Evaluation du risque de contamination COVID

EVALUATION DU RISQUE DE CONTAMINATION

Le nombre de contaminés actifs à l'instant T par Million d'habitant pour un pays ou territoire mesure la densité des porteurs de virus dans un groupe donné, et donc le risque de contamination.

A partir du ratio : contaminés actifs / million d'habitant, sur le podium mondial le 16 décembre 2020 :

#1 Belgique : 47 471 (cas actifs pour 1 million d'habitant)
#2 France : 33 201
#3 Serbie : 28 504

autres pays :
#4 USA : 20 216
#10 Italie : 10 687
#35 Allemagne : 4 267

Si l'on considère que les mesures de distanciation sont équivalentes d'un pays à l'autre, et l'on compare à des pays voisins, on peut en déduire qu'aujourd'hui, en France nous avons 3 fois plus de risque qu'en Italie et 7 fois plus qu'en Allemagne d'être contaminés.

Voir aussi le tableau des données internationales du 16 décembre 2020

 

SAINT-AFFRIQUE MILLAU – Vers un hôpital médian ? – 25 10 20

Depuis plusieurs années des pressions sont exercées qui visent au remplacement des centres hospitaliers de SAINT-AFFRIQUE et de MILLAU par un hôpital médian.

Le comité s’est procuré l’étude de faisabilité et de pré-programmation de juillet 2018

et apporte en réponse sa propre analyse du projet

FEURS – EHPAD de MONBRISON – 22 10 2020

Fermetures de lits faute d’aides-soignants – La lettre d’information du comité.

Bonjour à tous,
 
Nous vous transmettons l’article du 11 octobre décrivant la situation très critique de l’Ehpad de Montbrison, souffrant d’un grand manque de personnel et dans l’obligation de fermeture de 30 lits. Malheureusement, de nombreux lits avaient été libérés lors de la 1ère vague de la Covid-19.
 
Le manque de personnel soignant en France d’une manière générale et sur notre territoire, au sein du CHF participe à la dérive du service public hospitalier.
Si l’Hôpital public veut vivre, il faut lui donner les moyens en arrêtant de faire des économies sur le personnel : cela passe par l’emploi et une reconnaissance des soignants, de leur travail et des conditions de travail.
Ces dernières années, la volonté de faire des  économies au sein de notre système de santé, en réduisant le montant de l’ONDAM, en maintenant la T2A, en supprimant des postes, en ne recrutant pas malgré les demandes d’emplois postulées, en fermant des lits régulièrement, en augmentant la précarité des contrats de travail, en maintenant des salaires en dessous de la moyenne européenne, n’ont fait qu’aggraver la souffrance des soignants dans de telles conditions de travail et décourager les plus motivés. Au point de manquer de candidatures dans les instituts de formation, ce manque s’aggrave au fil des années.
Les instances de tutelle, l’Etat sont restés sourds aux appels et demandes des professionnels de santé de l’Hôpital public.
 
Pour information, le CHF a perdu 100 lits sur 7 ans, depuis la fusion et a supprimé 200 emplois depuis 2013.
La fusion était censée mutualiser les compétences et les moyens, voilà la situation aujourd’hui.
 
Que voulons-nous pour la société de demain, pour les générations à venir, est ce que la Santé ne doit appartenir qu’à ceux qui en ont les moyens?
La privatisation de la Santé poursuit son chemin, est ce que nous voulons qu’elle soit l’avenir?
Pour autant, nous continuons à nous mobiliser pour que vive l’Hôpital Public.
 
Plus que jamais, soyons vigilants et prudents dans ce contexte actuel qui nous montre à quel point la Santé est une richesse et qu’elle peut très vite se fragiliser, à quel point nous avons besoin des soignants du service public.

Edito semaine 41-2020

En visite au centre hospitalier George POMPIDOU le 6 octobre, le président de la République a de nouveau affirmé que les difficultés de l’hôpital public ne résultaient pas d’un problème de moyens mais d’un problème d’organisation.

