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Feurs : Communiqué du comité

Devant le déficit toujours à la hausse depuis 2018, date du départ de l’administration provisoire après la mise sous tutelle du CHF et malgré l’apport de l’enveloppe de 15 millions d’euros pour le CHF à cette date, le CHF est en grande souffrance.

Pas de véritable Projet Médical depuis celui présenté en 2018, manque de médecins, de personnel (fermeture récente de 30 lits d’Ehpad à Montbrison, manque de 12 aides-soignants), fragilité d’un nombre important de personnel qui travaille sous contrats depuis longtemps, sans titularisation.

Le Comité alerte depuis longtemps sur l’échec de la fusion en 2013, qui ne permet pas la pérennité du CHF, mais accroît la perte d’activité et le déficit financier.

Depuis 2018, le Comité propose un Projet Médical pour un développement équilibré des activités des deux sites pour renforcer le CHF et lui permettre de se développer.

Ce projet a été présenté en 2018, lors de la réunion publique organisée par le Comité, lors de la rencontre avec les deux administrateurs provisoires , au mInistère de la Santé quand le dossier CHF a été présenté par l’équipe de médecins et d’élus qui se sont déplacés, à la direction actuelle, en juin 2020 lors de la rencontre avec Mr E.Mackowiak.

Ce projet respecte un développement harmonieux des deux sites pour l’intérêt général des usagers du Territoire du Forez,  en reconnaissant à chaque site sa spécificité pour que vive le CHF et qu’il réponde aux besoins de Santé d’une population de  200 000 personnes sur l’ensemble de ce territoire.

Le Comité réclame une concertation entre professionnels de santé hospitaliers, de ville, élus pour réfléchir et construire ce projet.

Des décisions prises de manière unilatérale, ne peuvent être satisfaisantes et répondre aux besoins d’un ensemble de deux territoires distincts, constituant le territoire du Forez. Depuis longtemps, nous demandons à être entendus.

La crise sanitaire de la Covid-19, montre à quel point, les structures hospitalières publiques sont indispensables dans l’ensemble des réponses aux besoins de santé des Français.

N’oublions pas la « première vague » qui a pris en charge les patients du Covid avec de grosses difficultés, dans des conditions de travail très éprouvantes pour les professionnels de santé. Conséquences parfois dramatiques pour la prise en charge des autres patients qui ont souffert souvent d’un gros retard de diagnostique ou une aggravation de leur état, du fait de leur suivi reporté.

Quel avenir voulons-nous pour le CHF?

Nous vous rappelons que le Comité se positionne pour un Projet Médical équilibré sur les deux sites pour renforcer et maintenir le CHF.

Nous attendons la fin de l’enquête en cours pour définir les besoins du Territoire du Forez et une nouvelle rencontre avec la direction.

 

SAINT-AFFRIQUE MILLAU – Vers un hôpital médian ? – 25 10 20

Depuis plusieurs années des pressions sont exercées qui visent au remplacement des centres hospitaliers de SAINT-AFFRIQUE et de MILLAU par un hôpital médian.

Le comité s’est procuré l’étude de faisabilité et de pré-programmation de juillet 2018

et apporte en réponse sa propre analyse du projet

FEURS – EHPAD de MONBRISON – 22 10 2020

Fermetures de lits faute d’aides-soignants – La lettre d’information du comité.

Bonjour à tous,
 
Nous vous transmettons l’article du 11 octobre décrivant la situation très critique de l’Ehpad de Montbrison, souffrant d’un grand manque de personnel et dans l’obligation de fermeture de 30 lits. Malheureusement, de nombreux lits avaient été libérés lors de la 1ère vague de la Covid-19.
 
