Bulletin Semaines 32-2021

Ressources externes

Données Lettre

 

 

 

 

Édito :

Le gouvernement multiplie les freins à l’accès aux soins pour toutes et tous partout ! L’hôpital public se désagrège avec un laisser-faire manifeste du gouvernement, satisfait de cette casse du service public au profit des établissements privés sous la coupe des fonds de pension.

Saluons les mobilisations, en plein été, des populations, à Sarlat, à Luçon : elles ont tout le soutien de la Coordination.

Avec la vaccination obligatoire pour les soignants et le pass sanitaire, le gouvernement a réussi le tour de passe-passe de déplacer les mobilisations sur un champ douteux : ce n’est pas la vaccination qu’il faut combattre, dont l’intérêt est scientifiquement prouvé (comme en témoigne tristement l’explosion de l’épidémie en Martinique et en Guadeloupe chez des jeunes non vaccinés) mais le contrôle social et les atteintes aux droits du travail que le gouvernement en profite pour installer !

Il cherche aussi à masquer les difficultés de la vaccination : Christophe Prudhomme rapporte sur sa page Facebook, que si un médecin de l’hôpital Avicenne convainc un patient de se faire vacciner, il ne peut passer à la pratique, faute de vaccin !

Et à faire oublier la mise en pl ace prochaine du Forfait Patient Urgence, qui devra être payé par tous les patients, se présentant dans un service d’urgence sans que cela ne soit suivi d’hospitalisation : une mesure discriminatoire pour toutes celles et ceux qui n’ont pas accès à un médecin généraliste en urgence, ou qui ont besoin de soins que ceux-ci ne pratiquent pas, sans parler des risques sanitaires majeurs en freinant des consultations devant des symptômes pouvant traduire une affection grave.

Devant le succès de la pétition contre ce Forfait Patient Urgence que certains de nos comités ont fait signer sur les marchés, devant les hôpitaux… elle est maintenant en ligne : signez là, partagez la !

Michèle Leflon

 

Sommaire :

  • L’écho des comités : page 2 

  • Autres infos locales : page 3

  • Dossiers : page 3

- Psychiatrie

- Mal-être des sage-femmes

- Pass sanitaire : réactions

- Vaccins

  • Culture et santé : page 4

L’écho des comités :

 

LUÇON - 85

La mobilisation ne faiblit pas 

300 personnes étaient de nouveau rassemblées ce vendredi 13 août pour défendre les urgences et le SMUR 24h/24 et 365 jours par an.

Prochain rassemblement vendredi prochain

Plus d’infos sur le site de la Coordination

  

SUD YVELINES – 78

Si la généralisation de la vaccination est une priorité nécessaire pour combattre la pandémie, des études montrent que la couverture vaccinale est insuffisante dans les banlieues, les campagnes ainsi que dans les quartiers défavorisés dans lesquels les jeunes sont moitié moins vaccinés que dans les quartiers aisés.

L’État n’a pas fait son travail, en ne donnant pas les moyens nécessaires à l’hôpital public, en ne commandant pas suffisamment de vaccins à temps, en n’accompagnant pas suffisamment un public fragile et défavorisé pour une couverture de tous quel que soit le statut social. Heureusement que les collectivités locales ont participé activement à la vaccination ! 

Déclaration du Collectif Hôpital Santé Publique

SARLAT – 24

Notre vigilance est indispensable

Grâce à la réactivité du comité (qui a donné l’alerte dès le lendemain et mis en ligne le texte de la pétition sur change.org), des syndicats, du personnel de l’hôpital, des élus et de la population, des solutions ont été trouvées.

L’importance du nombre de signatures obtenues en témoigne (à ce jour plus de 5 000 en seulement trois semaines), et on peut affirmer que les urgences fonctionneront correctement au mois d’août.

Mais à quel prix !

