Ardennes : bulletin d’information

Le bulletin

●  Des annonces présidentielles plus qu’inquiétantes : riposte nécessaire !

Le Président de la République a annoncé ne fermer aucun hôpital … laissant la porte ouverte aux fermetures de services, restructurations etc… et n’a promis aucun effort pour augmenter le personnel !

La situation est identique dans l’ensemble des services publics avec un projet de loi de casse de la fonction publique. L’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique appelle à une journée nationale d’action le 9 mai. Nous vous invitons à venir manifester notre attachement à l’hôpital public, qui que nous soyons, usagers, élus ou personnels.

Rendez-vous le jeudi 9 mai place de la préfecture à Charleville-Mézières à 13 h 30

●  Retour sur notre AG annuelle du 11 mars 2019 :

70 personnes présentes lors de cette réunion : quelques municipalités représentées, des élus, des soignants, des représentants syndicaux et des usagers.

Une 1ère partie d’une heure pour la présentation du rapport moral et d’activités, du rapport financier, et l’élection du nouveau Conseil d’Administration. Un débat très intéressant a suivi avec Christophe Prudhomme.

Une belle unanimité pour les votes proposés.

Le nouveau Conseil d’Administration est composé de 12 membres, selon les statuts de l’Association :

●  Fusion des hôpitaux du Groupement hospitalier Nord Ardennes : où en est-on ?

Comme nous l’avions décidé, nous avons poursuivi notre travail d’information pour donner les explications nécessaires aux conséquences néfastes de la fusion des 4 hôpitaux Nord Ardennes (Manchester, Sedan, Nouzonville, Fumay).. Une trentaine de personnes à Mouzon et la présence d’élus qui ont proposé de faire remonter une fois encore des motions de Conseil Municipaux pour s’opposer à cette restructuration qui n’a pour objectif que des économies supplémentaires et la destruction progressive de la proximité des soins…

Comme décidé également, nous avons fait acte de présence aux Conseils Municipaux de Charleville, Nouzonville et Sedan pour rencontrer les élus et leur signifier notre opposition à ce projet. Celui de Nouzonville a donné lieu à un vrai débat entre les élus municipaux avec échanges réels et acté au final 13 votes contre la fusion, 10 abstentions et 1 pour. À Charleville et Sedan seuls les représentants des groupes se sont exprimés et les conseillers ont obéi « aux ordres »… Présence aussi au Conseil Communautaire le 30 avril avec distribution de tracts sur les conséquences de la fusion.

La décision de fusion n’a pas traîné : nous avons appris par la presse locale que l’acte de fusion était signé ; il est paru sur le site de la préfecture de région le 15 avril ! À noter que les représentants des personnels consultés dans leurs instances ont voté contre ainsi que beaucoup de médecins ! On prend avis, ou on fait semblant ?

Cette décision de fusion n’a qu’un objectif : réaliser des économies. Les semaines et les mois qui viennent nous apprendront sans doute de très mauvaises nouvelles en matière de proximité des soins à Sedan. Certains contrats et notamment ceux qui régissent la maternité de Sedan arrivent à échéance fin décembre :

– 2 maternités, est-ce possible pour un seul hôpital ?

– plus pernicieux : le nombre des personnels qui pèse dans le budget !

●  Adhésion, réadhésion : elle est toujours fixée à 5 € pour l’année civile

Remiremont : quel est le devenir des hôpitaux des Vosges après la signature entre directeurs d’un 1er volet du contrat de performance ?

A votre bonne santé ?

Quel est le devenir des hôpitaux des Vosges après la signature entre directeurs d’un 1er volet du contrat de performance ?

 

Au diable grand débat, consultation démocratique, concertation…, avis des personnels, des syndicats des associations et des élus. Le pouvoir administratif impose ses vues et sa logique comptable et financière. La ville d’Epinal peut devenir le seul siège de l’hôpital dit de recours pour le département des Vosges. Les autres hôpitaux généraux ne seront pas fermés …mais progressivement transformés… en établissements dits de proximité…(loi ma santé 2022) On pourrait s’en réjouir, mais un hôpital sans chirurgie, ni maternité, ni urgences n’est plus un hôpital.

La chirurgie viscérale est partagée entre Epinal et Remiremont … ce qui est une demi victoire mais ne dit rien de l’avenir à moyen et long terme. Le contrat de performance se décline progressivement et les économies de 6 millions prévues dans le 1er volet signé, impactant déjà lourdement usagers et personnels hospitaliers d’Epinal et Remiremont, ne retardent que de quelques semaines la mise en œuvre du 2ème volet de 19 millions (soit au total 25 millions de coupes budgétaires,) dont L’ARS veut faire porter la responsabilité du choix aux médecins et soignants, ce qui est scandaleux et inadmissible.

