Montbrison : Rapport des actions menées

Le  collectif des usagers pour la défense du service hospitalier du Forez

Pour une Maison de retraite publique

située au Centre de la ville de Montbrison!

 

Bonjour,

Rappelez-vous, il y presque un an (le 23 janvier 2019), un conseil de surveillance  du centre hospitalier de Montbrison était provoqué précipitamment.

L’ordre du jour modifié en dernière minute avait ouvert la porte à une demande de privatisation et une décentralisation de l’EHPAD en périphérie de la ville.

Depuis le collectif des usagers pour la défense du service hospitalier du Forez se bat pour se faire entendre, rechercher et diffuser des informations justes et impartiales et participer à la réflexion du bien-fondé d’une telle décision.

 

CE QUE NOUS AVONS FAIT :

  • Nous avons été reçus par :
  • Le président du conseil de surveillance Monsieur Bazile, Maire de Montbrison. Celui-ci nous a dit que toutes les solutions envisageables seraient étudiées. Or, dans une lettre distribuée aux Montbrisonnais, il dit que la décentralisation et la privatisation de l’EHPAD sont la meilleure solution. Il motive la décentralisation par le fait que le terrain serait donné par le département. En revanche, pourquoi la privatiser ? Là rien, aucun motif n’est avancé ! De plus il ne parle pas des frais d’infrastructures engendrés par un déplacement à Curtieux. Ne vous méprenez pas, la communauté d’agglomération (Loire Forez Agglomération) sera certainement sollicitée pour le paiement des aménagements nécessaires (voiries, assainissement, réseaux d’eau, etc.). De fait, ce sont les impôts de tous les habitants du bassin de vie qui vont servir, entre autre, à payer les infrastructures d’un établissement qui sera géré par un organisme privé ! Dans cette lettre de monsieur Bazile , aucune conclusion non plus, sur les motifs qui ont amenés à écarter les autres solutions envisageables. De plus des informations diffamatoires y sont diffusées.

 

  • Le député de la circonscription, M. BOROWCZYK. Lui, il est pour le maintien de l’EHPAD en centre-ville et pour une gestion publique. Privatiser l’EHPAD c’est, pour lui, mettre en difficulté le centre hospitalier puisque cela revient à l’amputer des recettes de l’EHPAD qui est bénéficiaire de plusieurs milliers d’euros.
  • Nous avons organisé une conférence de presse. Le journal le Progrès et le Pays sont venus. Le paysan de la Loire n’a pas fait le déplacement, prétextant ne pas vouloir rentrer dans un débat politique…..
  • Nous sommes allés voir les maires dans leur commune pour leur exposer notre point de vue et connaître le leur. Nous avons distribués des tracts, à deux reprises, aux conseillers communautaires de Loire Forez Agglomération.
  • Nous avons distribué des journaux sur le marché et distribué des tracts du collectif à Montbrison et Savigneux pour annoncer la chaine humaine.
  • Une chaine humaine a été construite autour de l’EHPAD actuel, le 12 octobre. Cela a permis de relancer le débat et de mobiliser de nouveaux soutiens (vous êtes nombreux à avoir laissé votre adresse mail pour être informées de la suite réservée à l’EHPAD). Avec plus de 400 personnes cela a été un grand moment.
  • Lors de la venue, à Montbrison, du président du sénat, M. Larcher, nous avons organisé un rassemblement (environ 70 personnes) à l’espace Guy Poirieux, afin de distribué un flyer aux élus présents. Nous avons pu échanger avec M. Larcher. Il a demandé à M. le sous-préfet d’être l’intermédiaire entre les élus et le collectif. M Récio, sous préfet de Montbrison, s’est engagé à nous recevoir et à favoriser le dialogue avec les élus……
  • Enfin, nous avons obtenu un rendez-vous avec les représentants du Cabinet Conseil désigné par le conseil de surveillance. Ce Cabinet Conseil a été a été mandaté pour accompagner la cession des 209 lits par le centre hospitalier qui n’a pas la capacité d’emprunter.

Nous avons redit qu’il était tout à fait possible qu’un bailleur social (type Loire Habitat) prenne  le relais avec la mise en place d’un loyer pour l’EHPAD.

Nous avons défendu son maintien au centre-ville en argumentant la mixité des générations, la proximité des services pour les résidents et leurs familles. Le Cabinet Conseil nous a semblé être à l’écoute de nos arguments

 

CE QUE NOUS  PROJETONS DE FAIRE :

  • M. Ziegler, Président du Conseil Départemental, vient de prendre contact avec nous et nous proposer de visiter la Cité des Aînés à St Etienne. Visite programmée dans le mois de Janvier 2020.
  • Prendre rendez-vous avec la nouvelle directrice de l’Agence Régionale de la Santé. Rendez-vous que nous n’avions pas pu obtenir malgré nos multiples demandes.
  • Demander une entrevue avec la ministre de la santé.
  • Dès le début de la campagne municipale, écrire à tous les candidats (nouveaux ou repartant) pour leur demander leur position claire sur le sujet de l’EHPAD. Il ne s’agit pas de faire de la défense de l’EHPAD publique et en centre-ville, un sujet politique. Mais, plus les appuis des Maires de l’ensemble du bassin de vie (les résidents de l’EHPAD ne sont pas que Montbrisonnais) seront nombreux plus notre voix sera écoutée.
  • Une réunion publique aura lieu le 30 janvier 2020 à l’espace associatif (ancien stand de tir) à Moingt.

