Saint-Affrique en action pour la réouverture complète des urgences

6 novembre

Le 6 novembre une cinquantaine d’habitants du secteur de soins ont envahi les bureaux de la Direction et symboliquement fermés les bureaux des Directeurs dont le travail n’est que d’organiser la fermeture des urgences.

Le reportage de Radio-St Affrique

Le reportage de France 3

12 novembre

Le 12 novembre une délégation du Manifeste a été interpeler les (quelques) participants à la dite Assemblée Générale du Groupement de Coopération Sanitaire (le GCS-fusion) des hôpitaux de Millau et St Affrique.

La caricature anti-démocratique de cette instance s’est manifestée clairement puisque la douzaine de participant.e.s sur 23 n’aura même pas fait semblant de voter les décisions du seul Directeur.

Il est confirmé que les hôpitaux de Millau et St Affrique paient pour les promesses du ministère, de la Région ou du Département au détriment des soins.

Quand le GCS-fusion dit qu’il paie, les hôpitaux de Millau et St Affrique paient. Quand le GCS-fusion dit qu’il rembourse les hôpitaux de St Affrique et Millau ce ceux eux qui paient…

GCS AG 121124

Bagnères de Bigorre : des urgences ouvertes aléatoirement et un projet d’imagerie privé très contestable

Communiqué de l’association « SAUVONS L’HÔPITAL B2B »

Depuis plus de deux ans, notre association « SAUVONS l’HÔPITAL B2B » s’est mobilisée pour défendre et consolider les services de l’hôpital de Bagnères de Bigorre.
Après de multiples mobilisations de la population, l’ARS et le préfet des Hautes Pyrénées ont dû admettre le bien fondé des besoins hospitaliers de la vallée de Haute Bigorre.
En effet, à l’issue de la grande manifestation et opération ville morte du 04 octobre 2023 , ces mêmes dirigeants se sont engagés pour la nomination d’un directeur dédié à l’hôpital de Bagnères, la mise en place d’un scanner, à plus long terme celle de l’IRM et le maintien du service des urgences.
A ce jour, le nouveau directeur est arrivé depuis le 1er juillet et nous l’avons rencontré deux fois.

Bilan de l’été aux Urgences contestable

La direction de l’hôpital de Bagnères de Bigorre avec l’ARS a mis en place un fonctionnement aux urgences très insatisfaisant. Le service des urgences de Bagnères s ‘est soldé cet été par près de 90 % environ de fonctionnement sans présence de Médecins Urgentistes laissant le service qu’avec des infirmières ne pouvant réaliser que des prises en charge très limitées. Cet été, les médecins urgentistes ont été présents 6 journées au mois de juin, 5 journées au mois de juillet et 2 journées au mois d’août.
De plus il est bon de rappeler que le SMUR de Bagnéres ne fonctionne qu’en présence d’un médecin urgentiste. Le véhicule est la propriété de l’hôpital de Bagnéres qui l’entretient. iI reste garé à la caserne des Pompiers de Bagnéres. Sans SMUR et sans médecin Urgentiste le pronostic vital d’une personne faisant un infarctus, un AVC, une hémorragie est engagé et nettement aggravé par la distance à un centre de soin.
Il s’agit bien d’une fermeture déguisée des urgences de Bagnères.
La régulation par l’appel téléphonique du 15 s’est concrétisée par un transfert quasi systématique vers l’hôpital de Tarbes alors que des prises en charge sur l’hôpital de Bagnères aurait pu désengorger les urgences de Tarbes et les délais de prise en charge auraient été plus courts.
Ce fonctionnement va conduire à une baisse très importante de la fréquentation de patients sur Bagnères qui peut donner un justificatif de fermeture définitive du service des
urgences de Bagnères. La tarification des actes réalisés par les infirmières ne peut se faire que si le médecin urgentiste est présent.
N’est ce pas le calcul de l’ARS ?

Nous savons de source sûre que 4 médecins urgentistes volontaires voudraient venir travailler à Bagnères mais nous constatons aucun empressement ni volonté de l’ARS et de la direction de l’hôpital pour les recruter in situ.
Pourquoi ? La question se pose.
Que ce soit le scanner avec à plus long terme l’IRM, ou les urgences de Bagnères, nous considérons que l’ARS et le préfet doivent respecter leurs engagements qu’ils ont publié le 04 octobre 2023 pour l’hôpital public.

