Actualités
Communiqué de la Coordination
Grève des praticiens hospitaliers les 3 et 4 juillet
Les usagers solidaires
La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité apporte son soutien aux médecins hospitaliers en grève les 3 et 4 juillet. L’arrêt unilatéral par le ministère des négociations en cours montre que les praticiens hospitaliers sont logés à la même enseigne que les usagers : absence d’écoute et absence de réponses aux problèmes soulevés, quels que soient leur acuité ou leurs effets délétères sur les conditions de travail des uns ou la prise en charge des autres.
Les revendications de ces médecins sont pourtant plus que légitimes :
– revalorisation immédiate des gardes et astreintes, reconnaissance de la pénibilité
– correction des injustices de la grille salariale statutaire suite aux négociations bâclées du Ségur.
C’est pour ne pas avoir eu de réponses à leurs demandes que les praticiens hospitaliers quittent l’hôpital ou, pour les jeunes professionnels, refusent d’y travailler.
Les médecins hospitaliers, comme tous les autres professionnels, faute d’une vraie politique de santé, sans recrutement massif et sans réelle valorisation, sont de moins en moins nombreux à assumer des tâches qui pourtant s’accroissent du fait du vieillissement de nos sociétés et de l’absence de plus en plus généralisée de médecine de ville.
Pour les usagers, les conséquences de l’obstination gouvernementale à ne pas leur répondre sont catastrophiques :
– fermetures de services d’urgences, de maternités
– délais de plus en plus longs pour des consultations ou des examens
– recours au privé avec un surcoût pour celles et ceux qui en ont les moyens, renoncement aux soins pour les autres.
En n’écoutant pas les médecins hospitaliers, le gouvernement met en danger la population.
Il est urgent de répondre aux revendications légitimes des médecins et de tous les autres personnels hospitaliers.
Feurs : récapitulatif des actions
Nouveau rassemblement ce vendredi 30 juin
Récapitulatif des actions depuis la Fermeture des Urgences au 1er avril 2023
Créteil : entrevue avec le cabinet du ministre
Une délégation de la Coordination de vigilance du GHU Henri Mondor a été reçue par deux membres du cabinet du ministre de la Santé et de la Prévention, jeudi 22 juin dernier.
Communique suite au rendez-vous au Ministère de la santé de la Coordination
La Coordination propose maintenant, comme décidé et annoncé au ministère, de préparer les rencontres citoyennes de la santé du 19 octobre prochain à la Maison des Syndicats, à Créteil.
Elles seront précédées de 4 groupes de travail (GT) sur les thèmes de la psychiatrie, de la filière gériatrique, des questions de la médecine de ville, l’Hôpital et les urgences, et un dernier sur la situation étudiante. Pour ce dernier GT, nous proposerons aux doyens de l’Université et de la Faculté de médecine de les rencontrer avec l’organisation étudiante.
Par ailleurs, au regard de la situation faite aux collectivités d’impossibilité de réagir au PRS de l’ARS, nous demanderons un rendez-vous au Président du Conseil départemental.
L’objectif de ces groupes de travail est de définir au regard de notre projet, dix propositions pour qu’elles soient mises en débat le 19 octobre, et puissent être nos références pour ces cinq prochaines années. Nous aurons aussi l’occasion de comparer celles-ci avec le PRS IDF quand il sera connu.
Enfin, nous espérons vivement que le Ministre saura obtenir de la DG de l’ARS IDF qu’elle nous reçoive, comme le ministre lui-même l’a fait.
Les documents remis
Communiqué de la Coordination : les usagers pénalisés
Les usagers pénalisés
La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité est indignée par l’annonce de la diminution du remboursement des soins dentaires par la Sécurité Sociale, celui-ci passant au premier octobre de 70 à 60 %. Pour un ministre de la santé et de la PRÉVENTION, c’est un comble : freiner le traitement des caries !
C’est pénaliser ceux qui n’ont pas de mutuelle ou autre complémentaire santé, souvent les plus précaires, c’est pénaliser ceux qui en ont une, car par la force des choses, les cotisations vont augmenter ! Bref, c’est pénaliser tout le monde.
C’est remplacer une Sécurité Sociale égalitaire par des complémentaires inégalitaires. C’est un pas de plus dans la casse de notre Sécurité Sociale solidaire ! C’est un cadeau pour les assurances privées, qui prennent une place de plus en plus importante faisant rentrer les intérêts financiers dans la protection sociale.
D’autres annonces, ces derniers jours, pour réduire les dépenses de santé menacent l’accès aux soins pour toutes et tous. La Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité appelle ses comités et la population à se mobiliser pour exiger que le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2024 réponde aux besoins de soins et de prévention de la population.




