Communiqué de la Coordination : pas d’économies sur la santé ! Soutien à la mobilisation du 29 octobre.

Le communiqué en pdf

Pas d’économies sur la santé ! Soutien à la mobilisation du 29 octobre.
Pour un plan d’urgence d’accès aux soins.

Alors que notre système de soins est à l’agonie, que des malades meurent sur des brancards dans des services d’urgence, le gouvernement Barnier prétend faire faire de nouvelles économies à la Sécurité Sociale.

Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2025 veut augmenter le ticket modérateur des consultations, pénalisant les assurés sociaux directement pour le plus de 2 millions de personnes sans mutuelle ou indirectement par la hausse des cotisations des mutuelles. Ce sont aussi des mesures pour réduire les dépenses d’arrêts de travail ou de transports sanitaires, comme si la population choisissait d’être malade ou d’habiter loin de l’hôpital, alors même que des services de proximité ferment et que la réduction des durées d’hospitalisation multiplient les allers et retour à l’hôpital.

L’hôpital est mis à la diète : alors même que la Fédération Hospitalière de France, dirigée par Arnaud Robinet, soutien de l’actuel gouvernement, demande 6 % d’augmentation de l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie), ce n’est que 3,1 % qui serait consenti aux hôpitaux, la moitié consacrée d’ailleurs à l’augmentation des cotisations retraites des salariés de la fonction publique hospitalière.

Le service public n’investit pas, faute de moyens, laissant la place au secteur privé, imagerie et laboratoire en particulier, plus coûteux à terme pour la Sécurité Sociale. L’hôpital, les EHPAD, le médico-social manquent de personnels et beaucoup abandonnent le métier, tout simplement car elles, ils, n’en peuvent plus de manquer de temps pour prendre correctement en charge les malades, d’être soumis à une gestion tournée vers la rentabilité financière et non l’humain.

Alors qu’il faudrait décider un moratoire sur les fermetures et un grand plan de formation des soignants, donner des moyens aux facultés de médecine, écouter les professionnels et les usagers, le gouvernement s’entête à poursuivre l’austérité hospitalière.

Devant la situation indigne et insupportable de notre système de santé, les organisations syndicales des personnels de santé et du médico-social appellent à une journée de mobilisation le 29 octobre, au début du débat parlementaire, pour faire entendre leurs revendications et défendre une prise en charge de qualité, accessible dans la proximité pour toute la population. La Coordination Nationale des Comités de défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle ses comités et la population à un soutien actif. Dés à présent, signez et faites signez la pétition lancée  « Nous voulons un « électro choc » pour sauver l’hôpital public et notre système de santé et d’action sociale !’

Sarlat : la maternité ne rouvrira pas lundi 21 octobre

Le communiqué du comité en pdf

Nous apprenons, non pas par la voie officielle mais par la presse, une fois de plus, que la maternité (son plateau obstétrical ou plateau technique) ne rouvrira pas le lundi 21 octobre 2024 à 8h 30, comme encore annoncé sur le site de l’hôpital.

L’argument invoqué est une fois de plus, toujours selon les médias locaux, le manque de médecins.

Nous ne comprenons pas… pourquoi la MATERNITÉ de Sarlat, membre de la Fédération Médicale Inter Hospitalière avec la Maternité du Centre Hospitalier de Périgueux, en lien avec le réseau Périnat Aquitaine, n’accueille pas des professionnels de Périgueux pour la faire vivre.

Pourtant institutionnellement associées dans une fédération commune, cela fonctionne très bien entre Vannes, maternité de niveau 3 du CHU local et Ploërmel de niveau 1 (comme le montre un rapport sénatorial) *

NOUS DEMANDONS QUE CELA FONCTIONNE à SARLAT !

Ces fermetures répétées provoquent pour de nombreuses MAMANS, DÉSARROI, DÉTRESSE, ANGOISSE avant l’arrivée d’un ENFANT, premier évènement de la vie qui DOIT ÊTRE HEUREUX pour L’ENFANT et sa FAMILLE.

MAIS cela porte aussi un coup à toute l’économie locale, qui voit fuir ces jeunes couples vers des centres urbains mieux dotés.

Même rétrogradée au rang de simple centre de périnatalité de proximité (CPP), cette structure est gravement menacée par la fuite des mamans. Et ce n’est pas l’actuel projet Koala qui résoudra ce problème, leurs fonctions sont complémentaires mais non substituables.

Mais il y a plus grave, en ne faisant pas tout pour rouvrir rapidement ce plateau obstétrical, on met gravement en danger les femmes enceintes qui ont plus d’une heure de route, pour gagner la maternité la plus proche.

M. Elleboode, Directeur de l’Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine, a évoqué lors de la dernière conférence de presse, la présence d’une sage-femme 24h/24h et 7j/7j à l’hôpital de Sarlat, nous l’attendons avec impatience, ce serait une présence sécurisante pour les mamans et toutes les femmes.

Les divers secours : ambulanciers, pompiers, protection civile malgré tous leurs efforts pour se former, ne pourront pas toujours gérer les nombreuses situations critiques.

Peut-on admettre de voir une maman accoucher, ici ou là, seule ou au bord de la route ? Jusqu’où est-on prêt à aller ?

