Le comité de Concarneau a distribué un tract et fait signer la pétition sur les marchés de Rosporden, Tregunc et Concarneau en juillet. Malgré le temps maussade et quelques averses, 160 signatures ont été recueillies, ainsi que 10 adhésions au comité. Un bon accueil et beaucoup de discussions sur le manque de médecins, entre autres. 2 IDE des urgences du CHU de Lille pensaient que le forfait pourrait limiter le nombre de venues aux urgences. Après discussion, elles ont convenu que les patients n’avaient pas à faire les frais du manque de moyens à l’hôpital.
Catégorie : Actions et interventions
Communiqué de la Coordination : le pass sanitaire, une mesure antisanitaire
L’accès aux soins n’est malheureusement pas la préoccupation du gouvernement !
La culpabilisation des personnels de santé est utilisée comme un bâillon pour éviter le débat public sur les politiques de santé et la désagrégation de l’hôpital public.
En rendant le passe sanitaire obligatoire pour des soins non urgents en milieu hospitalier ou structure de soins psychiatrique, il limite l’accès aux soins avec un effet très contre-productif. Certains patients chroniques ont besoin du conseil du soignant qui les suit habituellement pour être rassurés et accepter la vaccination ! Cette mesure va affecter en particulier les patients souffrant de troubles psychiques, les personnes en situation d’isolement, de précarité ou âgées.
Il y a déjà eu trop de retard dans les prises en charge de pathologies comme le cancer pour ne pas rajouter des barrières ! D’autant plus que la notion de non urgence ne peut être affirmée qu’après examen médical !
Sans parler du coût du contrôle du pass sanitaire à l’entrée des hôpitaux, évalué à 60 millions d’euros par mois selon la Fédération Hospitalière de France. Une véritable gabegie au regard des restrictions budgétaires qui occasionnent partout fermetures de lits et de services.
La Coordination dénonce ce choix insupportable de la limitation des libertés, plus que de la santé !
Roanne : infos du collectif « déserts médicaux roannais »
Informations nationales et locales
Le problème est mal posé
La vaccination, un des outils de lutte contre la pandémie, ne peut occulter l’incurie gouvernementale en matière de moyens humains et matériels pour les hôpitaux..
Les craintes sur la vaccination peuvent exister liées au manque de confiance envers ce gouvernement. C’est une mesure trop autoritaire
Il y a autre chose de particulièrement indéfendable : le contrôle d’une partie de la population par une autre. En 2017, le Conseil Constitutionnel a rappelé « l’interdiction de déléguer à des p ersonnes privées les compétences de la police administrative générale » Cette compétence de contrôle d’accès de la population n’est pas celle des cafetiers restaurateurs et autres. Elle met en danger le secret médical (Gilles D)
Pourquoi cette exigence ?
La pandémie progresse dans le monde entier. Y compris en France notamment dans les départements de l’Hérault et des Pyrénées Orientales. Il apparaitrait que pour atteindre l’immunité en France, en particulier contre le variant Delta, il serait nécessaire de vacciner 90 % des 59 millions de personnes concernées, estimation sans cesse repoussée de 60 %, puis 80 %… Actuellement nous en serions a ux environs de 40 millions de primo injections. (A noter que 3 millions de personnes présenteraient des contre indications m édicales..)
Pourquoi la réticence des non-vaccinés ? Manque de pédagogie
Un pourcentage élevé de personnels soignants participent aux manifestations contre le passe obligatoire. Certains sont favorables au vaccin mais observent que nous n’avons que 6 mois de recul sur celui-ci, sur cette technologie ARN et veulent être sûrs que cela ne modifie pas leur ADN.
D’autres ont travaillé dans des unités de soins et ont vu des personnes vaccinées malades. (*a) .Ils dénoncent une « dérive totalitaire », ne pas avoir plus de recul, ni davantage d’explications aux gens qui ont le droit de poser des questions, donner davantage la parole aux spécialistes méd icaux sur les possibilités d’effets secondaires et leurs conséquences , comment les éviter. (*b)
Probablement orienter davantage les vaccinations vers les médecins traitants plutôt que vers des vaccinations à la chaîne, . mais dans ces conditions nécessité évidemment de bien les approvisionner en vaccins, ce qui ne semble pas toujours le cas actuellement.
(*a) 96 % des nouveaux contaminées ne sont pas vaccinés
(*b) la Cour des Comptes « étrille » ce jeudi le manque de moyens alloués à la recherche française face au Covid 19 par rapport à d’autres pays (Le Progrès)
Que dit l’ANSM ? La majorité des effets « sont attendus et non graves »
Quant aux réactions plus graves, comme les thromboses ou les myocardites, elles sont « excessivement rares et ne concernent que quelques personnes sur des millions C’est ce que rapporte l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans sa dernière synthèse sur la surveillance des effets indésirables des vaccins contre le Covid, mise en ligne le 16 juillet. Sur les 59 165 000 injections réalisées en France depuis le début de la vaccination, 61 822 cas d’effets indésirabl es ont été signalés, dont la majorité « sont attendus et non graves », relève l’agence.
