Près de 400 personnes ont réaffirmé, vendredi soir 5 novembre à Marsac-en-Livradois, leur vigilance quant à l'avenir de l'hôpital d'Ambert (Puy-de-Dôme) et de ses services d'urgences.
L'annonce vendredi midi de la réouverture des urgences d'Ambert à partir du 16 novembre n'a pas empêché une forte mobilisation lors de la réunion publique qui se tenait le soir même à Marsac.
Élus, représentants syndicaux, soignants ou simples citoyens, ils étaient près de 400 à être venus réaffirmer leur vigilance quant à l'avenir de l'hôpital et de ses services d'urgences. Car si la réouverture sera bien effective le 16 novembre, la situation n'en reste pas moins provisoire et donc préoccupante.
Le tribunal citoyen de Luçon en présence du maire de la commune a jugé coupable le gouvernement, le ministère de la santé et l'ARS et les a condamnés à maintenir les Urgences et le Smur ouverts 24/24 et 7j/7, à rétablir les lits et services fermés et développer le service public hospitalier.
De nombreux citoyens ont témoigné à la barre tant de la nécessité et du bénéfice des services existants que des conséquences des fermetures réalisées. Encore beaucoup plus ont mis en accusation les responsables de cette dégradation du service public hospitalier.
DOLE -39
Belle initiative ce samedi au marché de Dole pour la défense de la chirurgie d'urgence. La population était invitée à participer à un Quizz, à témoigner sur les difficultés d'accès aux soins et invitée à participer au rassemblement devant l'hôpital MERCREDI 24 à partir de 17h.
REMIREMONT - 88
Manifestation le 27 novembre
Et un bus en préparation pour aller à Paris le 4 décembre
Lundi 22/11 à 18h à la salle des fêtes de Pabu, réunion du comité de soutien. Ce sera une réunion d'information publique et d'échange ouverte à tous. N'hésitez pas à diffuser l'info et à faire venir du monde : notre hôpital a besoin du soutien de la population.
Lundi 22/11 aussi, conseil municipal de Guingamp avec à l'ordre du jour le vote d'un voeu pour l'hôpital. Ce serait bien d'y être présents mais c'est en même temps que notre réunion...
Samedi 4/12 mobilisation nationale de tous les comités de défense des hôpitaux : une déclinaison régionale à définir cette semaine avec les autres comités bretons.
Samedi 11/12 manifestation à l'appel du personnel de la maternité. Rendez-vous 10h30 place du Champ au Roy pour amplifier la mobilisation.
C'est l'hécatombe ! Les propos lénifiants, les « réorganisez-vous ! « des ministres et président ne suffisent plus à masquer la réalité : impossible de réorganiser la pénurie et encore moins le vide ! De nombreux salarié.e.s de toutes catégories quittent l'hôpital public ou ne veulent pas y faire carrière : ils en ont marre de soigner le budget de l'hôpital et de maltraiter les malades. Il est devenu impossible de les soigner correctement, humainement : leur métier n'a plus de sens. Et de nombreux services, lits, SMUR ferment dans les hôpitaux petits et grands.
Les parlementaires débattent en ce moment de l'Objectif National des Dépenses de l' Assurance Maladie : que sera-t-il autorisé de dépenser pour prévenir et soigner les maladies ? Même la très sage Fédération Hospitalière de France dénonce l'insuffisance des propositions gouvernementales pour maintenir en l'état l'hôpital public ! C'est dire où ils en sont ! .
Surveillons leurs votes, dénonçons celles et ceux qui votent ce budget d'étranglement du système de santé publique. Ne nous résignons pas et agissons partout pour exiger un hôpital public qui réponde aux besoins de santé et de soins de proximité de la population sur tout le territoire. Debout !
Jean-Luc Landas
Sommaire :
L’écho des comités :
CREIL
les urgences cardiologiques et les soins intensifs cardiologiques fermés pendant le weekend de la Toussaint, le SMUR depuis cet été
le comité appelle à la mobilisation pour garder les services d'urgences, de médecine, de chirurgie , les maternité et les SMUR des hôpitaux de proximité
Réduction de l'ouverture des urgences des hôpitaux de Montauban et Castelsarrasin Moissac. Si cette décision est entérinée par l'ARS, elle laissera sans solution de soin tout le territoire ouest du Tarn et Garonne et le sud du Lot sans offre de soin la nuit dans un désert médical. La suppression d'une ligne du SMUR de Montauban fera peser un risque certain de défaut de soin.
Nous allons nous mobiliser le mardi 09 novembre 2021 devant la sous préfecture de Castelsarrasin , RDV à partir de 18 H.
Le Comité de Défense remercie celles et ceux qui viendront défendre leurs droits aux soins
Gilles NEUPONT Président du comité de Défense de l'Hôpital Castelsarrasin Moissac
TOURS
Santé, on ne change pas une politique qui tue
documentaire de Leslie Francke et Herdolor Lorenz
et l'historique des réformes du système de santé qui ont conduit à la catastrophe d'aujourd'hui en France.
Le Président de Région qui a approuvé toutes les décisions gouvernementales qui ont affaibli l'hôpital public quand il était dans la majorité, vient proposer ses bons offices !
