Rambouillet : communiqué du collectif

Le communiqué en pdf
Dans l’enfer des couloirs des Urgences…
Communiqué du collectif Hôpital-Santé publique-Sud Yvelines du 30/01/2024

Lundi 29/01/24, le journal Le Parisien révèle qu’un patient est décédé aux urgences à l’hôpital Mignot au Chesnay. Une soignante effondrée, raconte : « j’ai tiré le rideau, il était mort, tout seul dans son coin ». Faute de places aux Urgences et dans les services en aval, les patients restent trop longtemps sur des brancards, parfois plusieurs jours et dans des conditions indignes. Et cela, alors que les équipes médicales courent dans tous les sens en étant très éprouvées par cette situation délétère.

Au service des Urgences à Hyères dans le Var, un patient décède d’une septicémie après des heures d’agonie dans un couloir. Il appelle sa mère à l’aide mais en vain.

A Lons-le-Saunier, de graves disfonctionnements, dont un mort aux urgences, inquiètent les patients qui décident de se mobiliser en créant un comité pour exiger des explications et des moyens supplémentaires

Dans les urgences des hôpitaux publics de Mantes-la Jolie, des Mureaux – Meulan, de Poissy et de Rambouillet, la situation est aussi très tendue.

L’engorgement des urgences dépasse le seuil critique qui met en danger la vie des patients.

Pourquoi cette situation ? Il y a deux raisons majeures.

D’abord, l’insuffisance continuelle de moyens financiers alloués aux hôpitaux, y compris pour 2024. Ainsi les Agences régionales de Santé (ARS) ont demandé aux directions des hôpitaux de supprimer massivement des lits d’hospitalisations. 29 800 lits ont été supprimés sur la période fin 2016-fin 2022, c’est à dire sous la présidence Macron !

Et cela continue. Cela aboutit à ce que les médecins urgentistes n’ont plus de lits hospitaliers pour y orienter les patients qui restent sur des brancards des heures durant voire des jours sans une surveillance suffisante. Le risque vital augmente rapidement dans ces conditions.

Ensuite, la redoutable situation de désert médical partout dans les Yvelines mais aussi ailleurs, aboutit à ce que les Urgences soient occupées par de nombreux patients qui auraient pu être pris en charge pas des médecins de ville. Alors qu’il manque cruellement de médecins généralistes, le nombre de médecins formés reste quasiment le même qu’en 1972 alors que la population a augmenté de près de 16 millions de personnes depuis ! Ce n’est pas 12 000 médecins qu’il faut former mais le double voire le triple !

Ce dont a besoin notre hôpital public, c’est d’un investissement massif pour améliorer les conditions d’accueil, pour renforcer les équipes médicales et doter les hôpitaux des moyens médicaux à la hauteur des besoins.

C’est une urgence absolue qui exige des réelles décisions et non des communications trompeuses pour faire illusion. Le monde paysan nous montre le chemin qu’il faut emprunter pour que de réelles solutions soient mises en œuvre !

Campagne européenne, la santé avant le marché

Une grande campagne européenne s’organise en vue des élections européennes : la santé avant le marché … changeons l’Europe, avec le Réseau Européen Notre Santé n’est pas à vendre, l’EPSU (European Public Service Union, la branche services publics de la Confédération Européenne des Syndicats) et PHM (People’s Health Movement)

La présentation de la campagne
Le powerpoint présenté lors de la conférence de presse
Le site de la campagne

Sept fiches thématiques ont été réalisées, présentant les revendications de la campagne

Fiche 1 Financement
Fiche 2 Dérives commerciales
Fiche 3 Accessibilité
Fiche 4 Démocratie sanitaire
Fiche 5 Déterminants de santé
Fiche 6 Médicaments
Fiche 7 Pénurie personnel

 

Communiqué de la Coordination : La régularisation des médecins à titre étranger utilisée pour fermer des services !

Le communiqué en pdf

La régularisation des médecins à titre étranger utilisée pour fermer des services !

Il y a déjà eu la loi RIST, pleine de bonnes intentions : réduire l’intérim à l’hôpital. Mais son application non préparée par des mesures permettant l’intégration de ces médecins dans des postes fixes à l’hôpital, en particulier des mesures d’attractivité, a mis en difficulté de nombreux services, été le prétexte à des fermetures (« il n’y a pas de médecins ») ou à la régulation des urgences !

Aujourd’hui, la régularisation annoncée et justifiée de la situation des PADHUE (praticiens à diplôme hors union européenne) laisse présager les mêmes conséquences pour la population : des réductions d’activité, des fermetures ! La vérification de leurs connaissances est légitime, mais entre calendrier des épreuves, changement des règles, taux de réussite bien inférieur à la réalité de leurs compétences, postes disponibles, cette régularisation va à nouveau être utilisée pour justifier des fermetures, adapter la carte des services aux projets inavoués des ARS de fermer des activités de proximité.

Sans parler des difficultés des PADHUE pour renouveler leur titre de séjour, dans le contexte xénophobe de la loi Darmanin, beau parapluie pour les directions d’hôpitaux et ARS.

C’est scandaleux, alors que ces médecins sont nécessaires au fonctionnement de nos hôpitaux et ont été exploités durant des années, sous payés, soumis à de dures conditions de travail. Aujourd’hui, ce sont 2000 PADHUE dont plus de 1000 exerçant dans les services d’urgence, qui se retrouvent sans solutions administratives alors que notre pays manque de médecins.

De plus, les mécanismes mis en place sont un appel d’air pour faire venir de nouveaux médecins de pays où ils vont faire défaut à leur système de santé alors même que leur formation y a été financée, plutôt que de régulariser ceux qui sont déjà en France, pour des raisons diverses.

L’hôpital public français a besoin de médecins : gardons ceux que nous avons ! La Coordination Nationale rappelle sa prise de position d’aller vers une égalisation des revenus des médecins entre statut public et privé, entre spécialités et vers un partage des obligations de permanence des soins.

Elle appelle ses comités à la mobilisation pour que la régularisation des PADHUE ne soit pas un nouveau prétexte à des réductions d’activité.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité apporte tout son soutien aux PADHUE lors de leur journée d’action du 18 janvier.

Luçon : les olympiades de l’accès aux soins

A Luçon, l’ADSP poursuit ses rassemblements tous les vendredis à 18 h devant l’hôpital et prépare les Olympiades de l’accès aux soins pour la semaine du 20 au 25 novembre qui se terminera par une cérémonie de cloture le 25 novembre avec un débat  » un service de santé public pour toutes et tous, en présence de Victor Duchesne, économiste de la santé

L’affiche

Remiremont : mobilisation pour la création d’un centre de santé

Ademat-H invite à refléchir à la création d’un centre de santé

A la suite d AG de mars, l’ADEMAT-H a décidé de lancer un appel à Manifestation d’Intérêt auprès des élus (maires conseillers municipaux, communautaires, conseillers départementaux Pays, des professionnels de santé des adhérents ademat-h.

L’appel à manifestation d’intérêt

Pour éclairer la problématique,l’ADEMAT-H a invité le Dr Richard Lopez président de la Fabrique des Centres de santé à une assemblée débat : 70 personnes étaient présentes

Le compte-rendu de la réunion

La revue de presse

L’interview du président de l’ADEMAT-H sur France 3

L’objectif maintenant est d’obtenir une étude de faisabilité financée par l’ARS