MONTARGIS – Communiqué de soutien au personnel

Solidarité au personnel du CHAM
 

Nous qui nous battons pour que l’hôpital public ait les moyens humains et matériels suffisants pour remplir ses missions de service public et permettre l’accès aux soins pour toutes et tous, nous sommes horrifiés par la violence qui s’est exercée en fin de semaine dernière contre des soignants du Service de chirurgie. Quelles qu’en soient les causes, fût-ce le décès d’un parent,  rien ne saurait justifier les terribles agressions et menaces de mort dont ils ont été victimes, ainsi que les dégradations matérielles qui ont été commises. 
Nous apportons notre plein soutien aux personnels du CHAM. Nous exigeons avec eux que les mesures nécessaires soient prises pour assurer leur sécurité, en particulier la nuit. Face aux difficultés de leurs missions, il est urgent que les personnels hospitaliers soient enfin reconnus par l’Etat, malgré les promesses non tenues à l’occasion  du « Ségur de la Santé », au mois de juillet dernier.

Le  Collectif de soutien du CHAM  » Notre hôpital, notre santé, on y tient « 

Montargis le 26 janvier 2021

Montbrison : rassemblement mercredi 16 décembre pour l’avenir de l’EHPAD publique

L’avenir de l’Ehpad public de Montbrison va se décider mercredi 16 décembre à 12h30 lors du vote du Conseil de Surveillance du CHF à Montbrison.

Le Conseil de surveillance va voter le repreneur de la gestion de l’EHpad, ce qui veut dire que le CHF n’aura plus la gestion de l’Ehpad.
Cinq repreneurs ont été retenus dont un dépendant de la FHF (Fédération Hospitalière de France) qui constitue un GCSMS ( Groupement de Coopération Sanitaire et Médico Sociale) qui est du domaine public, les autres sont du domaine privé, avec chacun un projet soit sur le site actuel de l’Ehpad, en Centre-Ville, soit sur le site de Curtieux, à l’extérieur de Montbrison.
Le choix de l’avenir de l’Ehpad dépend de l’unique responsabilité des 15 personnes qui vont se prononcer le jour du vote.
Ci-joint la liste des membres siégeant au Conseil de Surveillance.

Le Conseil de Surveillance est composé de quinze personnes, réparties en trois collèges, avec voix délibérative :

Cinq membres représentants d’élus
Mr Christophe Bazile : Président du Conseil de Surveillance, maire de Montbrison
Mr J.Pierre Taite : vice-Président du Conseil de surveillance, maire de Feurs
Mr Claude Montdésert : représentant la Communauté de Communes Loire-Forez-Est, Conseil Municipal Feurs
Me Marianne Darfeuille : représentante du Président du Conseil Départemental, Conseil Municipal Feurs
Mr Marc Archer : représentant la Communauté de Communes Loire-Forez-Agglomération, Maire de St Cyprien

Cinq membres représentants du personnel médical et non médical
Me le Dr Sylvie Massacrier-Imbert, médecin urgentiste, chef de service Feurs, représentante Commission Médicale d’Etablissement
Me Laure Mayaud, médecin urgentiste Montbrison, représentante Commission Médicale d’Etablissement
Me Martine Delrieu, cadre infirmier, représentante de la Commission de Soins Infirmiers, de rééducation et médico-techniques
Mr André Bouchet, Mr Hervé Perret : représentants syndicaux Montbrison et Feurs

Cinq membres en qualité de personnes qualifiées
Mr Julien Borowczyk : député
Mr Pierre Bayle : médecin coordonnateur retraité de l’Ehpad
Dr Nicolas Costa, médecin généraliste à Feurs, vient d’intégrer la CPTS Loire-Forez-Est, référent à la « Commission Vlle-Hôpital »
Me Sylvie Dessertine : représentante d’usagers – Association Vie-Libre
Mr Marcel leroux : représentant d’usagers – Président UDAF(Union Départementale des Associations Familiales)

Le comité de Feurs informe qu’en juin qu’un membre du Comité avait fait la demande de candidature pour être représentant d’usager au Conseil de Surveillance, le Collectif de Montbrison avait la même démarche. Les candidatures n’ont pas été retenues : aucune réponse ne nous a été adressée.
Nos mobilisations pour défendre le service public nous rendaient pourtant légitimes.

L’abandon de la gestion de l’Ehpad, signifie pour le CHF perdre l’activité rapportée par l’Ehpad auquel il est rattaché, de par leurs équipements communs (cuisine, lingerie…), de par la place du CHF dans le parcours de soins des résidents. C’est faire le choix d’affaiblir le CHF.
L’intégration de l’Ehpad au sein du CHF a pourtant montré son efficacité, tout au long de cette année de crise sanitaire.
Privatiser l’Ehpad, c’est abandonner la gestion publique de nos aînés, avec la perte d’un tarif journalier raisonnable, pour les résidents et leur famille, c’est faire un choix sur les personnes accueillies.

Le flyer

FEURS – EHPAD de MONBRISON – 22 10 2020

Fermetures de lits faute d’aides-soignants – La lettre d’information du comité.

Bonjour à tous,
 
Nous vous transmettons l’article du 11 octobre décrivant la situation très critique de l’Ehpad de Montbrison, souffrant d’un grand manque de personnel et dans l’obligation de fermeture de 30 lits. Malheureusement, de nombreux lits avaient été libérés lors de la 1ère vague de la Covid-19.
 
Le manque de personnel soignant en France d’une manière générale et sur notre territoire, au sein du CHF participe à la dérive du service public hospitalier.
Si l’Hôpital public veut vivre, il faut lui donner les moyens en arrêtant de faire des économies sur le personnel : cela passe par l’emploi et une reconnaissance des soignants, de leur travail et des conditions de travail.
Ces dernières années, la volonté de faire des  économies au sein de notre système de santé, en réduisant le montant de l’ONDAM, en maintenant la T2A, en supprimant des postes, en ne recrutant pas malgré les demandes d’emplois postulées, en fermant des lits régulièrement, en augmentant la précarité des contrats de travail, en maintenant des salaires en dessous de la moyenne européenne, n’ont fait qu’aggraver la souffrance des soignants dans de telles conditions de travail et décourager les plus motivés. Au point de manquer de candidatures dans les instituts de formation, ce manque s’aggrave au fil des années.
Les instances de tutelle, l’Etat sont restés sourds aux appels et demandes des professionnels de santé de l’Hôpital public.
 
Pour information, le CHF a perdu 100 lits sur 7 ans, depuis la fusion et a supprimé 200 emplois depuis 2013.
La fusion était censée mutualiser les compétences et les moyens, voilà la situation aujourd’hui.
 
Que voulons-nous pour la société de demain, pour les générations à venir, est ce que la Santé ne doit appartenir qu’à ceux qui en ont les moyens?
La privatisation de la Santé poursuit son chemin, est ce que nous voulons qu’elle soit l’avenir?
Pour autant, nous continuons à nous mobiliser pour que vive l’Hôpital Public.
 
Plus que jamais, soyons vigilants et prudents dans ce contexte actuel qui nous montre à quel point la Santé est une richesse et qu’elle peut très vite se fragiliser, à quel point nous avons besoin des soignants du service public.