Bagnère de Bigorre : 2500 manifestants pour les urgences

Mercredi 04 octobre, nous venons d’organiser une manifestation et une opération ville morte d’une portée historique pour notre petite ville de 7000 habitants, Bagnères de Bigorre
En effet, depuis la fermeture des urgences de nuit depuis 2021 qui devait être provisoire et qui au final est définitive à ce jour, nous vivons des fermetures complètes par épisodes.
Après un gros travail de sensibilisation auprès de la population, nous avons pu faire ce jour une manifestation historique avec 2500 participants adossée à une opération ville morte également historique. La quasi totalité des commerces étaient fermés pendant l’horaire de la mobilisation. De mémoire de bagnérais, c’est une première sur son importance.
Depuis quelques semaines, la pression que nous mettons sur l’ARS et la direction de l’hôpital freine un peu les ambitions de destruction de notre service public dans le sens où les fermetures le jour diminuent même timidement.
Le combat continue et nous ne lâcherons rien.

L’ARS a du se fendre un communiqué (Le communiqué de l’ARS). La bonne nouvelle, si elle se confirme est la nomination d’un directeur pour le site.

Gien : un nouveau comité se crée

Un nouveau comité de défense se constitue sur le pays du Giennois : »  Résistance 45 Giennois et Avenir Citoyen « 
Depuis le 1er mars dernier, les Urgences de l’hôpital Pierre-Dezarnaulds de Gien sont fermés à partir de 19h. Seuls un médecin urgentiste et une infirmière sont encore présents la nuits. Les patient-es sont redirigés sur le 15  (SAMU) et doivent rejoindre en voiture l’hôpital d’Amilly (45 minutes) ou le Centre hospitalier régional d’Orléans (une heure 15), lui-même en très grande difficulté de fonctionnement.  A tel point que le CHRO propose désormais des permanences de téléconsultations aux patient-e-s refoulé-e-s des Urgences !
Le SMUR de Gien continue toutefois d’intervenir dans un bassin de vie évalué à 45 000 habitants, étendu au Cher Nord et au secteur d’Aubigny-sur-Nère.
Face à cette situation dramatique, un groupe de citoyennes et citoyens s’est mobilisé en organisant un rassemblement le 11 avril devant le parvis de l’hôpital.
Présent-e-s lors du ciné-débat organisé à Montargis autour du film  » Premières Urgences « , ils (elles) sont décidé-e-s à agir pour maintenir une prise en charge hospitalière de qualité et de proximité sur le Giennois, et lutter pour les  services publics.
Nous leur souhaitons pleine réussite, avec le soutien de la Coordination et des comités locaux   !!

Montargis : retour sur du ciné débat « Premières urgences »

Hier soir à l’Alticiné de Montargis, la salle a chaleureusement applaudi le réalisateur Eric Guéret, après la projection du film « Premières Urgences » .
Un documentaire coup de poing sur le quotidien des Urgences à l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis (93). Ce film relate au plus près, jusqu’à l’intime, la vie d’un service confronté à la pénurie de personnels, de lits, de matériels (jusqu’à devoir utiliser une photocopieuse défectueuse pour imprimer les documents médicaux !) .
Des soignants courant dans tous le sens pour assurer au mieux la prise en charge de patients, jeunes, âgés, abattus ou agressifs, cabossés de toutes les manières. Des femmes et des hommes dont les corps et les visages filmés traduisent la violence sociale qui leur est imposée, leurs souffrances, physiques et psychiques.
Ces médecins et infirmier-ères se disent abandonnés mais ils (elles) nous donnent à voir une grande leçon d’humanité.
Au premier plan, quatre jeunes internes dont le réalisateur suit le parcours d’intégration. Des jeunes qui expriment leurs espoirs et leurs doutes à s’engager dans l’hôpital public, en dépit leur vocation et d’une énergie incroyable.
Les 70 participants à cette soirée ont aussi échangé sur la situation préoccupante des hôpitaux du Loiret. En s’accordant sur le fait qu’une mobilisation devait grandir pour stopper la casse de l’hôpital public, notamment grâce à l’action syndicale et aux mouvements citoyens.
De nouvelles adhésions ont été enregistrées autour du pot convivial qui a suivi le débat, dans le hall du cinéma.
La lutte pour la sauvegarde de nos hôpitaux, pour un véritable accès équitable à des soins de qualité et de proximité se poursuit.
On ne lâche rien !!