Bulletin Semaine 29-2020

Ressources externes

Données Lettre

 

Édito  :

Quand l’attente de l’après Ségur aura fait long feu,

Quand l’hôpital public sortira de la crise comme il y est rentré : exsangue,

Quand professionnels et population nous serons tous déçus ,

Il restera la lutte commune pour reconstruire la santé publique que nous voulons pour demain !

 

 

 

 

Sommaire :

L’écho des comités : pages 2, 3, 4

Autres infos locales : pages 4, 5

Dossiers :

- Les orthophonistes s’inquiètent : page 6

- Le Ségur de la Santé : page 6

- Contre les soignants : la justice : page 7

Culture et santé : page 8

 

 

 

L’écho des comités :

 

CONCARNEAU – DOUARNENEZ – MORLAIX - 29

 

Soutien des trois comités aux soignants à l’occasion de l’action nationale du 14 juillet

 

Le communiqué commun

 

THOUARS – NORD DEUX SEVRES - 79

Une direction unique Centre hospitalier de NIORT - Centre hospitalier Nord Deux-Sèvres :

Dans le même article les réactions de la CGT et du comité.

Les réactions de la CGT et du comité

 

BRIOUDE - 43

 

Dans le cadre des "Mardis de la colère", une centaine de personnes (personnels hospitaliers, usagers, population) se sont rassemblées devant le Centre Hospitalier de Brioude pour dénoncer l' insuffisance des annonces faites à l'issue du Ségur de la Santé et exiger davantage de moyens pour l'hôpital public. Pendant ce rassemblement, un "pseudo-Macron" a remis symboliquement des médailles aux membres du personnel pour signifier que le personnel ne se contentera pas de reconnaissance en paroles, en primes ou en médailles.

 

 

L’article

 

SAINT AFFRIQUE – 12

 

Le comité lance les Assises de la Santé en Sud-Aveyron et appelle à un pique-nique citoyen le 14 juillet

 

Le communiqué

 

 

SARLAT - 24

 

Le centre hospitalier de SARLAT rouvre le service de dépistage du cancer du sein fermé en septembre 2019 faute d’équipement

 

L’article

 

TOURS - 37

 

Rassemblement du 4 Juillet

 

 

L’article

 

 

 

 

OLORON SAINTE MARIE – 64

 

                              

 

Les photos

 

 

 

Autres infos locales :

 

FOUGERES - 35

 

L’hôpital de Fougères et la lente agonie des soins publics

 

L’interview

 

LE HAVRE : Clinique Océane – 76 -

 

Conflit social : On ne négocie pas – on évacue les patients et on ferme.

 

L’article

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DINAN  - 22  -

 

 

 

 

ParisPRINTEMPS DE LA PSYCHIATRIE

 

Photo de la manif du 14 à Paris avec banderole et pancartes

Dossiers :

 

Orthophonistes en vigilance

 

Soucieux de la préservation du soin, de la relation thérapeutique, de la singularité du patient et du soignant les orthophonistes inquiètent de la propagation exponentielle des plateformes informatiques censées venir en aide aux familles et aux professionnels et de la réduction du soin orthophonique à des entrainements en kit.

 

Leur lettre ouverte

 

Ségur de la Santé

 

Fortes attentes et déceptions !

 

Le communiqué de la CGT

 

et celui de l’Union syndicale Action Praticiens Hospitaliers et Jeunes Médecins

 

 

 

Ségur de la santé : l’urgentiste Patrick Pelloux dénonce les "magouilles des syndicats", "un monde d’avant en pire"

 

"On nous avait promis un nouveau monde, on a l'impression que c'est le monde du passé", a dénoncé l'urgentiste sur franceinfo après l'accord trouvé par les syndicats et le gouvernement lors du "Ségur de la santé".

 

L’article

 

 

Vers une accélération de la transformation de l’hôpital public en hôpital entreprise

 

On entend certains syndicats expliquer que le Ségur de la santé est un accord "historique". Non ! C'est tout sauf un accord historique ! Un accord historique est un accord où 50 ans après, 100 ans après, on s'en rappelle encore ! Et il y a eu des accords historiques dans l'histoire du pays. Ce n'est pas le cas ici.