Nous nous tenons, bien sûr, prêts pour toute nouvelle action qui pourrait venir du fait de l’actualité.

Notre parole étant difficile à se faire entendre, n’ayez pas peur de relayer les informations et actions entreprises. Vous pouvez également rejoindre le collectif en allant sur le cite : https://montbrison-jaimemonehpadpublic.wesign.it/fr.

Nous vous remercions chaleureusement pour votre mobilisation et sommes ouvert à toute suggestion et engagement.

Nous souhaitons élargir le bureau….merci d’y réfléchir.

En cette période de fêtes et au seuil de la nouvelle année nous vous souhaitons, à vous et à vos ainés,  tous nos vœux  de bonne santé et de réalisation de vos souhaits les plus chers.

Le collectif

Le Rapport des actions menées

Douarnenez : Communiqué du comité

Comité des Usagers de l’Hôpital de Douarnenez
Communiqué

Le Comité des Usagers de l’Hôpital de Douarnenez estime incongru et déplacé qu’il ait été envisagé de fêter dans la « sérénité » , le quarantième anniversaire de la création de l’actuel Hôpital de Douarnenez. Comment peut-on célébrer un tel anniversaire quand l’Hôpital de Douarnenez a été dépecé et dépouillé de plusieurs de ses services essentiels au cours des années : fermeture de la maternité en 1999, du service de réanimation 24 h/24 en 2002, de la chirurgie en 2016, de la ligne de SMUR en période nocturne en 2019 ?

Comment peut-on être serein, quand l’on peut avoir des craintes quant au maintien des services restants, notamment celui des urgences, même s’il reste ouvert 24 h/24 et que l’on peut
craindre qu’il n’y ait bientôt plus à l’Hôpital Michel Mazéas que des services de gériatrie, bien sûr absolument nécessaires. Et vouloir faire de cet Hôpital, un hôpital de proximité comme le conçoit la Ministre de la Santé, en reprenant sans vergogne un terme utilisé depuis des années par les défenseurs du service public hospitalier, apparaît comme une véritable escroquerie.

Comment peut-on célébrer sereinement l’anniversaire de l’Hôpital de Douarnenez quand les conditions de travail n’y sont pas satisfaisantes et s’y dégradent par manque de moyens humains et matériels, aussi bien à l’Hôpital lui-même que dans les EHPAD qui en dépendent ?

Une telle situation n’est pas particulière à l’Hôpital Michel Mazéas. Elle est celle de la plupart des hôpitaux français, sinon de tous, affectés par des fermetures de services et par le manque de moyens. Elle est le résultat d’une politique poursuivie depuis des années par les différents gouvernements qui se sont succédés et qui ont mis l’accent sur la recherche de rentabilité et d’économies plutôt que sur celle de la satisfaction des besoins des habitants et de ceux qui les soignent. Comment peut-on célébrer sereinement l’anniversaire de la création de l’Hôpital quand le gouvernement et la Ministre de la Santé se refusent à donner aux hôpitaux publics les moyens dont ils ont besoin et maintiennent un silence méprisant devant les mouvements, d’une ampleur et d’une durée jamais atteintes, du corps médical et des personnels soignants ?

En conséquence, le Comité des Usagers de l’Hôpital apporte son entier soutien au rassemblement organisé par la section CGT de l’Hôpital Michel Mazéas, le mercredi 29 janvier, à
17 h 30, sur le parvis des Jardins du Clos et il appelle les Douarnenistes à y participer.

Pour le Comité des Usagers de l’Hôpital de Douarnenez.

Le Communiqué 

Les images du 31

Les nouvelles de fin janvier : revue de la presse et d’internet

Quelques exemples de mobilisation

Angers : une opération flash à la maternité : l’article d’Ouest France du 27 janvier

Grève du codage : l’APHP menace le personnel gréviste de sanction. Le site d’Europe 1 le 27 janvier

Rennes :  51 professeurs et médecins du CHU démissionnent de leurs fonctions : l’article de Ouest France du 27 janvier

Pontoise : Avocats et blouses blanches unissent leurs forces : l’article de L’Humanité du 27 janvier

Même le Conseil National de l’Ordre des médecins intervient ! Le communiqué

« J’ai décidé de démissionner, car ce que je fais n’est plus éthique » sur le site de Pratique

Et toujours de mauvaises nouvelles pour les hôpitaux

Indre et Loire : les hôpitaux de Chinon et Loches sous surveillance financière de l’ARS : l’article de France bleu du 27 janvier

Jura : une quatrième femme accouche sur la route : l’article de Actu.orange du 28 janvier

Concarneau : Compte rendu de la réunion du 21 Janvier 2020

Les membres du comité de défense de l’hôpital de Concarneau, réunis le 21 janvier 2020 sont choqués par le non-respect de l’équité territoriale en matière d’accès aux soins.

