Château-Thierry : rassemblement symbolique à l’occasion de la fermeture de la néonatalogie

1er décembre : fermeture officielle de la néonatalogie : les membres de l’association avaient organisé un rassemblement.

Michèle Leflon a indiqué combien cette fermeture fragilisait la maternité de même que la direction commune avec l’hôpital de Soissons fragilise l’hôpital, dans un contexte où il y a volonté gouvernementale de faire des économies à l’hôpital

Catherine Doffémont, la présidente de l’association, a enchainé sur la mise en danger des mères et des enfants et pointait l’absence de soutien du maire de Château-Thierry

Jacques Krabal a salué le travail des médecins et élus qui, en 2006, avaient créé le service de néonatalogie et développé l’hôpital. Il a également souligné son exclusion du Conseil de surveillance (où il siégeait comme personnalité qualifiée en tant qu’ancien député) par l’ARS. Il a conclu : « À l’hôpital comme partout ailleurs dans la ville, il faut résister aux multiples démantèlements. Non au silence et à la peur qui dominent sur la ville»

Karim Belaïd a lancé : « Vous comprenez bien qu’en tant que médecin, c’est inacceptable de voir les services menacés les uns après les autres »,

Les manifestants ont attribué des faux diplômes avec la mention « Meilleur plan de démantèlement national
Hôpital Jeanne de Navarre de Château-Thierry », à Éric Lagardère, directeur par intérim du centre hospitalier, ainsi qu’au directeur de l’ARS des Hauts de France et au maire.

Les manifestants se sont ensuite rendus à la maternité pour offrir des roses aux mamans.

Enfin, ils sont allés à la maison de retraite Bellevue pour soutenir le collectif des familles de résidents.
Ces dernières ont demandé un rendez-vous au directeur afin d’obtenir des explications sur l’augmentation du prix de journée prévue en 2026, après une hausse déjà très importante l’an dernier.

 

Comité des Ardennes lance une pétition pour améliorer l’accueil des patients et leur famille à l’hôpital de Manchester (Charleville Mézières)

communiqué urgence manchester
https://www.leslignesbougent.org/petitions/pour-une-prise-en-charge-humaine-des-familles-aux-urgences-de-manchester-charleville-mezieres-22554/

Manosque : le point sur le 04

Lors de notre dernière réunion du CSHP et du CUS 04 (1), nous avons fait un bilan exhaustif de la situation sanitaire sur le 04 et le Haut Var et c’est: LA CATASTROPHE.

En effet rien ne s’arrange, contrairement à ce que tente de nous faire croire l’ARS, et il y a:

· toujours plus de 22.000 personnes (13% de la Population) sans médecin traitant sur le 04 et le Haut-Var. Malgré les annonces mensongères de l’ARS selon lesquelles des soi-disants médecins et autres internes viendraient ou seraient en passe de venir s’installer sur notre Territoire,

· toujours plus de fermetures d’Urgences sur nos 3 CH (Manosque, Digne, Sisteron) en catimini, car maintenant et grâce à la Régulation provisoire (2) les hôpitaux n’annoncent plus les jours et/ou nuits de fermetures. Cette régulation qui était prévue initialement pour une durée de 3 mois, renouvelable 1 seule fois, (mai à octobre 2025) mise en place par l’ARS sur les CH de Manosque, Digne et Sisteron, sur les préconisations du « magicien » François Braun (ex ministre de la Santé éphémère du gouvernement Borne), viré une année plus tard par Macron suite à l’échec de la « Mission Flash » qu’il lui avait confiée et ses 42 recommandations qui n’ont fait qu’accélérer la dégradation des accueils aux Urgences et leurs fermetures définitives ou provisoires dans des centaines d’hôpitaux (dont celles des CH de Manosque, Digne et Sisteron), avec des Patients « stockés » sur des brancards attendant pendant des heures d’être pris en charge par un médecin ou « au bout du bout » être dirigés vers …… « Roc Eclerc »!!!

