Actualités

Non, tout ne va pas bien aux Urgences

Urgences : Le coup de gueule d’un médecin – Article du NouvelObs – 14 08 18

Lariboisière : Le personnel des Urgences à bout de souffle – Article de FranceBleu.fr -13 08 10

Les Urgences de Montauban au bord de l’asphixie – Article de Franceinfo – 10 08 18

Colère aux Urgences du CHU de Clermont-Ferrand – Article Miédiacoop.fr – 03 08 18

Témoignage d’urgentistes submergés – Article d’Altersanté.fr – 01 08 18

Après 52 jours de grève à l’hôpital de Trinité, à la Martinique, les syndicats suspendent le mouvement mais restent mobilisés pour que les décisions prises soient appliquées par la direction et l’ARS

TRACT BILAN DE LA GREVE JUIL 2018-1

Chateaudun : parcours moto le 28 juillet 2018 sur le thème « HOPITAUX EN DETRESSE PATIENTS EN DANGER »

Le comité a organisé un parcours moto le 28 juillet 2018 sur le thème « HOPITAUX EN DETRESSE PATIENTS EN DANGERS » pour alerter et échanger sur la situation de l’hôpital de Châteaudun qui se vide de ses services et de ses praticiens, mais aussi sur la situation de l’ensemble des hôpitaux de France avec des suppressions de service, de postes et des fermetures de lits.

Cette manifestation a été un succès, une quarantaine de motards ont répondu à l’appel lancé par le comité, des pilotes hommes et femmes de tout âge et des motos de tout genre, ainsi que des accompagnateurs en moto et en voitures, une ballade dans une bonne ambiance avec une sécurité interne au groupe et aussi avec des gendarmes.

Un maire a participé a cette ballade en moto, un député était au départ et nous avons été accueilli à Brou par une élue municipale, à Arrou par Madame le maire.

A chaque arrêt dans les villes nous avons alerté la population sur la situation locale et nationale sur nos hôpitaux publics.

Cette austérité a des conséquences désastreuses sur les patients et sur le personnel. Il n’y a jamais eu autant de suicide et burn-out chez les professionnels de santé à tous les niveaux de poste occupé. Cette maltraitance institutionnelle se répercute sur les patients. Un état qui n’est plus en mesure d’assurer l’accès aux soins de sa population et une nation en déclin.

Les accidents routiers ont fait 3 700 morts en 2017, les maladies nosocomiales 4 200 morts déclarés en 2017, un patient sur 20 quitte l’hôpital avec une maladie nosocomiale, les suicides dans la tranche d’âges 15 / 55 ans représentent 11 000 décès en 2017.

Rappel du comité : pas de service d’urgence à plus de 30 minutes une prise en charge rapide est primordiale. L’ARS a fermé le service de maternité de Châteaudun brutalement ; pas de service de maternité à plus de 45 minutes, nous demandons la réouverture de la maternité de Châteaudun.

Le comité remercie tous les motards qui ont participé à ce parcours pour la santé public de 125 km avec 6 arrêts dans les communes de : Orgères-en Beauce, Bonneval, Brou, Arrou, Cloyes-sur-Le Loir, départ et arrivée place du 18 octobre à Châteaudun.

Le comité a annoncé qu’une autre manifestation avec des motards pourrait être envisagée. Fin de notre balade à 18h30.

Guingamp : remous autour du sursis de deux ans accordé à la maternité

Des médecins de l’hôpital de St Brieuc n’acceptent pas le maintien de la maternité de Guingamp: le reportage de France 3

Le comité défense santé du pays de Guingamp répond

Sacrifier la maternité de Guingamp pour sauver le GHT7 ?
Réponse à la tribune de deux médecins briochins .

Autrefois, on proposait de sacrifier la mère pour sauver l’enfant, aujourd’hui on propose de sacrifier la maternité pour sauver le
GHT… Dans un courrier publié par _Libération le 25 juillet 2018, 2 médecins du centre hospitalier de Saint-Brieuc plaident pour la fermeture de la maternité de Guingamp… afin de sauver l’offre de soins sur l’ensemble du territoire ! Tout cela en prônant les
principes d’égalité et de qualité des soins…
Il nous a semblé nécessaire de répondre à ces affirmations pour le moins surprenantes.