En réunion des associations et syndicats CGT et FO, mardi après-midi, nous apprenons (par un « lanceur d'alertes » de la CGT) que Mr Wauquier, président du Conseil Régional AURA (auvergne Rhône-Alpes) vient le lendemain, à 16 h, rencontrer le directeur de l'hôpital ainsi que le personnel. Tout cela dans le plus grand secret !
Nous alertons donc le président de la CoCom, avec lequel nous travaillons, nous alertons également tous nos contacts.
Mercredi à 15 h 30 près de 500 personnes, dont des élus (es) sont présents. (Je vous joins des photos).
Rencontre que nous voulions cordiale et sans heurts. Réussi.
Nous préparons également notre participation à la réunion publique du Député André Chassaigne avec les élus (es) du bassin, prévue le vendredi 5, sur la santé.
300 personnes rassemblées dans cette belle salle de Marsac en Livradois à quelques kms d'Ambert.
A la table toutes les sensibilités politiques de l'arrondissement sont rassemblées ainsi que les syndicats CGT, FO de l'hôpital, les associations (DEHBA, CDDSP) UL CGT .
Mr le président de la CoCom confirme sa plainte déposée pour mise en danger de la vie d'autrui et demande l'aide du député. La Conseillère Régionale propose aussi de l'aider.
L'ARS qui avait mis 500 000€ (pour la ligne SMUR) met maintenant 1 million d'€.
Pour le Député la très forte mobilisation de la population a été déterminante (4 manifestations, préparées en quelques heures ou en 2 ou 3 jours, sur 3 semaines ! dont une de plus de 2000 personnes).
Mr le Député nous apprend que les pompiers locaux, ainsi que le SDIS n'ont pas été avertis de la fermeture des urgences !... idem pour Mr le Sous Préfet... Cela montre bien le mépris qu'ont les ARS pour leurs partenaires. (J'apprend par la suite que ni les cabinets d'infirmiers libéraux, ni les kinés, ni les sages femmes libérales... n'ont été prévenus !)
Après les courtes prises de paroles des élus présents (Maire de Marsac, Député, Maire d'Ambert, Président de la CoCom, Conseillère Régionale, Conseillère Départementale et syndicats, la discussion (très riche) s'engage dans la salle.
Le personnel de l'hôpital témoigne de la souffrance de tout le personnel, dans tous les services, médecine, court séjour, EPHAD etc... (EPHAD où, trop souvent, une seule infirmière est présente pour les 4 étages, 120 résidents ! les autres personnels doivent se débrouiller tant bien que mal)
Un (e) élu(e) du personnel souligne le manque de considération du personnel « de base » par certains cadres.
«Le personnel est au bout du rouleau » depuis le plan blanc déclenché en aout, par manque de personnels, personnel rappelé sur les congés...
Propositions de la salle :
- proposition de limiter la durée de l'intérim dans le temps.
-A combien le ministre estime-t-il le « prix » d'un habitant selon la région qu'il habite !
-faire appel à des grands médias (une petite société spécialiste se propose... contre paiement !)
-Aider les conjoints (es) à trouver du travail. (Nous manquons cruellement de médecins de ville également)
- la loi RIST si elle doit s'appliquer, quelle ne soit pas la même sur tout le territoire (pour avoir des médecins sur les territoires ruraux ,il faudrait les payer plus)
-Le président de région a annoncé lors de sa venue, mercredi, apporter cinq cents mille euros (500 000€) pour aménager des logements pour ces médecins remplaçants, (même si ce n'est pas de sa compétence !)
Le député propose que : un médecin formé doit s'installer où il y a besoin et non pas où il veut... sinon déconventionnement.
-passer par un contrat d'engagement, seulement 6% des étudiants signent ce contrat
-Passer aussi par des internes venant faire un stage dans les cabinets de ville. (Cela se fait à Ambert et quelques médecins sont revenus s'installer, certains sont toujours là mais d'autres sont partis pour suivi de conjoint...)
Le député, avec son groupe, va mettre en débat (à l'Assemblée Nationale) une proposition de loi pour une santé accessible à tous et contre la désertification médicale, qui sera discutée le 2 décembre 2021
Nous avons constaté la très mauvaise couverture par certains médias qui se sont déplacés pour le Président de Région (Laurent Wauquier) avec des commentaires dithyrambiques ... et ces mêmes médias inexistants pour la réunion de Marsac !!
Nous avons apprit entre temps que le services des urgences sera de nouveau opérationnel, avec ses 2 lignes (SMUR et URGENCES ) le 17 novembre jusqu'au 31 décembre, avec des renforts du CHU et de l'hôpital de Thiers. Ils continuent à travailler sur une ouverture pérenne par la suite... Nous restons mobilisés bien sur, rien n'est encore gagné !
Transfert de la chirurgie conventionnelle et de l' l'USC à Laval :
QUAND C'EST NON , C'EST NON !
Réunion publique d'information le lundi 15 novembre à 20h00au théâtre de Mayenne
Intervenant.e.s : - Pascal Grandet , Président d' Audace 53
- Dr Caroline Brémaud, chef de service des Urgences de Laval
-Jean-Luc Landas, membre du Bureau de la Coordination
Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de
proximité, praticien hospitalier retraité
Autres infos locales :
GIVORS -SAINT CHAMOND
Les urgences du CH de Givors et celles de Saint Chamond (CH du Pays de Gier) , 21 373 passages en 2020, sont fermées la nuit du 2 novembre au 31 décembre
Les 80 000 habitants de la Vallée du Gier (entre Lyon et Saint Etienne) n'ont donc plus d'urgences de nuit faute de personnel suffisant.
