Question CGT à Mr Macron – 23 10 20
Compte rendu de la discussion du 23 10 20 avec le conseiller du Président de la République
Devant le déficit toujours à la hausse depuis 2018, date du départ de l’administration provisoire après la mise sous tutelle du CHF et malgré l’apport de l’enveloppe de 15 millions d’euros pour le CHF à cette date, le CHF est en grande souffrance.
Pas de véritable Projet Médical depuis celui présenté en 2018, manque de médecins, de personnel (fermeture récente de 30 lits d’Ehpad à Montbrison, manque de 12 aides-soignants), fragilité d’un nombre important de personnel qui travaille sous contrats depuis longtemps, sans titularisation.
Le Comité alerte depuis longtemps sur l’échec de la fusion en 2013, qui ne permet pas la pérennité du CHF, mais accroît la perte d’activité et le déficit financier.
Depuis 2018, le Comité propose un Projet Médical pour un développement équilibré des activités des deux sites pour renforcer le CHF et lui permettre de se développer.
Ce projet a été présenté en 2018, lors de la réunion publique organisée par le Comité, lors de la rencontre avec les deux administrateurs provisoires , au mInistère de la Santé quand le dossier CHF a été présenté par l’équipe de médecins et d’élus qui se sont déplacés, à la direction actuelle, en juin 2020 lors de la rencontre avec Mr E.Mackowiak.
Ce projet respecte un développement harmonieux des deux sites pour l’intérêt général des usagers du Territoire du Forez, en reconnaissant à chaque site sa spécificité pour que vive le CHF et qu’il réponde aux besoins de Santé d’une population de 200 000 personnes sur l’ensemble de ce territoire.
Le Comité réclame une concertation entre professionnels de santé hospitaliers, de ville, élus pour réfléchir et construire ce projet.
Des décisions prises de manière unilatérale, ne peuvent être satisfaisantes et répondre aux besoins d’un ensemble de deux territoires distincts, constituant le territoire du Forez. Depuis longtemps, nous demandons à être entendus.
La crise sanitaire de la Covid-19, montre à quel point, les structures hospitalières publiques sont indispensables dans l’ensemble des réponses aux besoins de santé des Français.
N’oublions pas la « première vague » qui a pris en charge les patients du Covid avec de grosses difficultés, dans des conditions de travail très éprouvantes pour les professionnels de santé. Conséquences parfois dramatiques pour la prise en charge des autres patients qui ont souffert souvent d’un gros retard de diagnostique ou une aggravation de leur état, du fait de leur suivi reporté.
Quel avenir voulons-nous pour le CHF?
Nous vous rappelons que le Comité se positionne pour un Projet Médical équilibré sur les deux sites pour renforcer et maintenir le CHF.
Nous attendons la fin de l’enquête en cours pour définir les besoins du Territoire du Forez et une nouvelle rencontre avec la direction.
Le comité écrit le 21 octobre aux 4 élus nationaux de Haute-Saône
Mesdames et Messieurs les députés et sénateurs de Haute-Saône
La crise sanitaire perdure. Les services publics de santé pour y faire face sont notoirement insuffisants, ce que notre Comité et sa Coordination dénoncent depuis des décennies.
Pire encore, des réductions de lits et de services sont en cours ou programmées, alors que l’épidémie semble revenir massivement !
Défendre notre indispensable proximité et un accès égalitaire à un service de santé de qualité pour toutes et tous, partout sur notre territoire et particulièrement en Haute Saône – si malmenée en termes de services publics depuis tant d’années – impose de refuser un Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale-PLFSS de misère.
De misère en effet car il ne propose rien de tangible pour reconstituer l’efficacité attendue de nos hôpitaux (urgences, SMUR, réanimation, cardiologie particulièrement) et pour recruter massivement les personnels qui nous manquent cruellement, tant à l’hôpital que dans les villes et villages, ni surtout pour remettre en cause cette inacceptable (moralement, sanitairement, socialement et politiquement) liberté d’installation qui creuse les inégalités.
À moins d’accepter de faire appel aux retraités, aux étrangers (et tant mieux pour ceux qui sont là et qui nous aident à sauver notre service public sanitaire mais dont les pays se trouvent démunis), voire pire aux mercenaires, à moins d’accepter les files d’attente, les déplacements dangereux et coûteux, les délais gigantesques… IL FAUT UN CHOC SALUTAIRE : LE REFUS MASSIF DU PLFSS s’impose donc pour fournir les moyens sanitaires aptes à enfin satisfaire nos besoins et pour imposer une équitable répartition dans tous nos territoires.
Merci de nous indiquer ce que sera votre vote pour le Projet en cours. Nous vous demandons de rejeter ce PLFSS et de proposer un PLFSS qui réponde véritablement aux enjeux sanitaires du moment, aux besoins de santé de nos concitoyens.
Recevez mesdames et messieurs les meilleures salutations du Comité de Vigilance pour le Maintien des Services Publics de Proximité en Haute-Saône
Ps : ci joint notre dernier communiqué national sur le sujet avec les références de la Coordination nationale



Les soignants du Rouvray ont mis a profit la journée nationale de mobilisation du 15 octobre pour lutter aussi contre les fermetures de lits annoncées.
Les soignants de l’hôpital de Saint Etienne du Rouvray manifesteront contre la fermeture de lits – Paris-normandie.fr – 12 10 20
80 lits fermés à l’hôpital du Rouvray des soignants montent au créneau – actu.fr – 15 10 20