Valréas : mobilisation pour un scanner à l’hôpital

Le comité de Valréas se réveille à la suite d’une demande de scanner effectuée par la direction de l’Hôpital et qui vient d’être refusée par l’ARS.

Nous sommes dans une situation où :

* Les scanners sont faits par l’hôpital d’Orange ou la clinique Kennedy à Montélimar avec des heures d’attente pour les patients même en urgence.
* Nous n’avons pas accès à la téléradiologie donc pas d’interprétation des images radio dans des délais acceptables.
* Comble du tableau, le cabinet libéral de radiologie ferme tous les mercredis et tous le mois d’août, renvoyant les patients à Montélimar (70km AR).

Aussi nous soutenons la demande faite par l’hôpital, soutenue par la municipalité, par les médecins hospitaliers, par les médecins libéraux.

Ce refus renvoie la population du bassin de Valréas soit 65000 habitants à des sous-citoyens.

Les arguments de l’ARS de ne pas avoir de radiologue sur place et de ne pas avoir d’autorisation en cancérologie digestive sont fallacieux. On n’a pas de service d’urgences digne de ce nom sans accès à l’imagerie scanner.

Grèves et manifestations dans les hôpitaux s’amplifient

Pays de Loire : manifestation devant l’ARS le 20 juin

Vierzon : Grève illimitée au centre hospitalier – l’article du Berry Républicain du 17 juin et celui de France bleu du 19

Le Plessis Robinson : grève des soins à la maison de retraite – l’article du Parisien du 16 juin

Le Puy en Velay : les urgences rejoignent le mouvement national – l’article de France 3 du 17 juin

Guéret : grève illimitée à l’hôpital – l’article de L’Echo du 19 juin

Articles généraux

Tribune dans Libération du 13 juin

131 services d’urgences en grève : l’article de BFM TV du 20 juin

Inventaire des luttes par la CGT

Communiqués de presse

Le communiqué commun du collectif interurgences et de l’intersyndicale CGT FO Sud d’appel à une journée nationale le 2 juillet

Le communiqué de la LDH

Communiqué de la Coordination Nationale : Merci aux personnels des urgences ! Soutenons leur lutte !

Merci aux personnels des urgences ! Soutenons leur lutte !

La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité appelle ses comités, leurs militant.e.s et tous les citoyen.ne.s à soutenir le mouvement de protestation des personnels des services d’urgences.

En allouant 70 millions aux services d’urgences, la ministre de la santé montre à quel point elle n’a pas compris ou pas voulu comprendre la gravité de la situation de ces services  : les personnels n’en peuvent plus des attentes interminables, des malades sur des brancards, faute de lits, bref de la mauvaise qualité de la prise en charge des personnes qu’ils accueillent, avec à chaque instant la crainte que le retard aux soins n’ait des conséquences graves. Comme l’ensemble des personnels des hôpitaux, des EHPAD, qui sont aussi en train d’engager des mouvements de grève, ils ne supportent plus les politiques d’austérité budgétaire qui mettent la rentabilité avant la santé et restreignent les dépenses publiques, mettant en cause tous les services publics.

Certes tous les patients se rendant aux urgences n’y vont pas pour des pathologies graves, mais c’est souvent leur seul recours du fait de la désertification médicale et ce n’est pas à eux de juger de la gravité éventuelle. C’est au service public de répondre à toutes les demandes, dans de bonnes conditions, partout sur le territoire national. La ministre de la santé prétend améliorer la situation des urgences en agissant sur les prises en charge en ville, mais les urgences n’attendent pas les hypothétiques effets  de la loi en cours de débat au parlement, effets d’autant plus hypothétiques que sans régulation de l’installation des médecins généralistes, sans développement d’un service public de soins primaires, sans envisager un devoir à servir des jeunes médecins en zones déficitaires, ce projet de loi n’améliorera pas grand chose !

C’est tout de suite qu’il faut répondre aux besoins des services d’urgences : le collectif interurgences, les organisations syndicales ont fait connaître leurs revendications. Elles sont légitimes pour que la spirale de la désorganisation des services d’urgences ne tourne pas à la catastrophe sanitaire pendant l’été. Les personnels des urgences doivent être écoutés, respectés, mieux payés et plus nombreux. Il faut un moratoire sur toutes les fermetures de services, suppression de lits, restructurations. Il faut ré-ouvrir des lits et des services d’aval.

Le Coordination Nationale appelle à signer et à faire signer massivement la pétition initiée par le collectif interurgences : https://www.change.org/p/soutien-aux-services-d-accueil-des-urgences et à participer aux différentes actions.

Ce sont des centaines de milliers de voix qui doivent dire : Madame Buzyn, écoutez les revendications des personnels des urgences.

Le Communiqué