Un projet de centre d’imagerie médicale privé à Pouzac très contestable

Nous avons appris par la presse sans aucune transparence la mise en place d’un centre d’imagerie médicale privé à but lucratif sur la commune de Pouzac qui met en grand danger le service radio de l’hôpital.
Il s’agit d’un groupe financier : le cabinet « Christophe Nomblot dépendant de la société « Dole Investissement » qui s’installe dans beaucoup de territoires.
Ce centre aura comme activité la radio, l’échographie et la mamographie. D’après nos informations, la promesse de l’ARS de mettre en place un scanner public à l’hôpital est partiellement remise en cause .
En effet, le scanner de l’hôpital serait un outil mobile provisoire en location,qui ne pourra se maintenir s’il n’est pas rentable selon le directeur. Sauf que la notion de rentabilité n’a pas de place à l’hôpital public, celui ci ne devant pas demeurer un outil commercial.
De plus le financement du scanner, son entretien et le personnel dédié serait entièrement à la charge de l’hôpital de Bagnéres qui ne pourra faire face seul à ces dépenses.
Sur le fond, alors que l’ARS et le préfet se sont engagés sur la mise en place d’un scanner à l’hôpital, il revient à l’ARS de le financer !
Le centre d ‘imagerie privé de Pouzac aurait probablement une convention d’utilisation du scanner à l’hôpital à raison de deux jours par semaine .
Il nous semble inconcevable que ce dernier laisse un groupe financier utiliser un matériel public et la santé des populations dans un but marchand car au final les patients devront mettre la main à la poche.
De plus, si ce centre d’imagerie privé se développe, que deviendra le service radio public de l’hôpital de Bagnères.
Enfin, que deviendra le scanner public si la fréquentation des urgences baisse en raison d’un fonctionnement sans médecins. Nous savons tous qu’un scanner performant est très utile pour les patients pris en charge aux urgences. Il est donc impératif de rouvrir les urgences comme par le passé pour que le scanner demeure pérenne lorsqu’il verra le jour.
De plus le bon fonctionnement du Service de rééducation est intimement lié à la possibilité de réaliser des radios ,échographies et des examens spécifiques de type Scanner.
Sans service de radiologie et avec les restrictions drastiques sur les transports de patients, les médecins de l’hôpital de Bagnéres ne seront plus en mesure de soigner correctemnent.
Pour conclure, nous ne pouvons accepter que l’ARS privilégie la santé privée à but lucratif à la place de l’hospitalisation publique.
Bagnères de Bigorre le 17/10/202

Bagnères de Bigorre : le comité a rencontré le nouveau directeur.

Un directeur a enfin été nommé à l’hôpital de Bagnères de Bigorre : cela faisait des années qu’il n’y en avait plus et c’est un succès de la mobilisation.

C’est d’ailleurs lui qui a demandé à rencontrer le comité !

Le compte-rendu de l’entrevue

De nouvelles inquiétudes se font jour : Un centre d’imagerie médicale ( radio, échographie, mamographie ) privé à but lucratif ( cabinet Christophe Nomblot ) va être installé à Pouzac, commune qui touche Bagnères. Ce projet a été bâti dans le plus grand secret, et lorsqu’il était très avancé, le comité l’a appris par la presse. Il est évident que l’ARS a dû donner son accord sans communiquer. Le comité est donc très inquiets de l’avenir du service radio de l’hôpital public de Bagnères.

Manosque : réunion le vendredi 13 septembre

C’est la rentrée pour le Collectif « Santé Haute Provence » et la Convergence « Urgence Santé Sud 04 » avec une réunion

Vendredi 13
septembre 2024 à 17h30

Salle CGT « Christian
Bonnecaze »

Centre Regain – Campus
Enédis (ancienne Ecole des Métiers
EDF)