 

Celui-là est un accord avec des augmentations de salaire mais à côté de nombreux reculs sont positionnés en tant que chantage, en tant que principe du donnant/donnant. Mais les personnels de notre champ professionnel n'ont rien à donner ! Ils donnent suffisamment de leur personne à longueur d'année. Nous sommes loin du "quoi qu'il en coûte" du mois de mars. A ce moment-là, il était question de prendre soin des personnels hospitaliers, de prendre soin de l'hôpital public... Alors qu'aujourd'hui, pour chaque euro donné, il faudrait des contreparties. C'est pour cela qu'il parait plus pertinent de parler de mascarade ou de gros plan de com.

 

L’article

 

 

 

 

 

Poursuites post-covid 19 contre des soignants

 

 

« Nous réclamons l'annulation et l'arrêt des sanctions
contre les soignantes & soignants ! »

 

la pétition

 

 

 

14-Juillet à Paris : deux soignants interpellés pour une banderole contre Emmanuel Macron

 

 

Les interpellations ont été signalées par le collectif Inter-Urgences, mobilisé depuis plus d’un an pour réclamer davantage de moyens pour l’hôpital public. « Soutien à nos deux collègues qui se sont mobilisés ce matin », a tweeté le collectif.

 

L’article

 

 

 

 

 

 

 

Culture et santé :

Johnny Clegg   

https://www.youtube.com/watch?v=wUX3AK6wRzM

« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »

 

http://coordination-defense-sante.org/

Pavé mis à jour le 2 Mai 2019

 

 

Images + infos semaine + pdf

  • Semaine: 29
  • Dates: du 13 juillet au 18 juillet 2020

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Ressources internes

@ Lettres précédentes
 

Tours : Rassemblement du 14 Juillet

Le ségur de la Santé une imposture

C’est ce qu’on voulu signifier les 200 manifestants, mardi 14 juillet à Tours, hospitaliers ou usagers, convaincus que la réforme Ségur n’allait pas résoudre les problèmes de casse et de marchandisation des hôpitaux, et qu’il faudrait continuer à se battre pour obtenir des moyens pour l’hôpital public.

Le blog

Ségur de la Santé : Vers une accélération de la transformation de l’hôpital public en hôpital entreprise

On entend certains syndicats expliquer que le Ségur de la santé est un accord « historique ». Non ! C’est tout sauf un accord historique ! Un accord historique est un accord où 50 ans après, 100 ans après, on s’en rappelle encore ! Et il y a eu des accords historiques dans l’histoire du pays. Ce n’est pas le cas ici.

 

Celui-là est un accord avec des augmentations de salaire mais à côté de nombreux reculs sont positionnés en tant que chantage, en tant que principe du donnant/donnant. Mais les personnels de notre champ professionnel n’ont rien à donner ! Ils donnent suffisamment de leur personne à longueur d’année. Nous sommes loin du « quoi qu’il en coûte » du mois de mars. A ce moment là, il était question de prendre soin des personnels hospitaliers, de prendre soin de l’hôpital public… Alors qu’aujourd’hui, pour chaque euro donné, il faudrait des contreparties. C’est pour cela qu’il parait plus pertinent de parler de mascarade ou de gros plan de com.

 

On ne peut que regretter le manque d’ambition des trois syndicats signataires en termes d’analyse politique et d’exigences revendicatives. On s’était mis d’accord avec eux qu’on ne lâchera rien en dessous de 300 euros nets par mois. Pourtant, ils ont pris des ciseaux et ont coupé la corde que nous tenions tous. En effet, au bout de 3 réunions de négociations, ils ont indiqué au gouvernement que 200 euros leur conviendrait très bien. On ne dit pas cela dans une négociation, c’est complètement kamikaze. C’est se tirer une balle dans le pieds ! C’est un très mauvais signal envoyé au gouvernement et cela a mis fin aux négociations. Pourtant le rapport de force était en notre faveur et le gouvernement avait précisé qu’il était pressé et qu’il lui fallait un accord avant le 14 juillet, donc c’était eux qui avait un impératif de planning et c’est eux qui étaient sous pression. Avec un peu plus d’unité et d’ambition, on aurait pu obtenir beaucoup plus en termes de rémunérations, de dégel du point d’indice et faire retirer de nombreux reculs. Nous sommes trop habituer à une société de la « médiocratie », toujours « jouer petits bras » dans tous les domaines et malheureusement c’est ce qui s’est passé une fois de plus. Alors que les conditions étaient réunies pour avoir un vrai accord historique mais il aurait fallu que tout le monde tire dans le même sens. C’est un regret et il faudra en tenir compte dans nos prochaines stratégies.

