Dourdan : rejet du recours au tribunal administratif

Réponse au tribunal administratif suite au rejet de notre recours :
Le 22 novembre 2023
Objet : Rejet de notre recours suite décision du 21 avril 2022 de l’ARS IDF « invitant » le CHSE à retirer son dossier de demande d’autorisation d’une IRM sur le site de Dourdan suite à un arbitrage en faveur d’un groupe privé.
Madame,
Nous sommes surpris des raisons pour lesquelles vous rejetez notre recours et surtout que cela vous ait pris autant de temps, 1 an (requête déposée mi-octobre 2022) pour conclure sans hésitation à « une irrecevabilité manifeste ».
Jamais vous n’avez relancé l’ARS afin qu’elle dépose son mémoire en défense.
Jamais vous n’avez demandé à l’ARS de produire « l’acte attaqué » à savoir un courrier officiel avec l’arbitrage en faveur du groupe privé SCM radio la providence, au détriment de l’hôpital, « invitant » le CHSE à retirer son dossier de demande d’autorisation pour une IRM sur le site de Dourdan.
Nous vous rappelons que la demande s’est faite par simple appel téléphonique tard le soir (21h) après la fin de la Commission Médicale d’Etablissement du 21 avril 2022 et la veille du conseil de surveillance où le CHSE devait discuter du projet d’IRM. L’ARS n’a jamais envoyé de courrier non plus au groupement d’intérêt économique composé de radiologues de l’hôpital de Dourdan et de radiologues privés d’Etampes (travaillant déjà avec le CHSE) qui ont monté le dossier de demande d’autorisation d’une IRM sur le site de Dourdan. Aucun document officiel sur cet arbitrage en faveur du groupe privé n’a été trouvé.
1/ Comme première raison du rejet pour notre recours vous expliquez que la demande de l’ARS n’était pas un excès de pouvoir sur le CHSE qui avait tout le loisir de refuser. Pourtant l’ARS est l’autorité de tutelle au-dessus des Centres Hospitaliers de santé et décident des autorisations ou pas, des subventions ou pas, des fermetures de service ou pas, etc…. Quel choix donc disposait réellement le directeur du Centre Hospitalier Sud-Essonne face à la demande expresse sur simple coup de fil tard le soir et sans témoin ou écrit de l’ARS à la veille d’un conseil de surveillance où il devait y avoir une discussion sur l’IRM ?
2/ Vous justifiez également ce rejet car il ne se ferait pas au détriment du CHSE alors que c’est pourtant bien l’objet de toute notre requête ! Cette demande de l’ARS, non officielle car sans écrit, a obligé implicitement le directeur de l’hôpital à retirer son dossier de demande d’autorisation pour une IRM sur le site de Dourdan pourtant approuvé et voté en conseil de surveillance du 21 septembre 2022 en présence de l’ARS et du maire de Dourdan, ce qui a profité au groupe privé SCM radio la providence qui a installé une IRM à Dourdan alors que le CHSE NON et que ce sont les patient.es qui en subissent les conséquences : délai de prise en charge, dépassement d’honoraire, transport en ambulance à 1 km de l’hôpital avec coût supplémentaire pour la CPAM, etc…
De plus dans le compte-rendu de la Commission Médicale d’Etablissement (CME) il est bien stipulé que « l’ARS a invité le CHSE à retirer son dossier initial de demande d’autorisation et à se rapprocher de SCM radio la providence (Centre d’Imagerie Médicale de l’hôpital privé d’Antony) afin d’amender le projet de ce dernier au profit d’une coopération, dans le délai restant imparti pour l’examen du dossier de demande d’autorisation en Commission Spécialisée de l’Offre de Soins du 19 mai 2022 », même termes employés dans le Conseil de Surveillance du 22 avril 2022. L’appel téléphonique de l’ARS a été donné tard après la CME et la veille du Conseil de Surveillance qui allait se tenir le lendemain afin d’être annoncé et n’a pas laissé de temps au CHSE pour se préparer à cette décision. Ainsi sous le couvert de dépose d’un dossier commun « afin de favoriser les coopérations » et pour un « déploiement plus rapide et sécurisé » le résultat a été le retrait de la demande d’autorisation déposée par le CHSE le 29 décembre 2021 et un seul dossier à faire examiner devant la Commission Spécialisée d’Organisation des Soins le 19 mai 2022 : celui du groupe privé SCM radio la providence. D’ailleurs, lors de la CME du jeudi 21 avril 2022, le CHSE a dit « encore » maintenir sa demande, cela le lendemain de la visite des deux sites du mercredi 20 avril 2022.
Vous avez complétement écarté nos derniers éléments ajoutés dans notre mémoire :
1/ Tromperie sur les radiologues qui installent l’IRM privée près du centre-ville de Dourdan : C’est le groupe Ramsay santé et non des radiologues indépendants. Tromperie aussi sur l’objectif final.
2/ Tromperie sur le fait que les patient-es de Dourdan auraient eu à parcourir de longues distances pour passer une IRM à l’hôpital de Dourdan.
3/ Tromperie sur le fait qu’il y aura « un reste à charge à zéro » pour tous les patient.e.s.
4/ Tromperie sur le délai de livraison du centre de radiologie privé prévu début 2023 et sur les travaux pour installer l’IRM privée de la part de la mairie de Dourdan.
5/ Tromperie sur la raison de l’arbitrage de l’ARS en faveur du dossier d’installation d’une IRM pour SCM radio la providence au détriment du dossier du site de Dourdan pour le Centre Hospitalier du Sud Essonne.
Vous avez attendu que nous vous informions qu’Olympe santé (du même nom que le centre privé à Antony) ouvre ses portes le 18 septembre pour rejeter notre recours. Ainsi nous n’avons pas d’autre choix que de renoncer à faire appel puisque SCM radio la providence-centre d’imagerie médicale de l’hôpital privé d’Antony-Ramsay santé, dont le directeur est aussi M. Bornet comme à Dourdan, a court-circuité le projet médical 2021-2025 du Centre Hospitalier du Sud-Essonne avec la duplicité de l’ARS et du maire de Dourdan.
En revanche, nous ne renonçons pas au projet médical 2021-2025 du Centre Hospitalier Sud-Essonne avec une IRM sur le site de Dourdan car notre rôle est la défense de l’hôpital public.
Cordialement
Les administratrices et administrateurs mandaté.e.s

