Pour la levée des brevets sur les vaccins

LA VIE PLUTÔT QUE LES PROFITS !

Action en ligne #Lights4Lives – il s’agit d’un appel à partager des photos avec des bougies. Nous voulons récolter 10.000 photos pour dénoncer les 10.000 morts par jour à cause du Covid et du manque de volonté de partager les technologies.
Cette action est aussi une stratégie de redonner du visibilité à notre Initiative Citoyenne. Nous allons lancer un collage le 23 novembre, et parcourons les possibilités de projecteur les images sur un bâtiment à Bruxelles
Est-ce que vous pouvez soutenir et partager cette action?
Vous pouvez trouver des visuels ici: https://drive.google.com/drive/folders/113kI9yjjXC3I2WnfcdhcOSTm2v_9kmw2?usp=sharing
et des exemples des messages pour les réseaux sociaux et les mails ici: https://docs.google.com/document/d/1Ms2ysrrPq_rHkfv-eZN6LmVU8G0jzoBoBN26T1rN6RM/edit?usp=sharing

Action du 30 novembre

A l’appel du Collectif Brevets sur les vaccins stop. Réquisition, du Comité français Initiative citoyenne européenne, d’ATTAC, de la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, du Collectif Médicament bien commun, du Collectif Inter-Urgences, de People’s Health Movement, de l’Observatoire de la transparence des politiques du médicament, de Cerises, de Résistance sociale, de Sud Santé Sociaux, de Solidaires….

A Paris, RV à 18 h place de la bourse. Des initiatives sont également prévues en province

Les intervenants

En Dordogne, à Sarlat, rassemblement à 18 h avec bougies et flambeaux, place de la Petite Rigaudie et à Périgueux, rassemblement devant le tribunal
Plus de renseignements

Aveyron : 18H devant la sous-préfecture de Millau (co-voiturage de St Aff gymnase 12 Etoiles 17H15). Nous exigeons que la France et l’Union Européenne cesse de bloquer cette libération des brevets.

Tours : 18 h devant la mairie – plus de renseignements

Concarneau : 18h30 devant les halles – Plus de renseignements

 

 

 

 

 

 

Le flyer

 

Conférence Nationale de Santé : un avis du 17 mars sur la stratégie vaccinale

La Conférence Nationale de Santé a rendu un avis sur la stratégie vaccinale et les inégalités de santé qui mérite lecture. On notera en particulier

– les recommandations pour assurer la disponibilité des vaccins en quantité suffisante : (page 8)

Recommandations :
 Face au constat que les vaccins mis à la disposition des populations par les entreprises privées, sont en quantité insuffisante, les pouvoirs publics doivent pouvoir assurer leur fabrication sur des chaines de production industrielle relocalisées. Ceci peut impliquer qu’un recours au système des licences d’office soit mis en œuvre.
 La transparence sur les coûts de production et d’acquisition des différents vaccins doit être réalisée. Les informations sur ces coûts doivent être
communiquées et diffusées par les acteurs concernés.
 La collaboration pour un accès mondial et équitable aux vaccins contre la Covid-19 (COVAX) doit être activement soutenue par le gouvernement
français.
 Il s’agit pour notre gouvernement et plus largement pour la communauté internationale de faire clairement le choix de la santé publique

– la demande d’une réévaluation du mode de prise de rendez vous – page 16 (confié au secteur privé à travers Doctolib)

La fracture numérique doit être prise en compte dans la stratégie vaccinale afin de ne pas laisser de « coté » une part de nos concitoyens.
Pour ceux qui sont dotés d’un outil internet, l’appropriation de l’outil est faite par les plus agiles ou les mieux aidés par des proches ; les numéros d’appel téléphonique très rapidement saturés privent les moins dotés d’outils et d’aide de leur accès à la prise de rendez-vous.
La question de la prise de rendez-vous non sectorisée avec des lieux de vaccination multiples, peut empêcher certains candidats à la vaccination d’accéder à un lieu de vaccination de proximité.
Ce mode de fonctionnement doit être ré évalué.