Cette Régulation provisoire prévue au départ sur 3 mois (mai à juillet 2025) renouvelable UNE SEULE FOIS (août à octobre 2025) est arrivée à son terme le 31 octobre. Ce n’est qu’un « placébo » qui n’a apporté aucune amélioration au fonctionnement dégradé des urgences. L’ARS, qui reconnait cela dans son courrier du 31-10-2025, n’a trouvé qu’une solution: passer de 3 mois à 3 ans la durée « provisoire » de ces périodes de régulation et ajouter un « zinzin » techno-informatique « interopérable » et déployer des « infirmiers à pratique avancée », qui ne sont et ne seront jamais ……. des médecins.

Encore un nouveau « bidouillage » qui, comme le précédent, n’améliorera rien: ni la crise que traversent nos Hôpitaux publics et leurs Urgences, ni la prise en charge adaptée des patients, ni les conditions de travail catastrophiques dans lesquelles les Personnels médical & paramédical sont soumis depuis de nombreuses années et cela au détriment de leur propre santé physique & psychique.

Mais qui, comme l’espèrent secrètement ces « talentueux » décideurs, leur donnera une petite bouffée d’oxygène leur permettant de gagner du temps et de tenter de finir de convaincre les Citoyens que si nous en sommes là ……. c’est de leur faute et qu’il va falloir qu’ils s’y fassent. Sinon « panpan cucul » et on ferme les Urgences, ce qui tomberait bien pour le ministère de la Santé, le Gouvernement et l’ARS puisque c’est bien là leur objectif.

· toujours plus de DYSFONCTIONNEMENTS ORGANISÉS dans les Services des Hôpitaux du 04 (rebaptisés pudiquement « mode dégradé ») sous prétexte d’optimisation, de rationalisation et de réduction des dépenses et des investissements, qui débouchent systématiquement sur des suppressions de postes et de lits, des fermetures provisoires voire définitives de Service qui là aussi, contribuent à l’affaiblissement des hôpitaux publics et à leur perte d’attractivité tant du point de vue des Personnels que des usagers et à terme PERMETTRONT LEURS FERMETURES.

Et ainsi ils continuent à semer la panique dans les Populations, à les mettre en danger et à les éloigner des lieux de prise en charge et de soins de leurs pathologies (6 à 18 mois pour un RV – spécialistes, chirurgiens, examens, IRM, … , des dizaines de kms de trajet), à ENCOURAGER les dessous de tables (rebaptisés pudiquement « compléments d’honoraires ») à plusieurs centaines/milliers d’€, …., ce qui a conduit en 2025 plus de 6 français sur 10 à renoncer à se soigner en accroissant de façon vertigineuse les « pertes de chances » et les pertes de vies indues.

Ces serviteurs zélés de l’ultralibéralisme continuant pendant ce temps là, sans aucune vergogne, à tenter de nous faire croire que c’est nous qui, en dilapidant de façon irresponsable NOTRE argent public, sommes à l’origine de cette situation, qui conduira à terme à la mise en faillite de notre « Système Républicain de Santé Publique et de la Sécurité Sociale ».

Permettant au pouvoir en place (sans oublier ceux qui, SANS EXCEPTION, l’ont précédé depuis les années 80) d’appliquer à la lettre la feuille de route du lobby ultralibéral planétaire et de l’Union Européenne visant à: DÉMANTELER & FAIRE DISPARAÎTRE TOUS NOS SERVICES PUBLICS, dont celui de la Santé et de la Sécurité Sociale. Permettant ainsi de verser dans l’escarcelle des nantis (milliardaires, actionnaires, industrie privée, finance, assurances, monde de la spéculation, de l’évasion et de l’optimisation fiscale, …) ce « magot » faramineux de plus de 3.300Mds€ que représente la totalité de ce Secteur Public (Entreprises & Groupes Publics, Administrations, …) avec ses plus de 800Mds€ annuels de profit que la bande des Arnaud, Lagardère, Bolloré, …. n’acceptent pas de voir « passer sous leur nez ».