Comment parler sérieusement d’égalité et de qualité des soins lorsque le choix des praticiens et du lieu d’accouchement se réduit comme peau de chagrin à mesure qu’augmentent les distances ?

Les docteurs Moquet et Garignon basent leur argumentation sur la légitimité de la CSOS (Commission Spécialisée de l’Organisation des Soins ). Plusieurs questions se posent néanmoins quant à la composition de la commission (titulaires, suppléants, membres non désignés pour certains collèges…), quant aux membres présents le jour où elle s’est prononcée et leurs éventuels conflits d’intérêts, et surtout quant à la présentation qui leur a été faite de l’activité de la maternité… Selon nos informations, au vu du dossier une suspension de séance a été demandée, ainsi qu’une confrontation… toutes deux refusées. Présentation à charge impossibilité de porter le contradiction, dans ces conditions on comprend aisément pourquoi les organisations syndicales ont hésité et opté pour l’abstention… alors que par la suite elles n’ont pas failli dans leur soutien à la maternité !

S’il existe un grave problème de recrutement en anesthésie, il concerne l’ensemble des Côtes d’Armor. Il manque à ce jour : 5,5
anesthésistes sur le CH de Saint-Brieuc, 1,1 au CH de Guingamp, et 1,6 au CH de Lannion…  tous remplacés par de l’intérim médical.
Comment comprendre un discours qui privilégie les uns aux dépens des autres en osant parler d’égalité ?

Les maternités de Lannion et Saint-Brieuc ont déjà fait toutes deux des efforts en réduisant lits et effectifs pour répondre aux exigences budgétaires de l’autorité de tutelle.

Concernant la sécurité, puisqu’il s’agit de l’argument avancé pour la fermeture, nous nous permettons de livrer ici quelques
éléments de réflexion.

Une étude validée par la cour des comptes et menée parallèlement par Evelyne Combier en Bourgogne et par Ravelli aux Pays-Bas est arrivée à la conclusion qu’un temps de transport supérieur à 20 minutes augmente le risque de mortinatalité et d’accidents de la naissance.
Sur notre territoire, nous avons constaté à plusieurs reprises le dépassement de ce délai (Bourbriac – Saint-Brieuc en 45 min, Kerien – Saint-Brieuc en 54 min ! Nous avons procédé à ces mesures en toute transparence avec le concours d’élus et de citoyens engagés… et malgré le manque de collaboration de la direction du GHT (et de Saint-Brieuc.. c’est la même) dans ces mesures : instruction avait été donnée aux employés de l’accueil de refuser de tamponner le document officiel.

Si à court terme on peut attendre de la restructuration les fameuses économies d’échelle qui orientent la réduction de la dépense publique, c’est à moyen terme et à coup ( mais aussi coût ?) sûr que se mesureront les effets délétères de ces mesures. La restructuration allongerait les temps de trajet vers des maternités d’autant plus éloignées de notre territoire que la vitesse sur les routes secondaires est aujourd’hui limitée à 80 km/h. Ce risque imposé à la population et ses conséquences en termes de prise en charge des incidents et accidents aura aussi un coût qui doit être pris en compte dans toutes les projections. La restructuration aurait un coût humain certain, mais elle aurait aussi un coût financier qui devrait inquiéter les autorités de tutelle.

La dégradation globale de la périnatalité a été dénoncée à plusieurs reprises par le président du Syndicat National des
Gynécologues Obstétriciens (SYNGOF) suite à des fermetures de maternités de proximité (telles que Figeac, ayant entraîné un drame humain).

Une scission se fait entre territoires ruraux et urbains, entre pauvres et riches. La concentration des moyens humains autour des métropoles et la constitution d’usines à bébés ne fonctionnent pas. Tout cela se traduit par une prise en charge moins bonne pour les femmes (références : cour des comptes 2012 ; étude HEC demandé par Mme Schiappa).

Dans ce débat, la sécurité n’est que l’argument cachant une logique comptable, de rentabilité à court terme. En se cachant
derrière cet argument sécuritaire, on met en danger la santé de tous, on déshumanise le soin et on met à mal l’égalité de traitement des citoyens sur l’ensemble du territoire.

Le rapport CAP22

Le rapport CAP 22 qui vise à réduire le rôle de l’Etat (et des services publics) au profit du secteur marchand vient d’être dévoilé par le syndicat SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES  : Le rapport CAP 22