Vous connaissez très bien l’état et la situation de l’hôpital de Concarneau qui se dégrade de jour en jour et qui ne répond plus aux obligations d’un hôpital de proximité et ce uniquement par des raisons d’économies budgétaires.

IL ne dispose plus de sa ligne de SMUR la nuit et parfois le jour, celle-ci étant recentrée sur Quimper. Il y a depuis juin 2018 3 lignes de SMUR la nuit pour un territoire qui s’étend de la presqu’île de Crozon à Pont-Aven, donc tout le sud Finistère, entrainant une réelle perte de chance pour la population.

L’hôpital de Concarneau dessert un bassin de soins de 50 000 habitants sur 9 communes, population qui double pendant la période estivale. Le site de Concarneau doit répondre aux besoins de cette population avec :

  • Un service d’urgences et un SMUR 24h/24, des consultations de spécialités en nombre suffisant, un laboratoire, un service de radiologie avec un scanner, en plus de l’IRM qui devait arriver en 2020 mais ne sera probablement là qu’en 2021, des lits de médecine permettant les hospitalisations nécessaires, notamment suite à passage aux urgences.

Nous condamnons avec force cette situation qui devient réellement dangereuse, d’autant qu’il semble que nos urgences de jour se verraient bientôt transformées en consultations non programmée assurées par des médecins généralistes !

Au 21° siècle un pays comme la France qui ne répond plus aux besoins de la population en matière de santé, s’apparente de plus en plus à un pays en voie de développement, avec des conséquences graves dont vous serez l’un des principaux responsables.

Veuillez croire, Monsieur le directeur, en notre détermination à exiger que l’hôpital de Concarneau réponde aux besoins de sa population.

Réunion du 21 Janvier 2020

Les vœux du Collectif citoyen pour le maintien de la maternité et de l’hôpital de Guingamp

Les vœux du Collectif citoyen pour le maintien de la maternité et de l’hôpital de Guingamp

Fin décembre, nous adressions une lettre au Père Noël pour lui demander d’insuffler un peu de bon sens dans l’esprit de nos « décideurs ». Depuis, le poste d’auxiliaire de puériculture a bien été sacrifié sur l’autel du déficit.

Pourtant tout n’est pas si sombre.

Ne boudons pas les bonnes nouvelles : 2019 nous a apporté le label « hôpital ami des bébés », les naissances se sont maintenues, et l’on apprend qu’un recrutement de pédiatre est en bonne voie pour la fin 2020 !

Alors, sauvés ? Le rituel des vœux de bonne année a été l’occasion d’entendre beaucoup de paroles encourageantes, souvent bien tournées, mais qui demandent une explication de texte, surtout à l’aube d’une nouvelle année électorale.

La directrice par intérim de l’hôpital a inauguré les prises de parole en affirmant qu’elle n’avait « pas d’immenses inquiétudes pour la poursuite de l’activité après juillet ». Voilà qui est très… prudent.

Le nouveau directeur, pour sa part, n’a «  pas de position arrêtée sur ce sujet »… Il précise : « La fermeture d’un service, c’est toujours une source d’inquiétude pour la population. Ce qui est important, c’est la qualité de prise en charge des femmes enceintes. Il n’est pas question de supprimer cette offre de soins. Plusieurs dispositifs existent pour la maintenir ». Des propos destinés à rassurer ? C’est raté. Chacun comprend-il que le risque est encore de se voir imposer un centre de périnatalité ? L’expérience de nos voisins paimpolais devrait nous servir de leçon…

Venait ensuite le tour du député, dont la position sur la question est connue de chacun. Mais aujourd’hui, il se dit « très optimiste »… pour les 2 ans à venir. Il partage sa « ferme conviction » que la maternité serait « maintenue jusqu’à la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron » . Et après ?…

Une mise au point nous semble nécessaire. Normalement, un renouvellement d’autorisation est valable pour une durée de 7 années. Délai indispensable à la sérénité de tous : les femmes, les familles, les bébés, l’équipe. C’est une question de respect pour celles et ceux qui font vivre ce service et pour la population.

Un sursis négocié sur un coin de table tous les 2 ans entre personnes autorisées, ce n’est pas sérieux !

Nous avons peut-être écrit au Père Noël, mais nous ne sommes pas des lapins de 3 semaines. Nous avons tous beaucoup mieux à faire que de nous battre pour conserver des services publics financés par nos impôts. Le jour où tout ira bien, où l’activité de la maternité et celle de l’hôpital dans son ensemble ne dépendront plus de décisions budgétaires déconnectées du terrain, le collectif pourra se dissoudre et ce sera une excellente nouvelle. On en est encore loin. Mais la mobilisation paie, elle a déjà payé : sans elle, nous n’aurions plus de maternité depuis 1 an déjà.

Souhaitons donc une chose pour 2020. Souhaitons-nous à tous de sortir du brouillard où nous ont plongés des décideurs qui nous croyaient endormis par leurs belles paroles.

Bloavezh mat d’an holl. Belle année à tous !

Et beaucoup de bébés à la maternité de Guingamp !

Les Voeux du collectif