Le tract du 12 avril

Autres infos locales :

MARTINIQUE

 

Des soignants "submergés" contraints d'exercer la médecine de guerre

L’article de France -info du 12/08/2021

Dossier :

PSYCHIATRIE

Le gouvernement organise les assises de la santé mentale les 27 et 28 septembre

Réactions et appels à mobilisations

Le communiqué de la fédé Sud Santé Sociaux

Pourquoi la néopsychiatrie ne veut-elle plus prendre en charge les malades chroniques ?

Un texte de Pierre Delion

LE MAL ÊTRE DES SAGE-FEMMES

Article de France-info du 12 août

PASS SANITAIRE : RÉACTIONS

Le communiqué du SPH

Le communiqué de la CGT Santé Action Sociale

VACCINS 

La commission européenne ne veut pas de la lever des brevets

Mme Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne a enfin répondu à la lettre cosignée par de nombreuses organisations, envoyée le 2 avril 2021, demandant de lever les brevets pour les produits médicaux Covid-19.

Dans ce courrier (en anglais)

- La Commission européenne maintient sa position en faveur du partage volontaire, et si cela n'est pas possible, elle utilise les mécanismes existants tels que les flexibilités ADPIC, y compris les licences obligatoires. Elle encourage les partenariats public-privé à cet égard.

- En ce qui concerne les négociations avec l'OMC, elle mentionne la nécessité de "clarifier et de faciliter les flexibilités de l'accord sur les ADPIC relatives aux licences obligatoires" et reste engagée à "explorer toutes les options" dans un dialogue ouvert avec les membres de l'OMC.

Culture et santé :



Buena Vista Social Club 'Chan Chan' at Carnegie Hall

 

 

« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »



http://coordination-defense-sante.org/

Pavé mis à jour le 2 Mai 2019

Images + infos semaine + pdf

  • Semaines: 32
  • Dates: du 09 août au 15 août 2021

Ressources internes

@ Lettres précédentes
@ Lettres 2020
@ Lettres 2019
 

Luçon : la mobilisation pour les urgences et le SMUR ne faiblit pas !

La mobilisation ne faiblit pas : 300 personnes rassemblées pour la dixième semaine consécutive ce vendredi 13, de nombreux élu.es maires de la communauté de communes, le conseiller départemental et le député ( LREM ) de la circonscription, des membres du personnel du centre hospitalier.
Le maire de Luçon a regretté le désistement de FR3 qui devait « couvrir » l’ évènement et qui s’est désisté la veille au prétexte que la direction du Centre hospitalier départemental de Vendée a refusé une interview ! Curieuse conception de l’ éthique journalistique de la part de la rédaction en chef de FR3: au lieu de faire part à ses éditeurs de ce refus, elle prive de parole celles et ceux qui se battent pour l’ouverture 24/24 et 365j/365 des urgences et du SMUR de Luçon.
Après les prises de parole d’Évelyne Deluze, du Président de l’ Association des patients sans médecins, et de Jean-luc Landas représentant la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, le député LREM de la circonscription s’est présenté en défenseur de l’hôpital de Luçon en vantant les décisions gouvernementales de ces dernières années rejetant la responsabilité de la situation à la fois sur les gouvernants précédents, les rigidités administratives, et proposant encore une fois de réorganiser les hôpitaux de faire examiner à l’ Assemblée l’obligation pour les futurs médecins hospitaliers à débuter leur carrière dans les hôpitaux de proximité.
Il fut facile de lui rétorquer que :
1/ M. Castex , Véran et consorts ne sont pas des perdreaux de l’ année. M.Castex a mis en place la tarification à l’activité qui asphyxie les hôpitaux et notamment les hôpitaux de proximité. M Véran, député a voté toutes les mesures d’austérité et de diminution des lits d’hôpitaux
2/ les hôpitaux se réorganisent à la demande des gouvernements depuis de nombreuses années mais réorganiser la pénurie de moyens et de personnel, c’est mission impossible
3/ nombres de jeunes médecins se détournent de la carrière hospitalière, que déshabiller les grands centres hospitaliers pour habiller les hôpitaux de proximité n’est pas une solution .

