Communiqué : La Bretagne appelle au secours pour l’hôpital public

Le communiqué

La Bretagne appelle au secours pour l’hôpital public

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité apporte tout son soutien à ses comités de Bretagne, aux élus et à toute la population mobilisée pour l’hôpital public ce 1er février, avec de premiers rassemblements dès 10 h à Concarneau, à 10 h 30 à Lannion et une manifestation régionale à Guingamp l’après midi. Les fermetures de services d’urgence, de chirurgie, de maternité sont insupportables, mettant en danger la population.
La situation bretonne est le témoin d’une situation nationale calamiteuse qui nécessite des mesures d’urgence, à la fois d’ordre financier – le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale actuellement en débat au parlement ne répond pas aux besoins – et en terme de personnel : il faut former beaucoup plus de médecins et dans l’immédiat, la reconnaissance du travail des PADHUE (praticiens à diplôme hors Union Européenne) serait une bouffée d’oxygène, alors que certains sont menacés d’expulsion du territoire français.

Concarneau : communiqué pour le 1er février

CP pour le 1er février

1er FÉVRIER 2025, ACTION RÉGIONALE SANTÉ

Pour dire non aux fermetures de services d’urgence et/ou de maternités, pour alerter sur le manque de moyens dans les hôpitaux obligeant les Directions à déclencher des plans blancs (rappel de personnels, interventions différées…) pour réclamer, à la veille du vote du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) des moyens pour une politique de santé répondant aux besoins de la population, une manifestation régionale est organisée samedi 1er février à Guingamp. Le départ est prévu à 14H .de la gare de Guingamp.

Un départ en covoiturage aura lieu à 12H. du parking de l’office de Tourisme de Concarneau

Auparavant, le comité de défense de l’hôpital de Concarneau appelle les habitants à se regrouper à 10H. devant l’hôpital du Porzou.

Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau invite la population à venir nombreuse à ces deux initiatives.

Chateaudun : parking et budget de la santé

Communiqué de presse du 24 janvier 2025

Suite au courrier du 30 octobre 2024 adressé à l’Agence Régionale de Santé du Centre Val de Loire, notre demande d’aide budgétaire pour la réfection de la voirie et du parking de l’hôpital de Châteaudun a été prise en considération. Une enveloppe de 100 000 euros a été accordée en complément de l’appel aux dons lancé par l’hôpital le 17 décembre 2024. Les travaux de rénovation de la voirie seront réalisés au printemps, mais le parking ne sera pas agrandi. Nous réitérons notre demande à la ville de Châteaudun de matérialiser des places de parking dans la rue adjacente de l’hôpital rue Arnault BELTRAM, un portillon donne un accès direct au parking, ces travaux ne représentent pas un coût insurmontable… Suite à l’annonce faite par l’écho républicain par la directrice de l’hôpital à la cérémonie des vœux, nous sommes dans l’attente de la réouverture du service de chimiothérapie et le commencement des travaux de l’EHPAD.

Pour information, aucun destinataire de notre courrier n’a répondu à nos sollicitations.

Notre association n’a pas été invitée aux vœux du maire, ni aux vœux de l’hôpital alors que nous sommes représentants des usagers. Nous apprenons les nouvelles par notre journal local (L’écho Républicain).

Répondre aux besoins de la population nécessite des choix politiques urgents.

Le gouvernement Bayrou propose une augmentation de 2,8% de l’ONDAM (objectif national de dépense de l’assurance maladie) par rapport à 2024, alors que FHF (Fédération hospitalière de France) demande une augmentation de 6% pour maintenir l’existant. Comment va se positionner notre député de l’arrondissement de Châteaudun Monsieur Philippe VIGIER au vote du budget ?

(Voir l’article dans l’Echo Républicain du vendredi 24 janvier 2025).

Communiqué : L’urgence de changer de braquet dans les politiques de santé

Le communiqué en pdf

L’urgence de changer de braquet dans les politiques de santé

87 hôpitaux avaient déclenché un plan blanc au 10 janvier, d’autres depuis ont fait de même. Il s’agit là d’un dispositif exceptionnel, permettant en cas de catastrophe d’annuler tous soins programmés et de faire revenir du personnel. Or il n’y a eu ni attentat, ni tremblement de terre, simplement une épidémie de grippe saisonnière un peu plus forte que ces dernières années ! Ces suppressions d’activité programmées à répétition favorisent le report sur l’hospitalisation privée pour ceux qui peuvent se permettre les dépassements d’honoraires et autres faux frais. D’après les chiffres officiels, le volume d’activité de l‘hospitalisation privée est supérieur de 15,8 % à son niveau de 2019, tandis que celui du secteur public est inférieur de 5 % !

La « régulation » des urgences s’étend dans la plupart des hôpitaux : il faut appeler le 15, parfois de la porte même de l’hôpital, pour être accepté ou pas et cette obligation de sésame s’étend même à des maisons médicales de garde. Que la régulation aide la population à s’adresser au bon endroit est une chose, que les portes soient fermées en est une autre, mettant en danger celles et ceux qui dans le désarroi, ne savent se faire comprendre. Ce n’est pas seulement la Coordination qui dénonce ce danger, mais aussi des professionnels comme le Dr Wargon, chef du service des urgences de Saint Denis (93) et le Pr Casalino : « La filtration par la fermeture des services d’urgence est une fausse bonne idée, qui met en danger les patients les plus précaires et les plus fragiles. »

Cette régulation, dangereuse, est en plus absurde : les services d’urgence ne sont pas débordés par des patients qui auraient pu éventuellement consulter ailleurs, mais par ceux qui doivent être hospitalisés et restent des heures, des nuits sur des brancards, faute de place dans les services.

Il y a urgence, urgence de moyens financiers, urgence de formation !

Le déficit cumulé des hôpitaux publics s’aggrave, annoncé à 3,5Md € pour 2024. Ce n’est pas la minime augmentation de l’ONDAM annoncée par le premier Ministre qui va donner aux hôpitaux publics les moyens de répondre aux besoins : il faudrait 10 % !

Il faut former des professionnels en nombre : des aides soignant.e.s, des infirmier.e.s, des manipulateur.trice.s radio … les salarier pendant leurs études en échange d’un engagement de service public tout en veillant à garder les professionnels actuellement en poste en leur rendant ce à quoi ils aspirent : travailler pour soigner, pas pour la rentabilité ! Les facultés de médecine doivent avoir les moyens financiers pour former beaucoup plus de médecins, des études qu’il faut démocratiser. Arrêtons de vider les hôpitaux de leurs spécialistes au profit du secteur privé. C’est possible en allant vers l’égalisation des conditions de revenus entre le public et le privé et entre spécialités et en généralisant l’obligation de permanence des soins.