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FEURS – Grève des Urgences – communiqué du 14 09 19

Bonjour à tous,
 
Le Comité souhaite vous donner quelques informations concernant la situation des services d’urgences, sur le territoire Français et au CHF.
Vous êtes sans doute informés qu’un mouvement de grève, débuté à la mi-mars 2019  est en cours, dans la moitié des services d’urgence sur l’ensemble du territoire Français, soit 250 services, dû essentiellement aux mauvaises conditions de travail et donc de prise en charge des patients, cause d’une colère et souffrance du personnel soignant.
 
Plus localement, presque tous les personnels des urgences du CHF, de l’ensemble des deux sites Feurs-Montbrison se sont inscrits sur les préavis de grève nationaux (CGT – FO)  pour manifester leur soutien aux équipes très en difficulté.
Ils ont établi un préavis de grève avec des revendications précises, concernant leurs conditions de travail qui va être présenté à la direction; contenu des revendications en PJ.
Le personnel des urgences du CHF maintient son mouvement, les annonces de la ministre restant très insuffisantes par rapport aux attentes des personnels.
Une rencontre avec la direction est prévue le 23 septembre pour discuter des revendications.
 
Pour information : être en grève pour les équipes soignantes veut dire qu’elles sont « assignées » à travailler : un document stipulant que la personne est « assignée », est reconduit régulièrement et signée par elle et la direction. Le personnel informe les usagers de la situation générale dans les services d’urgence, résultat du manque de médecins, de fermeture de lits, des conditions de travail, du manque de moyens….
Pour illustrer les situations difficiles dans les services d’urgence, nous vous invitons à réécouter le « Billet de François Morel » , relatif à l’hôpital de Flers, du vendredi 6 septembre sur France-Inter, qui dit la souffrance des personnels de la Santé en milieu hospitalier, pouvant aller jusqu’au suicide.
 
Également l’interview d’Agnès Buzin dans « Questions politiques », sur France-Inter, interrogée entre autres sur le problème dans les services d’urgences en France.
 
Ci-joint les deux liens.
France Inter –  « Hôpital de Flers : « Certainement vraisemblable » sur https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-francois-morel/le-billet-de-francois-morel-06-septembre-2019

https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-francois-morel/le-billet-de-francois-morel-06-septembre-2019

« Questions politiques », France-Inter du 8 septembre 2019 : https://www.franceinter.fr/emissions/questions-politiques/questions-politiques-08-septembre-2019
 
Nous reviendrons sur les dernières mesures prises par Me la Ministre, sur la problématique des urgences et la restructuration du système de Santé, présentées ce lundi 9 septembre aux professionnels de Santé, qui ne semblent pas à la hauteur des attentes.
 
Vous souhaitant bonne réception.
 
Pour le Comité de Défense et de Soutien du CHF, son président le Dr Olivier Nicolas, les membres du Comité.

LANNION – TRESTEL – réunion publique

Comité de défense du ch lannion-trestel et de l’accès aux soins dans le trégor

Réunion publique le Jeudi 26 septembre, 20h30,

Espace Sainte-Anne, rue Kérampont,

à Lannion.

La loi Santé 2022 : Ces mots qui devraient soigner nos maux

Vous vous interrogez sur les changements que la nouvelle loi Santé
va entraîner dans votre vie quotidienne.

Présentation en présence d’Hélène Derrien
de la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité
puis débat.

Venez participer, poser vos questions, apporter vos témoignages

Nord Essonne – réunion du comité

Comité de Défense des Hôpitaux du Nord Essonne

Juvisy – Longjumeau – Orsay

 

le Comité se réunira
Mercredi 25 Septembre à 20h
19 rue de Champagne à Savigny

Ordre du Jour
1) point sur la période estivale

2) Comment inscrire la défense du GHNE dans la bataille des municipales

 

3) Faut-il défendre spécialement la maternité de Longjumeau

 

4) organiser la remise de la pétition au Préfet

 

5) lancer une nouvelle pétition?

 

6) Divers

Le bulletin de la semaine 37

Services d’urgences engorgés, personnels soignants épuisés et débordés, patients qui attendent des heures : Les Urgences hospitalières sont malades d’où les 250 services qui se sont mis en grève progressivement et durablement.

Les causes du problème sont connues.  Elles sont les mêmes partout.

C’est d’abord l’accroissement massif de la fréquentation de ces services. Ces dix dernières années, le nombre annuel de passages y a doublé, parce que les urgences sont de plus en plus souvent le seul recours possible pour les patients. Les généralistes, mal répartis, en effectif constant voire en baisse face au vieillissement de la population, se sont progressivement désengagés de la permanence des soins.

C’est ensuite l’insuffisance des moyens humains et matériels que les soignants dénoncent depuis des mois. Les locaux, les équipements et les effectifs de personnel n’ont pas suivi l’évolution de la fréquentation. Pour ces derniers les conditions de travail et les niveaux de rémunération sont de plus en plus dissuasifs.

C’est enfin l’insuffisance des lits d’aval, qui ajoute à l’engorgement des entrées la réduction des possibilités de sortie. Les gouvernements successifs les ont massivement fermés, et en ferment encore, pour des motifs de rationalisation des dépenses et d’efficience qui génèrent finalement des dysfonctionnements, une aggravation des conditions de travail des soignants et un recul de la qualité de la prise en charge des patients. Triste bilan !