A St Chamond, pour accéder à la MAISON MEDICALE DE GARDE ( de 19h à minuit) il faut payer cash 70 euros pas de tiers payant. Il faut payer en espèces ou par chèques, pas de CB. De plus, après consultation les patients sont souvent envoyés aux urgences du CHU de SAINT ETIENNE.
À l'appel de la CGT et de la CFDT , 100 et 130 personnes le 5 novembre devant l'hôpital
450 pétitions remises
les revendications :
l'intervention en urgence par tous moyens ( réquisition, armée...) des pouvoirs publics
afin de pallier immédiatement au manque chronique de médecins hospitaliers au sein de l' établissement afin d'assurer les prises en charges préventives, curatives et palliatives
nécessaire dans l'intérêt de la population de l'arrondissement de Château Chinon.
L'ex Député Christian Paul, le Président du Conseil Départemental JF Bazin, le Sénateur Patrice Joly, un élu Région Sylvain Mathieu étaient présents .
Un absent de marque : le Député actuel Patrice Perrot.
Au début, M Thuriot Président du Conseil de Surveillance (également Maire « en marche » de Nevers), le Président du GHT et le directeur du site de Château Chinon ont refusé de recevoir une délégation prétextant qu'ils étaient là pour parler des bâtiments de l'Hôpital et non des revendications.
Après leur visite de l'établissement, ils ont accepté de rencontrer les manifestants.
Le discours de Thuriot a été basé sur sa visite des bâtiments, (relatant aussi l'argent débloqué pour la rénovation et mise aux normes de Decize), prétextant qu'il fallait qu'il connaisse bien les lieux pour parler du reste, 1 salariée CFDT et 2 salariées CGT l'ont obligé à aller sur le fond, mais de son discours rien n'est ressorti ,il a été complètement fait abstraction des usagers, et rien de concret sur l'avenir de cet établissement et la recherche de praticiens hospitaliers
Il s'est engagé de rediscuter avec les syndicats dans l'avenir.
Compte-rendu de Paul Livet, représentant de l' UL CGT de Decize et de la Coordination Nationale .
LAVAL
Les urgences de cette préfecture de 50 000 habitants fermées la nuit pendant 4 jours
Le SMUR fermé depuis juillet jusqu'en 2002, le territoire de plusieurs dizaines de milliers d'habitants défendus par les SMUR d'Angers et de Nantes sans équipes supplémentaires
Voilà, après plus de 20 ans passés dans le service public, je quitte le CHU.
Comment en suis-je arrivé là ?
Études de médecine débutées en 1992 à Rouen, internat debuté en 1998 à Rouen, Chef de clinique, puis Praticien Hospitalier, puis Maitre de conférence des Universités associé et enfin Professeur des Universités-Praticien Hospitalier et chef de service, le tout au CHU de Rouen.
De nombreuses années à donner beaucoup de mon temps, sans compter, avec pour objectif de toujours faire le mieux possible pour les patients, innover, être disponible pour les patients et pour l’équipe avec laquelle je travaille au quotidien.
Mais voilà, tout au long de ces années, et surtout ces 5 dernières années, de nombreuses decisions prises en dépit du bon sens et sans tenir compte de l’avis des gens de terrain, c’est à dire les soignants, decisions cautionnées par des médecins aimant être proches des directions (peut être pour assoir leur pouvoir), ont conduits à rendre notre quotidien de plus en plus difficile. Ces décisions prises grâce ou à cause de tableurs excel qui ne tiennent évidemment pas compte du facteur humain et de la souplesse dont il faut faire preuve chaque jour dans une discipline qui est la mienne (la chirurgie cardiaque) qui doit faire face à 25% d’urgences dans son quotidien. Décisions qui ne tiennent pas compte des alertes émises par les gens de terrain sur les dysfonctionnements que cela risquent d’engendrer sur le personnel soignant donc indirectement sur le soin.
Et finalement, le pire est peut-être l’ignorance consciente ou encore le mépris envers le chef de service que j’ai été qui n’a fait qu’alerter les instances des difficultés de sa discipline et demandé une réflexion globale sur les solutions à apporter;solutions bloquées par certains docteurs et par l’administration par pure idéologie et par peur des idées innovantes.
C’est évidemment le coeur lourd que je quitte cet endroit qui m’a apporté beaucoup bien sûr mais auquel j’ai aussi beaucoup donné. Il faut redonner la place au soin, redonner la parole aux soignants, qu’ils soient non plus écoutés mais surtout entendus.
PR DOGUET , chirurgien thoracique et cardiovasculaire,
« hôpital « privé », en clair clinique Jacques Cartier , groupe Ramsay Santé
Pourquoi je démissionne de mon poste de praticien hospitalo-universitaire
Projets hospitaliers à développer, activités de soin de recours, étudiants à encadrer, direction de recherches, publications, gardes de nuit, congrès… Pour le Dr Thibaut Jacques, le rêve de devenir un "super médecin enseignant chercheur" se heurte à la réalité : "impossible", à moins d'y consacrer "plus de 80 heures par semaine" et d'y sacrifier sa vie familiale. Dans un long message publié sur Twitter qu'Egora reproduit avec son accord, ce radiologue de 33 ans témoigne du mal-être des jeunes hospitalo-universitaires dans un système à bout de souffle, et annonce sa démission de son poste de maitre de conférences. Retour sur son "parcours du combattant".