 Le cheval de Troie est bien entré dans le département et Messieurs VANSSON et HEINRICH laissent penser que c’est une bonne chose. Ils pourraient demain se rendre compte que la construction d’un nouvel hôpital est l’arbre qui cache la forêt d’une recentralisation des établissements de santé autour du pôle universitaire de Nancy.

Les décideurs (directeur de l’ARS et directeur commun du CHED et du CH de Remiremont) poursuivront leur carrière ailleurs tandis que les habitants et les territoires de nos bassins de vie devront subir durablement les suppressions d’emplois directs et indirects, les pertes de services qui vont avec et les risques pour la santé liés à l’éloignement des services et établissements de soins, risques accentués par ceux des transports et de leur durée.

Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt : tout cela est le fruit d’erreurs stratégiques et de dérapages financiers successifs de la construction du Nouvel Hôpital d’Epinal (NHE) dont la légitimité n’est pas à remettre en cause. Mais c’est aussi le fruit d’une politique nationale de santé publique qui voudrait faire croire :

-que les choix opérés sont dans l’intérêt des gens, or ils continueront à mourir plus vite que les autres dans leur territoire éloigné en déprise démographique et économique.

– qu’il n’y a plus d’argent pour financer la dépense publique. Or nous sommes la sixième puissance économique mondiale. On trouve un milliard en quelques jours pour sauver ND de Paris, et il faudrait asphyxier les territoires pour financer le NHE. Quelque chose ne va pas.

Le service public, les personnels de santé, les syndicats, l’Ademat-H et ses 2500 adhérents, les maires et conseillers municipaux des vallées vosgiennes et haute-saônoises, les populations locales, SONT MEPRISÉS. Aucune réelle préoccupation de la  santé des vosgiens et du développement du territoire. Tout converge pour favoriser le privé à but lucratif et le CHU.

« Qui est responsable et pourquoi est-il mort ? »

Mais demain, qui assumera la responsabilité des conséquences  sociales, médicales, démographiques et économiques qui impacteront et pénaliseront notre territoire local déjà bien malade?

L’Ademat-h soutient la résistance active du corps hospitalier et des instances internes de tous les hôpitaux vosgiens. La mise en concurrence et en rivalité des établissements et des personnels sur fond de querelles politiciennes entretenues entre quelques-uns n’est pas à la hauteur des enjeux.

C’est pourquoi l’Ademat-h propose aux élus locaux et à tous les représentants de la société civile (associations, entreprises, partenaires sociaux…) de se retrousser les manches et de travailler ensemble à la construction d’une autre vision des politiques de santé pour nos bassins de vie vosgiens, à partir des besoins réels des populations.

Le CA d’ADEMAT-H

Remiremont le 1 mai  2019

 

Moutiers : le comité représenté aux Rencontres Nationales

HÔPITAUX: LA PROXIMITÉ DEVIENT DE L’ÉLOIGNEMENT
Notre délégation du Collectif Pour l’hôpital de Moûtiers a participé ce week-end à la 31ème rencontre nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, qui se tenait à Saint-Vallier en Saône et Loire, près du Creusot.
L’expertise du projet de Loi « ma santé 2022 » a montré la duperie de cette énième réforme de notre système de santé qui était le meilleur du monde il y a quelques dé ;cennies et que les gouvernements successifs s’ingénient à démanteler. Bafouant le terme de PROXIMITÉ, le projet « ma santé 2022 » veut faire des hôpitaux de proximité des EHPAD XXL. Plusieurs centaines en France de ces « hopitaux de proximité » nouvelle définition ne comprendrons plus de maternité, ni de plateau de chirurgie, ni d’urgences vitales.
Les délégations ont déclarées avec force que la SÉCURITÉ des patients, c’est la PROXIMITÉ des services vitaux.
Une lettre va être adressée aux Sénateurs qui doivent prochainement examiner ce projet de Loi.
Plusieurs groupes luttant actuellement pour le maintient de leurs maternité de proximité, comme Le Blanc, étaient présents.
Paradoxalement, la notion de proximité attribuée aux hôpitaux ne fait que traduire un éloignement des services vitaux dont ils vont être dépouillés…..si la Loi passe!
Quant au Président de la République qui annonce que les hôpitaux ne fermeront plus sans accord du maire, il s’agit d’un enfumage, car les hôpitaux ne ferment pas mais sont vidés de leurs services vitaux tout en maintenant des structures qui deviennent des dispensaires gériatriques.
Le bureau national a été renouvelé et Bernard Gsell a été confirmé dans son mandat de trésorier de la Coordination Nationale.
 Viviane NOGUES, Guy DURANDARD, Jean-Pierre COQUET, Bernard GSELL