d’une étude diligentée auprès 1203 professionnels de santé lors de la deuxième vague, entre le 30 octobre et le 1erdécembre 2020 qui a révélé des symptômes d'anxiété, de dépression, de trouble de stress post-traumatique et d'épuisement professionnel chez 60,0% des personnes interrogées.
La pénurie médicale à l’hôpital bat des records avec près de 30 % de postes non pourvus. Les services d’Urgences/SMUR connaissent une vague de fermetures temporaires d’une ampleur sans précédent.
La situation est pire qu’elle n’a jamais été.
Depuis la loi BACHELOT, prolongée par les lois TOURAINE et « Ma santé 2022, les élus locaux, les professionnels de santé et les usagers n’ont plus qu’un rôle consultatif. Les avis, leurs prises de position, leurs demandes sont le plus souvent écartés d’un revers de main par des directeurs d’ARS qui, dotés de pouvoirs exorbitants, ont imposé partout des fermetures de lits, de postes, de services voire d’hôpitaux entiers.
Malgré les promesses, le dispositif de financement basé essentiellement sur la tarification à l’activité continue d’étrangler les établissements de santé. Il est même en voie d’être étendu à la psychiatrie.
La démocratie en matière de santé a été confisquée. Tous les pouvoirs ont été concentrés dans un nombre réduit de mains. Les autorités sanitaires n’ont, en règle générale, tenu aucun compte des cris d’alarme des soignants ou des associations d’usagers. Les déceptions qui ont fait suite au Ségur de la Santé témoignent de l’importance de la fracture qui s’est creusée entre le ministère et les soignants, entre le discours officiel et les réalités de terrain.
Pas étonnant, dans ces conditions, que notre système de santé soit en crise profonde et que les patients éprouvent de plus en plus de difficulté à accéder aux soins, quand ils y parviennent ce qui n’est pas toujours le cas.
Pour faire reculer les déserts médicaux, le collectif avance la proposition de création d’un centre de santé et demande un plan de recrutement à l'hôpital
Rassemblement pour exiger la levée des brevets sur les vaccins anti-covid le 29 octobre
GUINGAMP – Menaces sur la chirurgie et la maternité
Après la manifestation du 23 octobre, les propos de la directrice du centre hospitalier de SAINT-BRIEUC, qui se veulent rassurants, ne lèvent pas les doutes parce que retirer le symbole qu'est devenu le label "hôpital de proximité" ne signifie pas grand-chose à ce stade.
Le rapport Rossetti, document de 24 pages, dresse un état des lieux de la situation hospitalière sur le territoire RANCE – EMERAUDE et fait des propositions pour le projet de fusion de l’hôpital de Saint-Malo et Dinan.
Les syndicats s’étonnent de sa maigreur et de la faiblesse de son contenu.
Les psychologues, maltraités par le ministère de la Santé adresse une lettre ouverte aux sénateurs et députés, représentant les citoyens, et aux médias, représentant l'opinion publique
Pour que les psychologues et les usagers cessent d'être maltraités
Effectifs médicaux et paramédicaux insuffisants, lits-portes saturés, insuffisance de lits d’aval de lits, la pédiatrie est en grande difficulté.
La situation est grave, car l'hôpital public est le seul recours en médecine pédiatrique. Ainsi, des enfants en situation d'urgence ne peuvent plus être pris en charge par les services compétents, laissant des parents en grand désarroi et des enfants atteints de maladie chroniques en situation instable sont renvoyés chez eux par manque de place.
Plus de 10 000 personnes sont mortes chaque jour du COVID dans le monde depuis la demande de levée des brevets sur les vaccins. En s'opposant à la levée des brevets, la France et l'Europe interdisent l’accès à la vaccination à des millions de personnes et portent une lourde responsabilité dans ces milliers de morts évitables ! Les labos de Big Pharma pèsent de tout leur poids auprès des politiques pour s'opposer à la levée des brevets.
Le Collectif Brevets sur les vaccins, stop. Réquisition ! organise un rassemblement le samedi 30 octobre à Paris devant les locaux de Pfizer au moment de la tenue du G20 à Rome et alors que des chiffres inquiétants concernant l'épidémie nous parviennent de pays comme la Russie, la Bulgarie... et que moins de 5% de la population des pays à faibles revenus est vaccinée.