Lure : contre la fermeture du service d’addictologie d’Héricourt

Le Comité de Vigilance pour les services publics (CV 70) apporte son total soutien aux collectifs, associations, syndicats, et toutes les personnes qui se sont et qui vont se mobiliser contre la fermeture du service d’addictologie du centre de psychiatrie d’Héricourt.
Cette fermeture annoncée est une mauvaise nouvelle de plus pour la psychiatrie de proximité en particulier et l’accès aux soins en général. Notre département est déjà en déficit de nombreuses spécialités médicales et les soins de premiers recours sont mis en grandes difficultés par beaucoup de départs non remplacés.
La santé est pourtant une priorité exprimée par la population.

Le CV 70 avec d’autres et les usagères et usagers s’étaient fortement mobilisés pour défendre un service de neurologie à l’hôpital de Lure, et nous soutenons et remercions les personnels qui font d’authentiques efforts pour maintenir ce service essentiel ». L’ARS et la direction du GH 70 avait maintenu leur décision contraire à l’intérêt des patients, et actuellement le service est fortement dégradé.
Si la décision de fermeture du service d’addictologie à Héricourt est maintenue, ça sera une atteinte de plus à l’accès aux soins psychiatriques et de santé.

Va t’on encore longtemps alimenter le ressentiment d’une population qui se sent, à juste titre, délaissée et considérée comme de seconde zone.

Le CV 70 qui inlassablement défend l’accès à la santé pour toutes et tous et sans aucune exclusive, s’associera à tous les partenaires et celles et ceux qui veulent défendre un droit d’accès à la santé et aux services publics en général équitable et de proximité sur tout le territoire.

Draguignan : victoire ! Les urgences sont ré ouvertes la nuit

Le Collectif Urgence-hôpital-Dracénie créé le 29 octobre 2021 au premier soir de fermeture se félicite de la réouverture des urgences toutes les nuits à l’hôpital de Draguignan. C’est le résultat d’une lutte de longue haleine pour un service public essentiel à la santé des habitants de toute la Dracénie et du Haut-Var. Lutte menée
tant par nos rencontres hebdomadaires le vendredi devant les Urgences, que par de multiples manifestations, et par des rendez-vous avec la Direction de l’hôpital et avec les représentants de l’État à la sous-préfecture à qui plus de 10 000 pétitions recueillies sur les marchés de la Dracénie ont été remises.
Le Collectif salue les efforts des personnels soignants et administratifs pour y parvenir malgré le désengagement de l’état et les conditions de travail dégradées. Nous restons vigilants jusqu’à une réouverture totale et pérenne car nous savons que la situation est fragile, et que les fermetures perdurent ou menacent dans tous les hôpitaux varois, notamment à Gassin et Frejus . Plus que jamais, nous sommes solidaires des soignants et des usagers de ces hôpitaux voisins.
Mais réjouissons nous aujourd’hui !
Merci à toutes celles et ceux qui ont participé ou soutenu l’action du Collectif.
Merci aux députés Manon Aubry, Manuel Bompard, Alain Bruneel, Marina Mesure et Léo Walter pour leur soutien actif !
Merci au docteur Christophe Prudhomme pour la justesse de ses analyses, au chanteur HK et à tous les groupes musiciens, ainsi qu’à la chorale de la Redonne d’avoir enchanté les rassemblements du vendredi. Merci à toutes celles et ceux que nous n’avons pu citer dans ce communiqué !
Les urgences c’est vital, la lutte c’est capital!
Retrouvons nous une nouvelle fois devant les urgences, vendredi 7 juin à 19h,
cette fois ci afin de fêter cette victoire … et de dire que nous resterons vigilants

Santé Pays Haut : Assurer l’accès aux soins pour tous dans la région frontalière!

