Mayenne : rencontre avec la préfète

Une délégation CGT-FO-Solidaires a été reçue avec l’ACCDM et AUDACE53 ce vendredi 26 janvier par la préfète accompagnée d’un représentant de l’ARS. Objectif : conserver 3 services d’Urgences et 3 SMUR en Mayenne 24/24 7j/7.
Mme la préfète a fait preuve d’une grande écoute et s’est dite elle aussi préoccupée par la situation.
Des garanties ont été données quant à l’objectif apparemment partagé, y compris par l’ARS.
Le problème du manque de médecins demeure cependant même si la situation semble évoluer plutôt positivement pour Mayenne et Château-Gontier. Les difficultés restent importantes pour le CH Laval.
L’échange a été cordial et respectueux.
Reste à voir dans les semaines qui viennent comment le relatif optimisme affiché va se concrétiser pour nos 3 hôpitaux.
C’est pourquoi nous restons et resterons extrêmement vigilants face à l’évolution de la situation.

La délégation à l’entrée de la préfecture : Sébastien Lardeux (FO), Jean-Yves Grousset (AUDACE53), Isabelle Bijou (Solidaires) et Franck Elie (CGT)

Campagne européenne, la santé avant le marché

Une grande campagne européenne s’organise en vue des élections européennes : la santé avant le marché … changeons l’Europe, avec le Réseau Européen Notre Santé n’est pas à vendre, l’EPSU (European Public Service Union, la branche services publics de la Confédération Européenne des Syndicats) et PHM (People’s Health Movement)

La présentation de la campagne
Le powerpoint présenté lors de la conférence de presse
Le site de la campagne

Sept fiches thématiques ont été réalisées, présentant les revendications de la campagne

Fiche 1 Financement
Fiche 2 Dérives commerciales
Fiche 3 Accessibilité
Fiche 4 Démocratie sanitaire
Fiche 5 Déterminants de santé
Fiche 6 Médicaments
Fiche 7 Pénurie personnel

 

Ganges

Voici les interrogations posées à l’ARS par le comité concernant le Centre Périnatal de Proximité. Rappelons que pour le collectif ce CPP ne répond aucunement au droit légitime des femmes d’avoir accès à une maternité de proximité, qui seule permet à la fois un suivi gynécologique complet et un accouchement en toute sécurité, à la clinique ou à la maison.

La convention du CPP annotée par le comité

Communiqué de la Coordination : La régularisation des médecins à titre étranger utilisée pour fermer des services !

Le communiqué en pdf

La régularisation des médecins à titre étranger utilisée pour fermer des services !

Il y a déjà eu la loi RIST, pleine de bonnes intentions : réduire l’intérim à l’hôpital. Mais son application non préparée par des mesures permettant l’intégration de ces médecins dans des postes fixes à l’hôpital, en particulier des mesures d’attractivité, a mis en difficulté de nombreux services, été le prétexte à des fermetures (« il n’y a pas de médecins ») ou à la régulation des urgences !

Aujourd’hui, la régularisation annoncée et justifiée de la situation des PADHUE (praticiens à diplôme hors union européenne) laisse présager les mêmes conséquences pour la population : des réductions d’activité, des fermetures ! La vérification de leurs connaissances est légitime, mais entre calendrier des épreuves, changement des règles, taux de réussite bien inférieur à la réalité de leurs compétences, postes disponibles, cette régularisation va à nouveau être utilisée pour justifier des fermetures, adapter la carte des services aux projets inavoués des ARS de fermer des activités de proximité.

Sans parler des difficultés des PADHUE pour renouveler leur titre de séjour, dans le contexte xénophobe de la loi Darmanin, beau parapluie pour les directions d’hôpitaux et ARS.

C’est scandaleux, alors que ces médecins sont nécessaires au fonctionnement de nos hôpitaux et ont été exploités durant des années, sous payés, soumis à de dures conditions de travail. Aujourd’hui, ce sont 2000 PADHUE dont plus de 1000 exerçant dans les services d’urgence, qui se retrouvent sans solutions administratives alors que notre pays manque de médecins.

De plus, les mécanismes mis en place sont un appel d’air pour faire venir de nouveaux médecins de pays où ils vont faire défaut à leur système de santé alors même que leur formation y a été financée, plutôt que de régulariser ceux qui sont déjà en France, pour des raisons diverses.

L’hôpital public français a besoin de médecins : gardons ceux que nous avons ! La Coordination Nationale rappelle sa prise de position d’aller vers une égalisation des revenus des médecins entre statut public et privé, entre spécialités et vers un partage des obligations de permanence des soins.

Elle appelle ses comités à la mobilisation pour que la régularisation des PADHUE ne soit pas un nouveau prétexte à des réductions d’activité.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité apporte tout son soutien aux PADHUE lors de leur journée d’action du 18 janvier.