Plusieurs manifestantes ont témoigné des conséquences de la fermeture du service d’endoscopie digestive et de services d’hospitalisation sur la qualité de la prise en charge, l’éloignement des patients de leur famille.

Un nouveau rassemblement aura lieu le vendredi 20 août à 18 heures devant les urgences du Centre Hospitalier.

Non au Forfait Patient Urgence

La loi de finances de la Sécurité sociale 2021 prévoit que toutes les personnes qui devront se rendre en consultation au service des Urgences devront payer une somme forfaitaire de 18 euros si elles ne sont pas ensuite hospitalisées dans l’établissement. Il s’agit du « forfait patient urgences ».
L’application de cette mesure attendue dans les prochains mois est scandaleuse. Elle porte atteinte à un droit fondamental : celui d’être soigné. Par cette contrainte financière, le gouvernement entend limiter l’engorgement des Urgences et orienter la population vers la médecine de ville.
Le reste à charge pour une consultation aux Urgences, appelé ticket modérateur, est de 10 € environ. Il passera à 18 € avec ce nouveau forfait.
Cette mesure vient ériger un mur d’argent entre les personnes bien couvertes par une mutuelle santé (dont les cotisations vont encore augmenter) et celles et ceux qui en sont privées.
De nombreux usagers aujourd’hui exonérés du ticket modérateur se verront désormais appliquer un montant minoré de ce » forfait patient urgences » : les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire, les malades atteints d’une affection longue durée, les femmes enceintes, les personnes titulaires d’une pension d’invalidité.
On ne peut plus laisser s’installer les déserts médicaux dans nos communes, et accepter que l’hôpital ne dispense plus les soins urgents à celles et ceux qui en sont privé-es. Comment faire lorsque nous n’avons plus de médecin, durant les week-ends, ou bien quand il faut patienter plusieurs semaines avant d’obtenir un rendez-vous. Si vous souffrez d’une entorse ou d’une profonde coupure, ce n’est pas un médecin généraliste qui vous posera un bandage ou qui vous fera une suture !
Nous ne sommes pas responsables du manque de médecins, et de l’obligation à nous rendre aux Urgences, quelquefois au prix de longs trajets. Malgré les promesses du gouvernement, ce sont encore 800 millions d’économies qui seront faites cette année sur le dos des hôpitaux. Les fermetures de lits et de services se poursuivent dans notre hôpital comme partout en France.

Pour nous, le forfait patient urgence, c’est non !
Donnons les moyens à l’hôpital public !

Modèle de tract

Pétition papier

Sarlat : le tract du 12 août

NOTRE VIGILANCE EST INDISPENSABLE …

Le tract en pdf

Il y a trois semaines, on nous apprenait qu’il y avait un risque de fermeture des urgences faute d’avoir le personnel suffisant. Non seulement, la troisième équipe d’urgentistes annoncée n’était pas au rendez-vous, mais les deux équipes restantes, à effectif réduit, n’étaient pas en mesure de fonctionner normalement.
Grâce à la réactivité de notre comité (qui a donné l’alerte dès le lendemain et mis en ligne le texte de la pétition sur change.org), des syndicats, du personnel de l’hôpital, des élus et de la population, des solutions ont été trouvées.
L’importance du nombre de signatures obtenues en témoigne (à ce jour plus de 5 000 en seulement trois semaines), et on peut affirmer que les urgences fonctionneront correctement au mois d’août.

Mais à quel prix !
Certains soignants ont dû renoncer à une partie de leurs congés pour rendre possible la permanence du service public. Nous tous n’aurons jamais assez de gratitude envers tous ceux qui ont permis de faire face à la pandémie. Assurément, ce ne sont pas les insuffisantes conclusions du « Ségur » qui le permettraient.