À la veille des élections des députés européens, Santé Pays-Haut lance un appel urgent pour assurer l’accès équitable aux soins de santé dans la région frontalière. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la parution récente de la carte sanitaire luxembourgeoise, offrant un aperçu des défis rencontrés par les travailleurs frontaliers et les résidents en matière d’accès aux soins.
🔍 Analyse et Constat : Suite à la parution des documents de la carte sanitaire 2023 au Luxembourg, nous avons constaté que 64,2% de la population protégée est résidente contre 35,8% des assurés sociaux qui sont des travailleurs frontaliers (données 2021). Près d’un tiers des recettes des cotisations du régime de la sécurité sociale proviennent des non-résidents, dont 7% profitent des soins hospitaliers dans le pays. Cette situation est due à plusieurs facteurs :
1. Structure d’âge plus jeune : Les travailleurs frontaliers sont souvent plus jeunes et en meilleure santé que la moyenne, ce qui réduit leur besoin de soins hospitaliers.
2. Préférence pour les soins dans leur pays de résidence : De nombreux frontaliers préfèrent se faire soigner dans leur pays de résidence pour des raisons de commodité, de langue et de proximité avec leur famille.
🚨 Désert médico-soignant : Les cotisations sociales, qu’elles proviennent des résidents ou des non-résidents, soutiennent le système de santé luxembourgeois. Cependant, les salaires attractifs au Luxembourg qui découlent de la solidité du système ont entraîné un déséquilibre, contribuant à un désert médico-soignant dans les régions frontalières, aggravant ainsi les difficultés d’accès aux soins.
📈 L’augmentation des accouchements de non-résidentes au Luxembourg est un phénomène inquiétant, représentant 17,3 % des naissances en 2022. Cette tendance est motivée par plusieurs facteurs : ressources médicales, qualité des soins (suivi gynécologique, fécondation in vitro, service de pédiatrie…), équipements médicaux et imagerie. Cette attractivité médicale met en péril la survie de la maternité de Mont-Saint-Martin ; une situation qui peut affecter particulièrement les femmes non travailleuses frontalières en recherche d’alternatives pour leur suivi gynécologique et obstétrical.
❗ Situation paradoxale des retraités du Luxembourg : Pour continuer à bénéficier des soins au Luxembourg au moment où ils en ont le plus besoin car les maladies deviennent plus courantes et les besoins en soins de santé augmentent avec l’âge, certains travailleurs frontaliers choisissent de retarder ou de ne pas prendre leur retraite en France (ce qui leur ferait perdre leurs droits d’accès à la caisse luxembourgeoise). Cependant, la réticence croissante de la Caisse Nationale de Santé à cet égard met en lumière les disparités entre les systèmes de santé et souligne la nécessité d’une action politique.
💡 Propositions pour l’action : Pour garantir un accès équitable aux soins et atténuer les défis actuels, SPH propose une série de mesures :
1. Carte Européenne Transfrontalière : Permettre à tous les résidents frontaliers, travailleurs frontaliers ou pas, de bénéficier d’une carte européenne transfrontalière, afin d’accéder à des soins d’un côté ou l’autre des frontières de la région avec un remboursement basé sur les tarifs du pays où les soins sont dispensés.
2. Renforcement des infrastructures de santé dans les régions frontalières en rétrocédant une partie des cotisations sociales vers les pays fournisseurs de professionnels de santé.
3. Renforcement des accords bilatéraux pour assurer aux retraités frontaliers un accès aux soins dans tous les pays où ils ont cotisé.
4. Coordination des systèmes de santé pour améliorer la continuité des soins entre le Luxembourg et les pays frontaliers.
5. Offrir des services de conseil pour aider les futurs retraités frontaliers à comprendre leurs droits et options en matière de soins de santé.
🏥 Centre Universitaire Médical Transfrontalier Européen :
6. En tant que vision pour l’avenir, la création d’un Centre Universitaire Médical Transfrontalier Européen offrirait des soins de qualité, une formation, médicale et des professions de santé, avancée et un accès facilité aux traitements spécialisés pour tous les résidents de la Grande Région.
📣 Appel à l’Action :
Nous appelons les décideurs politiques à agir maintenant pour garantir l’accès aux soins pour tous les travailleurs frontaliers et résidents de la région frontalière.
🙏 Votre soutien est crucial ! Partagez ce message et interpellez nos élus pour des actions concrètes en faveur de l’accès aux soins.
🤝 Ensemble, nous pouvons faire la différence.

Communiqué : Les médicaments : pas une marchandise comme les autres !

Le communiqué en pdf

Les médicaments : pas une marchandise comme les autres !

Les officines pharmaceutiques sont en grève ce jeudi. L’accès aux médicaments devient une préoccupation importante de la population.

Le maintien du maillage territorial des pharmacies d’officine est une nécessité et la permanence pourrait être améliorée : en cas d’urgence, la nuit ou le week-end, trop de populations rurales sont condamnées à de longs déplacements.

Encore faut il y trouver les médicaments ! Or les pénuries sont de plus en plus nombreuses, angoissant les malades, obligeant les pharmaciens à des recherches pénibles, coûteuses en temps. Les signalements augmentent : 3 761 signalements en 2022, 4 925 en 2023 alors même que seules les pénuries durables doivent être déclarées par les industriels et les sanctions restent rarissimes. La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité s’étonne de la persistance d’aides publiques aux entreprises du médicaments sans plus de contraintes ; l’avenir est à un pôle public du médicament !

La population est aussi pénalisée par le récent doublement des franchises sur le médicament : encore une augmentation des restes à charges pour les malades qui s’accumulent alors qu’il faudrait aller vers la prise en charge des soins à 100% par la Sécu. La Coordination appelle à signer et à faire signer la pétition initiée par Convergence des services publics : En finir avec les restes à charge pour les malades.