Manosque :

Le périmètre de la « Convergence Urgence Santé Sud 04″ est en train de s’élargir de façon considérable. Nombreux sont les Citoyens et Citoyennes, les Élu(e)s et Collectivités Territoriales (Conseils Municipaux, Communautés de Communes & d’Agglomérations, Conseil Départemental, ….), Parlementaires, Partis, Syndicats, Associations Collectifs, …. qui d’une façon ou d’une autre se sont sentis concernés par la démarche et ont décidé d’oeuvrer à la construction d’un mouvement d’ampleur visant à imposer les propositions suivantes (baties collectiveùment):
 
* au niveau national avec le courage politique nécessaire dicté par des décisions législatives (parlement) visant:
– le retour à une politique de Santé Publique Nationale de haut niveau dotée des moyens (financiers, humains et matériel) nécessaires à l’accomplissement de sa mission républicaine,
– l’augmentation de 30% du recrutement de jeunes dans la filière médecine, avec l’attribution des moyens (financiers, humains, matériels) aux facultés, si l’on ne veut pas que la suppression du « numérus-clausus » ne soit qu’un vaste « enfumage » de la macronie,
affectation des médecins généralistes & spécialistes (5 ans maximum) au sortir de leur cursus universitaire sur les Territoires et Hôpitaux en tension sanitaire,
– le rétablissement d’un Accès Égalitaire à une Santé et des Soins de Qualité et de Proximité,
– la continuité de la permanence des soins,
 
* au niveau local:
– un audit externe du CH Manosque (gestion & management, conditions de travail, organisation, structures, effectifs-recrutements, services, spécialités, ….) visant à rendre notre Hôpital attractif tant vis à vis du Personnel Soignant (médecins, chirurgiens, spécialistes, infirmier-e-s, aides-soignant-e-s) que des Populations en réduisant son « taux de fuite » (près de 70% à ce jour) vers les structures (surtout privées lucratives) d’Aix (et son scandaleux Hôpital PRIVÉ, certainement une, si ce n’est la, plus grosse usine de santé privée lucrative) et de Marseille,
– la réouverture des Urgences 24h/24 – 365 jours par an, l’ouverture d’un service de Réanimation de 8 lits, la réouverture du Service d’Endocrinologie – Diabétologie, …..
– la mise en place d’un Service de Garde (nuits, WE, fériés) tenue pas les médecins généralistes libéraux & publics,
l’arrêt du « trimbalage » des victimes de problèmes de Santé grave d’un SAMU à un véhicule de pompiers, d’une ambulance à un VSL, d’un service d’urgences à un autre, …. qui ne font qu’accroître les temps de prises en charge des patients et les pertes de chance avec l’aggravation de leur état de santé, voire leur décès,
La construction de cette démarche Citoyenne visant à faire converger les actions, interventions, initiatives des Citoyennes et Citoyens avec celles des Élu(e)s de la République EST LA SEULE QUI PUISSE NOUS PERMETTANT D’ENVISAGER UNE AMÉLIORATION DE LA PRISE EN CHARGE DE NOS PROBLEMES DE SANTE.
Pour ces raisons nous vous invitons et proposons de PRENDRE TOUTE VOTRE PLACE DANS CE COMBAT SOCIÉTAL MAJEUR et SEREZ PRESENTS MASSIVEMENT (voir tract en pièce jointe)

Feurs : AG du Comité de Défense et de Soutien du CHF le 3 avril

Le Comité de Défense et de Soutien du CHF  

vous rappelle et vous invite à venir participer à son 

Assemblée Générale  le Mercredi 3 Avril 2024, 19h30

 Maison de la Commune, Feurs. 

Les adhésions se feront à partir de 19h

Point sur l’actualité du CHF et plus particulièrement de l’avancement du Dossier de demande de dérogation pour une antenne du SMUR de Montbrison à Feurs, suite à la CME (Commission Médicale d’Établissement) du 12/12/2023 et du CS (Conseil de Surveillance) du 21/12/2023 dont nous vous avons informés dans notre communication de Janvier 2024.
Lors de l’AG, les points suivants seront abordés 

 Rapport moral

    Rapport d’activité

    Rapport Financier

Renouvellement des membres du Conseil d’Administration

Pour cette Assemblée Générale, le Comité innove et vous invite à suivre la présentation de 

la Conférence Gesticulée :

  » Bonne nouvelle, vous allez être hospitalisé », écrite par Eric Daverat. 

