Luçon le 24 septembre

La mobilisation pour les urgences et le SMUR 24h/24 et 7 jours par semaine se poursuit.

Témoignage d’une adhérente de L’ADSP lors du rassemblement hebdomadaire du 24 septembre :

Sa voisine tombée subitement dans le coma chez elle n’a pas pu bénéficier du SMUR , indisponible à ce moment là. À l’arrivée des sapeurs-pompiers, elle était décédée.

Toul : comité d’accueil pour la visite du porte parole du gouvernement

Le 24 septembre au matin le comité apprend la visite du porte parole du gouvernement à Toul le jour même
C’est dans l’urgence que s’organise un comité d’accueil à la sous préfecture pour recevoir le ministre.
A 14 heures une délégation de 3 représentants du comité étaient reçus par le conseiller du ministre et le délégué territoriale de l’ARS.
Une motion* a été déposé à l’adresse du gouvernement. Nous avons exprimer notre soutient aux personnels de l’hôpital et notre attachement au service public hospitalier.
Pendant ce temps, le reste de la délégation se rendait à l’hôpital à la rencontre de M. Attal. Les membres de notre comité et la population ont défendu les atouts de notre hôpital et ont réitéré leur soutien aux personnels. Profitant de la présence des médias, nous avons fait notre « com » à l’image de celle de Gabriel Attal.
* Motion au ministre:
COMITE DE DÉFENSE DE L’HÔPITAL DE TOUL .
Toul, le 24 septembre 2021
Monsieur le Secrétaire d’État au près du Premier Ministre.
Monsieur le Ministre,
Soyez assuré de notre profond sentiment républicain et nous saluons votre visite qui s’inscrit dans le contrat démocratique que nous défendons.
Néanmoins, nous distinguons la forme de cette venue et le fond de la politique de santé publique portée par le gouvernement.
Aujourd’hui les sages femmes sont en grève. Elles témoignent comme tous les personnels hospitaliers de leurs difficultés à exercer leur profession.
Notre hôpital de Toul n’échappe pas à la règle et la banderole sur les grilles de l’hôpital est là pour le rappeler.
Nous voulons, ici témoigner tout notre soutien et saluer le dévouement du personnel de St Charles.
La pandémie a révélé la situation désastreuse de notre système de santé, la dégradation des conditions de travail et des prises en charge.
L’hôpital de Toul, avec ses atouts, n’est pas à l’abris des conséquences de casse du service public hospitalier menée par les gouvernements précédents et actuel.
Les habitants du Toulois ont subi cet été, comme dans beaucoup de bassins de vie, la fermeture programmée pendant les vacances des services d’urgences.
Malgré les rallonges budgétaires allouées par l’ ARS dans le cadre des annonces du Ségur de la Santé, notre hôpital demeure fragile au regard de sa dette. Nous saluons au passage l’effort des élus, mais l’orientation libérale et mercantile que prône le gouvernement ne rassure ni les usagers ni les représentants de notre comité et devrait susciter encore plus si l’en était besoin la vigilance des élus.
Nous sommes profondément attachés à notre hôpital de proximité, avec sa maternité, ses services de soins, son service des urgences et son personnel qui a su faire face et qui répond encore aux besoins des usagers.
Nous n’acceptons pas que notre hôpital subisse les conséquences d’un système comptable qui détruit l’hôpital avec le développement de la tarification à l’acte (T2A).
Soyez persuadé que nous mettrons tout en œuvre pour préserver l’intégralité de notre hôpital.
Soyez assuré, Monsieur le Ministre, de notre attachement au service public.
Le Comité de Défense de l’Hôpital de Toul.

 

Communiqué : pour le service public de santé, participons à la journée d’action du 5 octobre

Le communiqué en pdf

Les organisations syndicales appellent à une journée d’action le 5 octobre. Elles soulignent la nécessité de défendre et d’améliorer les conquis sociaux et les services publics.

La crise sanitaire a mis en évidence la faiblesse du service public hospitalier et pourtant les fermetures n’ont jamais cessé, les personnels, pris dans des injonctions paradoxales, sous-payés, confrontés à des conditions de travail délétères, démissionnent.

Le manque de soignants, l’éloignement des structures hospitalières, mettent en danger les patients, c’est pourquoi la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et maternités de Proximité appelle les comités à participer à cette journée d’action.

Elle demande que le droit à la santé soit respecté partout et pour tous, pour cela un service public est une nécessité, tant pour la médecine de 1er recours que pour les soins spécialisés.

Elle demande l’arrêt immédiat de toutes les fermetures et réductions de postes, de lits et de services. Elle exige un recrutement massif des personnels et une répartition égalitaire de ceux ci sur tous les territoires en fonction des besoins et de l’intérêt général.

Creil : le gâchis de l’hôpital

1-L’Hôpital Public de Creil ouvert en 1978 pour accueillir plus de 600 patients, ce qui fut le cas durant environ trente ans a vu sa capacité d’accueil fondre comme neige au soleil pour arriver en 2021 à moins de 300 lits.
2 – La durée moyenne de séjours (D.M.S) est devenue le premier critère de qualité.
3 – La Maternité de Niveau III, qui avait accueilli jusqu’à presque 2000 nouveau-nés par an, négligée par l’administration (confort des chambres, entretien du Service) voit son activité diminuée alors que l’agglomération de Creil garde un taux de fécondité élevé. Une partie des femmes va donc accoucher ailleurs en particulier à Senlis (Niveau II) qui passe de 1000 à 1500 accouchements alors que la population de cette agglomération est de 26 000 h. pour 81 000 celle de Creil et que le taux de fécondité est plus bas.
Durant cette période la Maternité de Senlis est modernisée. Il ne restait plus qu’à regrouper ces deux Unités sur Senlis, ce qui fut fait, contre toute logique démographique, mais pire en contrevenant aux obligations réglementaires qui veut qu’une Maternité de Niveau III soit dans un Hôpital disposant d’un Service de Réa. Néo-Natale et d’un Service de Réa. Adulte.
4 –C’est alors que l’on assiste à une fuite de médecins : 6 Pédiatres, puis cinq autres dans diverses disciplines.. Le départ d’infirmières suivra.
5- Le Service de Diabétologie a dû fermer.
Bref, c’est désormais l’existence même de cet Hôpital qui semble menacé, sachant qu’en 2010 une autorisation d’agrandissement important avait été obtenue (coût : 180 M. d’€.). Que les travaux ont été suspendus en 2012 avec une ardoise considérable et deux étages inoccupés ! Un ensemble Mère-Enfant faisait partie de ce projet !
Plus que désolant, scandaleux. Curieusement un tel gâchis n’a fait l’objet d’aucune publicité.