* https://www.publicsenat.fr/actualites/parlementaire/sante-perinatale-les-senateurs-demandent-une-strategie-nationale-et-le-retour-dune-ambition-politique-forte

Bagnères de Bigorre : des urgences ouvertes aléatoirement et un projet d’imagerie privé très contestable

Communiqué de l’association « SAUVONS L’HÔPITAL B2B »

Depuis plus de deux ans, notre association « SAUVONS l’HÔPITAL B2B » s’est mobilisée pour défendre et consolider les services de l’hôpital de Bagnères de Bigorre.
Après de multiples mobilisations de la population, l’ARS et le préfet des Hautes Pyrénées ont dû admettre le bien fondé des besoins hospitaliers de la vallée de Haute Bigorre.
En effet, à l’issue de la grande manifestation et opération ville morte du 04 octobre 2023 , ces mêmes dirigeants se sont engagés pour la nomination d’un directeur dédié à l’hôpital de Bagnères, la mise en place d’un scanner, à plus long terme celle de l’IRM et le maintien du service des urgences.
A ce jour, le nouveau directeur est arrivé depuis le 1er juillet et nous l’avons rencontré deux fois.

Bilan de l’été aux Urgences contestable

La direction de l’hôpital de Bagnères de Bigorre avec l’ARS a mis en place un fonctionnement aux urgences très insatisfaisant. Le service des urgences de Bagnères s ‘est soldé cet été par près de 90 % environ de fonctionnement sans présence de Médecins Urgentistes laissant le service qu’avec des infirmières ne pouvant réaliser que des prises en charge très limitées. Cet été, les médecins urgentistes ont été présents 6 journées au mois de juin, 5 journées au mois de juillet et 2 journées au mois d’août.
De plus il est bon de rappeler que le SMUR de Bagnéres ne fonctionne qu’en présence d’un médecin urgentiste. Le véhicule est la propriété de l’hôpital de Bagnéres qui l’entretient. iI reste garé à la caserne des Pompiers de Bagnéres. Sans SMUR et sans médecin Urgentiste le pronostic vital d’une personne faisant un infarctus, un AVC, une hémorragie est engagé et nettement aggravé par la distance à un centre de soin.
Il s’agit bien d’une fermeture déguisée des urgences de Bagnères.
La régulation par l’appel téléphonique du 15 s’est concrétisée par un transfert quasi systématique vers l’hôpital de Tarbes alors que des prises en charge sur l’hôpital de Bagnères aurait pu désengorger les urgences de Tarbes et les délais de prise en charge auraient été plus courts.
Ce fonctionnement va conduire à une baisse très importante de la fréquentation de patients sur Bagnères qui peut donner un justificatif de fermeture définitive du service des
urgences de Bagnères. La tarification des actes réalisés par les infirmières ne peut se faire que si le médecin urgentiste est présent.
N’est ce pas le calcul de l’ARS ?

Nous savons de source sûre que 4 médecins urgentistes volontaires voudraient venir travailler à Bagnères mais nous constatons aucun empressement ni volonté de l’ARS et de la direction de l’hôpital pour les recruter in situ.
Pourquoi ? La question se pose.
Que ce soit le scanner avec à plus long terme l’IRM, ou les urgences de Bagnères, nous considérons que l’ARS et le préfet doivent respecter leurs engagements qu’ils ont publié le 04 octobre 2023 pour l’hôpital public.

Un projet de centre d’imagerie médicale privé à Pouzac très contestable

Nous avons appris par la presse sans aucune transparence la mise en place d’un centre d’imagerie médicale privé à but lucratif sur la commune de Pouzac qui met en grand danger le service radio de l’hôpital.
Il s’agit d’un groupe financier : le cabinet « Christophe Nomblot dépendant de la société « Dole Investissement » qui s’installe dans beaucoup de territoires.
Ce centre aura comme activité la radio, l’échographie et la mamographie. D’après nos informations, la promesse de l’ARS de mettre en place un scanner public à l’hôpital est partiellement remise en cause .
En effet, le scanner de l’hôpital serait un outil mobile provisoire en location,qui ne pourra se maintenir s’il n’est pas rentable selon le directeur. Sauf que la notion de rentabilité n’a pas de place à l’hôpital public, celui ci ne devant pas demeurer un outil commercial.
De plus le financement du scanner, son entretien et le personnel dédié serait entièrement à la charge de l’hôpital de Bagnéres qui ne pourra faire face seul à ces dépenses.
Sur le fond, alors que l’ARS et le préfet se sont engagés sur la mise en place d’un scanner à l’hôpital, il revient à l’ARS de le financer !
Le centre d ‘imagerie privé de Pouzac aurait probablement une convention d’utilisation du scanner à l’hôpital à raison de deux jours par semaine .
Il nous semble inconcevable que ce dernier laisse un groupe financier utiliser un matériel public et la santé des populations dans un but marchand car au final les patients devront mettre la main à la poche.
De plus, si ce centre d’imagerie privé se développe, que deviendra le service radio public de l’hôpital de Bagnères.
Enfin, que deviendra le scanner public si la fréquentation des urgences baisse en raison d’un fonctionnement sans médecins. Nous savons tous qu’un scanner performant est très utile pour les patients pris en charge aux urgences. Il est donc impératif de rouvrir les urgences comme par le passé pour que le scanner demeure pérenne lorsqu’il verra le jour.
De plus le bon fonctionnement du Service de rééducation est intimement lié à la possibilité de réaliser des radios ,échographies et des examens spécifiques de type Scanner.
Sans service de radiologie et avec les restrictions drastiques sur les transports de patients, les médecins de l’hôpital de Bagnéres ne seront plus en mesure de soigner correctemnent.
Pour conclure, nous ne pouvons accepter que l’ARS privilégie la santé privée à but lucratif à la place de l’hospitalisation publique.
Bagnères de Bigorre le 17/10/202