Notre vigilance collective et la lutte se sont fait entendre… mais les attaques contre le service public continuent. Ainsi, encore une fois, à la maternité de Sarlat, il est hors de question que Périgueux réquisitionne du personnel local du centre hospitalier pour imposer une fermeture d’un service même temporaire. Doit-on subir cet assujettissement au Groupement hospitalier de territoire de Périgueux ? On déplore le manque structurel de soignants dû à la politique globale de casse du service public de santé.
Par ailleurs, on ne peut que saluer la mise à disposition, enfin, d’un barnum pour les familles accompagnant les malades aux urgences, contraintes jusque-là à subir les aléas des intempéries.
Depuis des mois, la communauté internationale se bat pour rendre le vaccin accessible à tous, en levant les brevets. Cette lutte a rassemblé un très grand nombre de partisans, mais se heurte au cynisme de certains états (qui pratiquent le double langage), et à l’égoïsme et cupidité des laboratoires privés.
L’accès au vaccin est une question absolument vitale pour lutter efficacement contre la pandémie. D’autant qu’on ne peut que constater que l’écrasante majorité des patients en réanimation ne sont pas vaccinés.

Le vaccin doit être un bien commun unanimement partagé

Sud Yvelines : déclaration du collectif hôpital santé publique

Déclaration du collectif suite aux annonces du président Macron

Le 12 juillet, le Président de le République a informé les français de ses décisions prises dans le secret d’un con­seil de défense. Avant d’annoncer la poursuite de ses réformes sociales rejetées par les français, il en a profité pour vanter sa gestion éminemment contestable de la crise sanitaire.

Face à la quatrième vague de l’épidémie du fait particulièrement du variant Delta très contagieux mais aussi de l’insuffisance de la couverture vaccinale, il a annoncé d’une part, la généralisation de la vaccination et d’autre part, l’instauration d’un Passe sanitaire à présenter pour participer à de nombreuses activités.

Si la généralisation de la vaccination est une priorité nécessaire pour combattre la pandémie, des études mon­ trent que la couverture vaccinale est insuffisante dans les banlieues, les campagnes ainsi que dans les quartiers défavorisés dans lesquels les jeunes sont moitié moins vaccinés que dans les quartiers aisés.

L’État n’a pas fait son travail, en ne donnant pas les moyens nécessaires à l’hôpital public, en ne commandant pas suffisamment de vaccins à temps, en n’accompagnant pas suffisamment un public fragile et défavorisé pour une couverture de tous quel que soit le statut social. Heureusement que les collectivités locales ont participé activement à la vaccination !

Avec l’instauration du Passe sanitaire et l’obligation de vaccination de nombreux travailleurs que nous applaud­issions jadis, le Président oppose inutilement différentes catégories de notre société.

Nous choisissons une obligation consentie suite à l’écoute des réticences et aux explications scientifiques qui entraîneraient sans aucun doute la persuasion de la plupart. N’est­il pas plus efficace d’être pédagogue, de mul­tiplier les initiatives publiques, les campagnes d’information pour montrer l’impérieuse nécessité de se faire vacciner plutôt que de braquer par des menaces ?

Nous exprimons notre opposition à toute mesure de remise en cause du contrat de travail des personnels.
Nous considérons que l’accès aux soins doit rester prioritaire quelle que soit la situation vaccinale des person­nes.

En matière d’obligation, nous rappelons celle du gouvernement de donner aux hôpitaux publics les moyens de leur mission alors que ceux-­ci croulent sous les difficultés.

Actuellement, sans traitement médical de la Covid, en plus des gestes barrières, il ne reste que la vaccination en France mais aussi dans le monde entier pour éviter de nouveaux variants mortels. Permettre à chaque pays de fabriquer les vaccins grâce au passage dans le domaine public des brevets détenus par certains grands groupes pharmaceutiques est impératif. La vaccination de la population mondiale est la seule solution pour que
la pandémie disparaisse.

Le communiqué