Mayenne : les urgences en difficulté – le comité réagit !

Ça y est. Le planning de novembre des Urgences pour le département vient de tomber.

Mayenne fermé TOUTES LES NUITS à compter de lundi 3. Pressions pour passer officiellement à une Antenne Médicale d’Urgence fonctionnant seulement 12h/24 avec le grand risque de ne plus pouvoir revenir en arrière.

Laval ouvert (presque) 24/24 mais très souvent sur le fil avec 1 seul médecin qui devra faire face la nuit aux patients venus du nord-Mayenne, en plus de la population lavalloise. 

Cette organisation, dévalorisante pour le CHNM, catastrophique pour l’attractivité de l’établissement et donc le recrutement médical, va priver tout un grand tiers du département d’accès aux Urgences de 16h30 (heure limite d’admission !) jusqu’à 8h30 le lendemain matin.

IMPENSABLE

De plus, les Urgences étant la porte d’entrée de l’hôpital, leur fermeture va priver le CHNM de tout un pan d’activité, creusant encore un peu plus le déficit et mettant en danger rapidement ses autres services (Surveillance continue, chirurgie mais aussi biologie et radiologie)

Accepter ce qu’on cherche à nous imposer, c’est accepter le détricotage de l’hôpital de Mayenne.

IMPOSSIBLE !

Il nous faut, TOUS, et VITE, en parler autour de nous, intervenir directement ou par mail auprès des élus, et si aucune proposition constructive ne nous est faite, nous préparer à nous faire entendre bruyamment dans les prochains jours.

Pour ce qui concerne AUDACE53, cette semaine :

Samedi 1er : adresse écrite à tous les maires du nord-Mayenne

Lundi 3 : AUDACE53 sur Ici Mayenne et Fr3 (7h45)

Ma 4 : réunion santé Conseil Departemental à Mayenne

Jeudi 6 : réunion d’info AUDACE53 à Mayenne 20h

Vendredi 7 : AUDACE53 en audience à la préfecture 

Et il reste du boulot pour les semaines suivantes !

On doit faire monter la pression pour empêcher ce qu’on nous présente comme inéluctable.

Lettre D’Audace 53 adressé aux maires 

Communiqué : Les ministres valsent, le système de santé continue de décliner

Le communiqué en pdf

Les ministres valsent, le système de santé continue de décliner

Les ministres se succèdent à la santé tandis que l’hôpital et tout le système de santé agonisent ! Le changement de nom ne suffit pas : il faut des moyens, à commencer par annuler le projet de faire faire plus de 5 milliards d’économies sur le budget de l’Assurance Maladie. Nos hôpitaux n’en peuvent plus. Ils étaient déjà en difficulté. La circulaire de F. Bayrou au printemps, demandant aux ARS de leur serrer la vis, a encore aggravé la situation, favorisant la mise en place de plans de retour à l’équilibre financier (PRE), en fait des plans de suppressions de lits ou d’activité, de restrictions de personnels. Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2026 doit donner aux hôpitaux les moyens de répondre aux besoins, de même qu’il doit arrêter de faire payer les malades avec les franchises. Et pas touche à l’AME.

La nouvelle ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, Stéphanie Rist, n’est pas une inconnue du monde de la santé. Elle s’est illustrée en faisant voter une loi voulant moraliser l’intérim médical. Il s’agit là en effet d’un fléau entravant le développement d’équipes soignantes stables, indispensables à la qualité des soins, et narguant les médecins hospitaliers titulaires par des salaires astronomiques. Mais sans aucune mesure d’accompagnement, sans augmenter le nombre de médecins formés, sans évolution vers une égalisation des revenus entre public et privé, cette loi a surtout mis de nombreux hôpitaux en difficulté, a justifié des fermetures de services, au prétexte du manque de médecins et a servi le secteur privé !

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité rappelle ses exigences d’une loi de financement de la Sécurité Sociale répondant aux besoins et cela nécessite d’augmenter les recettes par les cotisations. Il est nécessaire d’inscrire dans le budget de l’État des crédits supplémentaires pour permettre aux universités de former plus de soignants. La Coordination défend le service public à l’hôpital et en ambulatoire avec un service public territorial de soins de premier recours autour des centres de santé, contre une financiarisation de la santé, pesant sur les finances publiques et les malades. Elle appelle à signer et à faire signer la pétition « La Sécurité Sociale, c’est vital ».