Pourquoi cette décision, alors que j’ai tout juste 33 ans, investi là-dedans depuis ma deuxième année de médecine, une voie tracée vers un poste de PU-PH, un parcours souvent jugé "sans faute" (certains me connaissent dans la vie réelle) et une grosse motivation ? Les maux du système sont profonds.
Pour les non-initiés, les « hospitalo-universitaires » (HU) sont des praticiens ayant théoriquement une triple mission : soin, enseignement, recherche. Le rêve si vous voulez devenir un super médecin-enseignant-chercheur. Sauf que ce n'est pas jouable si ces trois missions se dégradent. On est face à un système qui ne peut plus assurer ses ambitions, et qui n'a comme seule solution que de compter sur les sacrifices individuels de ceux qui le composent. Au prix de leur vie personnelle, leur santé et leurs rêves, tant que la barque continue d'avancer en apparence.
"La charge mentale et les responsabilités sont étouffantes"
La situation est encore plus marquée pour les jeunes hospitalo-universitaires, car nous arrivons dans un moment clé où l’on doit difficilement colmater les déficits des trois mondes avec des objectifs de performance toujours plus élevés, malgré des moyens humains et matériels restreints. On demande aux jeunes HU: projets hospitaliers à développer, activités de soin de recours, étudiants à encadrer, master 2/thèse/habilitation à diriger des recherches, publications/Sigaps* à engranger, demandes de financements de recherche, gardes de nuit infâmes, enseignements au gré des réformes, congrès, mobilité… Ça reste jouable si vous y consacrez plus de 80 heures par semaine. Pendant plusieurs années - au début - ça se fait bien, quand on sacrifie une grosse partie de sa vie personnelle et ses nuits pour y arriver. Je l’ai fait pendant (trop) longtemps, pour essayer d’être au top partout.
Ajoutez à ça une volonté de bien faire toutes ces innombrables tâches aux limites floues, et voilà un cocktail détonnant : devoir faire l’impossible, et vite. Si possible 7j/7. La charge mentale et les responsabilités sont étouffantes, et les compensations rares ou inexistantes. Aujourd’hui, il faut dire les choses clairement : exceller dans cette triple valence est devenu impossible. Une illusion. D’ailleurs personne ne défend ça hors de France. Si on pouvait accepter que c’est déjà difficile d’être bon dans deux valences sur trois, ce serait un bon début. Même en étant efficace et motivé, on a toujours l'impression d'en faire moins en soin que les collègues (dont certains aiment à le faire remarquer pour se mettre en avant)...
Le regard des non-HU est souvent assez corrosif sur l'engagement HU. Les absences pour cause d'enseignement ou de recherche sont souvent mal comprises, voire vues comme des lubies, alors qu'il s'agit de missions à part entière. Alors oui, il faut arriver à les faire valoir, mais c’est usant et culpabilisant de devoir en permanence se justifier, alors même qu’au final on bosse trop. Vous trouverez toujours des HU pour vous dire que tout va bien, qui n’oseront jamais avouer que c’est infernal pour eux aussi. Ce parcours sélectionne des profils particuliers avec une peur panique de l’échec, et les administrations jouent là-dessus pour être maltraitantes.
Pour commencer : l’hôpital. Ses qualités et ses défauts. Le principal défaut étant l'acceptation permanente de travailler dans des conditions matérielles et humaines de plus en plus dégradées. Rien que sur mon expérience de 14 ans dans les couloirs, j'ai vu les choses se déliter. Aujourd'hui pour espérer que quelque chose bouge, il faut être dans un axe prioritaire de la direction et que les étoiles s’alignent. Les caisses sont vides, et j'ai honte quand je vois certains équipements sur lesquels je travaille, comparés à ce qui se fait de mieux sur le marché. Par exemple un scanner des urgences qui a plus de 10 ans et a tout au plus bénéficié de quelques patchs, alors qu’il tourne 24 heures 7 jours sur 7, 365 jours par an. Quand je fais un bodyscanner à un enfant AVP, j'en suis à croiser les doigts pour la qualité d’image, alors qu’il y a eu des sauts technologiques depuis. C'est pas normal, certes, mais la logique est que tant que ça peut tenir, on doit tenir, jusqu'à la panne qui finira par provoquer un déblocage magique de budget. Ce jour-là, il y aura un article dans la presse locale pour souligner le progrès, puis 10-15 ans de déclin progressif.
Idem pour les ressources humaines : tant que ça tient à peu près, inutile de chercher des solutions. Peu importe si les gens font du bon travail mais sont au bout du rouleau, ou font le minimum en essayant de passer entre les mailles en profitant du surinvestissement des autres. Et les quelques-uns qui s’investiront à fond dans l’hôpital ou l’université et développeront des projets, finiront essorés par les obstacles administratifs et/ou verront leur projet phagocyté par la structure. Projets qui s’effondreront quelques temps plus tard faute de porteur. Et vous aurez beau faire toujours plus, on considèrera que c’est « normal ». Tout juste s’il faut pas dire merci. La seule reconnaissance que vous aurez ce sera après votre infarctus à 45 ans, dans un mail global pour dire que « c’est triste, c’était vraiment quelqu’un de super ».
