Ils osent tout…
Depuis des années les pénuries de médicaments se multiplient mettant en danger un nombre important de patients : les laboratoires pharmaceutiques préfèrent produire et vendre dans certains pays pour un profit maximal.
Mme Buzyn souhaite « agir sur l’ensemble du circuit du médicament pour prévenir plus efficacement les pénuries ». Nous rappelons à Mme la Ministre qu’il ne s’agit pas de gérer la pénurie mais de mettre en cause le système qui en est à l’origine.
Catégorie : Actions et interventions
Hôpitaux de Remiremont et Epinal : François Vannson présente son rapport de médiation sur l’organisation des soins
Urgences, SMUR et luttes : le point au 25 juillet
Sisteron ne veut pas de la fermeture des urgences la nuit
Partout en France
Nice : la grève se poursuit au CHU – l’article et la vidéo d’Azur TV du 23 juillet
Clermont Ferrand : coup de chaud aux urgences du CHU Montpied – l’article de Radio Scoop du 23 juillet
Redon : les urgences rejoignent à leur tour la grève illimitée le 25 juillet – www.sante.cgt.fr et l’article d’Ouest France du 25 juillet
Nantes : grève aux urgences.Des moyens supplémentaires jugés insuffisants – Presse Océan le 23 juillet
Mont de Marsan : des gilets jaunes au soutien des personnels des urgences – Sud Ouest du 24 juillet
Millau : 100% du personnel des urgences en grève – Aveyron Digital News du 25 juillet
Gironde : grève annoncée à l’hôpital psychiatrique de Cadillac le 31 juillet – Actu.fr du 24 juillet
Articles généraux
Urgences : la crise partie pour durer tout l’été – Public Sénat le 15 juillet
Urgences : la grève se poursuit, plus de 200 services touchés – article du Nouvel Obs du 23 juillet
le communiqué de l’AMUF du 19 juillet
La CGT appelle à l’action les salarié.e.s des établissements privés et publics de santé et d’action sociale le 11 septembre 2019.- le tract
Pétition
Pour la réouverture et le maintien des urgences de nuit à Sisteron
Morlaix : Lettre à la directrice du centre hospitalier du Pays de Morlaix
Madame la directrice.
Selon des informations que nous avons recueillies, certains services du CHPM seront fermés durant la période estivale pour tout ou partie, voire déjà placés dans cette situation en raison d’un manque de moyen et en particulier d’effectif de praticiens hospitaliers.
Au nom de mon organisation et des usagers que nous représentons, je tiens à vous faire part de ma surprise et de mon inquiétude si ces informations s’avéraient confirmées.
Les services de Médecine Pluridisciplinaires : moins 9 lits, la Pneumologie : moins 14 lits, la Pédiatrie : moins 4 lits.
Chirurgie 2 : fermeture de 6 lits définitifs; ce service n’aura plus qu’une capacité de 20 lits.
Médecine ambulatoire : moins 3 places.
Les services de Médecine 1 et 2 n’auront plus qu’une capacité de 27 lits à eux deux ?
L’hospitalisation de jour en Réhabilitation Respiratoire perdra 5 places.
Ce qui fera au total une fermeture de 41 lits.
Cela continue par la fermeture dans 4 unités d’hospitalisation de jour de Pédopsychiatrie, à Morlaix de 2 unités, au Folgoët 1 unité et à Carhaix 1 unité. Le nombre de jours ouvrés fermés sera au total de 5 mois sur 12 pour l’année 2019.
Je tiens à vous affirmer notre profonde inquiétude face à des situations que l’on rencontre tous les ans et dans des proportions toujours plus importantes.
Les usagers sont ainsi confrontés à une baisse drastique de l’offre de soins en Pays de Morlaix pendant cette période.
Nous nous interrogeons sur le sort des patients durant cette période, et sur les conséquences de la situation qui pourrait conduire, dans certains cas, à une mise en danger des patients.
Pour ces raisons, je vous demande au nom du Comité de Défense des Usagers de l’Hôpital Public en Pays de Morlaix, de prendre toute mesure pour assurer le remplacement des praticiens pendant leurs congés annuels, et d’agir pour obtenir les moyens financiers qui permettraient d’éviter une telle situation, dans l’intérêt de la population toute entière.
Je vous saurais gré de bien vouloir me tenir informée des développements relatifs à cette affaire.
Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Madame la directrice, l’assurance de ma considération distinguée.
Madame Martine CARN.
Copie à : Madame Le Brun Agnès, Présidente du conseil de surveillance
Madame Sandrine Le Feur, Députée.
Monsieur Jean-Luc Fichet, Sénateur.
Lettre ouverte à la presse.
Communiqué de presse de la Coordination Nationale : des fermetures inacceptables !
Le Président de la République a annoncé ne fermer aucun hôpital ! En réalité il en vide certains, en ferme d’autres, ainsi que des maternités.
Depuis un mois, les mauvaises nouvelles se multiplient : la fermeture définitive des maternités de Bar Le Duc, de Thann, d’Altkirch, celles temporaires mais sans garantie de réouverture de Dinan et de Privas, la fermeture des urgences de nuit à Sisteron, des suppressions de lignes de SMUR et même une fermeture totale temporaire à Lens. Où demain ?
Le dossier de presse de l’ARS Grand Est annonçant les fermetures des maternités alsaciennes est caricatural, s’appuyant sur une tribune d' »experts », personnalités certes assurément très compétentes dans leur domaine spécialisé, mais sans doute très éloignés des besoins des femmes enceintes et de leurs familles, des besoins globaux, qui seraient mieux connus par une concertation démocratique, incluant les professionnels de proximité et les populations. La gradation des soins sert précisément à prévoir ce qui sort du physiologique, pour permettre d’y rester dans les 85% de grossesses qui ne présentent pas de complications.
Le manque de professionnels de santé, en particulier de médecins, est aggravé par la politique actuelle. L’hôpital public ne fidélise plus ses personnels et les fait fuir, vers le privé ou vers une totale réorientation professionnelle. L’absence de véritable réponse de la Ministre de la Santé à la grève des personnels des urgences, qui gagne de plus en plus d’hôpitaux malgré la période estivale, traduit le désengagement du gouvernement pour l’hôpital public. C’est une stratégie assumée pour favoriser le secteur privé et les profits de ses actionnaires au détriment du service public, au détriment de la sécurité sociale et laissant de côté toute une partie de la population, en difficulté pour accéder aux soins, pour des raisons géographiques ou financières. Qui va payer les hôtels annoncés pour permettre aux femmes enceintes de passer les derniers jours de leur grossesse à proximité d’une maternité ou les dépassements d’honoraires lorsqu’il n’y aura plus d’autre choix que le privé pour les soins ?
Alors que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de faire savoir qu’il était impératif de réduire le trafic routier, la ministre de la santé met les femmes enceintes, les malades et leurs familles sur les routes !
Cela est insupportable ! Notre pays n’en peut plus, et les gilets jaunes l’ont largement exprimé, de ces politiques où l’on réduit chaque jour davantage les dépenses publiques pour enrichir quelques uns. L’hôpital public est notre bien commun, financé par NOS cotisations, sa proximité la garante de la sécurité pour les populations. La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité apporte son soutien à tous ses comités dans l’action pour défendre et développer le service public hospitalier, à tous les élu.e.s, à tous les citoyen.ne.s, à tous les personnels hospitaliers qui revendiquent une politique de santé répondant aux besoins des populations. Ici et là, les mobilisations permettent de faire reculer la casse organisée, comme à Remiremont ou à Gérardmer. Tous ensemble, nous arriverons à être entendus !