L’Association des Patients Abandonnés en Recherche de Médecin (Aparm)
Le Centre de Montluçon (Allier) ouvert en 2020 n’aura même pas fonctionné un an : inertie de l’action publique, absence de contrôle des aides allouées.. etc…
Quand il a ouvert ses portes dans un quartier populaire, 7000 patients se sont empressés de faire des praticiens du Centre leurs médecins référents…(certains ne s’étaient pas soignés depuis deux à trois ans ) témoigne le médecin généraliste, Fabrice Gauvin, à la retraite, et à l’origine de ce ce ntre de santé associatif.
Succès populaire, mais pas d’enthousiasme délirant du côté des élus, selon les gestionnaires du centre. Dès le début on n’a pas été soutenus explique Gérard Gardrat , le Pdt de l’Aparm, notamment : lourdeur dans le traitement du dossier par la délégation départementale de l’ARS, lenteur locale etc.. .Mais aussi difficulté de recrutement !
« Depuis quelque temps, les maisons de santé; priorité du gouvernement Macron depuis 2017, sont perçues comme des passoires pour lutter contre les déserts médicaux….Pour le bonheur des maçons et assurer l a réélection des élus, il n’y a pas mieux .. et tant pis si elles peinent à trouver leur praticiens « déclare le Dr Gauvin (au détriment de nos impôts municipaux, départementaux, régionaux qui contribuent à leur implantation!)..
Pénurie de médecins en période de vacances
Il est de plus en plus difficile de trouver un médecins remplaçant en période estivale précise le Pdt de l’Ordre des Médecins de la Loire (Le Progrès) qui estime que cette « pénurie » existe depuis au moins une quinzaine d’années et s’aggrave d’une année sur l’autre (compte tenu notamment du départ des médecins retraités non remplacés) , d’autant que celle-ci est aggravée actuellement par les vaccinations qui met le système à « flux tendu ».
Certains remplaçants habituels ont choisit de travailler dans les centres de vaccination, avec des horaires fixes et une rémunération plus attractive : 900€ le jour contre 500 € en cabinet..
Le Pdt du syndicat MG42 dans la Loire regrette que le Ségur de la Santé ait été limité au « Ségur de l’ hôpital » , la médecine généraliste ayant été la grande oubliée.
Numerus clausus à St Etienne
Est-ce l’effet de notre interview sur la radio libre RVR au cours duquel nous avions relevé le manque de places attribuées ??
42 places supplémentaires en 2e année de médecine à St Etienne !
Le nombre de places en 2e année vient en effet de passer de 185 à 227. C’est une bonne nouvelle pour l’ Université de St Etienne et l’ensemble de notre territoire qui renforce son attractivité !
P/O le Collectif » desertmed.roannais@orange.fr
Pour info : suite à notre précédent message interne, le Maire de Roanne et Pdt de l’Agglom 3;ration Roannaise (a qui ce message n’était pas destiné) a cru bon de nous adresser une lettre incendiaire nous reprochant de faire de la politique plutôt que d’assurer notre “mission” d’intérêt général. Nous lui avons rappelé que l’intérêt général relève de choix politiques et que nous nous étions exprimés dans le contexte des élections Départementales et Régionales qui s’étaient très mal déroulées sur le plan logistique (d’autant qu’un élu externe n’a pas à intervenir dans la gestion d’un collectif indépendant., non subventionné), en espérant une meilleure communication à l’avenir
Sarlat : rassemblement à 14 h 30 mardi 3 aout devant l’hôpital
FERMETURE DES URGENCES À SARLAT ?
MOBILISATION GÉNÉRALE POUR LA SURVIE DE L’HÔPITAL PUBLIC LE MARDI 3 AOUT à14h30 devant CELUI-CI
Déclaration de la Coordination Nationale
« Plus nous vaccinerons, moins nous laisserons de place au virus », oui mais…
Par son allocution du 12 juillet, le Président de la République, omnipotent et omniscient, a fait connaître aux Français les décisions prises dans le secret d’un conseil scientifique désigné par lui, mais a aussi justifié et vanté sa politique présente et à venir dans la moitié de son intervention.
Tout d’abord en matière de santé et de lutte contre la pandémie de COVID 19, ses paroles expriment une large part d’autosatisfaction en faisant état de « la maîtrise de l’épidémie », de la « réouverture progressive et réussie », d’un « plan de vaccination inédit », ou quand est mis en avant que « la France a largement préservé l’instruction » et « a fait le maximum pour l’avenir de nos enfants et de notre jeunesse ». Non seulement tout cela est plus que discutable, mais c’est aussi oublier bien vite les pénuries de masques, de vaccins et de tests au début de la pandémie, c’est oublier les valses-hésitations et les décisions contradictoires et c’est enfin avoir ignoré les avis d’épidémiologistes qui estiment que l’allègement récent des mesures-barrières était prématuré (on l’a vu récemment dans les Landes, on le voit aujourd’hui dans les Pyrénées-Orientales, sans parler de la Réunion ou de la Martinique!).