"Je n'ai pas envie d'attendre qu'ils aient 25 ans pour offrir des belles vacances à mes enfants ou passer du temps avec eux"
Ajoutez à ça des aberrations dans le statut HU (cotisations retraite que sur la moitié du salaire, moins de congés, pas de RTT ou de temps additionnel, grille salariale décalée vers le bas par rapport aux praticiens hospitaliers, pas de repos universitaire après une garde de nuit, pas de temps partiel). Sans compter des discussions lunaires quand on aborde ça avec des membres de direction hospitalière qui partent du principe que, certes, un HU c’est précieux mais trop investi pour oser partir, donc pas la peine de réfléchir à des solutions (« les textes, rien que les textes ! »). Et des petits détails croustillants comme quand on m’a refusé un mois de congé parental (sans solde) parce que ce n’était pas écrit spécifiquement dans mes statuts HU (mais j’y aurais eu droit en tant que PH ou assistant). « Vous avez qu’à poser tous vos CA » (lol).
La problématique de la parentalité dans les carrières HU : ça aurait dû être résolu hier, car c'est aujourd'hui que les gens se découragent. Pour les hommes, on imagine implicitement que, comme il y a 30 ans, ils accepteront joyeusement de ne pas s'occuper de leurs enfants. Ce qui finit par être inévitable quand on fait la somme des congrès de week ends et réunions de soirée. Naturellement non indemnisés, pour le plaisir de la famille. S’y ajoute le principe des grilles hospitalières: honnêtement je m’en fiche d’avoir un 18eme échelon à 68 ans. Le sacrifice familial de temps et de santé que je fournis c’est maintenant et j’ai pas spécialement envie d’attendre qu’ils aient 25 ans pour offrir des belles vacances à mes enfants ou passer du temps avec eux. Tout ça c’est voué à décourager les jeunes parents de la carrière HU.
Sans compter les injonctions permanentes à tout « accepter », parce que « c’est comme ça dans cette carrière », vous comprendrez que les jeunes HU, leur expertise et leurs idées vont progressivement quitter le bateau, surtout à l’aube d’un avenir qui s’annonce de pire en pire.
Je pensais naïvement pouvoir faire mieux que les autres. Arriver à changer le système pour un mieux. C'est tout bonnement impossible. Même une fois en poste, vous comprenez que rien ne bougera même si vous y épuisez toute votre énergie. Et j’ai mieux à faire de cette énergie. Je suis motivé comme jamais, et je préfère partir maintenant plutôt qu’à 45 ans, épuisé...
J’ai fait médecine pour bien m’occuper des patients et enseigner aux autres. J’y suis arrivé jusque maintenant, et il est hors de question que je me tue pour un système qui n’en a que faire.
Ce que je veux maintenant, c'est me recentrer sur les choses importantes : soigner les gens du mieux possible, travailler efficacement, avoir des beaux projets professionnels, prendre soin de ma famille et de moi, cultiver ma passion pour la médecine en essayant de la transmettre (d’ailleurs si vous cherchez un radiologue sympa avec plusieurs domaines d’expertise, qui aime développer des trucs et qui s’entend bien avec les correspondants, mes DM sont ouverts).
Et surtout, beaucoup de courage à ceux qui restent à bord du navire : je vous quitte pour le moment mais on se recroisera surement le long du fleuve (ou sur les rives !). J’espère que les choses changeront rapidement, en mieux, pour vous, mais pour l’instant je n’y crois plus.
*Système d’interrogation de gestion, d’analyse des publications scientifiques.
« Les personnels de l’établissement français du sang et les organisations syndicales représentatives nationales (CFDT, FO et SNTS-CFE-CGC), tirent la sonnette d’alarme depuis presque un an, écrivent dans un communiqué des représentants de l’EFS de Bretagne. Après la non-application du Ségur de la santé, dont nous avons été oubliés par l’État, et à la politique de diminution d’effectifs mise en place depuis des années, l’EFS n’arrive plus à recruter, n’arrive plus à fidéliser son personnel. » Toujours selon les syndicats, ce sont près de 300 personnes qui manquent au niveau national.
Des stocks de sang très bas
« Aujourd’hui, les conséquences sont graves : collectes annulées toutes les semaines, analyses biologiques transférées de site en site et sous-traitance aux labos privés, fermetures de sites de collectes… La pandémie n’est pas seule responsable, poursuivent les syndicats. Jamais une telle situation ne s’est produite depuis la création de l’EFS. »
Conséquence inquiétante : « Les stocks de sang sont descendus en dessous des seuils critiques ces dernières semaines. 75 000 poches de sang pour un besoin de 100 000 poches… Pour mener à bien sa mission d’autosuffisance, l’EFS a besoin de donneurs, mais aussi d’effectifs en nombre suffisant, rémunérés à la hauteur de leur travail et de celle de la fonction publique hospitalière, et qui permette de respecter, enfin, la législation du travail. » Avec un message adressé au gouvernement : « Nous lui demandons d’agir vite pour la survie de l’EFS et celle de l’éthique du modèle transfusionnel français. L’avenir de l’EFS en dépend. »
Des personnels qui seront en grève du 1er au 6 novembre prochain et ont lancé une pétition en ligne. »
PANDÉMIE COVID : LEVER LES BREVETS SUR LES VACCINS !