Cet ancien professionnel de santé, infirmier a exercé au service des urgences de Limoges, il présente la situation de l’Hôpital Public aujourd’hui, situation grave, comment on en est arrivé à cette situation. A travers un texte écrit et traité parfois sur le ton de l’humour, il aborde un sujet de société, qui nous concerne tous, l’accès à la Santé. Quel avenir? Quelles propositions?
La conférence sera suivie d’une discussion. 
Nous vous attendons nombreux à venir participer à ce moment important de l’association, nous vous rappelons notre détermination et notre engagement à défendre l’Hôpital Public et l’accès égalitaire aux soins pour tous.

Si vous ne pouvez être présent, vous trouverez un pourvoir en PJ, pour vous faire représenter.

Le pot de l’amitié clôturera cette réunion.

 

Une commission d’enquête parlementaire sur les services d’urgences ?

Une commission d’enquête parlementaire sur la situation des services d’urgences est demandé par Arthur Delaporte, (PS), Pierre Dharréville (PCF), Yannick Favennec (LIOT) Damien Maudet (LFI), Sabrina Sebaihi (EELV), Sébastien Peytavie (Génération’s) avec le soutien de nombreuses organisations. Les parlementaires se sont vus opposer un refus à l’automne.

Le courrier de demande d’enquête

La Coordination a confié aux députés impliqués une lettre de soutien à destination de la présidente de l’Assemblée Nationale

Madame la Présidente,

à nouveau, des députés vous sollicitent pour une commission d’enquête sur les services d’urgences. Pour la Coordination Nationale des Comités de défense des Hôpitaux et maternités de proximité, cela s’impose.

Il ne se passe plus une semaine sans que la presse ne relaie des histoires de patients décédés aux urgences, parfois sur un brancard, dans le couloir, faute de capacité de prise en charge adéquate.

De partout sur le territoire, en Dordogne, dans le Lot et Garonne, en Bretagne, dans les Vosges … mais aussi en Île de France, comme à Juvisy, nos comités nous remontent l’inquiétude, la colère de la population, avec des mobilisations fréquentes, encore récemment plus de 2000 personnes ont manifesté à Lannion. La fermeture de nombreux services d’urgence, l’admission dans d’autres soumise à une régulation par le 15, une régulation présentée comme temporaire, mais qui dure et s’étend, ne permettent pas une réponse adéquate aux besoins de la population. Attente au téléphone, incompréhension, renvoi vers le médecin traitant introuvable… tout cela contribue à l’insécurité, alors même que la difficulté majeure des services d’urgence est leur incapacité à trouver un lit disponible pour celles et ceux qui, régulation ou pas, ont besoin d’être hospitalisés. La désintégration des hôpitaux de proximité contribue d’ailleurs à la réduction des possibilités d’hospitalisation, à la surcharge des services d’urgence ailleurs qui voient affluer de plus en plus de patients éloignés.

Avant même la crise COVID, les soignants avaient alerté sur la dégradation des conditions de travail dans les services d’urgence et sur les risques pour les patients. Leur conscience professionnelle, leur dévouement évite de nombreux drames, mais ils ne peuvent faire l’impossible.

Cette commission d’enquête devra faire des propositions : notre coordination en porte ! Répondre aux revendications des soignants pour faire cesser leur fuite, en former en nombre, faire participer l’ensemble des médecins à la permanence des soins, pas seulement dans les territoires en grande difficulté, sauf à compliquer encore la lutte contre les déserts médicaux, rouvrir des lits dans les hôpitaux … Il faudrait redéfinir, territoire par territoire, les offres de soins nécessaires à la couverture des besoins des patients actuels et futurs, dans une démarche associant les représentants des élus, des usagers et des professionnels de santé concernés et dans l’arbitrage des moyens, aujourd’hui dans les seules mains des Agences Régionales de Santé.

La crise des urgences n’est pas inéluctable. Elle est la conséquence de choix politiques. C’est ce qui a amené notre Coordination, avec d’autres associations, à engager un recours au Tribunal Administratif en 2023 pour carence fautive de l’État en matière de service public hospitalier devant le Tribunal Administratif.

Cette commission d’enquête sur les services d’urgence est une exigence populaire à laquelle la représentation nationale ne peut se soustraire. Merci de l’autoriser.

La lettre en pdf