L’avis de la Conférence Nationale de Santé

Pas de profit sur la pandémie : communiqué de presse du 27 janvier 2020

Pfizer/BioNTech révise unilatéralement le contrat avec la Commission européenne. 

Une coalition européenne Right2Cure demande à la Commission européenne de briser le monopole de Pfizer sur les vaccins. 

(Rappelons que la Coordination Nationale est partie prenante de cette initiative)

L‘initiative citoyenne européenne (ICE) « Right to Cure », une coalition de plus de 130 organisations européennes issues de la société civile, veut soumettre une proposition législative à la Commission européenne afin de suspendre les droits de brevet pour les vaccins contre le coronavirus. Cela résoudrait les problèmes actuels de retard de production et d’inégalité d’accès au vaccin dans le monde et rendrait les gouvernements moins dépendants du secteur pharmaceutique. Pour ce faire, l’ICE doit récolter un million de signatures.

Grâce aux licences obligatoires, les gouvernements peuvent limiter les droits de propriété intellectuelle de sorte que le vaccin puisse être produit par d’autres pays et entreprises à un prix inférieur. La Commission européenne peut également décider de ne pas breveter un vaccin. Compte tenu des sommes importantes investies par les pouvoirs publics, la Commission européenne peut exiger des entreprises pharmaceutiques qu’elles fassent preuve de transparence en ce qui concerne les résultats médicaux et les coûts de production.

La semaine dernière, l’entreprise pharmaceutique Pfizer/BioNTech a délibérément réduit ses livraisons de vaccins à l’UE quand il a été découvert qu’il n’y avait pas cinq mais six doses du vaccin anti-COVID-19 par flacon. Le géant pharmaceutique demande désormais un prix plus élevé aux États membres européens. En outre, les livraisons d’AstraZeneca ne seront pas conformes au calendrier de livraison convenu. Tout cela entraîne des retards dans la vaccination de la population dans divers pays européens.

Selon la coalition, ces exemples montrent comment le modèle de revenus actuel des entreprises pharmaceutiques, basé sur des droits de propriété exclusifs, empêche la distribution rapide et abordable des vaccins. Les données sur les coûts de production, les contributions gouvernementales, la qualité et la sécurité des vaccins et des médicaments restent dans l’ombre du secret commercial.

Dans le passé, les crises de santé ont été abordées en s’attaquant aux droits de la propriété intellectuelle. Johan Salk, l’inventeur du vaccin contre la polio, a mis son invention sur le marché sans brevet. La maladie est maintenant presque complètement éradiquée. Pendant plus de dix ans, les médicaments pour traiter le VIH étaient trop chers dans de nombreux pays africains, entraînant des millions de décès. Finalement, à l’issue d’un long processus, les sociétés pharmaceutiques ont été obligées d’abandonner leurs brevets.

La campagne soulève des questions éthiques sur l’état actuel des choses. Bien que la recherche et le développement de vaccins et de traitements soient largement financés par l’argent public, les entreprises peuvent encore déposer des brevets. Cela leur donne un monopole sur ces biens essentiels. Ainsi, en pleine pandémie, le secteur pharmaceutique réalise d’énormes profits et ce au détriment de vies humaines. De plus, la plupart des recettes de la vente de vaccins et de médicaments ne sont pas consacrées à la recherche mais à la publicité, aux primes et même au rachat d’actions. En outre, l’achat de vaccins par l’UE et d’autres pays occidentaux crée une situation très injuste : la People’s Vaccine Alliance a calculé qu’en raison des pénuries, 9 personnes sur 10 dans les pays à faible revenu ne pourront pas être vaccinées cette année. 

Tout comme le déclare Anne Delespaul, initiatrice belge de l’initiative citoyenne « Right to Cure » : « Nos responsables politiques ainsi que la Commission européenne demandent aux citoyens de lourds sacrifices financiers et mentaux pour lutter contre cette maladie. Il est normal que la Commission européenne oblige également le secteur pharmaceutique à mettre de côté ses propres intérêts. »

L’initiative citoyenne européenne peut être signée ici : www.noprofitonpandemic.eu/fr

Communiqué de presse du 27 janvier 2020_ICE