Rouen le 30 octobre :
une soixantaine d’activistes, dont des syndicalistes de Sanofi, avec cercueils, pancartes, ont exigé la levée des brevets sur les vaccins Covid. Crié honte à Macron, nos vies valent plus que leurs profit l’appel du collectif brevets sur les vaccins covid stop réquisition!
D'autres initiatives ont eu lieu à Londres, Paris et Ivry.
Culture et santé :
Soigner comme neige au soleil ou l'obsolescence programmée des secteurs de santé publique en France
les témoignages recueillis pendant les Ateliers de Refondation de Marseille
Un avis du 5 octobre2021 du Conseil scientifique COVID 19, s’appuyant sur des donnes concordantes recueillies auprès des grandes structures hospitalières du pays fait état :
- d’un grand nombre d’emplois vacants avec notamment 5 professions en tension: IDE (Infirmiers diplômés d’Etat, IBODE (infirmiers de bloc opératoire), IADE (Infirmiers anesthésistes), manipulateurs de radiologie et masseurs-kinésithérapeutes.
- d’un recours déjà important et en augmentation aux heures supplémentaires et à l’intérim avec malgré tout un pourcentage important de lits fermés chiffré à environ 20% et touchant tous les secteurs de soins(médecine dont soins critiques, chirurgie et obstétrique) mais aussi à un moindre degré les services de pédiatrie(réanimation et hospitalisation conventionnelle) qui dans certaines régions sont déjà en tension alors que nous sommes qu’au début des épidémies automnales et hivernales virales hors COVID.
- d’une activité des services d’urgence qui a retrouvé voire parfois certaines semaines de septembre dépassé le niveau d’activité de septembre 2019.
-et enfin d’un nombre important de patients «COVID» toujours hospitalisés
- d’une étude diligentée auprès 1203 professionnels de santé lors de la deuxième vague, entre le 30 octobre et le 1erdécembre 2020 qui a révélé des symptômes d'anxiété, de dépression, de trouble de stress post-traumatique et d'épuisement professionnel chez 60,0% des personnes interrogées.
La pénurie médicale à l’hôpital bat des records avec près de 30 % de postes non pourvus. Les services d’Urgences/SMUR connaissent une vague de fermetures temporaires d’une ampleur sans précédent.
La situation est pire qu’elle n’a jamais été.
Depuis la loi BACHELOT, prolongée par les lois TOURAINE et « Ma santé 2022, les élus locaux, les professionnels de santé et les usagers n’ont plus qu’un rôle consultatif. Les avis, leurs prises de position, leurs demandes sont le plus souvent écartés d’un revers de main par des directeurs d’ARS qui, dotés de pouvoirs exorbitants, ont imposé partout des fermetures de lits, de postes, de services voire d’hôpitaux entiers.
Malgré les promesses, le dispositif de financement basé essentiellement sur la tarification à l’activité continue d’étrangler les établissements de santé. Il est même en voie d’être étendu à la psychiatrie.
La démocratie en matière de santé a été confisquée. Tous les pouvoirs ont été concentrés dans un nombre réduit de mains. Les autorités sanitaires n’ont, en règle générale, tenu aucun compte des cris d’alarme des soignants ou des associations d’usagers. Les déceptions qui ont fait suite au Ségur de la Santé témoignent de l’importance de la fracture qui s’est creusée entre le ministère et les soignants, entre le discours officiel et les réalités de terrain.
Pas étonnant, dans ces conditions, que notre système de santé soit en crise profonde et que les patients éprouvent de plus en plus de difficulté à accéder aux soins, quand ils y parviennent ce qui n’est pas toujours le cas.
Pour faire reculer les déserts médicaux, le collectif avance la proposition de création d’un centre de santé et demande un plan de recrutement à l'hôpital
Rassemblement pour exiger la levée des brevets sur les vaccins anti-covid le 29 octobre
GUINGAMP – Menaces sur la chirurgie et la maternité
Après la manifestation du 23 octobre, les propos de la directrice du centre hospitalier de SAINT-BRIEUC, qui se veulent rassurants, ne lèvent pas les doutes parce que retirer le symbole qu'est devenu le label "hôpital de proximité" ne signifie pas grand-chose à ce stade.
Le rapport Rossetti, document de 24 pages, dresse un état des lieux de la situation hospitalière sur le territoire RANCE – EMERAUDE et fait des propositions pour le projet de fusion de l’hôpital de Saint-Malo et Dinan.
Les syndicats s’étonnent de sa maigreur et de la faiblesse de son contenu.
Les psychologues, maltraités par le ministère de la Santé adresse une lettre ouverte aux sénateurs et députés, représentant les citoyens, et aux médias, représentant l'opinion publique
Pour que les psychologues et les usagers cessent d'être maltraités
Effectifs médicaux et paramédicaux insuffisants, lits-portes saturés, insuffisance de lits d’aval de lits, la pédiatrie est en grande difficulté.