Les mots n’ont de sens que s’ils se conjuguent avec les faits pour aboutir à la même réalité.

Depuis le Ségur de la Santé, qui annonçait pourtant « 15 000 recrutements à l’hôpital public » les départs volontaires et les démissions se sont multipliés du fait de la dégradation de leurs conditions de travail et de la faiblesse de leurs rémunérations. Ceux qui sont restés en fonction et sont moins nombreux et plus démunis que lorsqu’il leur a fallu affronter la première vague de la COVID.

Le ministre de la santé a pourtant annoncé que le budget de la santé bénéficierait de l’injection 8,2 milliards d’euros par an pour revaloriser les métiers des établissements de santé et des EHPAD, et reconnaître l’engagement des soignants au service de la santé des Français. Ce n’est en fait qu’un rattrapage incomplet de l’érosion des salaires qui a résulté de la politique sanitaire d’austérité de ces deux dernières décennies et les premiers versements n’interviendront qu’en 2021.

Parmi les principales mesures du Ségur figurait le financement de l’ouverture ou de la réouverture de 4000 lits « à la demande.

Cet « engagement » résultait du constat de carence de lits de réanimation fait lors de la première vague de la covid 19. Il n’a empêché ni la poursuite des fermetures de lits par les directeurs d’ARS et d’hôpitaux ni le directeur de l’ARS Grand-Est d’’annoncer en mai 2020 celle une vingtaine de lits de réanimation dans deux hôpitaux strasbourgeois.

Le Ségur prévoyait aussi, et c’était la première mesure annoncée, 19 milliards d’euros d’investissement dans le système de santé pour améliorer la prise en charge des patients et le quotidien des soignants. Pourtant, la semaine dernière le directeur du centre hospitalier spécialisé du ROUVRAY annonçait son intention de fermer 80 lits afin de financer la rénovation de locaux dont la vétusté et l’inadaptation avait été dénoncée par la contrôleur des lieux de rétention. Ce qui est envisagé et annoncé pour financer des investissements qui n’ont manifestement que trop tardé consiste à effectuer un prélèvement sur les crédits de fonctionnement des services qui entraînera des fermetures de postes et par voie de conséquence une dégradation de la prise en charge des patients et le quotidien des soignants.

On pourrait citer d’autres exemples illustrant le fait que les annonces officielles sont démenties sur le terrain par des décisions prises par les ARS et/ou les directions d’hôpitaux qui aboutissent exactement au résultat inverse des intentions affichées au sommet de l’Etat.

Et tout le monde sait que tout ceci est la résultante de la T2A, qui continue de sévir alors que le Ségur annonçait une « sortie accélérée.

Alors oui y a bien un réel problème d’insuffisance de moyens humains et financiers à l’hôpital public et, malgré la promesse du président de la République, pendant la première vague de la pandémie COVID, de ne plus baisser les crédits des hôpitaux, le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale prévoit hors mesures COVID une baisse des dépenses de santé de 4 milliards dont 1,4 milliard sur le budget des hôpitaux

Le deuxième volet de l’affirmation présidentielle portait sur l’organisation hospitalière, qui serait à l’origine des problèmes. Cette organisation est de la seule responsabilité de l’Etat. Elle résulte des lois Bachelot, Touraine et autres « Ma santé 2022 ». Sa mise en œuvre relève exclusivement des directeurs d’ARS et des directeurs d’hôpitaux qui n’ont de comptes à rendre qu’à leur ministre de tutelle. En l’absence de toute possibilité d’être associés aux décisions, elle s’impose aux soignants, aux usagers et aux élus des territoires qui ne peuvent que la subir.

Alors oui il y a bien un problème d’organisation qui relève de la seule responsabilité de nos gouvernants et est finalement le résultat d’une absence totale de démocratie en matière sanitaire.