Même si nous n’avons globalement pas à rougir de tout ce que nous avons réussi à faire bouger (ensemble et/ou chacun de son côté) dans le secteur de la Santé, il nous parait toutefois fondamental de réactiver une démarche et des ACTIONS-INITIATIVES COLLECTIVES avec toutes les structures (Syndicats, Partis, Associations, Collectifs, …) progressistes de nos Territoires en veillant à y associer le plus étroitement possible les Citoyen(ne)s et les Elu(e)s afin d’obliger le gouvernement, son ministère de la Santé, les Préfets (dont celui du 04), les ARS (dont celle de Paca) à sortir du bricolage et du « trompe l’oeil » permanent dont ils nous inondent depuis maintenant plus de 8 ans et qui n’ont aucun effet sur ce qu’exigent les Citoyennes et Citoyens de ce Pays, à savoir: UN RETOUR À UNE PRISE EN CHARGE DE PROXIMITÉ ET DE HAUTE QUALITÉ DE LEURS PROBLÈMES DE SANTÉ & DE SOINS POUR TOUTES & TOUS et EN TOUS POINTS DU TERRITOIRE.

Car cela et nous en sommes absolument convaincus, nous ne l’obtiendrons jamais en « discutaillant » avec les autorités et/ou instances sanitaires (gouvernement, ministère, ARS), pas plus qu’avec les Préfets car la stratégie non affichée du pouvoir macronien (et de ceux qui l’ont précédé durant les 45 dernières années) est bel et bien LA SPOLIATION du SEUL PATRIMOINE DU PEUPLE à savoir SES SERVICES PUBLICS et son SYSTEME SOCIAL.

Soit UN RECUL SOCIÉTAL DE 80 ANS avec le PASSAGE PAR DESSUS BORD DE TOUTES LES AVANCÉES & PROGRÈS SOCIAUX que nos ancien(ne)s avaient été arracher en 1936 (Front Populaire), en 1944 (CNR – Conseil National de la Résistance) et en 1968.

Et donc, il nous faudra encore, encore, et toujours continuer sans fléchir à aller vers les Citoyen(ne)s et leurs Elu(e)s de proximité, départementaux, Régionaux et Parlementaires pour les informer sur la situation réelle et la stratégie du pouvoir national à la botte du lobby ultralibéral international et de l’UE (Union Européenne) et réussir à les:

– convaincre que d’autres solutions existent en dehors des bricolages techno-ultralibéraux (voir en pièce jointe les « Exigences – Revendications » construites avec eux lors de nos nombreuses réunions)

– convaincre de venir enrichir de leurs réflexions et analyses ces « Exigences – Revendications »,

– mettre en mouvement afin:

* d’organiser des temps forts (rassemblements, manifestations, …) sur le 04, le Haut-Var, la Région,

* d’aller porter ces « Exigences – Revendications » à tous les niveaux (du 04 au Parlement) et imposer celles-ci afin d’en faire des décisions politiques courageuses au niveau national et des mises en oeuvre rapides au local,

* de faire de l’Accès égalitaire à la Santé et aux Soins pour tous & en tous points du Territoire un thème prioritaire (si ce n’est le 1er comme le pense une majorité de Citoyens aujourd’hui) de campagne pour les élections municipales de mars 2026,

A cette fin, nous vous proposons de nous retrouver lors d’une Réunion qui se tiendrait: de 17h30 à 19h30 – Salle CGT – Christian Bonnecaze – EDM-EDF (ou Centre Regain) – 04220 Ste Tulle et cela à une des dates suivantes: Semaine 49: mardi (2-12) ou mercredi (3-12) ou jeudi (4-12) ou Semaine 50: mardi (9-12) ou mercredi (10-12) ou jeudi (11-12)

Dites-moi SVP LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE (mobile et SMS: 06.30.03.52.64 / courriel: jf-pellarrey@wanadoo.fr) quelle est ou quelles sont les dates qui vous conviendraient.

Et en fonction des retours je vous informerai de la date retenue.

