Bernay : rencontre avec Sébastien Lecornu

Les membres du bureau de l’association Liberté Egalité Proximité, toujours engagés dans le combat pour la réouverture de la maternité et le maintien de la chirurgie conventionnelle au centre hospitalier de Bernay, département de l’Eure,  ont interpellé Monsieur Sébastien Lecornu, ministre des Outre-Mer, en campagne pour les élections sénatoriales à l’occasion de la pose de la première pierre d’un collège.
 
LEP  a réaffirmé sa demande de réouverture de la maternité de Bernay à monsieur le Ministre Sébastien Lecornu

Hier, vendredi 28 août, LEP a réaffirmé sa demande de réouverture de la maternité de Bernay à monsieur le Ministre Sébastien Lecornu présent à Bernay pour la pose de la première pierre du nouveau collège du Hameau.

Alors que des militants de LEP avaient déployé leur banderole à l’entrée du site de construction, le ministre candidat aux élections sénatoriales est venu les saluer et ouvrir un dialogue.

Edith Buffet, Pascale et Philippe Boucquiaux, Mélissa Vieren et Thomas Drouet, membres de l’association se sont exprimés.

Jean Jayer président de LEP a informé monsieur Lecornu qu’un courrier va être envoyé à tous les candidats aux élections sénatoriales dans lequel leur sera posée la question :

« Etes-vous favorable à la réouverture de la maternité de Bernay et au maintien de la chirurgie H 24 7 J/7 » ? 

Monsieur le Ministre a proposé une réunion d’échanges avec lui concernant l’avenir de l’hôpital de Bernay ; celle-ci devrait avoir lieu au courant du mois de septembre, en présence du directeur général de l’ARS et de la maire de Bernay.

L’article de Paris-Normandie du 28 août

Douarnenez : le comité des usagers de l’hôpital s’alarme de l’état de l’offre médicale

Ce mercredi 26 aout, le comité des usagers de l’hôpital de Douarnenez a tenu une conférence de presse s’alarmant de l’offre médicale : 17 lits fermés à l’hôpital sur les 115, alors que la fréquentation de l’hôpital augmente avec la période touristique : en juillet l’hôpital a été 17 jours en tension.

Mais c’est aussi le manque de professionnels en ville et le comité demande la création d’un centre de santé.

Et bien sur il demande le retour d’une ligne autonome de SMUR la nuit et le week end pour Douarnenez et le Cap Sizun, supprimée depuis deux ans.

L’article du Télégramme

Sarlat : mobilisation pour la gratuité des masques

Sarlat, le 24 août 2020
Le Comité de défense de l’hôpital public et de la maternité de Sarlat  EXIGE la GRATUITE DES MASQUES POUR TOUS (nous la réclamions déjà dans notre tract n°11 du 30 juillet 2020).
Rappelons que la Sécurité sociale est fondée sur le principe suivant «chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins».Ce principe prend toute sa valeur aujourd’hui en pleine pandémie. Ainsi exiger le port obligatoire du masque, une très bonne décision, constitue un coût insupportable pour de très nombreuses familles(jusqu’à 250 euros mensuels pour une famille de quatre personnes).

Laval : grève au service de médecine interne

Une trentaine de soignants se sont réunis le mercredi 19 août devant le centre hospitalier de Laval pour témoigner de leur solidarité avec leurs collègues du service de médecine interne en grève pour protester contre le manque de personnel paramédical dans ce service qui accueille les cas de COVID

L’annonce de la grève dans Ouest France du 18 août

Ségur et permanence des soins: la déception du SNPHAR-E et de l’ AMUF

Le Ségur de la Santé s’est conclu sur un simulacre de réussite gouvernementale. Le chantier de l’attractivité hospitalière a été éludé, traité sur un aspect quasi-exclusivement financier – et encore. L’activité d’urgence des établissements – que ce soit dans les services d’urgence, au bloc opératoire, en maternité, dans les services d’hospitalisation, en radiologie, dans les laboratoires… – souffre d’un manque cruel de reconnaissance :
– Absence de reconnaissance du temps travaillé

  • Nos interlocuteurs, jusqu’au ministre, ont bien conscience que le décompte du travail de nuit sur place pose un problème : la non-reconnaissance de ce travail équivaut à ce qu’une « garde » sur trois ne soit pas décomptée dans le temps travaillé… soit 500 000 euros d’économie CHAQUE JOUR pour l’Etat, sur le dos des praticiens.
  • L’activité d’astreinte, temps pourtant mis à disposition de l’employeur, n’est pas reconnu comme du travail effectif : seul les temps de déplacements sont reconnus comme du temps de travail.