Aucune des 12 mesures annoncées le 9 septembre ne porte sur ces différents points. Aucune de ces mesures n’aura d’effet immédiat.

La ministre joue sur l’effet d’annonce. 750 millions d’euros sur trois ans c’est simplement 250 millions par an et ce ne sont pas des moyens supplémentaires puisque ces sommes seront prélevées sur des crédits existants, ce qui entraînera des reculs durables dans d’autres services. Prélevés une année, ils ne seront pas restitués l’année suivante.

Elle table essentiellement sur le désengorgement. Pour cela, elle promet de consacrer près de la moitié de cette somme à la création d’un « service d’accès aux soins » dont la mission sera d’orienter les patients mais n’est pas déjà le rôle des centres 15 ? Les patients et les soignants attendaient une amélioration des capacités de soins. Ils se voient accorder un doublement des dispositifs d’orientation vers des services dont les capacités resteront inchangées.

Elle table aussi sur des maisons médicales de garde ouvertes 24h/24 et 7j/7 mais avec quels médecins dans un contexte de désertification médicale de plus en plus prégnant ? Et près de quels services d’Urgences quand elle les remplace par des centres de soins non programmés qui ne sont pas astreints à cette amplitude d’ouverture ?

Elle table enfin sur l’admission directe sans passage aux Urgences des plus de 65 ans mais vers quelles structures quand les soignants sont déjà aux prises avec une insuffisance chronique de lits d’aval ?

Sans préjuger des résultats, on peut d’ores et déjà douter de la pertinence de ces mesures.

Le bulletin

Psychiatrie : Réunion Publique le jeudi 3 Octobre à 19h à Nimes

Réunion Publique le Jeudi 3 Octobre de 19h à 22h à Nimes (IFME)

L’Union Syndicale de la Psychiatrie et le syndicat Sud Santé Sociaux Gard Lozère ( et tous ceux-celles qui voudront s’y joindre) organisent un « Printemps de la Psychiatrie » dans le Gard.

En déclinaison des réunions et manifestations nationales qui ont lieu à Paris depuis l’automne dernier , et qui ont notamment donné lieu au manifeste du printemps de la psychiatrie pour un renouveau des soins psychiques, porté par prés d’une cinquantaine d’organisations , citoyennes, syndicales, politiques ou associatives, afin d’ouvrir un débat public sur la grande misère de la psychiatrie, de ceux qui en sont les acteurs et de ceux qui en « bénéficient » (.. ou la subissent !),à l’heure où un « plan psychiatrie » doit être annoncé le 18 septembre prochain.

Printemps de la Psychiatrie
Pour un renouveau des soins psychiques

La Coordination Nationale à la fête de l’Humanité

La Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, le Collectif Notre Santé en Danger et la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics tiennent cette année encore un stand à la Fête de l’Humanité. (avenue Georges Marchais)
Nous vous invitons à venir sur le stand pour nous rencontrer, témoigner de vos difficultés d’accès aux soins et aux services publics et à participer aux débats qui s’y tiendront.

Par ailleurs la présidente de la Coordination Nationale participera à un débat à l’agora de l’Humanité le dimanche 15 à 16 h sur le thème : hôpitaux à traiter en priorité

 SAMEDI 14 SEPTEMBRE :

 13H30 – 15H30   « Créer et développer le rapport de forces pour construire les services publics et la fonction publique du 21è siècle. » 

avec la participation de Bernadette Groison FSU, Christophe Delecourt, UGFF-CGT,  Gaelle Martinez Solidaires, Alain Gaulon, SG de la CNL, Michel Jallamion Convergence SP,  Annie Lahmer EELV, Sarah Legrain PG (à confirmer), Isabelle Mathurin PCF (à confirmer)

 16H30 – 18H00  « Hôpital et luttes, quelles perspectives ? »

avec la participation de Michèle Leflon, Coordination hôpitaux et maternités de proximité,  Pierre Schwob Collectif inter-urgences, Olivier Youinou, Sud Santé Sociaux (à confirmer), un représentant du Printemps de la psychiatrie.

 suivi à 18 H par l’apéro des luttes

 DIMANCHE 15 SEPTEMBRE :

 14H30 – 16H00 « Maternités, quelle logique derrière les fermetures? »

avec la participation d’Evelyne Vander-Heym, ancienne directrice de la maternité des Bluets, membre de la commission santé du PCF, Paul Cesbron, ancien chef de service de la maternité de Creil, membre du comité de Creil, Philippe Leeuwenberg du comité de Die

 La Convergence organise par ailleurs un débat sur le stand de la Sarthe :

 SAMEDI 14 SEPTEMBRE DE 11H00 à 13H00  » Usagers, personnels, élus : comment agir ensemble pour la présence postale? »

avec la participation de Gille Le Proust, maire d’Allonnes et du collectif national poste.

 

Refondation des services d’urgence

L’Association des petites villes de France, que préside Christophe Bouillon, Député de Seine-Maritime et Maire honoraire de Canteleu, a pris connaissance avec intérêt des annonces de Madame la Ministre de la Santé concernant la crise qui sévit aux urgences dans les hôpitaux.

L’article – apvf – Septembre 2019