Bulletin semaine 20

Pithiviers, Bordeaux, Brest, Nantes, Dieppe … après Paris, la grève des personnels des urgences s’étend en province. Les personnels n’en peuvent plus, en particulier de « parquer » des malades sur des brancards, faute de lits, mais 100 000 lits ont fermé en 20 ans ! Avec Notre Santé en Danger, nos comités d’Ile de France ont lancé un appel au soutien de ces personnels.

Les urgences, les maternités, les hôpitaux publics plus globalement, sont maltraités et le projet de loi Buzyn attaque la proximité, condition de la sécurité : nos comités s’adressent aux sénatrices et sénateurs avant le débat dans leur assemblée.

Pour la renaissance des maternités fermées, pour des hôpitaux de proximité avec médecine, chirurgie, maternité et urgences, des actions se préparent pour faire du 15 juin une journée de mobilisation pour l’accès aux soins de toutes et tous, partout !

Préparation de la journée d’action du 15 juin

 

CREIL

Rassemblement devant l’hôpital et Cortège jusqu’au Champ de  Mars pour Pique-Nique Géant.

BERNAY

Grand pique nique

THANN

Pique nique et chaîne humaine

Le bulletin

Bernay : défilé des servantes écarlates le 18 mai

Action-défilé des servantes écarlates ce samedi 18 mai matin à l’occasion du marché hebdomadaire de BERNAY, pour continuer à dénoncer le sacrifice des services hospitaliers, en l’occurrence la fermeture de la maternité, mais aussi des services publics en général, et au cours duquel il a été déclamé publiquement certains courriers de l’association qui ont été adressés notamment à Madame la Ministre de la santé, suite à sa visite à BERNAY et à la fermeture de la maternité.

Le tract distribué

L’article de France 3 du 18 mai

Pays de Guingamp : manifestation le 25 mai

Manifestation le 25 mai de la gare de Paimpol à 11h au centre de périnatalité, suite à l’annonce de la fermeture de l’hébergement de nuit de la maison périnatale de Paimpol.

Le communiqué de presse explicatif

Le comité a aussi demandé à la directrice du Cabinet du conseil communautaire Claire Vidament et au président  du même conseil Vincent Le Meaux si ce point pouvait être mis à l’ordre du jour, du conseil communautaire du 21 mai à Grâces, et si une motion en soutien à la la maison périnatale de Paimpol lors de ce conseil pouvait être voté.

 

Guingamp : Communiqué de soutien au mouvement pour la sauvegarde de l’hébergement de la maison périnatale de Paimpol

COMMUNIQUE DU COMITÉ DE DÉFENSE SANTE DU PAYS DE GUINGAMP 

Le comité de défense santé du pays de Guingamp souhaite informer la presse, les élus, le personnel et les usagers de son soutien au mouvement pour la sauvegarde de l’hébergement de la maison périnatale de Paimpol .

La fermeture de l’hébergement de nuit pour les parturientes se profile pour fin juin : c’est une décision inacceptable qui rappelle la menace planant sur la maternité de Guingamp.

Le centre de périnatalité est un atout pour le bassin de Paimpol et favorise l’attractivité de cette ville côtière en manque de jeunes ménages.

En 2003, Jean-François Mattei, alors ministre de la santé, annonçait fièrement aux Paimpolais que leur maison périnatale serait « l’une des premières en France, une expérience pilote».

16 ans plus tard, le discours a changé. Le directeur du CH de Paimpol affirme (Ouest-France du 26/04/2019) que « l’immense majorité des mamans souhaite un rapide retour au domicile après l’accouchement ». On attend en vain l’étude qui viendrait appuyer cette appréciation personnelle.

On justifie la fermeture par un taux de remplissage de 30 %… C’est peu, mais qui s’en étonnera ? En effet, les hôpitaux qui font un transfert sont aujourd’hui contraints d’en supporter le coût ! A l’heure du « tout-budget », on comprend leurs réticences.

Actuellement,150 femmes fréquentent la maison périnatale, soit un quart des accouchées de Paimpol et ses environs. Avec 5 lits, ce service de soins de suite de couches permet le suivi pré et post-accouchement. Il propose, en associant les médecins-gynécologues et l’équipe de sages-femmes, des consultations périnatales, des cours de préparation à l’accouchement et des échographies en 3D.

Cette année, 3 enfants sont nés au CH de Paimpol, malgré l’absence de service de maternité car c’est un moment qui ne se prévoit pas.

L’éloignement de la maternité du lieu de vie des couples et les difficultés d’accès sont sources d’insécurité le jour de l’accouchement et d’inquiétude tout au long de la grossesse.

On sait, chiffres à l’appui, que l’allongement des temps d’accès aux maternités se traduit par une augmentation des risques de mortalité et de mortinatalité.

On sait aussi que les violences gynécologiques et obstétricales sont souvent liées au nombre important d’accouchements sans augmentation de moyens dans les « usines à bébés » (déclenchements, épisiotomies…). Les recommandations de bonnes pratiques pour prévenir la maltraitance des femmes plaident pour le maintien de structures à taille humaine comme Paimpol ou Guingamp.

L’accompagnement après la naissance y est soigné, les gestes techniques y sont peu nombreux. Mais cette qualité de prise en charge n’est pas récompensée, au contraire, car les tarifs hospitaliers ne la valorisent pas.

Nous refusons la logique centralisatrice qui amène à fermer des services de première nécessité. Avec l’appui de la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternité de proximité, nous demandons la création d’un plan national de protection des naissances, qui aurait pour mission de définir le cadre des services de natalité en France, et qui recensera toutes les situations dramatiques et soutiendra les victimes.

Nous mesurons chaque jour le fossé qui se creuse entre des structures de plus en plus technocratiques, de plus en plus éloignées des populations qu’elles sont censées servir. Nous exigeons que l’expertise des habitants soit reconnue et qu’ils soient enfin associés à la construction du projet de santé de leur territoire.

Il est important de comprendre que ce qui s’est déjà passé à Paimpol, prendra la même tournure à Guingamp si nous ne nous mobilisons pas. Chez nous aussi après 2020, l’Etat veut une maison périnatale. Et qui restera-t-il pour en empêcher la fermeture en 2036 ou même avant ?

C’est à l’État de prendre ses responsabilités pour assurer la répartition des professionnels et en particulier des médecins sur l’ensemble du territoire, et prévenir le déclin dans nos milieux ruraux en offrant une réponse médicale adaptée aux besoins de la population actuelle et à venir.

Comité de défense santé du pays de Guingamp

Signez le manifeste national pour une renaissance des maternités

Le communiqué

Collectif santé 37 : deux siècles d’histoire de la douleur de l’enfantement aux analgésies modernes

Le 16 mai à 18h dans la salle 2 du passage Chabrier à côté de la mairie de St Pierre des Corps vous pourrez venir écouter et échanger avec une sage-femme sur l’évolution de la prise en charge de l’accouchement en France
Plus d’infos