04220 Sainte Tulle

En effet, non seulement la période estivale qui vient de s’écouler est la plus catastrophique que les Femmes, les Hommes et les Enfants du Bassin de Santé du CH Manosque aient eu à subir, mais ce dysfonctionnement total de notre Service Public de Santé est en train de s’étendre dangereusement à tout le département des Alpes de Haute Provence 04  avec:
– aux Urgences du CH Manosque UN RECORD ABSOLU DE FERMETURES (toutes les nuits depuis début juin et de nombreuses journées),
– aux Urgences de Sisteron la reprise des fermetures,
– aux Urgences de Pertuis là aussi l’accélération des fermetures,
– aux Urgences de Digne quelques fermetures en août qui devraient s’accélérer avec l’installation d’un « tri des Patients » (rebaptisé pudiquement par la technostructure du GHT 04 et son directeur Pouilly de « régulation ») et le classement de ce service en « fonctionnement dégradé ».
Ceci ayant de très graves répercussions sur le fonctionnement des seuls Services d’Urgences encore en capacité de répondre aux besoins de prise en charge de nos Populations (mais plus pour très longtemps) à
savoir ceux des HôpitauxPublics d’Aix et de Marseille (voir article en pièces jointes).
Et il faut donc très
rapidement:
* en finir avec:
  – les jérémiades et les « silences coupables » des Institutions et soi-disant autorités (Préfecture,
ARS, de certains Élus, Collectivités, Commissions et Comités Départementaux et Régionaux, ….),
  – le temps des gesticulations politicardes, des déclarations incantatoires et tonitruantes de certains (si tant est qu’il y ait eu un temps nécessaire pour cela !!!!!),
  – les décisions individuelles,unilatérales, et anti-démocratiques de certains élus visant à tenter de faire supporter à l’argent public des Collectivités Territoriales (Municipalités, Comm-Comm, Com d’Agglo, Conseil Départemental & Régional) les désengagements de l’Etat destructeurs de notre Système de Santé Public Républicain en leur imposant de financer des Maisons de Santé
Libérales, des Centres de Soins non-programmés libéraux, …. et même d’aller jusqu’à faire financer une extension du CH Manosque de 1700m²
pour la « bagatelle » de plus de 3 millions d’€ (DLVA et ses 26 communes, Conseil Départemental & Régional) pour ouvrir 4 lits de soins palliatifs supplémentaires et une soi-disant structure de formation du paramédical ????, alors qu’il existe sur le 04 un « Institut des Formations Paramédicales » à Digne (*). Projet totalement surréaliste qui NE METTRA PAS UN TERME À LA MISE EN DANGER DES POPULATIONS, pas plus qu’il n’apportera une AMÉLIORATION DANS L’ACCÈS ÉGALITAIRE & DE PROXIMITÉ A LA SANTE ET AUX SOINS DE CES DERNIÈRES.
et la « comédie de boulevard » que certain(e)s (pas besoin de délation,
elles/ils se reconnaitront)
jouent autour du « CERCUEIL
DE NOTRE SYSTEME DE SANTE PUBLIC & REPUBLICAIN ».

* continuer à agir/intervenir en direction des Élu(e)s et de leurs Collectivités, des Populations et de leurs Associations, Collectifs, Syndicats, Partis, pour qu’ils se mobilisent afin de:
  – ré-instituer une véritable Politique
de Santé Publique Nationale et locale,
  –
interdire aux mercenaires de l’ultralibéralisme débridé (et là aussi pas besoin de délation car …… ils se reconnaîtront) de « faire les poches » des Collectivités Territoriales (Municipalités, Comm-Comm et d’Agglos, Conseil Départemental & Régional), dans une stratégie de communication
(unilatérale, autoritaire et dangereuse) n’ayant pour seule et unique finalité que tenter de faire croire aux Peuples du 04 et du Haut-Var qu’ils se préoccupent de la dégradation catastrophique de leur accès à la santé et aux soins, alors qu’ils s’en foutent royalement,
  – obliger les autorités (gouvernement, ministère, Etat, préfet, ARS) à reconnaître leurs responsabilités dans la remise en cause du droit d’accès égalitaire à la Santé et à celui garantissant la sécurité des
Personnes constitutifs d’un non respect des textes et lois officiels
(Loi n°2022-117 du 21 février 2022 dite Loi « 3DS », « Code de la Santé Publique » Art L1110-1, Guide des Collectivités), tout en les contraignant à proposer
des solutions pertinentes
(dont celles que nous proposons avec tous les acteurs de la Convergence) y mettant un terme et en finir avec les « placébos » dont ils nous inondent depuis des années,
Pour cela et dans le prolongement de nos initiatives à destination des Populations, des Élu(e)s de TOUTES LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES (Mairies, Communautés de Communes et d’Agglomérations, Conseil Départemental & Régional), des Associations Maires & Maires Ruraux, des Associations Citoyennes, Collectifs, Syndicats, Partis, …. que nous avons lancées mi-2023 et qui ont eu un écho très favorable, il me semble URGENTISSIME que nous nous inspirions de ce qu’ont initié une cinquantaine de Communes des Côtes d’Armor (avec d’autres « trouvailles » à dénicher de notre part), qui ont mis en demeure l’Etat, via un arrêté communal commun,
de prendre toutes les mesures d’urgence visant à mettre un terme à ces dysfonctionnements de notre système de Santé et qui constituent de leur fait un « trouble manifeste de l’ordre public »