Le manque de personnel soignant en France d’une manière générale et sur notre territoire, au sein du CHF participe à la dérive du service public hospitalier.
Si l’Hôpital public veut vivre, il faut lui donner les moyens en arrêtant de faire des économies sur le personnel : cela passe par l’emploi et une reconnaissance des soignants, de leur travail et des conditions de travail.
Ces dernières années, la volonté de faire des  économies au sein de notre système de santé, en réduisant le montant de l’ONDAM, en maintenant la T2A, en supprimant des postes, en ne recrutant pas malgré les demandes d’emplois postulées, en fermant des lits régulièrement, en augmentant la précarité des contrats de travail, en maintenant des salaires en dessous de la moyenne européenne, n’ont fait qu’aggraver la souffrance des soignants dans de telles conditions de travail et décourager les plus motivés. Au point de manquer de candidatures dans les instituts de formation, ce manque s’aggrave au fil des années.
Les instances de tutelle, l’Etat sont restés sourds aux appels et demandes des professionnels de santé de l’Hôpital public.
 
Pour information, le CHF a perdu 100 lits sur 7 ans, depuis la fusion et a supprimé 200 emplois depuis 2013.
La fusion était censée mutualiser les compétences et les moyens, voilà la situation aujourd’hui.
 
Que voulons-nous pour la société de demain, pour les générations à venir, est ce que la Santé ne doit appartenir qu’à ceux qui en ont les moyens?
La privatisation de la Santé poursuit son chemin, est ce que nous voulons qu’elle soit l’avenir?
Pour autant, nous continuons à nous mobiliser pour que vive l’Hôpital Public.
 
Plus que jamais, soyons vigilants et prudents dans ce contexte actuel qui nous montre à quel point la Santé est une richesse et qu’elle peut très vite se fragiliser, à quel point nous avons besoin des soignants du service public.

Lure : Le Comité de Vigilance s’adresse ce jour aux élus nationaux de Haute-Saône pour leur demander de rejeter le PLFSS 2020

Le comité écrit le 21 octobre aux 4 élus nationaux de Haute-Saône

Mesdames et Messieurs les députés et sénateurs de Haute-Saône

La crise sanitaire perdure. Les services publics de santé pour y faire face sont notoirement insuffisants, ce que notre Comité et sa Coordination dénoncent depuis des décennies.

Pire encore, des réductions de lits et de services sont en cours ou programmées, alors que l’épidémie semble revenir massivement !
Défendre notre indispensable proximité et un accès égalitaire à un service de santé de qualité pour toutes et tous, partout sur notre territoire et particulièrement en Haute Saône – si malmenée en termes de services publics depuis tant d’années – impose de refuser un Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale-PLFSS de misère.

De misère en effet car il ne propose rien de tangible pour reconstituer l’efficacité attendue de nos hôpitaux (urgences, SMUR, réanimation, cardiologie particulièrement) et pour recruter massivement les personnels qui nous manquent cruellement, tant à l’hôpital que dans les villes et villages, ni surtout pour remettre en cause cette inacceptable (moralement, sanitairement, socialement et politiquement) liberté d’installation qui creuse les inégalités.

À moins d’accepter de faire appel aux retraités, aux étrangers (et tant mieux pour ceux qui sont là et qui nous aident à sauver notre service public sanitaire mais dont les pays se trouvent démunis), voire pire aux mercenaires, à moins d’accepter les files d’attente, les déplacements dangereux et coûteux, les délais gigantesques… IL FAUT UN CHOC SALUTAIRE : LE REFUS MASSIF DU PLFSS s’impose donc pour fournir les moyens sanitaires aptes à enfin satisfaire nos besoins et pour imposer une équitable répartition dans tous nos territoires.

Merci de nous indiquer ce que sera votre vote pour le Projet en cours. Nous vous demandons de rejeter ce PLFSS et de proposer un PLFSS qui réponde véritablement aux enjeux sanitaires du moment, aux besoins de santé de nos concitoyens.

Recevez mesdames et messieurs les meilleures salutations du Comité de Vigilance pour le Maintien des Services Publics de Proximité en Haute-Saône

Ps : ci joint notre dernier communiqué national sur le sujet avec les références de la Coordination nationale

Le tract