– Insuffisance et inéquité de reconnaissance financière du travail

  • Le travail de nuit sur place est soumis à une indemnité dont le montant varie du simple au double selon le statut hospitalier ou hospitalo-universitaire des praticiens, pour un travail identique.
  • Le travail de nuit en astreinte – qui est de plus en plus une garde « déguisée » – connaît des variations de rémunérations en totale inadéquation avec le travail réellement réalisé.

 Absence de reconnaissance de la pénibilité de ce travail ; le travail de nuit a pourtant des effets secondaires bien connus sur la santé des praticiens – des troubles du sommeil à la réduction de l’espérance de vie par maladies cardio-vasculaires et cancers plus fréquents – et sur l’équilibre vie professionnelle – vie privée.

Pourtant, le travail de nuit, dimanches et jours fériés n’est pas – n’est plus, depuis très longtemps – une permanence « au cas où ». Il s’agit d’une activité clinique importante en temps et majeure en investissement, puisqu’il s’agit de prendre en charge, dans des contraintes d’effectifs réduits et de fatigue, les patients qui ont les pathologies les plus graves, ne pouvant attendre un traitement à heures ouvrables. Il s’agit d’un travail dont la pénibilité est majeure, très mal reconnue, facteur profond de démotivation et d’épuisement des praticiens, poussant de nombreux praticiens à abandonner une carrière hospitalière.

Cette demande de reconnaissance de la permanence des soins a été plébiscitée lors de la consultation à deux reprises de l’ensemble des praticiens hospitaliers (cf. enquêtes SNPHARE et APH-JM). Cette demande que nous avons relayée a été complètement balayée par le ministère et les syndicats signataires.

L’expression « permanence des soins » n’apparaît que quatre fois dans les 158 pages du rapport de recommandations du Ségur : soit pour parler du SAS – qui s’arrête à la porte de l’hôpital -, soit pour dire qu’il faudra travailler le sujet. Le ministre se défend ce lundi 2 août 2020 dans une dépêche APM de l’avoir proposé : seule une revalorisation de… 20 % (!) du tarif des gardes a été évoquée puis rapidement abandonnée, et la réévaluation du temps de travail a été d’emblée refusée, contrairement à ce qui est écrit.

La place même de l’hôpital public dans la permanence des soins n’a pas été évoquée, alors qu’il s’agit d’une de ses missions centrales, surtout depuis que cette activité est devenue optionnelle pour la médecine libérale quand elle est une obligation statutaire des praticiens hospitaliers.
La reconnaissance du travail des praticiens dans leur activité de permanence des soins – qui constitue environ 24 heures de travail par semaine (soit au moins la moitié de leur travail) est une condition majeure de l’attractivité hospitalière, là où 30 % des postes de praticiens sont vacants, principalement dans les spécialités à forte contrainte en permanence des soins.

En l’absence de réouverture du chantier de la permanence des soins, le SNPHARE et l’AMUF avertissent les pouvoirs publics de départs massifs ou de reconversions des praticiens de l’urgence, mettant en péril la santé de nos concitoyens tous les jours, et a fortiori à l’aube d’une deuxième vague de COVID.

 

La déception des praticiens vis-à-vis du Ségur est à la hauteur de leurs attentes : elle est IMMENSE.

 
Le Premier Ministre a clairement indiqué que les imperfections du Ségur laissaient augurer encore de grands moments de dialogue social.

Le SNPHARE et l’AMUF relaient la demande des praticiens et exigent l’ouverture de négociations sur la permanence des soins dès septembre 2020 au sein d’une deuxième phase du Ségur :

  • Reconnaissance de l’intégralité du temps travaillé et à disposition de l’employeur.
  • Revalorisation de la garde à hauteur de la rémunération des hospitalo-universitaires et du tarif des astreintes