 

Ensuite, il y a un sujet dont on ne parle pas ou très peu depuis le début du Ségur de la santé alors que c’est un élément essentiel, c’est que le Ségur constitue une accélération de la transformation de l’hôpital public en hôpital/entreprise.

 

En effet, ce lieu d’accueil, de prévention, d’éducation et de soins est transformé, de réformes en accords successifs, en lieu de financiarisation, de mise en concurrence, et de management à l’anglo-saxonne.

 

Ce lieu hospitalier devient petit à petit inhospitalier pour des personnels toujours plus fatigués, perdant le sens de leur travail et cherchant à y rester le moins longtemps possible.

 

Une entreprise cherche à exister avec des salariés qui doivent être les moins nombreux possible mais également les plus disciplinés possible, tout en se concentrant sur les activités les plus rentables, avec différents outils : en jouant sur le temps de travail, en jouant sur la flexibilité, sur le mode de gouvernance, sur la sous-traitance de certaines activités et sur la dématérialisation d’autres…

 

Alors, les gouvernants disent qu’ils ont compris le problème et sous couvert d’augmentation des salaires, induite par un rapport de force construit sur de nombreux mois et renforcé par l’actualité sanitaire, en profitent pour acter toutes une série de contreparties pour asseoir cette transformation. C’est tout le sens du Ségur de la santé.

 

Il s’agit de fissurer les limites entre le public et le privé au travers des augmentations de salaires consenties. Il s’agit aussi de fissurer les limites entre les titulaires et les contractuels : On l’a vu dans les augmentations de salaire mais on le voit également dans la transformation en cours de la prime de service en prime au mérite pour tous. Mais cet outil de management individualisé, s’accompagne d’un outil de management collectif qu’est l’intéressement collectif prévu dans l’accord afin de consolider ce management d’entreprise.

 

Après le « détricotage » du code de travail ces dernières années dans le privé et la volonté d’avoir un code du travail par entreprise négocié dans chaque structure, le Ségur de la santé accroît la flexibilité, affaiblit les 35h00, renforce l’utilisation des heures supplémentaires, valide des accords locaux spécifiques négociés dans chaque établissement, prévoit le morcellement de la formation comme ils morcellent les activités ou nos métiers…

 

Donc, il s’agit d’une transformation systémique où la question salariale constitue l’arbre qui cache la forêt ou la partie émergé de l’iceberg qui tente de faire oublier ce qu’il y a dessous.

 

Donc, l’une des questions majeures à se poser c’est : Des augmentations de salaire mérite-t-elle que nous fermions les yeux sur une accélération de la transformation de l’hôpital public en hôpital/entreprise ?

 

On répète à longueur de journée « La santé n’est pas une marchandise et l’hôpital n’est pas une entreprise ». Est-ce seulement un slogan de communication ou est-ce une boussole qui doit animer notre engagement, nos actions et nos décisions ?

 

Afin de mieux comprendre le sens des évolutions en cours, il est important de bien faire le lien entre le Ségur de la santé, La loi Ma santé 2022, la loi de transformation de la fonction publique et la récente nomination de l’ultralibérale Amélie de Montchalin (du monde la banque et de l’assurance) en tant que ministre de la transformation et de la fonction publiques. Tous ces points sont reliés entre eux, tel un réseau, avec des interdépendances et au service d’une même idéologie dont la radicalité et les limites sont sans cesse repoussées.

 

Tout est découpé, tout est éclaté : les activités de nos hôpitaux, nos rémunérations, nos pratiques professionnelles. Donc, on voit bien que c’est l’individu qui lui aussi est découpé pour mieux le contrôler et pour mieux l’emmener là où ils veulent tout en lui donnant l’impression que c’est lui qui choisit. Cette servitude volontaire est un véritable fléau qui prend de plus en plus d’ampleur dans nos vies. Car au plus ils déplacent le curseur des limites de leur domination, au plus ils travaillent à l’élargissement de notre seuil de tolérance.

 

Mais leur faiblesse, c’est qu’ils ne savent pas contenir leur appétit de domination, et ils ne savent pas ne pas aller trop loin. Et c’est ce qui les perdra !

Car il y a toujours une goutte d’eau qui fait déborder le vase, une mesure de trop qui éveille et enflamme les consciences ! Et c’est ce qui va se passer !

 

C’est pourquoi, il est important de ne pas relâcher la pression et de continuer à porter les revendications des personnels avec détermination !

Pour la CGT,

Cédric Volait