La situation est grave, car l'hôpital public est le seul recours en médecine pédiatrique. Ainsi, des enfants en situation d'urgence ne peuvent plus être pris en charge par les services compétents, laissant des parents en grand désarroi et des enfants atteints de maladie chroniques en situation instable sont renvoyés chez eux par manque de place.
Plus de 10 000 personnes sont mortes chaque jour du COVID dans le monde depuis la demande de levée des brevets sur les vaccins. En s'opposant à la levée des brevets, la France et l'Europe interdisent l’accès à la vaccination à des millions de personnes et portent une lourde responsabilité dans ces milliers de morts évitables ! Les labos de Big Pharma pèsent de tout leur poids auprès des politiques pour s'opposer à la levée des brevets.
Le Collectif Brevets sur les vaccins, stop. Réquisition ! organise un rassemblement le samedi 30 octobre à Paris devant les locaux de Pfizer au moment de la tenue du G20 à Rome et alors que des chiffres inquiétants concernant l'épidémie nous parviennent de pays comme la Russie, la Bulgarie... et que moins de 5% de la population des pays à faibles revenus est vaccinée.
Du fait de nos rencontres de Sarlat les 15, 16 et 17 octobre, ce bulletin reprend les informations reçues de nos comités ou d’ailleurs depuis deux semaines. Il est donc particulièrement fourni, d’autant plus que la loi RIST met en péril les hôpitaux. Il y aurait sursis à application : ce sursis ne doit pas être simplement un moyen de calmer la colère d’ici les élections présidentielles. Cela doit être l’occasion de réformes structurelles pour que nos hôpitaux publics attirent à nouveau les médecins et tous les personnels qui sont nécessaires à leur bon fonctionnement.
A l’appel du comité de Mayenne, une manifestation est annoncée à Paris le 4 décembre : dans sa déclaration de fin des rencontres, la Coordination a décidé de faire sienne cette journée d’action, sous toutes les formes. Il faut en finir avec les restructurations hospitalières qui conduisent à moins d’hôpital public, à moins de proximité ! Le projet de loi de financement 2022 de la Sécurité Sociale doit en donner les moyens.
Notre ami, notre camarade, Paul Cesbron, nous a quitté cette semaine : nous poursuivons ses combats pour la proximité, pour l’égal accès aux soins de toutes et de tous ...
Paul nous a quittés et, pour tous les membres de la Coordination Nationale, c’est une immense perte et une très grande tristesse.
Paul a été de tous les engagements pour la défense du service public de santé, se rendant disponible pour intervenir à la demande des comités, qu’il s’agisse de simples débats publics ou de manifestations pour défendre une maternité ou un hôpital.
Au sein de notre Conseil d’Administration, il animait les discussions par sa pertinence et son humour.
Il était Le référent incontestable sur les questions de la naissance, du respect du corps des femmes, des maternités, de la nécessaire reconnaissance du métier de sage-femme…
Ses ouvrages restent pour nous une source d’informations importante.
Nous n’oublierons pas non plus son petit côté lunaire qui a alimenté quelques anecdotes qui resteront dans les mémoires de toutes et tous.
Pour tout ça, Paul tu seras toujours parmi nous.
Nos pensées vont vers sa famille en ce moment douloureux.
Les écrits de Paul ont été nombreux. Pour cet hommage retenons juste cet article de Fakir
La Coordination Nationale était présente à l’hommage qui lui a été rendu à Creil le 23 octobre
Les rencontres Nationales de Sarlat :
Un grand merci à nos amis de Sarlat pour l’organisation des 33èmes rencontres
La salle avec la présence de Mireille Stivala, secrétaire générale de la CGT Santé Action Sociale et de Jean Marc Devauchelle secrétaire général de Sud Santé Sociaux
Très beau rassemblement à Ambert ! préparée en seulement 2 jours avec le CDDSP, DEHBA et la CGT .
500 personnes présentes dont de nombreux personnels de l'hôpital et d'élus !
Car pour le bassin d'Ambert l'hôpital c'est vital ! nous sommes à près d'une heure de Thiers Issoire ou Montbrison et plus d'une heure de Clermont Ferrand, Le Puy où Saint Etienne.
Le CDSCHF et le collectif d'Usagers pour la Défense du Service Public Hospitalier du Forez ont rencontré les conseillers communautaires le 6 octobre 2021
Les décrets de la loi RIST (qui, au-delà de la gestion « modernisée » de l’hôpital, entend lutter contre les abus de l’intérim) viennent d’être publiés et mettent à mal tous les hôpitaux publics de France, en réduisant de façon drastique les indemnités des médecins intérimaires (moins 40%), ce qui entraîne des démissions en cascade, touchant également l’hôpital de Sarlat.
Les Maires des 62 communes se situant à +ou- 30 mn de notre hôpital ont été alerté :
"Reprenant les dires d'un chef de service de notre hôpital, "la situation de notre HOPITAL est dramatique". Vous en avez eu certainement écho à la suite de notre conférence de presse de mercredi dernier. Cette situation exige une réaction unitaire de tous les acteurs qui veulent éviter la catastrophe, c'est à dire la mort de notre hôpital. Sans attendre le Codef a pris l'initiative d'alerter le président de la République en lui envoyant un courrier que vous trouverez en pièce jointe à ce courriel. Nous l'informons d'ailleurs de son envoi à tous les élus. Sans vous, sans la population et tous les acteurs qui participent à ce combat, aucun espoir de retrouver l'offre de soins de notre CH. Bien sûr nous allons attendre la réponse du président mais sans délai il nous faut réfléchir aux types d'action que nous devrons entreprendre en cas de réponse négative qui, malheureusement, est à craindre. Nous sommes persuadés de pouvoir compter sur votre détermination et sur votre soutien."