FEURS – Tour de France de la Santé 2023

Le Comité de Défense du Centre Hospitalier du Forez (Feurs) a initié une réunion débat dans le cadre du Tour de France pour la Santé ce Vendredi 10 Novembre sur l’Accès aux Soins et comment répondre au non-soin devant une salle comble de 450 personnes.

Une seconde partie de cette réunion s’est portée sur l’actualité du territoire très attendue du public pour connaître l’avancement du projet de réouverture des Urgences du site de Feurs à l’initiative de notre Comité et de la mairie.

Depuis le 1er Avril, date de fermeture des urgences de Feurs, la population nous soutient sur ce combat avec une manifestation de 3 000 personnes dans la rue et 12 000 signatures en 5 mois.  Une décision du Conseil de Surveillance sera prise le 21 Décembre après avis du Conseil Médical d’Établissement.

De par le succès rencontré auprès de la population, le Comité de Défense se trouve renforcé de ses initiatives pour défendre l’ensemble des services médicaux du Centre Hospitalier et promouvoir un Accès aux Soins pour tous sur l’ensemble de son territoire.

CR de la réunion avec les diaporamas

Communiqué : les 35èmes Rencontres Nationales de la Coordination

Le communiqué en pdf

35èmes Rencontres Nationales de la Coordination

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité tiendra les 17, 18 et 19 novembre ses 35èmes Rencontres Nationales à Dole : 35 Rencontres Nationales pour une association qui fêtera ses 20 ans d’existence en 2024, un bel exercice de démocratie pour l’élaboration constante de propositions et de mobilisations pour les hôpitaux, pour l’accès aux soins de toutes et de tous.

Pour cette édition de 2023, c’est le comité de défense des hôpitaux publics de Dole qui organise, avec le dynamisme qui lui a valu en quelques années une reconnaissance incontestable dans la défense des hôpitaux et l’accès aux soins dans le Jura.

Au programme :

– une réunion publique sur les centres de santé vendredi à 18 h 30 avec la participation de Frédéric Villebrun, Président de l’Union Syndicale des Médecins de Centres de Santé et de  Nicolas Souveton, Vice Président de la FMF(Fédération des Mutuelles de France) et président d’Oxance Mutuelles de France

– des ateliers de travail samedi, le matin sur la psychiatrie avec la participation de Charles-Olivier Pons, président de l’Union Syndicale de la Psychiatrie, l’après midi sur la territorialisation de la santé avec la participation de Sylvie Dubois, vice-présidente de la région Centre
Val de Loire, avant un temps d’échange entre comités.

– l’assemblée générale statutaire le dimanche matin.

Alors que la population subit comme jamais des difficultés d’accès aux soins, nos Rencontres Nationales auxquelles sont appelés à participer nos 66 comités adhérents seront l’occasion d’appuyer les mobilisations en cours et de travailler l’exigence d’une politique de santé solidaire, de qualité et de proximité répondant aux besoins de toutes et tous.

Communiqué : Mobilisation le 16 novembre pour la santé et la Sécurité Sociale

Le communiqué en pdf

Mobilisation le 16 novembre pour la santé et la Sécurité Sociale

Urgences régulées, maternités fermées, médecin traitant introuvable, médicaments en rupture de stock, l’accès aux soins est de plus en plus compliqué dans notre pays et il y a déjà eu des morts évitables !
Le gouvernement refuse de prendre des mesures adaptées à la gravité de la situation, préférant augmenter les restes à charge pour les malades, s’attaquer aux arrêts maladie, privilégier le secteur privé qui coûte plus cher pour la Sécurité Sociale, pour la population en fait.
Devant le mécontentement généralisé, relayé par les députés, c’est par le 49.3 qu’il fait adopter le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2024 (PLFSS) imposant à notre système de santé de nouvelles coupes budgétaires à hauteur de 3,5 milliards d’euros minimum.
La Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité rappelle son plan d’urgence pour les professionnels de santé : les garder, en former plus, mieux les répartir.
Les garder ! Admirons leur conscience professionnelle, mais les applaudissements ne suffisent pas. La Coordination appelle ses comités, la population à participer à la mobilisation intersyndicale des soignants le 16 novembre. Leurs revendications sont légitimes et leur satisfaction indispensable pour la santé dans notre pays.
Malgré les 49.3, les comités de la Coordination ont continué à faire signer la pétition pour que le PLFSS 2024 réponde aux besoins de la population. Cela est l’occasion d’échanges traduisant l’indignation face aux manœuvres antidémocratiques du gouvernement et de multiples témoignages des difficultés d’accès aux soins, de la multiplication des dépassements d’honoraires. C’est une inquiétude généralisée face à la crainte d’être malade et de ne pouvoir être soigné dans de bonnes conditions.
Une délégation de Convergences Service Public et de la Coordination remettra les pétitions le 16 novembre, avant de participer au rassemblement parisien à 13 h devant le ministère de la santé.