Le président affirme avoir recherché un équilibre entre la protection et la liberté. Mais dans la pratique, il a en fait géré un équilibre entre les raisons économiques d’une part et les soins médicaux et la lutte contre la pandémie d’autre part, en penchant essentiellement du côté de l’économie.
Certes, il est indiscutable que « plus nous vaccinerons, moins nous laisserons d’espace au virus pour se diffuser, plus nous éviterons les hospitalisations. Et plus nous éviterons d’autres mutations du virus plus dangereuses encore ». Mais nous ne pouvons accepter l’obligation de vaccination pour les seuls personnels soignants, sans attendre et sous menace de sanction, alors que le président a annoncé à la fin de l’année dernière que le vaccin ne serait pas obligatoire. Nous nous élevons contre sa politique méprisante envers les personnels soignants. Après avoir brièvement salué « leur engagement exceptionnel», il leur fait ensuite la morale en en appelant « au sens du devoir », avant d’évoquer des sanctions pour les désobéissants. Mais toujours aucune réponse aux revendications des soignants exprimées depuis plus de deux ans , rien sur la création de postes et sur l’attribution de moyens supplémentaires, aucune parole sur l’épuisement des soignants maintenant menacés de sanctions (ce qui ne peut qu’augmenter les départs de personnels excédés), aucun mot de la situation catastrophique des hôpitaux où continuent les suppressions de postes, les fermetures de lits par restructuration ou manque de personnels et les fermetures de services, notamment les services de SMUR fortement affectés cette année. C’est cette situation des hôpitaux et du système de santé, qui, au moins partiellement, rend nécessaire les mesures-barrières contre le coronavirus, de plus en plus mal supportées par la population. Et puis les sanctions prévues -ne plus pouvoir exercer et ne plus plus être payé- sont exorbitantes et insultantes, dans la mesure où elles ne respectent pas les soignants en tant que personnes et en tant que salariés, tout en refusant de se remettre en cause.
Le président a beau affirmé que « la science nous offre les moyens de nous protéger », la France n’a pas mis au point de vaccin et n’en produit pas et la patrie de Pasteur, une des grandes puissances mondiales, est obligé d’importer des vaccins, sans que que l’on en connaisse leur prix (payés par l’Union européenne) et les conditions de leur importation. Il est fait état de 9 millions de doses pour poursuivre les vaccinations, mais il en faudra sans doute bien davantage. Non seulement il y a un manque de tests, mais ils vont être rendus payants, ce qui est inacceptable et contradictoire avec une politique de prévention. Une campagne de rappel est évoquée pour les personnes déjà vaccinées ; cette nécessité est discutée et est affirmée quelque peu rapidement. Et la campagne de vaccination reste très largement confiée à des sociétés et opérateurs privés, ce qui est une forme supplémentaire de marchandisation de la santé.
Le président parle ensuite de « vacciner le monde, de vacciner partout, pour en finir durablement avec la pandémie ». On ne peut qu’être d’accord avec ce but. Mais rien n’est dit sur la levée des droits sur les brevets pour produire des vaccins au moindre coût et l’enrichissement des sociétés pharmaceutiques n’est pas remis en cause. Il est prévu de « donner aux pays les plus pauvres davantage de vaccins » ; cette démarche apparaît plus comme une forme de charité, que marquée par une recherche d’équité et de solidarité dans la lutte contre la pandémie, qui doit se faire sur un plan international dans le cadre de l’OMS .
Pour la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, les mesures annoncées ne sont pas à la hauteur des enjeux. C’est pourquoi nous demandons :
-des moyens humains et matériels accrus pour les hôpitaux publics pour qu’ils puissent faire face efficacement à la pandémie, sans que soient différés des soins ou des opérations pour d’autres affections ;
-la réquisition des établissements privés pour participer à la lutte contre la pandémie ;
-l’organisation des vaccinations par le service public et dans le cadre de celui-ci pour un accès plus facile et pour qu’elles ne soient pas une source de profit pour des sociétés privées ou pour des praticiens libéraux ;
-des moyens réels pour la mise au point d’un vaccin en France et pour le développement de sa production dans le pays, où n’est fait actuellement que du flaconnage;
-la publication du prix d’achat des vaccins aux société productrices et des conditions de passation des marchés, ainsi que leur composition exacte, afin de faire reculer les réticences d’une partie de la population;
-la levée des droits sur les brevets des vaccins, avec un rôle actif et réel de la France dans ce but, au niveau européen, comme au niveau mondial, la mise en commun des technologies et des connaissances, et le développement d’unités de production pour produire des vaccins en quantité suffisante (l’Inde, l’Afrique du Sud et d’autres peuvent le faire; Moderna l’a fait en 6 mois en Suisse) ;
-l’abandon des mesures autoritaires et répressives en matière de vaccination et l’abandon de l’obligation de vaccination pour une partie seulement de la population, ou pour une profession ou un groupe de professions déterminés.
La Coordination Nationale appelle à signer massivement l’Initiative Citoyenne Européenne « Pas de profit sur la pandémie » sur https://noprofitonpandemic.eu/fr/