Donc, je pense qu’en priorité, lors de notre réunion de vendredi nous aborderons cela et déciderons de la suite que nous y donnerons sur le 04, avec en plus la relance de ce que nous avions acquis ce printemps à savoir:
– la table ronde à organiser par le préfet,
– les réunions de travail avec l’ARS 04
sur la dynamisation des Commissions et Comités départementaux en relation avec le Secteur Sanitaire et l’Accès à une Santé et des Soins Égalitaire, de Qualité et de Proximité,
Mais et malgré cette avalanche de « catastrophes » – Une bonne nouvelle ????:  dans cet été de tous les dangers pour notre Système de Santé Public sur le 04: l’ARS et le GHT 04 ont l’air d’avoir enfin capitulé dans leur projet de fermeture de l’EHPAD Public de Banon (définitif et non pas provisoire durant les travaux de réhabilitation comme ils tentaient de nous le « faire gober ») et le déménagement « manu-militari » de ses Résidents (voir article en pièce jointe). Il semblerait que le « Collectif Citoyen de Défense de l’EHPAD de Banon » et notre militante Michèle, les Résidents et leurs familles, notre Collectif
« Santé Haute Provence », les Élu(e)s de la Communauté de Commune « Haute Provence – Pays de Banon » (avec à leur tête nos 3 membres du Collectif Santé Haute-Provence – Claire & Muriel, Maire et Adjointe de Reillanne & Alain, Maire de Vachères) aient enfin été entendus et que l’ARS & le GHT 04 s’orienteraient vers la construction d’un bâtiment neuf. Décision à prendre avec des pincettes (car comme le dit un vieux dicton « les mensonges n’engagent que ceux qui y croient »), mais à mettre dans l’escarcelle de toutes celles et ceux qui se sont battus « becs et ongles » pour empêcher la fermeture de cet outil essentiel pour les Populations du Pays de Banon. Même si l’ARS et le GHT 04, contraints à ce recul, tentent de se « refaire une virginité » en invoquant un coût dispendieux (plus de 4 millions d’€) et des appels d’offres successifs improductifs!!!!
HOP-HOP-HOP
– Info de dernière minute:
Cette initiative (des Elus de Côte d’Armor) n’a pas l’air d’avoir laissé indifférents Patricia Granet (Médecin, Maire de Digne et Pte de la Communauté d’Agglomération « Provence – Alpes Agglomération »), l’AMUF-Association des Médecins Urgentistes de France du 04, Francis Kuhn-Pt du Conseil de Surveillance du CH Digne, puisqu’ils sont à l’origine d’une démarche sensiblement identique dénonçant « les vrais dangers concrets de la situation des Urgences Hospitalières » dans laquelle, à ce jour, une vingtaine de maires (????) ont décidé de se lancer à travers des arrêtés exigeant de l’Etat qu’il prenne « … ses responsabilités afin d’assurer la sécurité sanitaire de nos concitoyens. » . Et cela a une « autre gueule » et un tout autre impact que celle de Camille Galtier (Maire de Manosque, Pt de la DLVA & Pt du Conseil de Surveillance du CH Manosque), qui lui préfère……….. démissionner
du Conseil de Surveillance,
dans un battage médiatique indécent.