AUDACE53 reçue ce matin à 8h30 à Laval pour une "réunion de travail" d'1 heure avec les élus et les représentants du personnel par le Premier ministre Jean CASTEX. La reconnaissance de la mobilisation du 9 oct et de la représentativité de l'association.
Propos rassurants, garanties orales, prise en compte de notre mobilisation et des inquiétudes. Mais il faut du concret pour le CHNM. Nous irons le chercher au ministère. Le Premier ministre nous a écoutés. Le ministre doit nous entendre. Gardons le cap sur Paris le 4 décembre !
Il nous faut pousser notre avantage !
Pour le CHNM et pour l'ensemble des hôpitaux publics.
GUINGAMP - 22
L’appel au rassemblement du 23 octobre
À Lannion, Guingamp et Paimpol, la défense des hôpitaux en ébullition
Les maires de Bourges, Vierzon et Saint Amand Montrond ont décidé de porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui afin de protester contre cette absence de SMUR.
Les organisations syndicales CGT et SUD du Pôle Santé Sarthe et Loir (Hôpital du Bailleul) dans la Sarthe, appelaient à un rassemblement devant le CH, ce midi afin de demander le report de la loi Rist et de son article 33 qui plafonne les rémunérations des médecins intérimaires.
Plus de 400 personnes se sont mobilisées dont de nombreux élu-e-s de tout bord (maires, sénateurs, conseillers départementaux).
Au cours de cette mobilisation, la date du 4 décembre 2021 a été annoncée par le comité de défense de l'hôpital de Mayenne (53), avec une manif à Paris.
Nous venons d'apprendre la mort brutale de Michel Etiévent. Journaliste, historien, écrivain, il fut notre compagnon dans notre bataille pour le retour aux conditions révolutionnaires de la création de la Sécurité sociale. Il fut le biographe d'Ambroise Croizat, l'un des principaux artisans de cette institution qui fut la plus grande avancée sociale du Programme du Conseil national de la Résistance. Il fut l'un des brillants participants du film La Sociale de Gilles Perret qui relate la vie du dernier poilu de la Sécurité sociale, Jolfred Fregonara. Il accompagnait toutes les actions du groupe Sécu de la Convergence nationale Services Publics tant dans nos actions pour une sécurité sociale du 21ème siècle que pour défendre la mémoire des combattants pour une Sécurité sociale émancipatrice. Alors que cette Sécurité sociale est entrée dans un processus de destruction sous les coups de boutoir du capitalisme néolibéral, notre compagnon et ami, Michel Etiévent va terriblement nous manquer. Nous continuerons notre bataille, sa bataille, jusqu'à la victoire finale. Il restera présent dans nos mémoires et nous présentons nos condoléances à sa famille et à ses proches.
Michel Jallamion,
président de la Convergence nationale Services publics
Le volet investissement du Ségur Quelques éléments à partir de l'exemple de la région Grand Est - 09 10 21 - Michèle Leflon - Ardennes
Culture et santé :
Il y a quatre ans, un centre de santé d'un genre nouveau a ouvert au cœur de la cité de Parc Kalliste, dans les quartiers Nord de Marseille. Ici, on soigne, et surtout on écoute et on accompagne. Un film raconte sur plusieurs mois, en immersion, les batailles menées pour améliorer la vie de tous.
Du jamais vu à Mayenne : 3 000 personnes dans la rue ! Le président du comité de défense de l'hôpital Nord Mayennais annonce une manifestation à Paris le 4 décembre !
Le comité annonce la fermeture, prévue en février prochain, de la chirurgie d’urgence à l’hôpital Pasteur. Pour l’empêcher la mobilisation doit continuer.
60 adhérents ont répondu présents ainsi que le maire de Ruffec (président du conseil de surveillance de l'hôpital) et le député de la circonscription.
Une représentante du personnel paramédical et le médecin chef de service des Urgences de l'hôpital étaient également présents.
-> Le sujet essentiel a été le manque de professionnels, les départs à répétition compliqués à remplacer et la pression permanente sur les professionnels qui restent. En bout de course, la population ne trouve pas de place d'hospitalisation disponible (des Urgences en surchauffe et beaucoup de demandes SSR en souffrance).
Ont été évoqué :
-> la régulation à l'installation des médecins à la fois par le chef de service des Urgences et par le député
-> le nombre de formations trop restreint pour répondre à la demande.
-> de l'intérim "course à l'échalotte".
-> une Direction hors sol et non réactive.
→l’indécence des profits des laboratoires pharmaceutiques.
TOURS -37 -
Soirée débat "on ne change pas une politique qui tue"
le jeudi 14 octobre à 20h
Le C.N.P. aux Cinémas STUDIO 2 rue des Ursulines, 37000 Tours
Châlon ou comment les politiques suivient mettent les patients en danger : à l’hôpital, le 2ème de Bourgogne, plus de 400 opérations chirurgicales sont reportées.