Bulletin semaine 36

Il y a des luttes à mener qui sortent des buts de la Coordination Nationale mais que beaucoup d’entre nous partagent : libérer les réseaux sociaux et plus globalement internet du monde de la finance.

En attendant, avec tous leurs inconvénients, leurs algorithmes, leurs publicités… il faut bien reconnaître que ces réseaux servent aux mobilisations citoyennes : cela fait partie des contradictions du système !

Alors, la Coordination Nationale a décidé d’ouvrir une page Facebook. Elle est née en douceur pendant l’été : https://www.facebook.com/Coordinationdefensesante/

A nous tous maintenant de la faire connaître : aimez, partagez, commentez !

Et cela ne vient bien sur qu’en complément de toutes nos autres actions, avec à l’ordre du jour de cette semaine le soutien aux mobilisations des personnels hospitaliers (cf notre communiqué page 6)

 

L’édito et le bulletin

Vire : Lettre ouverte à l’ARS de Normandie

Madame la directrice de l’Agence Régionale de Santé de Normandie

Depuis des années, les professionnels et usagers de la santé alertent sur les conditions de travail et
conditions d’accueil des patients. Le seul argument officiel avancé repose sur l’endettement.

Cette priorité donnée à l’aspect comptable se fait au détriment de l’organisation du service public de
soins. Toute personne doit continuer à être soignée selon ses besoins et non selon ses moyens.

Le regroupement des services sur le pôle central de Flers, couvrant le large territoire de Flers, Vire
et la Ferté Macé, avec un seul directeur, est lourd de conséquences. La nouvelle organisation des
services hospitaliers met d’une part les patients et les familles sur les routes, et d’autre part les
soignants sous tension (au niveau national, 50 % des services d’urgence sont en grève depuis trois
mois).
Les conditions détestables de travail des personnels remettent en cause leurs missions. Le récent
drame subi par la communauté des soignants de l’hôpital Jacques Monod à Flers illustre cette
situation intenable.

Nous demandons :
– L’arrêt des fermetures de lits et de services
– L’embauche de personnels
– La revalorisation pérenne des professions hospitalières. Les difficultés de recrutement sont, trop souvent, liées aux conditions de travail et à la rémunération,    la plus faible des pays de l’OCDE pour les personnels infirmiers.
– Un rendez-vous pour aborder les difficultés spécifiques du GHT.

Pour le Comité
Le bureau
Lionel Fize
Alain Legrain
Françoise Leprince
Rosine Leverrier
Copies au directeur du GHT, aux présidents des conseils de surveillance, aux représentants des
usagers et à la presse

La lettre

Communiqué de la Coordination Nationale du 5 Septembre : Soutien des usagers aux mobilisations hospitalières

Les uns après les autres, les services d’urgence se mettent en grève, n’en pouvant plus de parquer les malades sur des brancards, de ne plus faire leur boulot de soignants, prendre soin : le mouvement a traversé l’été en s’amplifiant avec 237 services en grève au 2 septembre.

Les causes sont multiples, avec trois principales, la désertification médicale multipliant le recours aux urgences faute d’autres possibilités, la suppression massive de lits dans les hôpitaux faisant des urgences un goulot d’étranglement et la fuite des personnels malmenés, mal considérés.

La désertification médicale ne se réglera pas d’un coup de baguette magique, d’autant plus que la ministre se refuse aux vraies solutions, le développement notamment d’un service public, l’obligation à servir des jeunes médecins.

Alors il faut se donner les moyens d’une prise en charge humaine de ceux qui n’ont que les urgences comme recours !

Le mouvement des urgences n’est que la traduction du malaise d’un hôpital public mis à mal par la politique nationale de santé en vigueur.

La Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, représentante d’usagers, lieu de convergences entre usagers, personnels et élus, apporte son soutien à toutes les luttes, aux revendications des personnels : l’arrêt des fermetures de lits, de services et des réouvertures, des créations de postes, une vraie revalorisation des métiers hospitaliers.

Elle apporte son soutien au collectif inter urgences qui tient son assemblée générale le 10 septembre. Elle rappelle que les convergences sont nécessaires avec les médecins hospitaliers, avec l’ensemble des personnels hospitaliers et avec les usagers, ceux pour qui fonctionnent les services d’urgence et les hôpitaux et qui leur donnent leur raison d’être. Les usagers ont besoin de proximité, gage de sécurité : c’est aux professionnels à les orienter, si besoin, vers des soins plus spécialisés.

Elle appelle ses comités, ses militants, la population, à participer aux mobilisations organisées par la CGT santé et action sociale le 11 septembre et à se mobiliser plus que jamais pour défendre hôpitaux, maternités et, d’une façon générale, l’accès aux soins pour toutes et tous.

Elle met en garde la ministre : remplacer le goulot d’étranglement à la sortie des urgences par une restriction à l’entrée serait gravissime pour la santé de la population. Quant à la proposition d’accès direct à des services, elle nous paraît du pur effet d’annonce : cela ne créera pas les lits après lesquels les services d’urgence courent !

Elle va lancer dans les jours et les semaines à venir une grande campagne pour que l’hôpital public ait les moyens dont il a besoin.

Le communiqué