En vous remerciant par avance de vos réponses,

(1) CSHP: Collectif Santé Haute Provence – CUS 04: Convergence Urgence Santé 04

(2) Régulation: nouveau « leurre » sorti du cerveau (?????) de techno-gestionnaires-ultralibéraux du ministère de la Santé, décliné avec zèle sur notre territoire par l’ARS qui consiste à limiter artificiellement le nombre de patients aux Urgences en RENDANT OBLIGATOIRE l’appel au 15 qui oriente en effectuant UN TRI INHUMAIN (âge, pathologies, antécédents médicaux, état de santé général, …..) vers d’autres structures.

 

Coordination : déclaration de fin des 37èmes Rencontres Nationales

La déclaration en pdf

L’accès pour tous à des soins de qualité doit être une priorité nationale.

Les 37èmes rencontres nationales de la Coordination se sont tenues ces 14, 15 et 16 novembre à Marmande (47). En ce 80ème anniversaire de la Sécurité Sociale, elles ont débuté par un rendez vous devant l’hôpital avec Pierre Caillaud Croizat, le petit fils du ministre bâtisseur de la Sécurité Sociale. Outre les délégations des comités, ce sont environ 400 personnes qui ont participé à un moment de ces rencontres, en particulier le vendredi soir. C’est une très forte volonté d’agir pour l’accès aux soins, à l’image de ce qui se passe dans le Marmandais, qui s’est manifestée. Des quatre coins de la France, c’est une immense colère contre la catastrophe sanitaire actuelle.

La démocratie en santé était le thème des ateliers de ces rencontres, une démocratie mise à mal pour couper court aux protestations contre la réduction des dépenses publiques de santé, les inégalités territoriales, avec des instances formelles, mais sans aucun pouvoir décisionnaire. Après la suppression des élections à la Sécurité sociale et les multiples réformes, celle-ci est devenue une administration à la solde du gouvernement. La voix des personnels de santé est méprisée, celle des usagers écoutée poliment et la réponse aux besoins de plus en plus insatisfaite.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité affirme deux urgences :

Celle de financer suffisamment les hôpitaux : les innombrables Plans de Retour à l’Équilibre financier (PRE) imposant aux hôpitaux de couper dans les activités, de supprimer du personnel, ne sont pas acceptables. D’ailleurs le récent sondage Elabe indique que sept Français sur dix estiment qu’il ne faut pas réduire les dépenses de santé, « même si cela creuse le déficit public, car la santé est prioritaire » ! Il n’est pas possible de laisser l’hospitalisation privée choisir les activités rentables en ne donnant pas à l’hôpital public les moyens de prendre en charge tous ceux qui en ont besoin. Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2026 doit en tenir compte en augmentant sensiblement l’ONDAM (Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie).

Celle de s’attaquer sérieusement aux déserts médicaux. La Coordination a récemment publié une plaquette sur la nécessité d’un service public territorial de soins de premier recours, réclamant une intervention de l’État pour l’égalité républicaine. Avec les annonces du plan France Maison Santé, c’est une caricature que nous présente le gouvernement ! Un saupoudrage d’aides pour labelliser des structures libérales alors qu’il faudrait un schéma national d’implantation de centres de santé publics ou à but non lucratif, qui permettrait également de mettre fin à la mise en concurrence des collectivités pour attirer des médecins, avec des dépenses que même la Cour des Comptes dans son récent rapport avoue ne pas savoir chiffrer !

Il est nécessaire de réguler l’installation des médecins et la loi Garot adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale doit pouvoir être débattue rapidement au Sénat.

Enfin, si on ne veut pas que la situation soit pire dans dix ans, il faut former davantage de médecins en donnant les moyens humains et financiers aux facultés. Les prévisions actuellement formulées pour les cinq prochaines années dans les différentes régions, en lien avec les ARS, sont particulièrement inquiétantes : elles ne tiennent compte ni de la réalité actuelle ni de l’évolution prévisible des besoins. Plus d’éléments sur les propositions de la Coordination peuvent être trouvés dans son plan d’urgence pour des soignants en nombre suffisant qui vient d’être mis à jour.