100 personnes rassemblées ce vendredi 3 septembre place Richelieu à Luçon pour exiger le maintien plein et entier 24/24 et 7j/7 des Urgences et du SMUR.


Catégorie : Actions et interventions
Le matériel de communication de la Coordination
Luçon : la mobilisation pour les urgences et le SMUR ne faiblit pas !
La mobilisation ne faiblit pas : 300 personnes rassemblées pour la dixième semaine consécutive ce vendredi 13, de nombreux élu.es maires de la communauté de communes, le conseiller départemental et le député ( LREM ) de la circonscription, des membres du personnel du centre hospitalier.
Le maire de Luçon a regretté le désistement de FR3 qui devait « couvrir » l’ évènement et qui s’est désisté la veille au prétexte que la direction du Centre hospitalier départemental de Vendée a refusé une interview ! Curieuse conception de l’ éthique journalistique de la part de la rédaction en chef de FR3: au lieu de faire part à ses éditeurs de ce refus, elle prive de parole celles et ceux qui se battent pour l’ouverture 24/24 et 365j/365 des urgences et du SMUR de Luçon. 
Après les prises de parole d’Évelyne Deluze, du Président de l’ Association des patients sans médecins, et de Jean-luc Landas représentant la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, le député LREM de la circonscription s’est présenté en défenseur de l’hôpital de Luçon en vantant les décisions gouvernementales de ces dernières années rejetant la responsabilité de la situation à la fois sur les gouvernants précédents, les rigidités administratives, et proposant encore une fois de réorganiser les hôpitaux de faire examiner à l’ Assemblée l’obligation pour les futurs médecins hospitaliers à débuter leur carrière dans les hôpitaux de proximité.
Il fut facile de lui rétorquer que :
1/ M. Castex , Véran et consorts ne sont pas des perdreaux de l’ année. M.Castex a mis en place la tarification à l’activité qui asphyxie les hôpitaux et notamment les hôpitaux de proximité. M Véran, député a voté toutes les mesures d’austérité et de diminution des lits d’hôpitaux
2/ les hôpitaux se réorganisent à la demande des gouvernements depuis de nombreuses années mais réorganiser la pénurie de moyens et de personnel, c’est mission impossible
3/ nombres de jeunes médecins se détournent de la carrière hospitalière, que déshabiller les grands centres hospitaliers pour habiller les hôpitaux de proximité n’est pas une solution .
Plusieurs manifestantes ont témoigné des conséquences de la fermeture du service d’endoscopie digestive et de services d’hospitalisation sur la qualité de la prise en charge, l’éloignement des patients de leur famille.
Un nouveau rassemblement aura lieu le vendredi 20 août à 18 heures devant les urgences du Centre Hospitalier.
Non au Forfait Patient Urgence
La loi de finances de la Sécurité sociale 2021 prévoit que toutes les personnes qui devront se rendre en consultation au service des Urgences devront payer une somme forfaitaire de 18 euros si elles ne sont pas ensuite hospitalisées dans l’établissement. Il s’agit du « forfait patient urgences ».
L’application de cette mesure attendue dans les prochains mois est scandaleuse. Elle porte atteinte à un droit fondamental : celui d’être soigné. Par cette contrainte financière, le gouvernement entend limiter l’engorgement des Urgences et orienter la population vers la médecine de ville.
Le reste à charge pour une consultation aux Urgences, appelé ticket modérateur, est de 10 € environ. Il passera à 18 € avec ce nouveau forfait.
Cette mesure vient ériger un mur d’argent entre les personnes bien couvertes par une mutuelle santé (dont les cotisations vont encore augmenter) et celles et ceux qui en sont privées.
De nombreux usagers aujourd’hui exonérés du ticket modérateur se verront désormais appliquer un montant minoré de ce » forfait patient urgences » : les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire, les malades atteints d’une affection longue durée, les femmes enceintes, les personnes titulaires d’une pension d’invalidité.
On ne peut plus laisser s’installer les déserts médicaux dans nos communes, et accepter que l’hôpital ne dispense plus les soins urgents à celles et ceux qui en sont privé-es. Comment faire lorsque nous n’avons plus de médecin, durant les week-ends, ou bien quand il faut patienter plusieurs semaines avant d’obtenir un rendez-vous. Si vous souffrez d’une entorse ou d’une profonde coupure, ce n’est pas un médecin généraliste qui vous posera un bandage ou qui vous fera une suture !
Nous ne sommes pas responsables du manque de médecins, et de l’obligation à nous rendre aux Urgences, quelquefois au prix de longs trajets. Malgré les promesses du gouvernement, ce sont encore 800 millions d’économies qui seront faites cette année sur le dos des hôpitaux. Les fermetures de lits et de services se poursuivent dans notre hôpital comme partout en France.
Pour nous, le forfait patient urgence, c’est non !
Donnons les moyens à l’hôpital public !
Le Conseil Constitutionnel rejette la demande de Référendum d’Initiative Partagé sur l’Hôpital Public
L’avis du conseil constitutionnel
Le communiqué de « Notre hôpital, c’est vous » à l’origine de ce projet de RIP







